Accréditation :: Sceptique

On entend souvent parler de l’accréditation des designers graphiques comme «la» solution pour contrer le manque de reconnaissance de notre profession auprès du public. Le Canada est un précurseur dans la matière et ce système semble très bien fonctionner en Ontario et en Alberta.

On entends généralement toujours les mêmes arguments contre l’accréditation. Les designers graphiques sont très perplexes de voir leur portfolio jugé par leurs paires. Et on fait quoi avec le designer autodidacte, ou si mon style ne plait pas au jury? Enfin, vu qu’il faut 7 ans d’expérience pour être admissible… Si vous êtes encore dans la profession après 7 ans, c’est déjà un bon signe, non?
Alors, j’ai voulu voir comment cela marchait en Ontario. D’ailleurs, je vous conseille de consulter leur manuel sur l’accréditation ici . Pour ceux qui n’ont pas la temps, il y a un aperçu d’un test type (au passage c est 4 h de test dans la réalité, et oui ca change de l’UQAM). À la première lecture, j’étais totalement perplexe, parce qu’il y a un grand nombre de questions auxquelles je suis totalement incapable de répondre. Est-ce que l’Ontarien serait mieux formé que moi? On peut aussi être ultra sceptique sur certaines questions parce que l’on pense que cela n’a rien à voir avec le fait qu’on soit un bon designer ou pas.

Mais le but de l’accréditation, c’est justement que l’on soit reconnu comme des vrais professionnels avec des pratiques à la hauteur de ce titre.

Est-ce que le designer graphique québécois connaît bien l’histoire du design, les théorie de communication, le code d’éthique, ses droits, la législation? Pas sûr.

P.S. : il est peut être inquiétant qu’un étudiant de l’UQAM n’effleure même pas ces questions durant sa formation.

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Design History
1) Which designer edited and designed the book The Isms of Art 1914–1924?
a. Theo van Doesburg
b. Kasimir Malevich
b. El Lissitsky
c. Laszlo Moholy-Nagy
Correct answer is: c
.
2) Which magazine designer was responsible for the influential look of Harper’s Bazaar from 1934-1958
a. Lester Beall
b. Alexey Brodovitch
c. J. Müller-Brockmann
d. Herbert Matter
Correct answer is: b.

Design Research
3) The Fahrenheit scale is an example of what type of scale?
a. Ratio
b. Ordinal
c. Nominal
d. Interval
Correct answer is: d.

4) An open-ended question typically means that:
a. the respondent is unable to answer the question
b. the respondent is free to answer the question in any way she chooses
c. the respondent is provided with a check-list of options
d. the respondent writes a predetermined response to the question
Correct answer is: b.

Design Principles
5) In Gestalt theory, sharpening is defined as:
a. a heightening of grouping tendencies
b. an increase or exaggeration
c. greater alignment of elements
d. improvement of the edge definition of shapes

6) This rectangle is an example of:
a. a root rectangle
b. a Golden Rectangle
c. a Pentagon Page Rectangle
d. Le Corbusier’s Rectangle
Correct answer is: a

Printing

7) Colour management systems rely on the device independent nature of which colour model?
a. RGB
b. CMYK
c. CIE LAB
d. Pantone®
Correct answer is: c.

8) Stochastic printing consists of:
a. a random pattern of dots varied by frequency
b. a regular pattern of dots varied by frequency
c. a random pattern of dots varied by amplitude
d. a regular pattern of dots varied by amplitude
Correct answer is: a.

Technology

9) 3 Dimensional software creates objects that are:
a. in raster format
b. in RAW format
c. in vector format
d. in CMYK format
Correct answer is: c.

10) Open Type refers to:
a. typefaces that are open faced
b. script faces based on handwriting ligatures
c. type designed for multiple platforms
d. type that is converted to outlines in Illustrator
Correct answer is: c

Electronic media

11) What type of compression does a tiff format typically use?
a. LZW
b. JPG
c. Baseline
d. Optimized
Correct answer is: a.

12) Which of the following groups of picture formats allows for transparent backgrounds?
a. gif, png, tiff
b. jpg, png, eps
c. jpg, png, exe
d. gif, png, eps
Correct answer is: d.

Studio Management
13) You are thinking of starting your own design practice. Experts say:
a. you need 2 good design projects in the works before starting your own business.
b. you will need a minimum of six months salary to get your business off the ground.
c. that a diversified design portfolio is a guarantee of success.
d. you will need a partner with a separate income.
Correct answer is: b.

14) Some Ontario graphic designers conduct business in other Canadian provinces including Quebec. If this is the case:
a. PST or its equivalent will apply in all other provinces.
b. PST or its equivalent will not apply in any other province.
c. A person conducting business in Quebec cannot recover the QST paid on expenses.
d. A person conducting business in Quebec can generally recover the QST paid on expenses.
Correct answer is: d.

Legal Issues
15) In Canada, if no major difficulties are encountered, registration for a trade mark currently takes
a. 2 weeks
b. 45 days
c. 4 to 6 months
d. 12 to 18 months
Correct answer is: d.

16) To register a trade mark, you must file an application with the Canadian Trade Marks Office
a. in Ottawa
b. in the capital city of the province of original
registration
c. in all provinces other than Quebec
d. in Hull, Quebec
Correct answer is: d.

Rules of Professional Conduct
17) You are hired by a large architectural firm as a graphic designer. A full time appointment. The firm is producing a speculative architectural design to be entered into a competition for a multimillion dollar museum project. You are assigned the role of graphic designer on the project. Can you accept the assignment?
a. No. As an R.G.D. you do not take part in speculative design work.
b. Yes. You are being paid for your work on the project which means that the graphic design is not being produced on spec.
c. Yes. Speculative presentations are a convention within the architectural profession.
d. Yes. This assignment will only involve 25% of your present assignments at the firm.
Correct answer is: c.


23 commentaires sur «Accréditation :: Sceptique»

  1. 1 Carina Marinelli

    J’ai trouvé l’intervention d’Alexandre Saint-Jalm très intéressante. En tant que responsable du dossier au sein du CA de la SDGQ, je me permets d’ajouter ce qui suit.

    L’accréditation est nécessaire et souhaitable. Elle permettra de garantir et de rehausser les compétences professionnelles, d’assurer le respect et la crédibilité à la profession, de soutenir un niveau de savoir et d’habiletés, d’aider à promouvoir des standards élevés d’éthique professionnelle et protèger les droits des designers. Un message clair, fort et uni pour nous représenter ce qui économiquement peut valoir beaucoup.

    Pour rassurer ceux qui seraient déjà en pleine panique après avoir pris connaissance de l’examen de la RGD, nous ne sommes pas encore rendus à l’étape de l’élaboration de l’examen. Personnellement je crois qu’il y a des questions techniques auxquelles un directeur artistique possédant une grande expérience ne pourrait répondre. Par contre nous devrions tous avoir une bonne connaissance de l’histoire du design.

    En terminant je dirais que le propos de l’accréditation n’est pas un jugement artistique mais plutôt professionnel.

    Carina Marinelli
    Directeur SDGQ
    Responsable de l’accréditation

  2. 2 Marc-André Boivin

    Personnellement, j’aime bien cette idée pour le principe où elle teste bien d’importantes notions, et majoritairement pas relié à "l’expression artistique".Je considère que cela fixe un certain minimum à atteindre pour se rpoclamer designer graphique. combien ai-je vu de gens sortis d’un DEP ou d’un DEC se proclamer designer graphique, je ne les compte même plus…

    Bref, après avoir lu les quelques questions proposées ci-haut, je vois que l’université Laval offre un grand avantage à ce niveau, pour ses cours théoriques sur la sémiologie de l’image, la psychosocio de la communication, la forme écrite ou l’histoire du design du 20ème siècle et etc…

    J’aime cette idée d’accréditation pour cette notion de sélection, tout comme j’aurais aimé qu’il en soit de même pour une admission à l’ULAVAL. Et j’adore encore plus l’idée que ce genre de questionnaire nous donne des repère splus réalistes que "as-tu gagné un Grafika ?" lorsque vient le temps de juger un designer.

    Mais bon, ce n’est que mon humble opinion

  3. 3 Martin Houle

    Bonjour,

    Après avoir lu l’article d’Alexandre, je ne peux m’empêcher de vous faire quelques commentaires suite à mon expérience à travers le processus de stage en architecture (que je vis toujours d’ailleurs!).

    . L’évaluation des compétences professionnelles d’un individu implique une structure impressionnante: il y a bien entendu l’élaboration des examens en tant que tel mais également des manuels d’étude qui y sont associés, de la logistique d’accession au droit de passer l’examen (faut-il compléter un certains nombre d’heures dans un bureau ou est-ce que l’examen peut se faire immédiatement après les études), le principe du mentorat s’il est jugé nécessaire, les avantages réels à obtenir une telle accréditation (hausse de salaire par exemple) et se questionner sur la nécessité d’une formation continue une fois l’accréditation obtenue (est-ce que celle-ci est renouvellable à tous les 5 ans ou est-elle à vie?). Il y a aussi la question du titre (est-ce qu’un designer graphique qui n’a pas passé son examen peut quand même utiliser cette appelation? Si non, comment faire respecter le principe?) et définir explicitement le cheminement pour devenir designer graphique.

    Brièvement, en architecture, le stage se déroule comme suit:

    . Nous avons 5680 heures de stage à compléter sous la supervision de notre employeur et d’un mentor. Les 5680 heures sont divisées en 16 catégories que nous nous devons de compléter.

    . Une fois la moitié de ces heures authentifiées par l’Ordre des Architectes, il est possible pour nous d’entamer le processus d’examen en tant que tel qui est composé de 10 examens: ces examens visent à vérifier l’acquisition de connaissance du candidat(e) durant son stage.

    Une fois le stage et les examens complétés, il est possible pour nous d’utiliser le titre d’architecte et de travailler de manière autonome à l’intérieur du champ de pratique prescrit par la Loi sur les architectes.

    Le stage est une étape cruciale dans notre formation mais il peut parfois s’avérer laborieux. C’est pourquoi il est important pour nous d’informer les canditats(es) du CÉGEP que le cheminement ne s’arrête pas à l’obtention du diplôme! Je n’ai aucun doute que l’accréditation pour devenir designer graphique serait différente de la nôtre mais si vous pouvez apprendre de notre expérience, tant mieux! Vous êtes à une une étape cruciale dans le développement de votre profession: tous les partis concernés doivent prendre en considération les implications futures qu’elle comporte au niveau logistique, financier et humain car une fois entamée et établie, il serait quasiment impossible de revenir en arrière!

    Bonne chance!

    Martin Houle
    Vice-président, Association des stagiaires en architecture du Québec et collaborateur pour oeilpouroeil.ca

  4. 4 Philippe Lamarre

    Martin, les questions que tu soulèves sont excellentes. Merci de partager ton expérience dans une sphère connexe à la nôtre.

    Quand tu dis que le stage "peut parfois s’avérer laborieux", que veux-tu dire? Que 5 ans c’est trop long?

  5. 5 Marc Guilbault

    Je sais que ça plus ou moins rapport avec ce qui a été dit jusqu’à maintenant mais je suggère fortement à tous de participer au sondage sur les salaires et facturation du domaine graphique au Canada. N’ayant pas d’accréditation, on peut toujours se rabattre sur les chiffres pour défendre nos revendications.
    En français en plus! :
    www2.researchdimensions.c…

  6. 6 Martin Houle

    Salut Philippe (et tout le monde!)

    Lorsque je mentionne que le stage peut s’avérer laborieux, plusieurs facteurs rentrent en ligne de jeux:

    . il y a la dure réalité de travailler un emploi à temps plein ET de prendre le temps (fin de semaine et soir) pour étudier et finalement passer les examens (nul besoin de mentionner qu’il est vraiment préférable de les passer la première fois!). Certains employeurs financent le processus d’examens à leurs employés mais cela implique la signature d’une entente de "fidélité" (i.e. pour éviter toute situation où un employé, après s’avoir fait payer ses examens quitte le bureau pour aller travailler ailleurs…)

    . il y a aussi la question économique: les manuels d’étude sont relativement dispendieux (lorsqu’ils sont achetés neufs) mais nous vivons également une réalité particulière: au Québec, il n’existe qu’un seul centre accrédité pour passer les examens NCARB (au nombre de 9, l’examen de l’OAQ pouvant se faire aux écoles d’architecture de Québec et de Mtl) et il est à Montréal. Puisque ce centre n’est qu’ouvert les jours de semaine, cela implique pour des gens qui sont de l’extérieur de la région métropolitaine (Québec, Gaspésie, etc.) qu’ils doivent prendre des journées de congé et se trouver du logement à Montréal (le temps de passer les examens). C’est une situation particulière aux stagiaires en architecture mais celà soulève la question en design graphique de la disponibilité des endroits où passer son accréditation.

    . il ne faut pas oublier la dimension humaine: l’âge moyen d’un gradué(e) en architecture (avec la maîtrise, désormais obligatoire) est d’environ 25 ans. Si on calcule qu’on ne peut commencer ses examens qu’après avoir complété la moitié de ces heures, cela nous amène à un âge moyen de 27 ans. Si on décide de faire deux examens par année, cela fait 32 ans. Or, à 32 ans et en considérant ce cheminement très linéaire, plusieurs personnes commencent à penser à fonder une famille (ou en ont déjà une!) et combler famille-examens-boulot devient une tâche éprouvante… Au fait, j’ai plusieurs amis qui, pour sauver du temps, décident de quitter leur travail et de prendre 3 ou 4 mois pour faire leurs examens à temps plein! (pas une situation idéale).

    . finalement, le dernier petit bobo, c’est que les 9 examens NCARB proviennent d’un organisme américain accrédité par l’OAQ. Or, environ 90% de la documentation d’étude est disponible uniquement en anglais, ce qui cause bien des maux de tête…Il est possible de passer les examens en français mais de faire la majorité de son étude en anglais puis de traduire le tout LORS de son examen en anglais n’est pas idéal, ni évident.

    Cependant, il y a de l’espoir! Nous espérons que l’OAQ entamera des sessions préparatoires aux examens les plus difficiles ce qui motive les stagiaires à passer leurs examens, mais plus important selon moi (puisque ces formations ne seraient données qu’une fois par année), nous force à dédier une certaine période de l’année à s’asseoir et prioritiser les examens par dessus (presque!) tout.

    C’est tout pour le moment!

    Sur ces belles pensées, bonne fin de semaine!

    M

  7. 7 Jean-Sébastien Dussault

    Je ne vois pas de quelle façon des questions sur l’histoire de l’art ou d’autre plus spécifiques sur des logiciels peut être une garantie pour un client qu’il aura à faire à un designer de qualité. Des questions comme celles sur la gestion de studio (13 et 14, mais surtout 13) sont TOTALEMENT stupides pour une telle évaluation.

    Le nombre de média différent ou l’on retrouve du design a nettement transcendé l’imprimé. Un designer doit-il tout connaître dans tous les types de média? Si je recherche un designer broadcast, je n’ai que faire de ses connaissances en imprimé, et vice-versa. Leur questionnaire semble beaucoup souffrir dans les domaines du web, du broadcast et de l’interactif par ailleur.

    Je comprend que ces connaissances font d’un designer un professionnel plus complet, mais de là à dire que c’est une façon d’évaluer les compétences et le talent d’un designer, c’est peu comprendre le métier.

    Je suis persuadé que plusieurs design réussis, primés et encensés ont été créé par des designers qui n’auraient pas réussi l’examen de la RGD Ontario.

    Si l’on veut s’assurer de la qualité des connaissances, on devrait s’en remettre aux écoles. Sinon, à quoi servirait l’accréditation des institution d’enseignement.

    Pour rester dans l’enseignement, je crois que des philosophies d’enseigement diversifiées sont un plus et non un moins. L’UQAM passe par dessu l’histoire de l’art? So what. Je n’irai jamais dire que ses finissants sont des incompétents. Le contraire a été mainte fois prouvé. Le temps qu’une institution ne passe pas sur un sujet, elle le dédie sur un autre, probablement négligé ailleur. Ça enrichi la profession. Ça crée des "écoles" de pensées, de style et d’approches. Ça donne aussi un choix aux futurs étudiants.

    Quant au commentaire de M. Boivin sur les diplômé de DEC, ils me laisse plutôt perplexe. Si un DEC est si insuffisant pour se proclamer designer graphique, pourquoi alors la SDGQ reconnait-elle 9 institutions collégiale?

    ..L’Architecture et le design graphique
    Ce n’est pas la première fois que je vois les architectes cités en exemple pour justifier une association professionnelle de designer graphique. Il y a un gros hic dans la comparaison: architecte est une profession libérale réglementé avec des obligations et responsabilités légales avec des conséquences bien réelles, au point qu’un architecte DOIT avoir une assurance professionnelle. On peut donc comprendre que la rigeur des examens sert aussi bien la population que l’architecte lui-même.

    Si on veut une telle reconaissance pour notre métier, il faudra également s’attendre à rencontrer de niveau de responsabilité équivalent. J’ai un peu de difficulté à voir à quelle où celui-ci pourrait se trouver. RSI insuffisant? "Paper cut" sur un die-cut un peu trop exentrique? Crise d’epilepsie à cause d’un générique d’ouverture ayant trop de jump-cut? :)

    Enfin, ¸ça a d’lair que j’en avais pas mal à dire pour un premier post. Désolé si j’ai l’air bête.

    J’suis un ben bon gars, vraiment. ;)

    -JS

  8. 8 Jean-Sébastien Dussault

    Martin, nous sommes d’accords.

    Je me rend compte que mon commentaire me donnerais un peu l’allure d’un radical free-style-tout-le-monde-tout-nu, ce que je ne suis pas (enfin, je l’espère,… non, c’est beau, j’ai mes pantalons).

    Je suis entièrement d’accord avec la validation de connaissances théorique, mais je réitère qu’elle devrait passer par l’école, quitte à ce que l’association accrédite des écoles(qui devraient donc également passer une sorte d’examen).
    Je suis plutôt sidéré d’apprendre que nos écoles ne font pas passer d’examens finaux. (enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre de ton passage sur les HG) Des examens d’associacion pourraient être réservés aux personnes provenant de domaines connexes ou autodidactes.

    Ma "révolte" était plus contre le type d’examen de la RDG, basé sur les exemple relatés par Alexandre.

    Mes accrochages:

    .Histoire de l’art.
    OK, mais des questions plus du genre "Quel est l’élément principal qui défini l’Art-Déco?", et non des "qui fit quoi?", qui ne font que démontrer des aptitudes de perroquet.

    .Design Research
    Hmmm. Une recherche est un procédé, pas une connaissance acquise.

    .Principe de design
    Rien à dire là dessus. Pertinence 100%.

    .Impression
    Pertinent, si c’est le domaine d’étude/travail. OK, l’impression c’est la grand mère(très vivante) du design, mais il y a des designer qui ne font pas du tout d’imprimé. Et-ce que vous trouveriez l’examen aussi valide si la section était "animation", plutôt? Je ne crois pas. Pourtant, je ne ferais pas confiance à un designer qui ne fait que de l’imprimé pour me préparer un habillage télé.

    .Technologies
    Ouais. Là, mon problème est que la technologie, ça bouge pas lentement. des Open Type, il y a 5-6 ans, il n’y en avait pas. Ça veux-tu dire qu’un designer accrédité il y a 10 ans a devrait re-passer l’exam? Si non, ça veut dire que la valeur de l’examen n’est que ponctuelle et que c’est possible que je fasse affairee à un designer dépassé, malgrés sa carte de l’association.
    Une belle question pour techno: "Mac ou PC?" héhé. pour 100% des points ;)

    .Média Électronique
    "LZW?" Bravo, vous avez déjà lu un menu de Photoshop. Ça m’en dit pas mal sur ses connaissances, ça. Il connait "LZW", il doit sûrement savoir ce que c’est.

    .Gestion de studio
    Encore OK, mais la question 13 est très subjective et démontre peu d’aptitude à gérer un studio, alors que la question 14 est d’ordre comptable. La vrai question aurait dû être "est-il préférable d’engager un comptable?". Une ligne de questions pour juger de compétences de gestion de studio seraient, à mon avis, plus de l’orde de "quelle est la différence entre un employé et un free-lance? Celle entre un free-lance et un fournisseur? Un illustrateur est-il fournisseur ou free-lance? La différence entre un directeur technique, un directeur de création et un directeur artistique?" Ça parait stupide, mais je rencontre encore beaucoup de firmes qui mèle tout ça.
    De plus, tant que les écoles ne donnent pas ces cours, ce genre de question devrait être réservés à des niveaux supérieurs d’accéditation, ou à des accréditation de firme (vs individuelle). Tant qu’à y ètre, il devrait également y avoir un examen pour devenir directeur artistique.

    .légales + déontologie.
    100% d’accord.

    Bref (oups, trop tard), ça prend un examen de conaissances fonctionnelles et appliquable, et non pas un de "bollé" qui choke au moment de développer.

    -JS

  9. 9 francisco sottolichio

    Jean-Sébastien, une chance que ce n’est pas toi qui vas rédiger cet éventuel examen! Passer ces exemples au filtre de ton expérience et de tes préférences personnelles, ça ne fait pas montre d’une grande objectivité.

    Pour ma part je trouve que ce serait éminemment souhaitable d’augmenter à un niveau minimum les exigences permettant de se proclamer designer graphique. L’exemple de l’examen ontarien ne fait que souligner les lacunes de la formation que j’ai moi-même suivie à l’UQAM.

    Quand j’apprends «que l’université Laval offre un grand avantage à ce niveau, pour ses cours théoriques sur la sémiologie de l’image, la psychosocio de la communication, la forme écrite ou l’histoire du design du 20ème siècle et etc…», ça me scie les jambes. J’ai envie de penser à me faire rembourser. Ou à aller refaire mon BAC à Québec.

    Une formation sur la gestion de studio ne sert à rien? Parlez-en à mon comptable! Après cinq ans de gestion de mon propre studio, apprise sur le tas, ça m’enrage d’être témoin d’une telle fermeture d’esprit. Combien d’erreurs stupides et coûteuses aurai-je pu éviter si j’avais pu recevoir un minimum de formation sur le sujet? Combien de dizaines de milliers de dollars de dettes inutiles?

    L’histoire de l’art? Qui a fait quoi? LZW? Ça sert à rien? Il n’y a AUCUNE excuse ou justification à savoir MOINS DE CHOSES. Si vous pouvez vous en tirer pendant un certain temps, à longue échéance vous irez beaucoup moins loin que quelqu’un qui a plus d’outils que vous.

    Les exemples donnés ne sont que des exemples, si je comprends bien l’examen comporte assez de questions pour vous tenir occupés pendant QUATRE HEURES. Si vous allez pinailler sur la 13 ou la 8b ou whatever, parce que ça ne convient pas à votre expérience, vous venez de passer à côté du fond de la question, qui est celui d’une formation générale commune et mesurable.

    Mon exemple préféré c’est le (ou la, pas de discrimination) pigiste «d’expérience» qui ne sait même pas utiliser les raccourcis clavier. Sur un mandat de, disons, 30 heures, combien de temps perdu à traîner la souris vers le menu «Copier» et le menu «Coller»? Ou l’autre qui accepte les modifications à une brochure de de 12 pages qui passe à … 14 pages! Des JPG en CMYK! Riez pas, j’en ai vu. Ce ne sont pas des lacunes qu’un simple parcours de portfolio permet de déceler. Et ces pigistes sont allés faire leurs ravages ailleurs.

    Ce qui me passionne dans le design graphique c’est qu’il faut sinon maîtriser du moins être familier avec un vaste champ de connaissances pour pouvoir produire des communications intelligentes qui ne s’adressent pas à votre propre expérience (nombril) mais aux besoins de vos clients et de leurs clients à leur tour. Comment pourrais-je réaliser (moi et mon équipe, s’entend) une communication pertinente pour un congrès de plombiers ou une brochure de neuropsychologues si je n’ai pas la moindre idée de ce que ça mange en hiver? La culture générale devient ici non pas seulement utile mais un avantage compétitif.

    Je sais qu’avec la formation présentement disponible au BAC à Montréal (et, soyons francs, l’aversion générale face à l’effort intellectuel et à l’apprentissage de connaissances générales, mais ça c’est un autre débat) c’est une pure utopie que de vouloir amener les étudiants à un niveau aussi pointu.

    N’oublions pas que cet examen est accessible après 7 ans de pratique. Mais si même une fraction de cet examen était obligatoire pour la fin du BAC, j’aurais beaucoup moins d’hésitations à rencontrer des candidats frais émoulus des bancs d’école, car ils en sauraient autant sinon plus que moi sur la profession de designer graphique.

  10. 10 Sébastien Proulx

    Mais qu’est-ce qu’un designer graphique ?

    Avant même de penser réglementer une profession, toujours faudrait-il en avoir une définition collectivement acceptable. Si pour être designer je dois savoir sous quel format je dois enregistrer mes images ou être capable de régurgiter les grandes lignes d’une théorie de la psychologie cognitive des années 50, eh bien je suis un piètre designer. Pourtant, je peux vous expliquer un paquet d’autres trucs desquels vous n’êtes sûrement pas informé, et que vous n’avez probablement pas besoin de savoir pour être de bon designer, mais que je considère tout à fait utiles et nécessaires à ma pratique du design. Ce que j’essaie de dire, c’est qu’on ne peut pas normaliser de cette façon les compétences que ça prend pour être designer, sans avoir une définition convenable et partagée de ce qu’est réellement un designer graphique.

    Je lance ici une question, qui ne trouvera probablement jamais une réponse adéquate permettant de rendre compte convenablement de la complexité qu’elle sous-entend. Je crois qu’il faut avoir assez d’ouverture d’esprit et de modestie pour accepter que tous n’aient pas les mêmes connaissances, qu’on puisse ne pas partager les mêmes opinions à l’égard de certaines questions ou situations, mais que pourtant ça n’empêche pas qu’il se fasse du très bon design.

    M. Sottolichio, ne vous offusquez pas de mon commentaire, mais si vous avez fait des erreurs de gestions, vous ne pouvez pas en rejetez la faute sur votre programme de bacc. en design, rien ne vous aurait empêché d’ouvrir deux ou trois bouquins de gestions ou d’aller prendre un cours du soir aux HEC sur le sujet. L’objectif visé d’un programme de premier cycle est de permettre à ses étudiants d’apprendre à apprendre.

    Je crois, qu’il est entre les mains de tous et chacun de s’informer de s’éduquer sur les questions et les sujets avec lesquelles nous sommes moins confortables. On ne peut pas demander à un programme de premier cycle de trois ans d’enseigner tout ce qui touche de près ou de loin à la pratique du design. On peut cependant s’attendre qu’un diplômé du Bacc. Soit en mesure d’aller rechercher lui-même les connaissances manquantes.

  11. 11 Alexandre Saint-Jalm

    Merci Francisco de ton texte c’est très interessant, et ca vient de me faire penser à quelques choses.

    Une autre problématique…

    Est-ce que l’accréditation des designers graphiques ne va pas ammener les studios a donner encore moins la chance a des jeunes de débuter leur carrière?

  12. 12 Simon Éthier

    «L’objectif visé d’un programme de premier cycle est de permettre à ses étudiants d’apprendre à apprendre. » -Sébastien Proulx

    Je suis tout à fait en désaccord avec cette affirmation. L’étudiant entrant dans un programme universitaire de premier cycle a déjà eu 14 ans de scolarité (supposant un curriculum minimal, sans aucune prolongation, sans formation technique) pour «apprendre à apprendre», ce qu’il a fait, dans la plupart des cas, tout en assimilant une grande masse de savoir théorique. S’il est certain que l’on apprend à apprendre, tout comme on apprend à vivre de 0 à 100 ans, par nous-mêmes, lorsque l’on commence à payer réellement pour apprendre (dans la plupart des cas, à l’université), on s’attend à pousser le savoir et les exigences un peu plus loin.

    (Voici la parenthèse «tranche de vie»:
    avant d’aterrir au bacc. en design graphique à l’UQAM, j’ai suivi un DEC de 2 ans en Sciences, Lettres et Arts dans un cégep privé (au public, Bois-de-Boulogne offre un programme presque identique). 30 heures par semaine, de sept à neuf cours par session: 5 cours de maths condensés en 4, 4 cours de français, 3 cours de philo, 2 d’anglais, 3 de chimie condensés en 2, 1 de physique, 2 de bio, 1 de politique, 1 d’économie, 1 d’Histoire, 1 de psycho, 1 de socio, 2 d’éducation physique, 1 d’Histoire de l’Art, 1 d’arts plastiques, 1 d’arts dramatiques. Oui! en deux ans! environ autant de cours qu’à l’UQAM en trois ans!)

    En comparaison à ce programme, ce qu’offre l’UQAM est une blague au niveau exigences, surtout du côté théorique. Et oui, mes deux années de cégep m’ont fait assimiler beaucoup de matière, certainement plus que si j’avais tenté de le faire de ma propre initiative. L’investissement en vaut le prix. Même si toute cette théorie a été apprise avant même que j’apprenne à apprendre. ;-)

    Pour ceux qui seraient tentés de répondre que le niveau universitaire est différent, c’est vrai, il est différent: il devrait en effet être porteur d’une plus grande spécialisation et d’exigences plus rigoureuses, alors que ce n’est pas le cas dans le programme où je suis actuellement.

    «On peut cependant s’attendre qu’un diplômé du Bacc. Soit en mesure d’aller rechercher lui-même les connaissances manquantes. » -Sébastien Proulx

    Un diplomé de bacc. peut effectivement rechercher lui-même les connaissances manquantes, mais cela n’excuse en rien le fait que justement, une partie de l’enseignement du design est «manquante» ici.

    Une accréditation, pourquoi pas? Une chose est certaine, cependant: elle ne devrait se substituer à la responsabilité qu’ont les écoles de fournir un enseignement de qualité, et d’être capables de rendre compte de cette qualité ailleurs que dans les remises de prix Grafika. L’absence d’examens et de travaux écrits dans la plupart des cours, si elle arrange la plupart des étudiants (et probablement certains professeurs) à court terme, dévalue à long terme l’enseignement donné à l’UQAM. La mise sur pied d’un mécanisme d’accréditation ne devrait donc pas se faire avant d’être capable de prouver la valeur de l’enseignement et de ses diplomés. Le débat est nécessaire: si l’accréditation n’est pas accessible aux finissants en raison de trop grandes exigences, le bacc. perd en bonne partie sa raison d’être, et il serait ridicule d’ajuster les critères d’accréditation en fonction de la performance des écoles.

    Le système d’accréditation pourrait aussi s’inspirer de certains pays européens où les écoles supérieures délivrent des diplômes terminaux graduels, où l’étudiant qui passe l’examen de troisième année peut, un an plus tard passer l’examen de quatrième, et ainsi de suite, cela permettrait d’établir deux ou trois niveaux d’accréditation différents, facilitant l’entrée des plus jeunes et la reconnaissance de l’expertise des plus expérimentés.

    Ceux qui ne veulent pas se soumettre à un examen (assorti d’une évaluation du portfolio) ont-ils peur d’y perdre au change? De faire des efforts?

    «Si on ne demande jamais à un élève que ce qu’il est incapable de faire, il ne fera jamais tout ce dont il est capable.» -John Stuart Mill

  13. 13 Jean-Sébastien Dussault

    Francisco, je suis désolé si j’ai laissé entendre que je moulais l’examen à mon vécu. Le point que je voulais présenter est que le TYPE de questions présentés dans l’échantillon, pas les questions elle-même, aidait peu à réellement évaluer les connaissances. Je conviens que ce n’est qu’un échantillon, mais j’imagine qu’ils ont du s’assurer qu’il était représentatif de l’examen.

    Je suis pour qu’il y ait des questions sur l’histoire de l’art. Je trouve cependant que les echantillons présentés ne permettent pas de dire si le designer sait qui est Laszlo Moholy-Nagy et ce qu’est "The Isms of Art 1914–1924", ce qui, en fait, est ce que nous voulons réellement tester. Donc, pas des "qui fit quoi?", mais plutôt des "Qui est-il?" et "Qu’est-ce que ça mange en hiver?".

    Ditto pour les questions techno: il doit y en avoir. Par contre, demander quelle compression utilise les TIF ne me démontre pas que le designer saisit le sujet (qui que ce soit travaillant sur photoshop pourrait y répondre). En général, si j’utilise un TIF, c’est précisément parcequ’il utilise le format de compression LZW. Donc la question devrait plutôt être de l’ordre de "Qu’est-ce qui caractérise l’algorythme de compression LZW?". Les expériences similaires à celles que vous avez rencontré avec ces pigistes ne seraient pas évités, même s’ils devaient répondre à un questionnaire technique basé sur le TYPE démontré dans l’échantillon de la RGD.

    Pour ce qui est des jpeg CMYK, c’est un bon exemple de ce que motiverais mon manque de confiance en un designer d’imprimé dans un projet sur un média différent (et vice-versa).

    Dans le fond, je suis d’accord avec le principe qu’il n’y a pas d’excuses pour savoir moins de chose. Je ne fais que l’emphaser en disant que le type de questions dans l’examen (basé sur l’échantillon), quelqu’en soit la nature (histoire de l’art, technique et les autres), ne va définitivement pas assez loins, ou plutôt, pas dans la bonne direction.

    J’espère que j’ai pu dissiper l’impression que je voudrait un examen taillé à ma mesure. Ma préoccupation réside plus dans le désir d’un examen qui permettrait vraiment d’accomplir une évaluation des connaissances qui dépasserait le par-coeur et le circonstentiel.

    En passanr, j’aimerais bien connaître le nombre de questions pour cet examen. Laisser quatre heures pour faire un examen ne veut pas dire que c’est un examen qui dure quatre heures. Un examen théorique à choix multiple, c’est de l’ordre de "je sais ou je ne sais pas" Si un tel examen prend vraiment quatre heures à compléter, il doit en effet y avoir ÉNORMÉMENT de questions.

  14. 14 francisco sottolichio

    Dans le post original d’Alexandre il y a un lien vers un PDF qui met pas mal les choses en contexte. L’examen comporte environ 250 questions. On a droit aux notes sur certaines parties (notamment la partie historique), on a le choix dans la partie technologie entre Print, Electronic et 3D. Ça remet les choses en perspective.

    Un autre point important que je crois qu’il faut souligner : Un programme d’accréditation comme celui-là n’existe qu’en deux endroits dans le monde, en Ontario et en Suisse.

    Mais de toutes manières, et peu importe tes réticences, Jean-Sébastien, cet examen est celui qui se donne présentement en je crois que n’importe quel designer ontarien qui le passe a une certaine longueur d’avance sur moi (et sur la plupart des designers graphiques québécois). Les questions ont été élaborées par des gens vachement plus compétents que tout le monde ici (dans ce blog), et j’ai comme l’impression qu’ils savent ce qu’ils font. Et il y a environ 800 RGD en Ontario. Alors pour ce qui est de critiquer un exemple, et critiquer la critique, bah, finalement ça nous avance pas beaucoup.

    Je ne crois pas que la communauté du design graphique au Québec soit prête pour ce niveau d’exigence. Ni les étudiants paresseux, ni les profs complaisants, ni les institutions qui ne roulent qu’aux profits, ni l’industrie qui mange de la chair fraîche, ni les clients ignorants, ni le public qui est totalement indifférent au design. J’exagère et caricature mais le panorama québécois est assez sombre.

    Le fait qu’on en discute ici est quand même une bonne chose, il y a encore un peu d’espoir…

  15. 15 Alexandre Saint-Jalm

    C’est clair que la RGD domine sont sujet. Ils sont très très compétent. Et c’est l’exemple qu’il faut suivre.

    J’y crois vraiment à l’accréditation des designers graphiques au Québec. C’est un passage obligatoire.

    francisco, je ne suis pas certain qu’il faut être si alarmiste face à notre communauté. Il y a bien plus d’agences compétentes qu’on le pense à Montréal.

  16. 16 Patrick Sénécal

    J’ai vu des gens avec des baccalauréats en design graphique qui étaient totalement nuls. Je suis titulaire d’un DEC en design graphique et je me considère designer graphique. Le système d’accréditation ne devrait pas se baser sur un morceau de papier, parce qu’un individu autodidacte peut être un aussi bon designer que quelqu’un qui a étudié à l’UQÀM par exemple. Sagit juste d’avoir un commité d’accréditation compétent.

  17. 17 Natalie Gauthier

    Bonjour

    J’écris à l’occasion sur ce site des commentaires d’ordre juridique. Je me permets de déborder de ce cadre et du sujet de cet article pour y apporter un regard différent.

    J’ai suivi une formation en design graphique dans une ancienne vie. Bien que la profession ait évolué depuis mon départ, le constat reste malheureusement le même. En effet, si je regroupe ensemble l’expérience acquise en design graphique, en administration des affaires (marketing) et ma formation actuelle en droit civil, je m’apercois que le problème actuel en design graphique que nous rencontrons en entreprise relève davantage, selon moi, du droit d’auteur

    Il faudrait peut-être songer à exercer une pression pour modifier la législation actuelle qui impose un fardeau de preuve à celui qui se dit victime de contrefaçon. Le législateur désire favoriser l’économie, la concurrence ainsi que l’épanouissement du domaine public. Il est cependant regrettable que cela fasse au détriment des autres acteurs.

  18. 18 Mathieu Blache

    Acrréditation! Carte de crédit! Affranchisez-vous bon sens! C’est pas écrit dans le front!

  19. 19 Alain Rousseau

    Il y a beaucoup de discussion autour des connaissances générales de design, et que la responsabilité de cette apprentissage est du ressort des écoles de design. Dire qu’à l’UQÀM on n’enseignait peu ou pas de théorie est une bien piètre excuse. Je suis moi-même un bachelier de l’École de Design de l’UQÀM et c’est vrai que du point de vue théorique, ce n’était pas aussi poussé qu’à L’ULAVAL. Mais c’est l’université ! Ce n’est pas la maternelle où le prof nous prenais par la main et nous disait, lit ce livre, fait tes devoirs, etc.. À l’université, nous sommes supposé faire notre travail et notre propre cheminement. Les profs ne sont là que pour nous ouvrir les portes de la connaissance et c’est aux étudiants d’aller de l’avant. Je me souvient très bien de Metz qui nous disait (Salut Frédéric), "Lisez, Lisez, ce n’est pas en restant assis là que vous allez apprendre". De plus, pourquoi pensez-vous qu’il y ait une bibliographie à chaque plan de cours ? Ce n’est pas seulement du remplissage de feuille !

    Scusez là … C’était ma montée de lait contre la paresse universitaire, dont j’étais le premier victime ! :)

    Pour en revenir à l’accréditation, je suis en total accord avec Jean-Sébastien. Le test devrait reposer sur le fond et non sur la forme. Sur notre compréhension des théories et leurs applications , pas sur la connaissance uniquement encyclopédique.

    Mais encore là, nous discutons de la façon d’obtenir cette accréditation et non sur les avantages ou inconvénients de celle-ci.

    Pour revenir à ce que disait la Directrice de la SDGQ, Carina Marinelli, l’accréditation sera un gros plus pour les designer graphique ET pour les clients. Un code de déontologie pour designer graphique fera le plus grand bien à la profession. Ça ajoutera beaucoup de professionalisme aux relation avec nos clients et ça c’est une chose hautement appréciée que de faire face à un designer professionel, sérieux et compétent.

    Évidemment, j’imagine que le test sera précédé d’une sorte de formation (autodidacte ou non) pour la préparation au dit test. C’est comme pour les médecins étrangers, avant qu’ils ne puissent être accrédités pour travailler au Québec, ils doivent suivre une formation/évaluation avant de passer un examen.

    Mais là s’arrête l’analogie avec les médecins ! J’espère que la SDGQ ne deviendra pas comme le collège des médecins ;)

  20. 20 Matthieu Csernel

    Bonjour,
    après une maîtrise d’économie industrielle, j’ai décidé de reprendre les études lors d emon immigration au Québec afin de me réorienter vers un domaine qui me plait depuis toujours: le graphisme. J’ai donc commencé à suivre un certificat en "graphic applications and desktop publishing" à l’université de Concordia.

    Quand je vois les cours je ne peux que constater la masse de connaissance qui me manquera à la sortie (et c’est une affirmation que je peux faire sans même avoir travaillé dans ce domaine). Et bien que je sois curieux, il est toujours plus dur d’aller chercher l’information de manière autonome, sans personne pour vous guider et vous conseiller. Je me dis aussi que débuter dans ce domaine professionnel va être très difficile.

    Dans ces circonstances je pense effectivement qu’un examen de sortie, une accréditation ou une autre solution permettant de valider un ensemble de connaissances serait d’une grande aide pour définir ma pratique et ce que je dois chercher à connaître.
    La difficulté étant alors, comme plusieurs personne l’on fait remarquer, de définir ce qu’est un designer graphique. En effet, il y a beaucoup de voies vers lesquels on peut se diriger sans cesser d’appartenir à la grande famille des designers graphiques (je ne sais pas si je suis très clair ni si cela fait avancer le bidule mais bon…).

  21. 21 Luce Beaulieu

    Je suis 100% pour l’accréditation.

    Si on se prends nous même au sérieux, les agences et les clients nous prendrons au sérieux de même.

    Ma voisine et amie est en train de passer ses examens pour devenir architecte. Elle a fait ses 5000 t quelques heures de pratique dans un bureau d’archi et elle a passé jusqu’à date 5 sur ses 10 examens. Le processus dure depuis 1 ans et elle continue pendant un an encore. Elle prends des cours d’appoint et chaque exament coûte très cher à passer. Mais elle est convaincue, et désire pratiquer ce métier, donc elle s’attelle à la tâche.

    Comme quoi tout est possible.

  22. 22 Rick Vaugh

    Si je consulte un architecte, je m’attends à des compétences pointues. Je ne veux pas que mon building s’effondre. Même chose pour le médecin. Je ne veux pas crever sur la table d’opération. Mais si je consulte un designer, j’achète son talent, sa démarche, sont art quoi. À mon sens, c’est différent. Lorsque j’étais plus jeune, je faisais des films à petit budget avec une réelle passion. Puis, j’ai étudié le domaine avec grand succès. Est-ce que cela a fait de moi un meilleur artiste ? Non. Au contraire, je me suis mis à me dire, telle idée c’est comme dans tel film, cela a été fait, etc. La connaissance a détruit la magie, la belle naiveté qu’il y avait derrière le tout. Si bien, que j’ai mis tout cela de côté. Aujourd’hui, je fais de la musique et je ne veux rien savoir de la théorie sur la composition. Je garde la flamme. Quand on parle de création, cela doit venir en grande partie de l’intérieur. C’est mon opinion. Tant mieux si une accrédidation est possible et si elle valorise le métier et q. C’est un plus mais je ne crois pas que l’on devrait considérer cela comme une obligation.

  23. 23 Gunnar Swanson

    Pardon my posting in English. I don’t speak French.

    I think a comment speculated on whether my mind had changed about certification of graphic designers in the last 12 years. Yes and no. I think it may be a very good idea. I have my doubts that anyone in the US would do it right. I think the Ontario system is deeply flawed.

    There is a long (English language) discussion from a while back on Speak Up: http://www.underconsideration.com/speakup/archives/002340.html

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