Sujet souvent murmuré, définir la profession de designer graphique est presqu’aussi compliqué que de définir ce qu’est un artiste. Où tracer les limites du métier?
Quoi inclure, quoi enlever à l’époque du multimédia, de l’interdisciplinarité et du postmoderne?

Voici certaines définitions glanées ça et là. Je vous invite à ajouter, soustraire, à les réécrire!

Comité sectoriel de main d’œuvre des communications graphiques du Québec
Les designers graphiques conçoivent et produisent des dessins, des illustrations, des maquettes et des croquis pour illustrer et communiquer efficacement des renseignements, une idée ou un message pour des publications, de la publicité, des films, des affiches et des panneaux indicateurs.

International Institute for Information Design (IIID)
What is design? Design is the identifying of a problem and the intellectual creative effort of an originator, manifesting itself in drawings or plans which include schemes and specifications.

Wikipédia
En utilisant des éléments graphiques soit des dessins, un choix de caractères typographiques, des photos ou des photo-montages, une gamme colorée, un style de représentation, le graphiste élabore un objet de communication. Chacun des éléments est symbolique et signifiant dans la conception du projet, selon les axes définis éventuellement avec d’autres intervenants du domaine de la communication.
Selon ses domaines d’interventions (communication d’entreprise, presse, édition, packaging, publicité, web, etc.), il fait partie de la chaîne graphique liée à l’imprimerie ou à d’autres médias.

Wikipedia
Graphic design is the applied art of arranging image and text to communicate a message. It may be applied in any media, such as print, digital media, motion pictures, animation, product decoration, packaging, and signs. Graphic design as a practice can be traced back to the origin of the written word, but only in the late 19th century did it become identified as a separate entity.
Fundamental principles of design are alignment, balance, contrast, emphasis, movement, pattern, proportion, proximity, repetition, rhythm, unity, and white space.

About.com
The process and art of combining text and graphics and communicating an effective message in the design of logos, graphics, brochures, newsletters, posters, signs, and any other type of visual communication. Today’s graphic designers often use desktop publishing software and techniques to achieve their goals.

Quentin Newark
Graphic design is the most universal of all the arts. It is all around us, explaining, decorating, identifying; imposing meaning on the world… Without graphic design’s process and ingredients – structure and organisation, word and image, differentiation – we would have to receive all our information by the spoken word. We would enter another Dark Ages, a thousand years of ignorance, prejudice, superstition and very short lifespans.

Philip Meggs
Since prehistoric times, people have searched for ways to give visual form to ideas and concepts, to store knowledge in graphic form, and to bring order and clarity to information. Over the course of history, these needs have been filled by various people including scribes, printers, and artists. It was not until 1922, when the outstanding book designer William Addison Dwiggins coined the term ‘graphic design’ to describe his activities as an individual who brought structural order and visual form to printed communications, that an emerging profession received an appropriate name.

Jessica Helfand
Graphic design is a popular art and a practical art, an applied art and an ancient art. Simply put, it is the art of visualizing ideas.

Nathan Shedroff
Graphic Design is an older term for the field of Visual Design. This term refers specifically to the use of graphic media (such as color, symbol, and type) to communicate a style or expression. In practice, however, Visual Design is a better term since most Graphic Designers are skilled in more than this narrow scope of visuals and graphic elements are only a subset of the possible visual components applicable to visual expression.


78 commentaires sur «Qu’est-ce qu’un designer graphique?»

  1. 1 Patrick Sénécal

    Un jour, on va arrêter de chercher et on va trouver.

  2. 2 Marc-Antoine Jacques

    Je suis surpris de voir à quel point le terme «art» est utilisé. J’ai l’impression que les anglo-saxons l’utilisent davantage que les francophones. Croyez-vous?

    Au fait, c’est quoi un directeur artistique; celui qui dirige l’Art?

  3. 3 Etienne Beaulieu

    Je ne crois pas M.Sénécal qu’on s’entendra sur une définition finale sur le terme designer graphique. Premierement, on se rend compte de plus en plus du champ d’activité d’un designer; ce qui dénote une évolution dans la conception de la pratique. Les penseurs du domaine commencent seulement à émerger tellement notre profession est jeune… et les écrits le sont encore plus.

    Deuxièmement, on ne peut même pas encore définir un artiste… et ca fait longtemps que les gens se penchent sur cette question.

    Car ces mileux sont au diapason de l’époque et des sociétés…. on ne voyait pas un artiste de la même manière il y a quelques siècles… tout comme un designer n’était perçu pareillement il y a à peine 10 ans.

    Mais je crois que la recherche afin de trouver une définition au terme est essentielle afin de se poser les questions plus spécifiques à la pratique et à théoriser.

  4. 4 Philippe Lamarre

    Je lisais justement un article fort intéressant de Laetitia Wolff, l’ancienne rédac-chef de Graphis, hier soir sur le sujet. Elle s’interroge sur la reconnaissance du design graphique dans la société par rapport à l’émergence du design industriel et des autres disciplines connexes. C’est vrai qu’une grande majorité de gens peuvent identifier un Starck tandis que peu peuvent nommer un designer graphique influent…
    Notre discipline est souvent invisible car nous avons de la difficulté à clairement identifier à des non-designers en quoi notre métier contribue à améliorer leur vie. À vrai dire, outre les designers graphiques, qui apprécie un système de signalisation bien conçu? C’est seulement quand ils sont mal conçus qu’on les remarque. Wolff stipule que nous devrions travailler à mettre en valeur ces aspects du design graphique qui sont rehaussent de manière tangible la qualité de vie des citoyen. À un moment, elle affirme–avec raison selon moi–que les designers devraient s’attaquer à des problèmes tangibles lorsque vient le temps de faire des autopromo plutôt que de s’en tenir à des exercices stylistiques gratuits. Ça m’a fait penser aux magnifiques mais inutilisables agendas/promos de Paprika…

  5. 5 Richard P.

    J’ai toujours pensé que les poêtes sont aux poêmes ce que les Graphistes sont à la communication par "le visuel" et/ou les medias (quelque chose du genre)…

  6. 6 Simon Éthier

    Un designer graphique est celui qui conçoit un objet en deux dimensions, ou à partir d’une surface en deux dimensions. À partir de cette conception simple arrivent plusieurs constatations d’ordre général:
    1-Oui, oui, le neveu-ou-voisin-connaissant-photoshop ainsi que l’infographiste du centre de copies peuvent être considérés comme des designers graphiques. Par contre, sont-ils des BONS designers graphiques? Un système d’accréditation doit-il essayer de séparer ici le bon grain de l’ivraie?
    2-Le designer graphique n’est jamais totalement transparent dans son travail, et, par contre, n’est jamais obligé d’essayer d’y mettre du sien ou de donner un «second degré» à la lecture. Il peut la faciliter, la rendre plus difficile, selon les besoins, le contexte, le public cible, etc. L’important est souvent plus la manière par laquelle le message passe (l’expérience-utilisateur) que le message théorique lui-même.
    3-Le designer graphique peut à la fois concevoir le contenu et le contenant, ou soit l’un ou l’autre de façon distincte.
    4-Selon les besoins/goûts/croyances du designer/client/public, le travail du designer graphique peut être 100% stylistique, 100% conceptuel, 100% illustratif, 100% abstrait, un mélange d’approches ou totalement gratuit ou ironique.
    5- Le design peut être beaucoup plus ou beaucoup moins que la simple «visualisation des idées» ou la «communication d’un message», cela dépend du cas.

    Donc un designer graphique est celui qui fait cela, avec toutes les approches que ça implique. Ma définition est simple, mais son but est d’englober plusieurs buts et plusieurs approches possibles, présenter cette discipline comme quelque chose de souple. Une question beaucoup plus engageante serait de demander aux gens quel GENRE de designer graphique ils sont, quelle approche ils privilégient, ou encore quel style ils aiment (quel style de concept pour ceux qui seraient allergiques à l’approche stylistique). Quelles valeurs ils priorisent dans leur travail est aussi un élément important.

  7. 7 Sébastien Proulx

    Désolé, je n’ai pas une réponse satisfaisante, à donner. Mais je crois qu’une bonne piste pour trouver un semblant de réponse passe par une révision terminologique en passant de design graphique à design, avec ce que cela implique ; décrocher de l’objet. Il faut regarder l’implication fondamentale au design et comprendre le processus si l’on veut revenir à l’objet et en déterminer une définition acceptable. En attendant, je m’accroche à la définition très large d’une discipline « Branche particulière de la connaissance, de l’enseignement ». C’est trop général bien sûr, mais c’est une piste dans laquelle la définition spécifique design devra s’inscrire.

  8. 8 laurent Rabatel

    je suis très heureux de ne pas faire parti du sérail. Cela fait peur.

  9. 9 Philippe Lamarre

    Qu’est-ce qui vous fait peur Monsieur Rabatel?

    Le fait que des gens réfléchissent au rôle qu’ils jouent en société?

  10. 10 laurent Rabatel

    Ma peur est fondée par le trop plein de sérieux des personnes qui réfléchissent au rôle de la profession. C’est un métier basé sur les idées, le plaisir, etc… et je ne trouve dans les divers propos que négativité et prise de tête.
    Est-ce que parfois vous aimez certaines choses ? Est-ce que vous pensez toujours à l’argumentaire lorsque vous produisez pour un client ?
    Bordel, on pourrait rire ici ? Je comprends pourquoi on avance pas.

  11. 11 Marc-Antoine Jacques

    Norman Potter affirme dans le livre What is a designer que «Every human being is a designer».

    Depuis toujours, l’humain fait du design. Mais ce qui différencie les designer, c’est qu’ils sont payés pour le faire.

    La question à se poser avant de savoir «qu’es-ce qu’un designer graphique» serait «qu’es-ce que le design graphique». Ensuite, on pourrait se demander «qu’es-ce qu’un designer graphique professionnel» . On peut même poursuivre avec «qu’es-ce qu’un bon designer graphique professionnel».

    Mais c’est vrai que ces questions-là, elles ne font pas nécessairement rire. Donc si vous voulez rire, imaginez-vous votre meilleur ami en train de vous les poser juste après avour inhalé de l’hélium. Ça c’est drôle.

  12. 12 Paul-André Urbain

    Avez vous remarquez que quand le correcteur automatique poigne le mot « design » dans un texte français, il vous propose « stylistique» ? C’est kioute, pourquoi pas !

    Donc nous sommes des stylistes. Ça fesse dans la prétention ça monsieur. Ça nous ramène au niveau des coiffeurs, fleuristes, décorateurs, étalagistes… (J’aime ça)

    Imaginez la face des agrandisseurs de tête à l’UQÀM quand on va leurs annoncer que leur École va s’appeler L’École des stylistes de Mourial. Ayoye!

    « Bonjour, avez vous une option coiffure ? »
    « On peut tu faire une maîtrise en étalage ? »

    J’ai toujours trouvé ça laid le mot « designer », ça oblige à faire une grimasse quand on le prononce. Et quand matante Taraize vous demande à Nowel quessé tu fais déjà ? Chu designer… Quessé ? qu’a vous répond et ça depuis des années. Si, une année, vous décidez d’y régler son compte à la matante et ne plus faire de grimaces devant tout le monde et que vous répondez styliste, vous êtes fait, tout le monde va penser que vous êtes fiffe.

    Qu’est ce qu’on vit dangereusement !

  13. 13 Alexandre Saint-Jalm

    je reviens de France… je suis allé voir l’expo, tout est pub, interessant mais sans plus… il y avait une section réservé au graphisme… les francais ne disent pas "designer graphique" mais graphiste…
    Selon l’expo le role du graphiste est de travailler juste pour le culutrelle… AH

  14. 14 Paul-André Urbain

    Quelle est la définition d’un architecte ?
    Pas assez matcho pour être ingénieur et pas assez momoune pour être designer…
    Eux autres aussi doivent se poser des questions.

  15. 15 Paul-André Urbain

    Ça pas rapport, mais je trouve pas le piton sur ce site ou que je pourrais lancer une discussion ou poser une grande question… Faut tu être membre de quelque chose ?

    Je fournirais un beau visuel… promis.

  16. 16 Marc-André Boivin

    En ce qui concerne le terme styliste, je suis totalement en désaccord avec cette affirmation. Je veux bien croire que malheureusement, plusieurs gens du métier se restreingnent au stylisme ( remarquez ça ne touche pas seulement que le design ) mais je considère qu’il ne s’agit que d’une partie du métier.

    Le travail de designer graphique quant à moi est beaucoup plus vaste et complexe qu’un simple exercice de stylisme quoi que bon nombre de publication et/ou concours se restreignent à cet aspect.

    C’est bien beau la beauté, l’originalité, l’esthétisme… le style quoi, mais il ne faut pas oublier qu’on a un message à passer, un public à atteindre, des comportements à influencer, un système complexe à clarifier à rendre accessible, etc… e considère que le designer graphique va ( ou devrait aller ) plus loin que le stylisme ( qui demeure tout de même important )

  17. 17 Marc-André Boivin

    Et puis ça me fait penser à voir tout ce flou autour d’une simple définition, aux distinctions nébuleuses entre infographistes, graphistes, concepteurs graphiques, designers graphique et ainsi de suite.

    Disons que les définitions mériteraient une petite retouche, car demandez votre tante la différence entre graphiste et infographiste, à 10 contre 1 elle risque de vous répondre que l’un travaille sur un ordinateur et l’autre pas.

    Ça me rapelle un certain employeur qui ne voyait que la différence du salaire exigé par ces différents professionnels…. m’enfin je m’égare.

  18. 18 Simon Éthier

    Plutôt d’accord avec la version récemment amendée de Martin, sauf lorsque l’on parle exclusivement d’un "objet de communication". Le design graphique peut très bien (comme ses cousins le design de mode et le design industriel) n’être parfois que pure décoration sans objectif communicationnel, et cela n’enlève rien à sa qualité. Le design graphique peut être développement d’interfaces parfaitement inutiles à la communication (sites expérimentaux), dessin de beaux imprimés à sérigraphier sur des t-shirts, dessin de cosmétiques pour skis/vélo/skateboards, illustration pour le plaisir d’illustrer (sans amélioration du processus de communication), élaboration de fontes illisibles, et je ne suis pas exhaustif. Tous ces produits du design graphique ne sont pas des objet utiles à la communication, mais sont utiles au design graphique.

  19. 19 Bryan-K. Lamonde

    Vos réponses sont drôle mais – quelques fois farfelus. Les designers graphiques, ceux qui s’y attardent vraiment, on un besoin d’avoir une vérité absolu. Mais, c’est amusant de voir ça. Discours éthique important qui brasse les idées habituelles: ésthétique versus communication.

    Qu’est-ce que le design graphique? La réponse des gens de notre entourage serait d’autant plus pertinante. Demandez au gens autour de vous (non-initié au domaine), c’est très révélateur. Parfois nous sommes des informatitiens prêt à formater l’ordinateur de mononcle, parfois des gens de la publicité, parfois des dessinateurs de graphiques à bandes (j’ai déja entendu ça). Nous sommes confronté à définir notre métier. Les discussions intéressantes que nous avons sont pertinantes en autant que cela arrive aux oreilles des gens moins informer sur la profession. Parler, mais faite vous entendre par la population! Svp.

    P.S.: Qu’en pense Monsieur Philippe Starck? Le design, ce n’est rien, c’est des cadeaux de Noël. (je trouvait ça amusant)

  20. 20 Alain Rousseau

    J’irai un peu plus loin dans la définition du design graphique. Je trouves que vous restez un peu trop dans l’applicatioin du design et non à ce que c’est en réalité. Parce qu’en fait où se joue réellement la créativité sinon dans notre beau petit coco ? C’est pour ça que j’aime bien la définition de l’International Institute for Information Design (IIID).

    Le design c’est l’identification d’un problème de communication et d’en trouver la solution visuelle par un effort intellectuel créatif.

    Car avant de passer au dessin, de bidouiller sur son ordinateur ou autre, on s’est déjà fait une idée du comment, quoi et pourquoi. Même si ça prend une fraction de seconde et qu’on ne s’en rend pas compte, c’est le processus que nous faisons tous devant un problème de communication donné. Même pour le design de skis/vélo/skateboards (comme le dit Simon) il y a communication ! Même si une illustration ne veut rien dire concrètement, elle "signifie" bien quelque chose, elle communique une émotion, une idée. Et là on se rapproche de l’art, des peintres et sculpteurs.

    Le design n’est qu’une branche spécialisée de l’Art, mais qui se recoupe avec la Science dans sa fonctionnalité.

    Je comparerais un designer graphique à un ingénieur. Tous les deux doivent résoudre des problèmes de manière créative (eh oui un ingénieur aussi), les deux touchent un peu à tout dans leur domaine respectif; le designer dessine, photographie, filme, etc … L’ingénieur trace des plans, peut faire son moule de béton, fait des test en labo, etc … Mais un ingénieur reste un ingénieur et n’est pas un technicien de laboratoire ou un dessinateur de plan, tout comme un designer graphique n’est pas uniquement un infographiste ou un typographe, mais un amalgame de plusieurs discipline.

    Je n’entrerais pas dans la définition des autres titres qu’on donne, car les délimitations sont encore assez floues entre designer graphique, concepteur graphique, graphiste et inforgraphiste. Je laisserai ça à une prochaine fois !

  21. 21 Patrick Sénécal

    Le fait que personne ne s’entend sur une définition exacte du terme "Designer Graphique" démontre que tout Designer a une approche différente. C’est pour ça que certaines personnes s’en cal*ce et que d’autre veulent chercher et trouver. C’est ce qui crée la diversité dans notre domaine et qui laisse autant de place pour quelqu’un qui fait de la production dans sa cave ou quelqu’un qui est directeur artistique pour une boîte renomée.

  22. 22 Mathieu Blache

    Un designer graphique c’est un Business Man! Sinon pas fort la Business!

  23. 23 Philippe Lamarre

    Cher Mathieu

    il serait vraiment sympathique de ta part que tes commentaires contribuent au débat plutôt que de n’être de des one-liners de lieux communs. La pertinence de ce site relève entièrement de l’effort intellectuel que chacun y met. Loin de moi l’envie de me mettre à effacer tes commentaires, mais parfois ce genre d’intervention a pour conséquence de casser la discussion.

    Merci de ta compréhension.

  24. 24 Sébastien Richard

    Je suis l’opinion de M. Rousseau. Examinons le titre que nous employons: designer graphique.
    Nous proclamons depuis le bauhaus de 1924 que le "design" est une fusions entre forme et fonction. "Design": "mot anglais, Esthétique industrielle appliquée à la recherche de formes nouvelles et adaptées à leur fonction." C’est donc dire que grâce à l’application d’un médium dans un environnement nous solutionnons un/des problème(s).
    "Graphique": du grec graphikos, "Qui représente, par des lignes, des figures sur une surface"
    C’est donc applicable pour nous autant à la vieille école du crayon qu’à l’application de l’ordinateur.
    En résumé, nous appliquons des solutions graphiques fonctionnelles à des problèmes de communication visuelle.
    Un énorme problème de définition viens du fait que trop de gens s’accaparent ce titre. On ne nomme pas un chat "chien", c’est pourquoi lorsqu’un "styliste" se nomme "designer" c’est une honte à la profession. C’est par ce cancer que notre profession est bafouée et que les cousins-infografes-de-sous-sols parraissent admissibles pour des entreprises. Je n’ai rien contre le style, c’est essentiel et implicite à la communication graphique. Cela dit le beau n’est pas nécessairement fonctionnel.

  25. 25 Mathieu Blache

    Cher Philippe

    Avec tout mon respet,

    J’aimerais débattre librement. Sans toutefois éveiller par des commentaires spontanés cet instinct d’oeil pour oeil, dent pour dent. J’aimerais revandiquer mes idées dans un contexte démocratique libre de censure éditoriale.

    À ce propos

    À l’onglet contact du site http://www.urbania.ca vous aimeriez que Monsieur PKPéladeau, à l’instar mon grand patron, achète votre magazine afin de faire une bonne affaire.

    Évidamment avec beaucoup d’humour en précisant un montant d’acquisition à l’adresse suivante: PKP@urbania.ca

    Je m’adresse à Philippe le designer graphique ou à Philippe l’éditeur au plein pouvoir exécutif?

    Je relance le débat.

  26. 26 Alexandre Lamarre

    Un designer graphique, c’est quelqu’un qui joue au bras-de-fer avec l’épouse de son client.

  27. 27 Philippe Lamarre

    Mathieu

    je n’ai rien contre les commentaires spontanés, mais je veux juste éviter les monologues ou les commentaires sans substance.

    Quant à savoir à qui tu t’adresse, eh bien à moi, l’être humain, tout simplement. Mais je ne peux contenir mes réflexes d’éditeur… ;)

  28. 28 Paul-André Urbain

    «…C’est par ce cancer que notre profession est bafouée et que les cousins-infografes-de-sous-sols parraissent admissibles pour des entreprises…»

    J’ai lu ça plus haut. Comme je ne veux pas casser la discussion…

    C’est l’histoire de Stéphane, secondaire 5, travaille dans l’imprimerie de son oncle Gaston à Laval. Il a commencé au shipping et il est maintenant graphiste. Il s’est acheté un Mac full éqwipe et il répond aux commandes. Comme dit sa mère, yétait prédestiné parce que quand il était petit, il dessinait tous les nouveaux modèles ce char.

    Il a fait le logo de sa belle sœur Ginette qui voulait ouvrir un salon de coiffure. Ben avenant, Stéphane a suggéré d’y faire une carte d’affaire et un beau dépliant plié en trois. Ginette l’a distribué avec sa plus vieille, Noémie, sur les pare-brises dans le parking du centre d’achat et dans les boîtes à malle du quartier.

    Ça fait 3 ans et elle a sa clientèle. Elle pense se faire refaire un autre dépliant avec sa photo. « Si c’est bon pour les agents d’immeubles, ça doit être bon pour moé » qu’à s’est dit. Stéphane lui a suggéré d’attendre un peu parce qu’elle prévoit déménager de son sous-sol a un beau petit local qu’elle a vu au centre d’achat du coin, juste entre le dépanneur et le club vidéo. Comme ça elle profiterait du changement d’adresse pour se faire redessiner toutes ses affaires. Gardez ça pour vous autres, mais il se pourrait qu’elle s’achète une table de bronzage, mais c’est pas décidé.

    Ça va bien sa business à Stéphane, il aime ça, il est motivé, dynamique, intelligent et honnête et il conseille bien ses clients. Dans ses temps libres, il fait des beaux photomontages écoeurants de StarWar. Il a laissé faire les chars.

    Je l’aime, moi, Stéphane. Je lui ai fait lire ces textes et il fait dire d’aller tout chier. Je pense qu’il était blessé et triste.

  29. 29 Louis Brunelle

    Pour enrichir les conversations, je vous soumet la définition d’un designer graphique utilisée par la SDGQ:

    Le designer graphique est un professionnel de la communication.
    Il donne forme à un message, une idée, une information de manière fonctionnelle dans le but d’obtenir une communication optimale.
    Pour ce faire, dans le cadre contractuel d’un mandat; il analyse et ordonne les éléments de contenu, il crée, choisit et organise les composantes visuelles de la communication, il gère et ordonne la réalisation du projet.

  30. 30 Paul-André Urbain

    Merci Louis Brunelle pour cette définition. Je suis certain que mon ami Stéphane sera heureux de se sentir de la famille. La SDGQ est donc un organisme inclusif, sans discrimination, puisque c’est exactement la description de ce que fait Stéphane.

  31. 31 Mathieu Blache

    Une chance qu’il existe des gars comme Stéphane ca fait moins de tutu de ballerine dans la profession de designer graphique.

  32. 32 Marc-André Boivin

    Bref, autant se dire que le flou autour de la définition de designer graphique restera, les termes et définitions étant trop ancrés, voir surutilisés. Sans vouloir paraître élististe, la partie qui m’ennuit, par exemple dans la définition de la SDGQ, c’est qu’elle s’applique autant à l’infographiste, au graphiste, au concepteur, au DA ou à mon cousin qui fait la page web de son clan de Counter Strike.

    Est-ce que cette problématique serait liée au domaine des arts seulement, par ces composantes ardues à juger comme la créativité, l’originalité ou les qualités esthétiques ? Car ce flou touche aussi par exemple le titre de photographe, qui peut aussi bien être associable au bachelier en photographie qu’à mon cousin de 15 ans passionné de photo, chargé de jouer les photographes au mariage de sa cousine.

    Pourtant, ces flous semblent peu présent dans d’autres domaine, par exemple en santé où l’on se demande même pas la différence entre un préposé, une infirmière ou un médecin…

    On dirait vraiment que lorque la création entre en cause, il devient beaucoup plus ardu de délimiter les frontière, surtout dans une époque où les moyens techniques ne sont plus une contrainte puisque n’importe qui avec photoshop peut faire la job quoi… si on en croit certaines opinions dans cette discussion.

  33. 33 Paul-André Urbain

    Si j’ai choisi de parler de Stéphane, c’est pour remonter le niveau de cette discussion. J’essaie d’ailleurs de le convaincre d’écrire sur ce site.

    On ne va jamais bien loin avec des réflexions qui excluent les autres. C’est dangereux, malsain et c’est ça qui est vulgaire. Il y a tellement à apprendre de la différence, pourquoi délimiter des frontières ?

    En passant, j’ai fini mon bac avec un tutu sur la tête, c’est vrai.

  34. 34 Philippe Lamarre

    Pour moi, un designer graphique est quelqu’un qui A DES IDÉES et QUI LES COMMUNIQUE VISUELLEMENT, tout simplement. C’est d’ailleurs pourquoi je suis sceptique par rapport au concept d’accréditation pour notre profession. La différence entre un bon designer et un mauvais relève essentiellement de la compétence à savoir communiquer. Il y a de très bons communicateurs autodidactes et de très mauvais qui sont gradués en design de l’UQAM ou de l’Université Laval. À mon avis, essayer de définir notre profession en des termes plus élaborés que ceux présentés au début de ce commentaire n’a aucun sens, surtout au moment où les designers conçoivent des génériques de films, créent des médias ou publient des livres. Arriver avec une définition précise de notre rôle ne sert qu’aux fonctionnaires ou aux grands-mères qui ne saisissent pas ce que nous faisons dans notre vie de tous les jours.En bout de ligne, ce serait plus réducteur qu’autre chose. Voyons grand et cessons de penser que ce sont les infographistes qui « volent nos jobs ». Comme le disait Picasso, il est plus profitable, quand on se fait copier, de créer quelque chose de nouveau plutôt que d’essayer de se réapproprier la paternité de quelque chose qui n’est plus à nous. À mon avis, c’est une métaphore qui s’applique tout à fait à notre corps de métier.

  35. 35 laurent Rabatel

    Picasso disait aussi : Quand est-ce que l’on mange !

  36. 36 Mathieu Blache

    Cher Monsieur Martin

    Au contraire, j’aimerais m’allier à vos commentaires si il avait dans votre jugement moins d’élitisme uqamien envers la profession de designer graphique.

    Car sans de tutu il y aurait moins de chichi et c’est plate ça! Débattons!

    J’aime revendiquer un concept, une idée. C’est pour cela que ma profession est le design graphique car il faut savoir vivre avec nos semblables et comprendre nos contraires pour constater que Stéphane est plus qu’un infographe; c »est un citoyen qui a droit de ce présenter à titre de designer graphique comme vous et moi.

  37. 37 Alain Rousseau

    On peut au moins s’entendre sur une chose, c’est qu’un designer graphique est un communicateur visuel. Ça c’est la base de la définition. Mais cette base est très très vaste !

    Le truc c’est de préciser cette définition, et en précisant on finira sans doute par arriver à définir ce qu’est un infographe, un graphiste, etc …

    Voici quelques propositions ouvertes :

    D.A. : Communicateur visuel, gestionaire de projet

    Concepteur Graphique : Communicateur visuel, concepteur (penseur) de projet

    Graphiste: Communicateur visuel, producteur de "graphies"

    Infographiste: Communicateur visuel, producteur de "graphies" informatiques

    Qu’en pensez-vous pour un premier jet ?

  38. 38 Mathieu Blache

    Dans le fond Paul tu viens de comprendre le concept fondamental de démocratisation d’un designer graphique dans notre société et non sa consécration auprès d’une Société! Vivons!

  39. 39 Paul-André Urbain

    Il y Denise Bombardier qui dit, itou, que le Québec est petit.

  40. 40 Alain Rousseau

    Des nymphographes ? N’en sommes nous pas tous un peu ? On peut pas s’empêcher de faire du design !

    Au fait, ne serait-ce pas mieux de dire concepteur au lieu de designer, ce qui est le terme approprié en français non ?

    Sinon c’est une voie à explorer, de voir comment les autres francophones définissent notre métier ! Parce qu’en anglais, il y a toujours cet utilisation de design à toute sauce.

    Et ça, ça commence à royalement me faire chier qu’on retrouve se phénomène au Québec aussi, surtout quand il n’y as pas de définition concrète de ce qu’est le "Design".

  41. 41 Simon Éthier

    J’ai toujours rêver de me présenter comme un certain personnage de Pulp Fiction: «Bonjour, mon nom est Winston Wolfe, et je règle les problêmes».

    Je vous invite à consulter le Petit Robert aux entrées «design» et «designer». Les termes «styliste», «dessinateur», «décorateur» reviennent quelquefois comme étant des «mot[s] ayant un grand rapport de sens» avec le terme «designer». Par contre, le terme «designer» réfère à une esthétique rattachée à la fonction et destinée à une production industrielle. Cet anglicisme, tant qu’on l’utilise bien, exprime à mon avis clairement la tâche et les responsabilités des designers, et (je l’ai déjà dit ailleurs) rapporche en parenté le design graphique avec les autres domaines du design, entre lesquels je trouve qu’il y a malheureusement peu d’interaction.

    Quant aux «nymphographes», vous errez, monsieur L’Allier. Il s’agit en fait de «nymphographistes», ou plutôt de nains, faux graphistes, pour être orthographiquement correct. Et eux, en bons stylistes, ils lustrent à tort. ;)

  42. 42 Jean-Sébastien Dussault

    C’est quand même fou de voir qu’on cherche la signification d’un terme inventé il y a si peu longtemps. Ça touche un peu la discussion sur l’exam de la RGD. Savoir d’où on vient aide à savoir qui on est.

    Le terme "designer graphique" n’existe que depuis le milieu du 20e siècle (inventé par "ceux qui l’ont, l’affaire"). Avant ça, le monde de la pub appelait ça des "artistes commerciaux"

    Ce qui différencie l’art commercial de l’art tout-court, c’est que l’oeuvre n’exprime pas les idées de l’artiste. Le message sert les besoins précis d’un client contre rémunération. Autre différence: l’art commercial doit prévoir une forme de reproduction. Je crois que ça s’applique encore aujourd’hui pour le design graphique.

    Au début, les gens qui pratiquaient l’art commercial étaient des"layout artists". Des typographes qui planifiaient les titres et les textes, puis qui passaient des commandes aux illustrateurs, lettreurs, etc. Ce qui ne veut pas dire, que les artistes commerciaux ne pratiquaient pas eux-même une ou plusieur de ces activités.

    Par la suite, on a commencé à voir des imprimeurs, des illustrateurs et des architectes s’y adonner développants de nouveaux styles et de nouvelles techniques.

    Les artistes commerciaux sont éventuellement devenus des directeurs artistique, travaillant surtout pour Les magazines et les agences de pub. Dans les années 40, aux états-unis, les compagnies engageaient de plus en plus d’artistes commerciaux à l’interne. Vers la fin des années ’50, les directeurs artistiques (américains, toujours) trouvaient que le terme "art" leur nuisait plus qu’autre choses. Ils cherchaient toute sorte de terme, dont "ingénieur visuel" et "concepteur graphique" (graphic designer). C’est le dernier qui a collé.

    Mon explication préférée de ce qu’est un designer graphique, est celle de Richard Hollis: (en anglais, sorry)

    "Graphics can be signs, like the letters of the alphabet, or form part of another system of signs, like road markings. Put together, graphic marks – the lines of a drawing or dots of a photograph – form images. Graphic design is the business of making or choosing marks and arranging them on a surface to convey an idea."

    -Richard Hollis, "Graphic Design, A Concise History.", Thames & Hudson, coll. World of Art.

  43. 43 Jean-Sébastien Dussault

    "[...] quelqu’un qui joue au bras-de-fer avec l’épouse de son client."

    Lol.

    Alex, t’as fais ma journée, que dis-je, mon année complète.
    Je peux maintenant me déclarer designer graphique à part entière, sans équivoque.

  44. 44 Mathieu Blache

    Il y beaucoup de «mythomanes» avec leur définitions de designer graphique. Sachez plutôt pratiquer le design graphique humblement.

  45. 45 Philippe Lamarre

    Mathieu-peux-tu donner quelques exemples qui illustrent ton propos?

  46. 46 Norbert Gergaud

    Quelqu’un qui crée avec ses émotions, ne serait-il pas un artiste ?
    Je trouve assez marrant que pour du monde qui semble être dans le domaine des communications visuels, la notion d’émotion soit si absente que ça ?
    Faire passer un message, de façon esthétique tout en cherchant de nouvelles approches fait quand même appel à un être humain à la base… pour d’autres humains.

  47. 47 Jean-Sébastien Dussault

    Bon point Norbert.

    Je crois que les émotions sont une partie importante dans la création artistique, mais s’y retrouvent diluées dans la multitude de composantes qu’on retrouve en design graphique.

    Passer le message de l’autre, trouver des solutions pratiques, la recherche, les deadlines, "l’input" de divers agents (client, dir. de création, dir. artistique et, bien sûr, la fameuse femme du client) sont toutes des composantes auquelles nous faisons façe dans la pratique de notre métier. Cela nous laisse peut-être l’impression que notre côté artistique est suffisemment brimé pour croire que nous n’avons pas le droit de prétendre que l’émotion fait partie de notre processus de création.

    Ça devrait pas, c’est triste.

  48. 48 Simon Éthier

    Oui, pour les émotions de l’artiste. Mais un designer est-il un artiste? Pas nécessairement. Si certains, en illustration par exemple, essaient de faire passer une émotion, d’autres (en design d’information, par exemple) essaient de transmettre un message «pur», exempt d’émotion. Je me permet une comparaison : un lecteur de nouvelles est un communicateur, non? doit-il transmettre son opinion/ses sentiments sur la nouvelle qu’il est en train de lire? Un éditorialiste et un chroniqueur sont aussi des communicateurs, et chaque approche est différente…
    À mon avis, l’approche sentimentale (peu importe la nature des sentiments: de la communication agressive à la communication séductrice) ne demeure qu’une approche, et elle ne définit pas la nature du travail du designer graphique. Et oui, on peut me répondre qu’il y a des sentiments dans tout, mais on essaie de définir les caractéristiques, c’est-à-dire ce qui différencie le design graphique. Un médecin, un avocat, et la plupart des autres professionnels peuvent avoir une approche impliquant leurs émotions.

  49. 49 Hugues Grégoire

    En voici 2 belles…

    Le designer est un professionnel de la création au service de l’entreprise. Ce généraliste aux spécialités multiples allie intuition et expérience pour innover et formuler des solutions concrètes.

    Le rôle du designer graphique…
    Le design graphique est une activité intellectuelle, technique et créative concernée non seulement par la production d’images mais aussi par l’analyse, l’organisation et les méthodes de présentation de solutions visuelles à des problèmes de communication. L’information et la communication sont les bases de la vie internationale interdépendante, que ce soit dans des sphères commerciales, culturelles ou sociales. La tâche du designer graphique est de fournir la bonne réponse aux problèmes de communication visuelle de n’importe quel type dans n’importe quel secteur de la société.

    À prendre ou à laisser!

  50. 50 Marc Coulombe

    J’ai bien aimé ton point Jean-Sébastien.

    Pour ma part, j’ai toujours dit que mon métier consistait a imager une émotion.

    Pour ce qui est des Français, ils disent freelance pour designer

  51. 51 laurent Rabatel

    un designer graphique, c’est une personne qui permet de faire une grande campagne de direct, voir les Vélos Guru

  52. 52 Bryan-K. Lamonde

    Je vous cite deux passages que j’aime bien. (comme l’a fait Martin)

    En parlant du design: «Défini dans son sens le plus large comme la conception et la réalisation de tous les produits fabriqués par l’homme, le design se veut essentiellement un instrument d’amélioration de la qualité de vie.»

    «Le design [...] se consacre avant tout à la résolution d’un problème. Voué à une approche globale, il recherche avant tout la simplicification, l’essentiel. Le Fonctionnalisme tend à l’emporter tandis que les périodes de prospérité économique sont en général favorable à l’épanouissement de l’anti-rationalisme (qui met l’accent sur le stylisme).»

    Citations de Charlotte & Peter Fiell

    Ceci n’explique pas le métier du designer graphique, néenmoins, je trouve ça intéressant de définir le rôle du design. Ensuite, on peut en conclure que le design «graphique» est une cellule de ce grand domaine. Le designer graphique intervient sur un autre plan que le designer de mobilier, mais on le même objectif, la même mission. (ou presque)

    [design with care.]

  53. 53 Norbert Gergaud

    Je me permet de reprendre Martin L’Allier avec ma vision de la chose.

    Mon métier ?
    Affichiste ? Un affiche c’est une pub qui communique.
    Graphiste ? Non, sauf si je veux insulter les graphistes.
    Artiste ? Travailler avec son coeur.
    Typographe ? Il n’y a pas que Times et Arial.
    Publicitaire ? Oui, je le suis.
    Marketing ? Moins je le vois, mieux je me porte.

    Comme le dis si bien Hugues Grégoire "Le designer est un professionnel de la création au service de l’entreprise. Ce généraliste…". Son problème c’est qu’il est généraliste et crois pouvoir faire un projet de A à Z tout seul. Certain se donne même la peine de faire eux mêmes des photos.

    À titre d’exemple, Epoxy a demandé l’aide d’un typographe de renom pour créer la signature d’aeroplan.

    Un docteur généraliste ce n’est pas un gynécologue.

  54. 54 Paul-André Urbain

    Puisque nous connaissons le généraliste, qui est ce gynécologue qui a créer la signature d’Aéroplan ?

  55. 55 safa

    bonjour je suis etudiante en design graphique et j’aimerais savoir si on ne pourrais pas se limiter à la définition de concepteur graphique?

  56. 56 étudiant_dg_anonyme

    Voilà ma définition, je l’ai mise sur pied à force de ne pas savoir expliqué a mes amis quel est mon domaine d’étude :
    Je suis designer graphique. Les designer graphiques sont chercheurs de signes, d’images, de mots et de sens.
    Ils fabriquent des dessins, des photographies, des typographies.
    En jouant de ces visuels, ils élaborent des livres, des magazines, des affiches, des sites, des animations, des signalétiques, des interventions dans l’environnement…

    C’est pas très profond mais la plupart des gens saisisse tout de suite et peuvent enfin se rassurer en me mettant dans une case.

  57. 57 SEAN

    Bonjour, je suis etudiant de conception graphique et jai lue tout vos definition de DESIGN GRAPHIC et je veux vous dire un gros mercie pour communiquer cette definition. En gros un designer ou styliste graphic est une perssonne qui communique les idees du clients visuellement par des dessin a la main ou par ordinateur, ses une perssonne creatif. Jaime la definition de Monsieur Rousseau 1942 : Une fusion entre forme et fonction.
    Maintenent je vais aller ecrire mon texte pour decrire ses quoi un design graphic.

  58. 58 Daddy

    Bonjour,

    Je suis congolais mais je vis en Afriaue du sud. Je voudrais entre en contact avec parce que je desire d’etre un concepteur de graphique, mais neanmoins, je ne sais pas quoi faire. Alors voudrez-vous avoir la complaisance de m’envoiyer de temps en temps les notions appropriees sur la conception graphique.

    Merci et a plus tard.

  59. 59 graphiste

    Designer graphique est encore un mot très laid dont les départements de marketing ont l’art d’inventer pour impressionner ou noyer le poisson, comme vous voudrez.

    Un mot anglais couple avec un mot français, ça fait pro, ça donne l’impression que le graphiste a des notions d’anglais, qu’il est en phase avec ce qu’il passe aux USA, grand modèle de la stratégie d’entreprise.

    Designer graphiste, c’est un joli pléonasme inutile. Graphiste suffit.
    La fonction demeure la meme, a savoir communiquer par le prisme des images.

    Pour toute information sur le graphisme, le métier de graphiste, (ou pour faire bien, Designer graphique ou Graphics Designer), consulter un bon graphiste :

    sergenry.fr.tc

  60. 60 Olivier Bruel

    Aoutch ! Une plogue aussi décomplexée, ça demande un certain cran…

  61. 61 Sophie Lemarier

    Je suis d’accord avec le mot  »graphiste » tout court. Ça englobe pas mal tout sur le plan visuel du métier.

    Voici une définition très brève et exhaustive du terme graphiste : CRÉATEUR VISUEL, point à la ligne.

  62. 62 Martin L’Allier

    Sophie, «créateur visuel» c’est un peu trop vaste non? Peintre, scénographe, éclairagistes, mime, photographe, chirurgien esthétique, … … … font tous, à différents niveau, de la création visuelle.

  63. 63 Sophie Lemarier

    Ouain… et puis? Que veux-tu! Le domaine des multimédias est si vaste que tout le monde s’y perd!

  64. 64 François-B.

    Créateur visuel ? Pourquoi pas sculpteur du réèl, ou façonneur d’imagerie ? (je blague, en passant).

    Si le domaine est vaste et que tout le monde s’y perd, ce n’est pas en restant dans le flou qu’on va régler la situation. Dans le milieu, ça fonctionne quand même bien lorsqu’on se présente comme graphiste, infographiste, designer graphique ou directeur artistique.

    C’est à l’extérieur que ça se gâte. Dans les réunions sociales, pour certaines personnes, je suis un informaticien, alors que je suis tout sauf ça. Ou un dessinateur. Un designer, ça fabrique des chaises ou des chars…

  65. 65 Sophie Lemarier

    C’est justement là que je voulais en venir, les fameuses rencontres sÔciales et familiales, et comme le dit si bien notre acolyte Paul-André et je le cite :  » Et quand matante Taraize vous demande à Nowel quessé tu fais déjà ? Chu designer… Quessé ?  » Si vous dites : Je suis graphiste, et je me spécialise dans le web ou les magazines ou la publicité ou… Si c’est tout ça comme bien d’autres : Je suis un créateur visuel ou encore mieux : Je suis artiste! (soit-dit en passant, certains ont fait la remarque que le terme artiste fait prétentieux… Mais pas du tout! C’est notre raison d’être sur cette planète!!!

  66. 66 Sophie Lemarier

    Parfois, je me demande si la gent masculine aurait pas un peu de difficulté à assumer qu’un artiste ou un designer donne une allure…  »fiffe ». Dans mes yeux à moi, non, mais aux yeux de monsieur et madame tout le monde? Notre langue nous emmène bien des maux et pourtant c’est si simple pour les anglais, pas de chichi.

  67. 67 Martin L’Allier

    Ouais bon, un peu paresseux comme réflexion tout ça…

    La finalité d’un artiste est l’expression personnelle, celle d’un designer la conception d’artefacts (objets, communications, espaces, narrations, …) répondants aux besoins d’un client et d’utilisateurs. Évidemment, il y a une part d’artiste (d’artisan) en chaque designer, mais l’expression personnelle n’est pas l’objectif de notre fonction.

    Quant à l’argument sur une peur perçue des hommes envers une homosexualité imaginaire associée aux artistes: je ne le qualifierai que d’être infantile. Il manifeste en soit un préjugé: les artistes sont des homosexuels… absurde, vraiment.

    Pour lire pas mal l’anglais (livres et forums de discussion) je peux dire avoir observé les mêmes questionnements tant au niveau de la définition que du terme descriptif. Et ce bien avant que ces discours ne se manifestent en français.
    - les programmes de baccalauréat et de maîtrise tendent à changer de nom aux États-Unis, passant de design graphique à communication visuelle (communication design / visual communication design)
    - les termes utilisés par les praticiens vont (sans être exhaustif) de graphic designer, information designer, motion designer, designer, communication designer, visual communication designer, …

    De dire que la réflexion et le questionnement sont des attitudes essentiellement masculines est un autre préjugé véhiculé par le commentaire de Sophie. Je la laisserai se dépatouiller toute seule de cette vase où elle s’enfonce…

  68. 68 Martin L’Allier

    Non je ne trouve pas.

  69. 69 Sophie Lemarier

    En passant Martin, c’est une constatation que je fais; si tu le penses pas, tant mieux, mais c’est une réalité pour bon nombres de personnes; on peut même lire le commentaire beaucoup plus haut sur le sujet – d’ailleurs, avez-vous remarqué qu’il n’y a presque pas de commentaires de filles? C’est peut-être un signe que ça travaille les méninges des gars le fait de porter le statut de designer… Mais je ne veux surtout pas être sexiste, loin de là, je veux seulement avoir les opinions de tous, c’est tout.

    Côté anglais ou américain, si l’on mentionne que l’on est un Graphic Designer, le message est clair pour la majorité de monsieur et madame tout le monde. C’était le but de mon message.

  70. 70 Martin L’Allier

    Le designer new-yorkais, Roger Whitehouse (dans le magazine Communication Arts d’août 2001) semble pourtant observer quelquechose de différent:

    «One of the chronic peculiarities of being a graphic designer is that no one else (particularly our mothers) really understands what we do — possibly a result of our not being too sure either.» dans l’article Information Design: A Graphic Designer’s Salvation.

    «d’ailleurs, avez-vous remarqué qu’il n’y a presque pas de commentaires de filles? C’est peut-être un signe que ça travaille les méninges des gars le fait de porter le statut de designer…» En fait Sophie, je dirai que malheureusement c’est surtout un signe qu’il y a peu de participation féminine sur Oeil pour oeil.

  71. 71 Sophie Lemarier

    Peut être… Ou il a des lectrices sans donner des commentaires… Soit, je n’avais pas l’intention non plus de recevoir de fleurs pour mon témoignage, sans rancune si chez toi ça touche une corde sensible…

    La mention de Graphic Designer chez les anglais/américains reste que qu’une personne a un idée que l’on fait des petits dessins avec un ordinateur… De là créer du visuel. C’est sûr que plus précisément, là ça devient plus complexe… Est-ce que l’on sait exactement ce que fait un ingénieur ou un technicien en génie civil ?

  72. 72 François-B.

    Cette discussion prends une drôle de tournure. Je ne crois pas que Sophie touche à une corde sensible de Martin. Je pense que la « corde » se trouve chez Sophie.

    Ça pourrait être une bonne idée qu’elle lise un peu les commentaires avant de sauter sur son clavier. Martin ne parle pas de lectrices, il parle de collaboratrices. C’est regrettable que peu de filles participent, mais l’observation de Martin repose sur des faits. Je crois aussi que Sophie applique sa perception personnelle lorsqu’elle parle d’une compréhension du terme graphic designer chez les anglos. Il n’y a qu’à aller sur quelques blogues américains ou canadiens pour constater que le flou sur l’apellation de notre pratique est total et universel.

    De plus, graphic designer et designer graphique sont des traductions littérales. De m’identifier comme designer graphique ne me facilite pas la tâche, autant chez les francos que chez les anglos.

    Pour ce qui est de « l’art et des fiffes »… je n’en reviens pas encore ! Qu’on soit gay ou pas, nous ne sommes pas des artistes au sens propre. Notre discipline exige des qualités artistiques, soit, mais nous ne faisons pas de l’art : nous aidons à vendre des idées et des produits. Pour terminer, faire un rapprochement entre l’art et l’homosexualité est une idée qui me semble dépassée (ou qui devrait l’être au plus vite). Ça sent le thème de théâtre d’été… Totalement non fondé.

  73. 73 Angèle

    Tout d’abord, je ne pense pas avoir de réponse à mon commentaire, vu que le dernier posté date d’il y a plusieurs mois (d’ailleurs la discution s’est un peu égarée), mais sa vaut le coup d’essayer.

    Je suis tombée sur ce site en cherchant des définitions de graphistes, car j’aimerais faire des études (je ne suis même pas encore au lycée, et même si dans ma tête c’est encore flou, j’ai une vague idée de ce que je voudrais faire…), sur quelque chose dans le genre. Mais quand j’ai vu les déffinitions de wikipédia, ça m’a un peu désorienté. Entre le designer graphiste qui est styliste, arhiteque, etc…; je ne pensais pas que s’était aussi compliqué, et se qui m’interesserais serrait plutôt la création de site web, dans le publicitaire ou autres.
    J’ai lu tous les commentaires précédent, et les posteurs parlaient plus du « designer graphiste travaillant dans la comunication », celui qui m’interesse le plus. Toutes ses explications juste pour en arriver à une question : quelles genres d’études avez-vous faîtes pour en arriver là? (pare que j’ai remarquer que les personnent des précédents commentaires avaient l’air de si connaître << jure – »), quel métier précisément faîtes-vous? (je ne parle pas de la définition du mot graphiste, mais j’aimerais juste savoir, en entreprise, et qu’est-ce que vous faîtes précisément?)

    Peut-être que ce commentaire est mal placé, si c’est le cas tant pis, je ne reviendrais plus dans ce sujet et arrêterais de vous embêter avec mes questions, mais en atendant, j’attend vos réponses…

  74. 74 Catherine

    Bonjour Angèle,

    si tu veux faire du web et c’est ce qui te branches, je te met en garde d’avance à savoir qu’avec le boom de 2001 de ce côté, le marché à été saturé de pseudo designer web qui s’improvisent dans ce métier qui gagnerait à être davantage respecté.
    De plus, que veux-tu dire par design web? Faire les maquettes pure et dures, aller jusqu’au concept et l’interactivité, ou l’intégration simple?

    Pour les cours universitaire, ayant étudiée en multimédia interactif à l’UQAT, je dois dire que ce n’est pas leur principale force. Mon cours au cégep de Matane de 2001-2004, lui, m’a permis d’en apprendre pas mal sur les bases techniques qui m’ont amené par la suite à aller plus loin dans mes design web.

    Ce qui est bon, c’est d’avoir cette base technique très solide, car ça permet de pousser ce que tu as en tête par la suite. Parcontres, c’est d’abord et avant tout les idées et la créativité qui comptent. Un mélange des deux est l’essenciel car j’ai vu des gens avec de très bonnes exécutions, mais de très mauvaises idées (et l’inverse s’applique tout autant). Alors comme dit plus tôt, côté université, je ne pourrais t’en dire plus pour ma part, mais certaines personnes ici pourront probablement plus t’éclairer à ce propos.

    En espérant que cela puises t’aider

    Bonne journée/soirée
    Catherine

  75. 75 Leslie Dumont

    Mon Dieu! en essayant d’utiliser le bon terme, j’ai fini par ouvrir une boîte de Pandore.

    Je ne suis pas à la veille de savoir quoi publier sur ma carte d’affaires…

    Inventer un nouveau terme serait plus facile….un de plus !

    :O)

  76. 76 Mathieu Dorval-Fiset

    Designer graphique, moi ça me plait bien. Que l’on s’entende sur une définition c’est bien aussi. Mais entre nous…. ça reste entre nous, et c’est là que ça fait mal.

    Je m’explique: Que les concessionnaires appelle leurs produits un véhicule, une voiture, une automobile ou un char, c’est dans ma tête à moi(le client) que sa fonction est défini. Bref notre problème ici c’est l’idée que ce font nos client/patron de notre métier qui influence le plus nos vie. Que l’ordre des médecins décide de s’appeler « soigneurs de haut niveau » moi je m’imagine toujour que ça job c’est de régler mes problème de santé au meilleur de ça connaissance. Donc bien des clients/patrons concidèrent les designers graphique comme des gens qui n’ont que la maitrise de logiciel pour faire des dessins et néglige souvent tout le reste de leurs compétences. Somme-nous des professionnels à leurs yeux, des techniciens, des commis, malheureusement nous somme très souvent que des techniciens/commis à leurs yeux méritant les mêmes crédibilités/avantages/salaires qu’un gérant de fastfood ou d’un commis. L’aire informatique nous a pas aider dans ce sens, nous sommes passé d’artistes de talent à geek techno-preformant à la vitesse de l’internet.

  77. 77 Amine SOUISSI

    Je suis un Designer graphiste Tunisien (40ans)…ma définition de Designer est la suivante : « le designer est un concepteur d’idées et un dessinateur de projets » de ce fait il se positionne dans n’importe quel secteur d’activité économique, il est le générateur de nouveaux concepts (comme l’a fait en 1953 Raymond Lowey, le pionnier du Marketing).

    Par ailleurs, je pense que le designer diffère de l’Artist, du fait qu’il opère dans la contrainte, pour mieux orienté sa communication visuelle (informer, faire aimer, inciter)…tous les deux puise de leurs dons divin (grande imagination, sensibilté, et surtout le reflexe de capté les bonnes lignes, formes, couleurs, etc. et de voir autrement les choses).

    Dans ma mémoire de Master, j’ai proposé le sujet suivant : » le Contrôl de l’imagination  » j’avais l’intention de proposer un nouveau concept qui repose sur l’idée suivante :

    Quand un Designer concoit un objet de communication (disant un logo) il entamme une approche :
    - soit il dessine selon un raiosonnement méthodique, pour aboutir à son oeuvre.
    - soit il dessine intuitivement pour ensuite s’inspirer et dégagé un sens, des lignes sensuelles qui peuvent servir au design final (comme le faite de dégager des formes quand on observe un carrelage, etc.)

    Ces deux approches mentales ou axes s’opposent (deux sens contraires) pour former un système de réflexion et d’immagination (si on défini les éléments qui composent ce système on pourra on partie contrôler l’imagination)…pour vous donner un avant gout de cette hypothèse…on sait que le cerveau humain fonctionne à seulement 10% de sa capacité (quand on est éveillé)…alors à mis sommeil ce champ ou porcentage croit et permet de découvrir la partie caché de l’icberg humain.

    mon encadreur m’a dit devant la stupification de autres étudiants, « c’est un sujet de doctorat…est ce que tu as enseigné 5 ans dans l’institut pour arriver à faire ce sujet » si j’étais au USA ou au Canada cette hypothèse qui peut être une nouvelle théorie (qui touche l’anthropoligie, les arts, la neurologie (comme le livre du Fabrique du Beau), etc).

    merci pour votre attention

  1. 1 Ctrl +c / Ctrl +v » En tous cas, ça fait parler

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