Roadsworth : artiste ou criminel?

Un peu avant Noël, Peter Gibson (le vrai nom de Roadsworth) se faisait arrêter par la police pour possession d’outils servant à faire des graffitis (bombonnes, pochoirs, etc). La ville soutient qu’il a commis pour plus de 200 000$ de dommages au mobilier urbain. Comme le démontrent les images ci-haut, les interventions de Roadsworth sont généralement des détournements de signalisation. La ville affirme que cela crée un danger public et que si tout le monde se mettait à faire de même, le chaos règnerait sur la ville. OUHHHH! Tout à fait le genre de réfléxion qui castre la créativité. Pas que je cautionne le vandalisme, mais il faut quand même parfois faire part d’un peu de bon sens. Les interventions de Peter Gibson sont de la poésie visuelle : il détourne des codes visuels banals et les métamorphose avec un lyrisme trop souvent absent des tags ou des graffitis que nous apercevons à tous les coins de rue.

Je viens de lire dans le nouveau Eye qu’un groupe de designers graphiques de Paris [ThinkDontThink] a réalisé une série d’interventions sur les passages piétons de divers quartiers de Paris dont la technique s’apparente à celle de Roadsworth, quoique leur approche est beaucoup plus typographique qu’iconographique. Va-t-il falloir que Roadsworth s’exile (il est originaire de Toronto, et ironiquement, il avait déménagé à Montréal pour l’ouverture d’esprit et la vie culturelle propre aux Québécois…) pour qu’enfin les autorités reconnaissent que ce sont des gens comme lui qui donnent à Montréal sa couleur? La ville de Montréal devrait-elle faire une exception avec son cas ou est-ce trop risqué? Où tracer la ligne entre vandalisme et commentaire artistique? Peter soutient que si nous tolérons la publicité dans les espaces publics, on devrait également accepter que l’art prenne la place qui lui revient. Qu’en pensez-vous?


27 commentaires sur «Roadsworth : artiste ou criminel?»

  1. 1 Simon Éthier

    Le cas de Roadsworth est particulièrement intéressant de par le fait que son arrestation ait été l’événement l’ayant sorti de l’ombre. Ses oeuvres, non-signées (pour celles que j’ai vues) et éparpillées dans la ville, faisaient appel à la curiosité, au clin d’oeil subtil. Je doute qu’il puisse reprendre une démarche créative de même nature si jamais la police et la Ville se désintéressait de lui. Dans un contexte où tout le monde fait le lien, où tout le monde le connaît, une nouvelle oeuvre perdrait certainement une bonne de son impact, de sa surprise.

    Ce qui me pousse à une réflexion sur quelques éventualités à l’égard de l’art urbain:
    1-Les "artistes", terme regroupant les writers, les graffitistes accomplis, Roadsworth et les dessinateurs de tout acabit continuent de créer dans l’illégalité. Conséquence: le risque d’être arrêté, de même que l’affront aux règles donne une certaine valeur et indépendance au travail.
    Conséquence II: lors d’une éventuelle arrestation ou procès, la Ville (principale plaignante ici) peut probablement retirer sa plainte, si elle juge que les oeuvres ne détèriorent pas le mobilier urbain ou n’entravent pas la circulation de façon significative (les oeuvres de Roadsworth sont déjà à moitié effacées par le trafic automobile); la valeur des oeuvres pour la vie culturelle doit aussi être prise en compte (la Ville devrait alors consulter une quelconque autorité en matière d’art).
    2-Puisque le mobilier urbain, les routes et les bâtiments publics ont été payés par les deniers du peuple, la Ville (et les gouvernements) autorisent la production des oeuvres sans discrimination aucune, et donnent ainsi accès au gens à leurs possessions.
    Conséquence: le stress des artistes baisse; on peut appréhender une baisse de la valeur de leurs oeuvres (l’élément «courage» ou «rébellion» disparaît du médium); une grande augmentation du nombre d’oeuvres de moins grande valeur endommage le patrimoine collectif (architecture, etc.).
    Conséquence II: La Ville pourrait sélectionner le type d’action jugées acceptables, ou alors se donner la discrétion d’effacer les oeuvres jugées de faible valeur (comment juger?), celles qui abîment le patrimoine culturel ou encore celles arborant un message haineux. (J’ai déjà lu que la STM effaçait en priorité les graffitis de nature haineuse.)
    3-La Ville autorise un nombre limité d’interventions sur les installations publiques, sur présentation préalable d’un dossier expliquant la nature du travail qui sera exécuté (c’est déjà partiellement le cas, mais le nombre d’oeuvres reste extrêmement limité).
    Conséquence: si la peur d’être arrêté disparaît, la spontanéité du geste est embourbée par la bureaucratie; les artistes insatisfaits continuent d’être considérés comme vandales.
    Conséquence II: on peut envisager des permis souples, mais révocables (exemple: Roadsworth pourrait peindre sur les rues, mais pourrait perdre son permis s’il peint des flèches inappropriées pour la circulation). La Ville doit se doter d’un comité jugeant les dossiers présentés. Les décisions quant à l’attribution des permis ne doivent pas être arbitraires ou limitées par un budget: l’artiste présente, l’artiste réalise, l’artiste paie; la Ville doit accorder les permis rapidement et et en grand nombre et expliquer clairement les raisons d’un refus. Par contre, comment juger qui a fait quoi après coup; quelle oeuvre est illégale et quelle autre est légale? Un artiste peut-il modifier (ou effacer) l’oeuvre publique d’un autre artiste?

    Chaque éventualité a plusieurs avantages et inconvénients, et, selon moi, chaque cas représente une charge de travail considérable. Simplement, d’un cas à l’autre, le travail n’est pas effectué par les mêmes personnes. Je penche légèrement en faveur de la troisième éventualité, même si l’effet surprise des oeuvres est largement diminué et qu’il complique le travail des policiers. Dans le cas de Roadsworth, la Ville devrait simplement retirer ses plaintes, les oeuvres étant bientôt disparues, et le créateur ne pouvant plus, à court terme, faire d’interventions surprenantes sur la signalisation au sol. Rappelons aussi tout le grabuge que font les cols bleus à l’hotel de ville chaque année; font-ils face à 53 (varie selon les sources) chefs d’accusation comme Roadsworth?

  2. 2 Marie-Claude Doyon

    Le travail de Roadsworth rend la circulation dans les rues de Montréal un peu plus agréable et sucite la réflexion. Ses oeuvres éphémères rajoutent au paysage une touche inusitée et ne dégradent en rien le patrimoine montréalais. Je ne suis donc pas d’accord avec la poursuite engagée contre lui par la ville de Montréal.

    Si la ville de Montréal a décidé de poursuivre, est-ce par elle-même ou à la suite de plaintes de citoyens?

    Je préfère de loin voir le travail de Roadsworth plutôt que des graffitis adolescents faits à la « va-vite »… Mais est-ce que la majorité des gens perçoit la différence? Je trouve la problématique assez difficile puisqu’il faut tracer la ligne entre ce qui est de l’art et ce qui n’en est pas. **Attention, terrain glissant.**

    Contrairement à ce qu’avance Simon, je n’ai pas l’impression que ce type d’artiste créé mieux ou plus parce que son action est illégale. Il me semble qu’il y a ici une démarche qui s’éloigne de la spontanéité et c’est ce qui, je crois, fait la différence entre le vandalisme et le commentaire artistique.

    Je ne suis pas certaine que les lois et les demandes de permis changeraient quoi que ce soit à la problématique car malheureusement (ou heureusement) les lois sont souvent faites pour être enfreintes.

    Est-ce que la « Nuit blanche sur tableau noir » qui a lieu depuis plusieurs années maintenant sur l’avenue Mont-Royal serait considérée comme du vandalisme s’il ne s’agissait pas d’un événement prévu d’avance?

  3. 3 Renaud Subtil

    Art signalétique qui ne nuit pas à sa fonction.

    La première fois que j’ai vu cette nouvelle façon de marquer la signalisation, j’ai cru que c’était entendu avec les autorités municipales; sinon un bon coup de leur part.

    Disons que c’eût été le cas…

    Ça pousse au respect. Respect des autorités duquel émane un désir de collaborer.

    Et si c’était un artiste qui trouvait l’art et la matière de colmater les nids de poules?

    En passant, tel que vu à la télé, les dommages causés par cette signalisation "sauvage" sont maintenant difficiles à évaluer puisque la peinture s’efface. La poursuite en fera-t-elle autant?

    En repassant, éloges à l’instigateur d’oeil pour oeil.

  4. 4 Richard

    Peut-etre y a-t-il des endroits plus propices pour ces choses? Rues piétonnieres? Setup dans le Metro (avec accord)? Il suffit de s’assurer au préalable qu’on ne risque pas de meler personne–d’ou l’idee de proposer ces oeuvres dans les rues piétonnieres.

    Autrement, avec l’accord ou la tolerance de la ville, des pieces temporaires a des endroits plus strategiques serait bon egalement, non?

  5. 5 Alexandre emetique

    il faut etre pragmatique…

    C’est plate, mais la ville ne peut pas laisser passer cela, sinon, tous les artistes vont faire la même chose…

    Et puis le vandalisme didactique, c’est tellement plus cool…

  6. 6 Philippe Lamarre

    Alex,

    tu m’ennuies avec ton pragmatisme. Ça doit être ton côté suisse. ;)

    Tous les artistes vont faire la même chose? Tant mieux, la ville sera plus vivante. Les tags m’emmerdent eux, si la police devait faire un effort pour éradiquer un phénomène graphique, ça devrait être celui-là. Et aussi les bannières de vinyle, mais ça je crois que c’est permis. Là-dessus, les Suisses ont une longueur d’avance.

    Quant tu vantes le vandalisme didactique, c’est de l’auto-promo honteuse!

  7. 7 Paul-André Urbain

    Ce gars-là pourrait travailler pour la ville !. Imaginez, un « Troubadour graphique de la rue ».
    Il pourrait se promener partout dans la ville et faire des ti-clins d’œil à terre aux citoyens, sans discrimination, libre de ses concepts. Il passe l’hiver à préparer ses dessins et l’été à les réaliser, ben tranquille. Une borne-fontaine décorée en nain de jardin avec un casse fluo pour que les pompiers la repèrent (c’est pas une bonne suggestion). Ses graphiques sont beaux, intelligents et sensibles. Des graphiques latinos, italiens, grecques selon les coins de rue. Ça serait une curiosité touristique de plus, imaginez un beau livre avec plein de photos que les touristes achèteraient et apporteraient dans leur pays. On devrait le faire aussi pour les murs de graffitis, yen a des pas mal écoeurants. Nous devrions lui préparer une belle présentation et aller présenter son travail au maire. Si on y trouve du financement l’affaire serait tiguidou.

  8. 8 Paul-André Urbain

    Ça pas rapport, mais ya quasiment pas de filles qui interviennent dans les discussions…
    c’est pas un peu gênant ?

    J’ai parcouru, en diagonal, l’ensemble de toutes les discussions et c’est pas mal toujours le même monde… Où sont les femmes ?

    Scusez, c’est mon côté Janette Bertrand.

  9. 9 Paul-André Urbain

    Ça pas rapport, mais ya quasiment pas de filles qui interviennent dans les discussions…
    c’est pas un peu gênant ?

    J’ai parcouru, en diagonal, l’ensemble de toutes les discussions et c’est pas mal toujours le même monde… des bozos… Et ils sont souvent ben ennuyants. Ou sont les femmes ?

  10. 10 Alexandre Saint-Jalm

    les filles travaillent plus fort et elles ont moins de temps (dixit maitre cossette)…

    hey Phillipe, tu controlles le bon gout toi?

    justement, les graffiteurs vont te dire que tu y connais rien…

    Si tu es trop permissif, je te jure que ca tourne à du n’importe quoi… pas envie de voir des motifs hippies partout…

  11. 11 Bryan-Kelly Lamonde

    Je trouve le travail de Roadsworth très intéressant. Je n’est malheureusement pas vu le travail en vrai mais les photos en disent suffisamment.

    La démarche de l’artiste s’approche à la fois du grapheur et du scénographe-signaléticien. Plusieurs mouvements dans le monde font des trucs un peu du genre : donner une certaine personnalité visuelle à une ville. Non pas en marquant «Fuck les Cops» des cannettes de peintures mais en ajoutant des petites touches graphiques charmantes.

    Cependant, le travail de Roadsworth est beaucoup plus extravagant. Il apporte une dimension graphique et une réflexion importante. Personnellement, le problème de «l’identité des villes» m’intéresse beaucoup. Le travail dont on parle ici est une méthode efficace qui agrémente la circulation quelques fois monotone dans les villes et qui, par le fait même, l’embellie. Je crois quand élaborant des projets du genre, acceptés et légal, (dans un total respect des lieux) on arriverait à de bon résultat: beau, agréable et quelques fois fonctionnel. En publicité, on a de plus en plus des réalisations qui «s’intègrent» dans la ville. Ces pubs prennent en considération de contexte et surtout la forme du lieu pour pouvoir les épouser et créer un sens au message à transmettre. Ce qui fait en sorte que certaines pubs ne peuvent être déplacé car elle perdrait leur sens.

    Néanmoins, je suis loin d’encourager l’intégration des pubs aux décors de nos villes de cette façon là. C’est comme si on signait un pacte avec notre décor comme dequoi on se donnait le droit de le modifier comme on voulait pour le bien d’une entreprise. (Ceux qui sont pour, manifester vous, j’ai besoin t’entendre des gens qui aiment ce genre de communication)

    Ces publicités sont déjà dans notre décor et prennent de l’expansion. Si le travail de Roadsworth avait été légal, peut-être s’aurait été moins «engagé» mais beaucoup plus profitable pour le décor. Jusqu’à temps que ce genre de projet vienne qu’à ce réaliser, j’encourage les artistes et les designer à agrémenté le décor grâce à leur idées ! Bientôt les publicités seront remplacé par des projet pour décorer les villes. (belle utopie)

    « Pour que l’environnement en soit agréable, il faut que sa structure soit claire et son identité frappante, chargée de poésie et de symbolisme. L’impression d’endroit remarquable rehausse les activités qui s’y exercent.» – Kevin Lynch

    Liens intéressants :
    http://www.herbert.ind.br/
    http://www.urbanhautecouture.net...

  12. 12 baillairge

    Tiens, voici une fille dans la discussion! Euh, je reviendrai plus tard : faut que j’aille raconter des histoires aux enfants.

  13. 13 Jean-Sébastien Dussault

    La signalétique de circulation urbaine doit quand même respecter quelques règles fondamentales: être visible et être claire.

    Je ne suis pas contre l’art de Roadsworth, tant qu’il ne vient pas cacher l’original, ou qu’il n’ajoute pas un élément de confusion ou de distracion potentiel.

    Par exemple, le zipper orange pourrait distraire un automobiliste juste assez pour qu’il ne voit pas un de nos célèbres traverseurs-de-milieux-rues à l’oeuvre.

    Mettons que la ville avait laissé faire parcequ’ils trouvent ça cool, je suis sûr qu’au premier accident venu à un lieu où se trouvaient une de ses oeuvres, on aurait eu un tollé de protestation parceque la ville n’aurait pas agit avant… (que l’oeuvre en soit responsable ou non)

    C’est sûr que dans le meilleur des mondes on pourrait faire une réglementation plus nuancée, mais on veux-tu vraiment mettre de l’argent dans l’étude sur la sexualité alternative chez les mouches?

  14. 14 Donald Oak

    Je suis d’accord avec l’idee de rues pietonnieres avec l’accord de la ville. D’une decennie a l’autre, il y a ce faux sentiment de liberté, les gens se permettent de plus en plus, prennent des risques plus extraordinaires.

    Et tant qu’a isoler les pieces, pourquoi ne pas en faire une exposition parallele dans une zone pietonniere ou une cour interieure? L’artiste Roadsworth–qui porte bien son nom–aurait pu dessiner le tout a la craie et eviter les grosses represailles. La craie, ca tue pas personne…

  15. 15 Paul-André Urbain

    Philippe Lamarre, je t’aime.

    Ta job sur ce site est pas mal difficile surtout pour du bénévolat.

    Quessé tu corriges, quessé tu censure, quessé qu’y a pas rapport avec le sujet, quessé tu fais avec le bitchage interpersonnel, les attaques personnelles… ? Tout ce que tu fais pour que ce site soit à la hauteur de toutes les attentes écoeure quelqu’un à quelque part malgré toutes les bonnes intensions que je tu as.. C’est pas parce que t’es nul, tu fais des interventions intelligentes et équilibrées sur les sujets de discussion. Je le pense. Le site a l’air d’une garderie, c’est pas de ta faute et, moi, je serais ben poche dans une garderie.

    Pourquoi ne pas créer une zone sur ce site oussé que tu envoies toutes les bitcheries, les commentaires désobligeants, toutes les attaques personnelles, les affaires pas rapport avec les sujets de discussion et autres… Des bouts ou le total du commentaire. Le bozo qui t’écrit présentement serait inclus, pas de trouble. Tu ne censures plus rien, tu classes les commentaires… Tout le monde reste en ligne et ils ont l’air fous comme ils l’ont mérité et toi tu restes clean…

    Imagines dans la zone « Commentaires récents » où « Messages récents» nous pourrions cliquer sur « Bitcheries pas rap », « Insultes personnelles » « Poubelles- trash » (facile).

    Pourquoi ne pas lancer le concours « Comment va s’appeler la place des bitches ».

    Comme ça, ta tâche serait facilitée et le monde ferait attention avant d’écrire des niaiseries.

    Et échanger intelligemment.

    Tourlou

  16. 16 Philippe Lamarre

    Paul-André

    je n’ai pas du tout envie de perdre mon temps à développer un voûte aux niaiseries. Il y a suffisamment d’espaces sur le web pour ce genre de truc. La raison qui m’a poussée à développer ce site est uniquement de créer une communauté de designers qui communiquent entre eux leurs idées et opinions à propos du design graphique. En tant qu’éditeur du site, je me réserve le droit d’éditer ce que je juge pertinent ou non aux discussions. C’est un peu le rôle d’un éditeur que d’éditer, non? Si tu trouves que le site a l’air d’une garderie, tout ce que je peux dire c’est que tu es celui qui braille le plus fort!

    Aussi, pour ceux qui ont des commentaires à formuler, prière de me les faire parvenir directement à mon courriel. Pas que je veuille tenir quoi que ce soit confidentiel, mais je veux épargner des lectures inutiles à nos pauvres yeux malmenés par les écrans d’ordinateur.

  17. 17 "Maudit Tageur revient pour vous hanter"

    Philippe Lamarre a écrit " Les tags m’emmerdent eux, si la police devait faire un effort pour eradiquer un phénomène graphique, ca devrait etre celui la."
    olalala mais d’ou vous parlez que les tags c’est de la merde, ca fait chier, et blablabla…. moi je dis premièrement il faudrait fermer sa grande gueule quand on ne sait pas de quoi on parle!!!!!!
    et en reflechissant un peu plus, tu as raison d’un coté, mais sache que dans le code pénal, il n’est mentionné que le delit pour "tags", comme degradation de bien publics ou privés, il n’est donc pas fait de différence entre les différentes formes d’inscriptions! je me suis d’ailleurs fait arreter pour avoir fait un hommage à un chanteur connu mort il y a peu, sur un batiment abandonné donnant sur la route!
    mais sors 1 peu de ce meme schéma qu’ont les gens.. le tag c’est pas bien d’abord, et puis ca pollue, et bla et bla et bla…….. car le tag est quand meme une sorte de calligraphie, belle place que tu lui fais la! alors tes sois disants discours en disant que lui ce qu’il fait c’est bien ca devrait etre autorisé,etc… tu peux te les foutre ou je pense, c’est totalement subjectif et ca n’apporte rien de concret. Avant de critiquer les choses tu devrais d’abord t’informer un peu plus, et avoir une ouverture d’esprit un peu plus large.

  18. 18 Antoine Nonnom

    Tager, c’est simplement répéter son nom encore et encore, sur les murs. Rien de plus égocentrique.

    C’est un peu comme une fille, rencontrée au bar, qui ne peut s’empêcher de parler que d’elle-même. Je me moi.

  19. 19 Simon Éthier

    Avant même d’essayer d’établir une proportion, le tag n’est-il pas à la fois BEAU ET ILLÉGAL? Son aspect interdit augmente sa valeur et sa part de risque. Permettre de taguer à des endroits prescrits équivaudrait à essayer de confiner les skaters aux skate-parks officiels.

    Moi, la plupart du temps, j’aime les tags, throw-ups et autres… tant que ça a un côté artistique (plastique ou rédactionnel). Mais j’aime aussi qu’ils soient illégaux, entre autres par respect pour l’architecture et le travail des autres… Y’a quand même quelqu’un qui a trimé dur pour payer le bâtiment qui est tagué, et potentiellement d’autres pour l’entretenir, le dessiner et le bâtir.

  20. 20 Antoine Nonnom

    Joli.
    Avant de commenter la qualité du français écrit de notre ami, qui perpétue le cliché (trop souvent exagéré, malheureusement) de sous-éducation des siens, je tiens à soulever ceci :

    Ce mouvement est omniprésent dans la ville, il s’expose PUBLIQUEMENT (illégalement) sur les lieux PUBLICS. Alors il ne faut pas se surprendre quand le PUBLIC se prononce dessus. Et ça inclut monsieur Girard qui défraie des coûts pour repeindre son garage vandalisé, madame Vanasse qui s’en balance, et les jumeaux David et Jean-Yves qui trouvent ça vraiment cool.

    Par exemple : Je ne connais rien à la réparation des nids-de-poule dans les rues. C’est un fait. Mais comme ce phénomène m’affecte DIRECTEMENT, je tiens à me prononcer.

    Il faut vraiment être dur d’oreille pour ne pas écouter quand on affecte son entourage.

  21. 21 "Maudit Tagueur"

    C’est bien Antoine Nonnom.. tu as fait un commentaire inutile de plus. Je crois que t’as pas bien lu mon message d’avant, si tu veux une reponse elle se trouve dans celui-ci.
    et je m’arreterai la, les debats inutiles ca va bien..
    GRAFFITI WILL NEVER DIE

  22. 22 Maudit Tagueur

    En fait, pour être plus précis, je dirais que je suis un total con.

    Je m’excuse d’avoir importuné votre blog et je regrette toutes mes sorties publiques ici.

    Sincèrement désolé.

    Je n’ai pas voulu être déplaisant ou détestable.

    Je ne suis qu’un petit pois dans l’univers. Je pleur et je râle.

    Assis, couché. Moules.

  23. 23 Jean-Sébastien Dussault

    Question de faire un suivi,

    Aujourd’hui, Roadsworth s’en sort avec une entente à l’amiable: absolution conditionnelle à 40h de travaux communautaires dans des activités liées au domaine des arts visuels, garder la paix(!) et ne pas utiliser des pochoirs et de la peinture en aérosol dans la rue. (triste). Ah oui, il devra obtenir l’authorisation de la ville avant de faire des interventions publique.

    C’est mieux qu’un casier judiciaire puis une amende de 100 000$, mais ça m’enrage quand même.

  24. 24 Janick

    C’est en effet mieux, mais c’est vraiment dommage que la ville prenne ça de même! :(
    Encore là, où tracer là ligne, je suppose que c’est ça leur point de vue!
    :( :( :(

  25. 25 Simon Éthier

    L’énormité de l’amende, le nombre de chefs d’accusation a été associée par les médias au fait que la Ville voulait faire de Roadsworth un cas exemplaire (dans la peine encourue). Or, tous savent justement que Roadsworth N’EST PAS un exemple, n’est pas n’importe quel tagueur. Et c’est probablement pour ça que tant de gens l’aiment, et que tant de gens (la Ville, aussi) reconnaissent si bien ses oeuvres, contrairement à beaucoup de tagueurs moins originaux.

  26. 26 Rebel Extravaganza

    Bonjour a tous
    J’ai une question qui me turlupine après avoir lu tout ces posts…
    Que devient l’affichisme dans tout ça?
    Est-ce illegal de coller des affiches ou des dessins dans les rues? Y’a t-il un format minimum pour ne pas subir de poursuites?
    J’attend vos reponses,
    merci d’avance

  27. 27 Yacob Haddoud

    il a raison si la publiciter a le droit detre presenter dans des lieux publiques pourquoi pas l’art. Personnelement je trouve que la publiciter est le vandalisme et l’art la culture.

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