En tant qu’étudiant qui s’apprête à quitter le banc d’école pour le dur marché du travail, je suis semé par le doute. La peur d’avoir mal choisi ma profession m’envahit peu à peu. Toutefois, on dit toujours qu’il faut foncer tête première dans nos peurs et les affronter pour en sortir grandi. C’est ce que j’ai décidé de faire.

J’ai souvent entendu des discours vantant les mérites du métier de designer, mais la vision contraire semble très peu répandue. Toutefois, je crois qu’il est important de connaître les deux points de vue afin d’être mieux préparé à la réalité. C’est pourquoi, dans ce livre, j’explore le côté sombre de ce métier avec ma vision d’étudiant.

Cependant, j’ai voulu avoir également l’avis de professionnels dans le domaine afin d’avoir une opinion globale sur ce sujet délicat. Je leur ai tout simplement demandé : Pourquoi ne pas être designer ? Avec surprise, je me suis aperçu que je suis loin d’être le seul à m’être déjà posé la question. Je vous invite donc à découvrir les réponses de 60 designers de différentes générations—allant de Sylvain Allard à Claude Auchu en passant par Lyne Lefebvre et Denis Dulude—qui ont chacun leurs points vues sur le sujet, mais qui sont tous reliés par leur passion et quelques fois par leur humour.

Malgré que ma question de départ était quelque peu démoralisante pour certains, il s’est avéré que cette démarche m’a fait prendre conscience que tout ce qui compte finalement c’est d’aimer ce que l’on fait et les désagréments sont vite oubliés.


10 commentaires sur «Pourquoi ne pas devenir designer…»

  1. 1 martine

    J’aime !

    J’ai lu une partie du contenu et j’ai adoré les résumés et la conclusion. C’est vraiment une bonne synthèse des maux les plus important de ce domaine.

    Ce que j’aime surtout de cette approche, c’est que maintenant que nos bibittes sont sorties, on peut essayer de travailler à résoudre les problématiques.

    Aussi, bravo pour l’idée d’avoir intégrer d’autres opinions. C’est bien d’avoir pu rassembler toutes ces personnes.

    Vivement la passion de créer !

    Bonne journée, Martine

  2. 2 Mathieu

    //Je me joint à Martine là-dessus… je suis encore étudiant, dans une université qui ne parle malheureusement que très rarement des réalités du métier (en fait, qui n’en parle pas du tout…) Tout ce que je sais du métier, c’est le cégep qui me l’a appris. Et moi-même, par ma curiosité.

    //Bravo à toi, Jean-Michel… Belle initiative, qui fera avancer, je l’espère, la condition du Design Graphique au Québec.

    //Certains de mes profs ne connaissent même pas L’EXISTENCE de la sdgq. :-O

    {parenthese}
    D’ailleurs, je sais que la SDGQ viennent au cercle, au mois d’avril. Et ici, je m’adresse dans les airs, à quiconque responsable du dossier… auriez-vous un support visuel pour annoncer l’événement, que je pourrais faire imprimer ici et afficher dans les corridors, afin que les étudiant en design graphique soient au courant ? Parce que je sais pas si la direction du programme de Design à été contactée, mais toujours est-il que je ne suis au courant QUE parce que j’ai recu le courriel de la SDGQ (et j’ai aussi vu sur la page web de celle-ci) Mais … ceux qui ne connaissent pas la SDGQ… comment seront-ils au courant de l’événement ?
    {/parenthese}

  3. 3 3ave

    Bravo Jean-Michel

    J’ai bien apprécié la lecture de cet ouvrage. Malgré que je travaille à temps plein pour une agence, il m’arrive souvent de faire du télétravail donc de bosser seul de chez moi. Conséquemment, je me renferme régulièrement sur ces différentes pensées qui me hantent et qui ébranlent ma passion de création.

    J’étais déjà conscient de ne pas être seul avec ces sombres idées, mais c’est toujours très apaisant de constater concrètement que plusieurs designers vivent ces états. Non pas que je me console du malheur des autres designers, mais plutôt de savoir qu’il serait possible de partager mes phases négative avec des gens qui comprennent. Ma copine et mes amis peuvent être parfois à mille lieues de comprendre pourquoi cette police avec empattements est beaucoup plus efficace que celle en bâton que mon client trouve plus moderne et esthétique et que ça me met dans tous mes états…

    Bref, merci Jean-Michel, ça m’a beaucoup plu.

  4. 4 Barney

    Génial… En voyant le titre je me rends compte que j’attendais ce bouquin depuis de bonnes années sans le savoir. Merci d’avoir courage et perspective afin d’en fair une publication sérieuse!

    Cependant je ne suis pas grand fan de la lecture paginée sur écran! — il y aurait-il moyen d’en commander une copie?

    Bravo!

  5. 5 fgc

    Très intéressant comme ouvrage… Le secret de notre beau métier, c’est d’être passionné. Vraiment passionné (exposant 10). Sinon, on a mille raisons pour ne pas devenir designer graphique…

  6. 6 Émy

    Merci pour ce bon moment !
    Ton édition est vraiment géniale, j’ai beaucoup aimé ! Je pourrais la relire une deuxième fois avec grand plaisir ! C’est un travail très intéressant !
    J’aimerais voir un jour ton ouvrage sur les rayonnages d’une librairie. (si possible en France ^^).
    Merci encore !

  7. 7 Stéphane Quiniou

    fgc a taper dans le mille.
    Un seul mot : PASSION

    Stéphane Quiniou

  8. 8 Leslie Dumont

    Où ? Quand? Il me faut ce manuscrit!

    Je trouverai peut-être réponses aux milles questions qui m’assaillent depuis 10 ans!

    Je lève mon chapeau au concepteur de ce document. La profession est un peu victime de son élitisme: « ces CHOSES, puisqu’on en parle pas, n’existent pas. »

    Nous y sommes pourtant tous confronté un jour où l’autre, manuscrit à l’appui.

    J’ai très hâte d’éplucher ce document. Encore merci.

  9. 9 sophie

    j’ai parcouru l’ensemble de ce livre, il est très bien construit, un brin pessimiste ou serais ce de l’ironie ?
    Toutefois, je tiens à rassurer le narrateur : la plus part des métiers sont comme tu le présentes ; certaines personnes dénigrent le travail des autres sans cesse, on est tous mal traités et tout au long de notre vie nous devons faire face à tout type de situation des plus sympathiques aux plus déplaisantes.
    Quand au tableau très cynique de ce métier, je pense que tout n’est pas exact, je suis à mon compte et même si le chemin est escarpé et des fois difficile, les satisfactions du travail bien fait et des réalisations l’emportent, on oubli vite les embuches et les grincheux, le travaille n’est jamais le même.
    Il ne faut pas oublier qu’il y a réellement des métiers qui ne sont absolument pas reconnus par la société, je ne les citerais pas mais en y réfléchissant tout le monde peut les trouver et c’est limite indécent de dire que le métier de designer est un métier difficile …..
    un peu d’humilité
    en tout les cas ce qui est le plus dur pour un étudiant est de sortir de son école et de se confronter à la vie professionnelle, cela est vraiment difficile, mais il faut prendre le train en marche et puis c’est vite passé.
    En tout les cas ce petit manuel réalisé est l’oeuvre d’une personne qui n’a pas sa langue dans sa poche et je pense qu’il n’aura pas tellement de souci à s’intégrer dans le monde professionnel.
    Bon courage
    SOPhie

  10. 10 Stephane Lauzon

    Il y a du vrai et du faux dans ce livre. Je crois que les projets vraiment intéressants et stimulants sont un baume pour les projets moins créatifs.

    Pour les projets moins créatifs, je les vois comme une échelle. À chaque fois où l’on peut augmenter la qualité du travail, on doit prendre l’opportunité et ainsi élever d’un échelon le design (et le savoir) du client.

    Il est vrai que le client est souvent bien en bas de l’échelle, mais il est largement plus heureux quand ses pairs lui soulignent son amélioration. Ça lui donne confiance et nous donne ainsi une autre chance de monter un barreau de plus.

    C’est un défi, où il faut y mettre un peu d’effort, mais quand ça marche, bon Dieu qu’on est heureux!

    :)

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