Choker

Tout comme dans les mondiaux d’athle?tisme qui se déroulent en ce moment, on peut constater que certains athlètes, qui sont habituellement très performants, ne réussissent même pas à se classer en huitième de finale… Ils foirent, comme on dit ici. La pression est-elle trop grande ? Le stress est-il trop fort ? Les attentes sont-elles trop grandes ? Par association, ce phénomène s’applique aussi en design graphique. Comment supporter le stress quotidien d’avoir à réussir à livrer la marchandise souhaitée. Comment ne pas décevoir et conserver un climat de confiance avec le client pendant plusieurs années ? L’objectif : se renouveler en innovant et en pratiquant avec plaisir cette profession sans prendre de stéroïdes !

Qui sont les responsables de cette pression ? La culture d’entreprise, les responsables des communications, les gestions humaines ou quelques individus « prima-donnas »? Mauvais briefing ?

Plus de jus — à plat — comme un lac vidé de ses poissons à cause des pluies acides. Malheureusement, sauver sa peau peut devenir indispensable… Vite sauvez-vous ! Faites du canotage, du petits-points ou bien lisez le dictionnaire à vos enfants.

Est-ce que je me sentirai mieux demain ? Dois-je prendre la commande comme au comptoir de McDo ? Dois-je faire une surprise au client? Amener sa famille à Canada Wonderland ? L’éthique est-elle plus importante que ma qualité de vie ? Le diable va-t-il s’emparer que mon corps ? Dois-je investir dans cette relation tentaculaire ? Serai-je condamné à travailler toute ma carrière que pour des causes à buts non-lucratifs ? Dans votre vie de tous les jours, que faites-vous pour éviter de « choker »?


48 commentaires sur «Choker»

  1. 1 Paul-André Urbain

    C’est l’histoire de Stéphane, secondaire 5, travaille dans l’imprimerie de son oncle Gaston à Laval. Il a commencé au shipping et il est maintenant graphiste. Il s’est acheté un Mac full éqwipe et il répond aux commandes. Comme dit sa mère, yétait prédestiné parce que quand il était petit, il dessinait tous les nouveaux modèles ce char.

    Il a fait le logo de sa belle sœur Ginette qui voulait ouvrir un salon de coiffure. Ben avenant, Stéphane a suggéré d’y faire une carte d’affaire et un beau dépliant plié en trois. Ginette l’a distribué avec sa plus vieille, Noémie, sur les pare-brises dans le parking du centre d’achat et dans les boîtes à malle du quartier.

    Ça fait 3 ans et elle a sa clientèle. Elle pense se faire refaire un autre dépliant avec sa photo.
    « Si c’est bon pour les agents d’immeubles, ça doit être bon pour moé » qu’à s’est dit. Stéphane lui a suggéré d’attendre un peu parce qu’elle prévoit déménager de son sous-sol a un beau petit local qu’elle a vu au centre d’achat du coin, juste entre le dépanneur et le club vidéo. Comme ça elle profiterait du changement d’adresse pour se faire redessiner toutes ses affaires. Gardez ça pour vous autres, mais il se pourrait qu’elle s’achète une table de bronzage, mais c’est pas décidé.

    Ça va bien sa business à Stéphane, il aime ça, il est motivé, dynamique, intelligent et honnête et il conseille bien ses clients. Dans ses temps libres, il fait des beaux photomontages écoeurants de StarWar. Il a laissé faire les chars.

  2. 2 Nelson Rouleau

    Passion ! Si se mot est encore dans votre vocabulaire, ne soyez pas inquiet. Si il n’y est plus, prenez une pause (et ce, pas pour prendre une cigarette). La passion revient toujours ou changez de job.

  3. 3 Jean-Sébastien Dussault

    Pour éviter de tchôker, j’essais de prendre du temps à moi et d’ouvrir les yeux et les oreilles.

    Si j’ai pas vraiment de temps libre, j’essais de maximiser la routine:
    -Prendre le transport en commun pis être attentif à ce qui se passe, plutôt que de me plugger sur mon mp3 pis une revue.
    -Aller prendre un café et le boire sur place plutôt que de l’apporter, pis écouter les conversations aux alentours, regarder le monde.

    Une des raisons pour lesquelles on se ressource en vacances, c’est parcequ’on est plus ouvert, plus perceptif à ce qui se passe autour de nous. J’ai découvert qu’en essayant de garder cette "ouverture sensorielle" au jour le jour, la coube de stress descendait pas mal.

  4. 4 Paul-André Urbain

    Les trois P, pour moi c’est les trois doigts…!

    Tu en présentes 3, personne ne comprend rien. Tu en présentes 2, le monde pense à la paix. Tu en présentes un, celui-là et, là, t’es fait pour passer pour un vulgaire.

    Ou il y a les 3 grâces, ou les 3 monstres, anyway, ça marche par 3.

    Dans mon livre à moé, il y a en 3 itou, la « qualité », le temps et les moyens.

    Janette te dirait : le design (la « qualité », le produit final, la patente que le monde va apprécier sans connaître l’histoire de cette patente), le temps pour bien le faire et le bacon (l’argent, les moyens) pour bien le faire.

    Il y en a toujours 2 qui mangent le troisième et c’est toujours la « qualité » qui se fait manger parce qu’on ne peut pas la mesurer, la quantifier la titte-geuze de « qualité » comme le temps et l’argent. Quand t’as les moyens, t’as pas le temps. Quand t’as le temps, t’as pas les moyens.
    La « qualité » elle, débrouille toé avec, c’est ta job.

    Faut toujours t’assurer que t’as un des 2 avant de commencer.

    Quand on te demande la « qualité » sans moyen ni temps, dis que t’es ben occupé. Ça donnera rien anyway. À moins que t’es le temps et l’argent que tu donneras gratis parce que ça te passionne ou que c’est pour ta belle sœur et que tu ne veux pas scraper les fêtes de Nowel prochaines ou l’harmonie de ton couple.

    Quand on te demande la qualité avec juste un des deux (temps ou bacon), dis oui. Parce que c’est toujours de même que ça marche, pis là tu vas stresser.

    Quand on te demande la « qualité » avec les deux inclus, dis oui, mais c’est de la frime. Tu vas t’apercevoir en chemin qu’il en manque un. Tu t’es fait avoir et là tu vas stresser. C’est de même que ça marche partout.

    Tes 2 pires ennemis sont tes 2 éternels confrères de travail, le temps et l’argent. Il y a toujours un bozo qui va te les quantifier tes 2 confrères juste pour te faire stresser. Jamais il va te la qualifier la partie à toi. Fort de ses 2 calculs, le bozo va te manger ta « qualité ». (…)

    Ce qui va rester à la fin c’est ta belle patente que tu auras « qualifiée » avec toutes tes tripes.
    Le monde va s’en foutre et personne va la regarder en disant « Il a due manqué d’argent ou de temps ». Ne mets jamais ton nom en petit sur le côté.

  5. 5 Simon Lemieux

    Moi je suis étudiants
    Bientôt je vais me retrouver dans la même situation que vous. pi sérieusement je sais pas comment j’va faire. Je n’y arriverai pas.

  6. 6 Jean-Sébastien Dussault

    Fait-toi en pas, Simon. Il y a une grosse différence entre l’école et le travail:

    Au travail, on te paie pour stresser plutôt que te charger pour…

  7. 7 Philippe Lamoureux

    C’est tout à fait ça Paul-André! Cependant parfois, dans de rare période, en design tout fait exception, un genre de Karma où tout se met en place, l’idée, la technique, l’argent, un client qui trippe au max, bref tout les ingrédients sont là pour un très bon design. Ça arrive parfois. Alors Simon si ça peut t’encourager un peu à poursuivre bien voilà. Le problème je crois c’est l’idéalisation que l’on fait de notre métier. On met sur un peid d’estalle les exceptions, phénomène de société je crois, qui peut en décourager certains à force de rechercher cette «vibe» là. Outre le design exceptionnel il y a le bon design, celui des CONpromis, qu’on ne remarque et qu’on apprécie pas toujours, celui qu’on peut se dire «malgré tout il y a ÇA qui a passer», on ne sait jamais ça peut faire flasher un autre designer qui l’intègrera à son concept…un genre d’effet papillonou de bouteille à la mer. C’est ce que j’aime de notre métier, cet échange d’idée non formel qui influence le travail de chacun. Pour moi le design est un processus et ne réside pas toujours dans sa finalité. Comme le dit la chanson on fait ce qu’on peut pas ce que l’on veut.

  8. 8 Luce Beaulieu

    Quand je suis sortie de l’UQAM il y a 10 ans, avec la bourse Cabana-Séguin du meilleur portfolio, je n’ai pas acheté un Mac, je suis partie 4 mois en Europe pour tripper. Tous mes amis m’ont trouvé folle.

    Malgré la bourse, j’étais extrêmement insécure…et si j’en juge par la plupart des jeunes (et moins jeunes) graphiste et DA que je connais, c’est bien là un des paramètres que l’on a en commun: on puise notre validation personnelle dans notre travail. Mon "moi", c’est le logo que je viens de terminer. Touche pas à mon logo, ça me fait mal aux trippes. Demande-moi pas de changer la typo, je l’ai tweakée avec amour pendant 4 heures, je vais faire une crise cardiaque si tu me demandes de la changer.

    Donc, premier problème: se détacher émotionnelleemnt de ce qu’on fait comme travail, mais à un seul moment bien précis: lorsque c’est le temps de présenter. Avant, il FAUT être passioné, minutieux, même fou, mais lorsqu’on présente, il faut lâcher le bébé et voir s’il se tient debout tout seul. Car en bout de compte, on ne travail pas dans un vacuum créatif, mais dans un but précis, commercial, avoué. Même un OSBL a des objectifs d’affaires.

    Et c’est ça qui est le plus tough, et le plus long à apprendre: comment se sentir comme un être humain valide et accompli, même si parfois, on nous fait changer une graisse de texte, un tracking ou une couleur. Des fois on en perd, des fois on en gagne. C’est comme pour les athlètes, finalement.

    En définitive, il faut pouvoir apprendre de ses erreurs, et surtout, surtout, toujours se préoccuper de la relation avec le client. Car, veut veut pas, le client accepte toujours mieux une pièce de communication créée par quelqu’un qui se préoccupe réellement de sa business, et non pas simplement de sa fonte préférée.

  9. 9 Philippe Lamoureux

    Merci Paul! C’est noter pour moi.

  10. 10 Alain Roy

    Luce a raison, ce métier est rempli de passion, la passion de la typo, de l’image, du papier, mais et surtout la passion de communiquer. C’est toujours plus motivant et inspirant une bonne relation avec le client, la pression est beaucoup moins forte. Pour moi, c’est là que réside ma pression, soutenir une bonne relation avec la clientèle. Je ne parle pas d’une relation où le graphiste fait tout pour plaire au client, mais bien d’une relation humaine (humaniste), dans le respect et l’intégrité de chacun. N’oublions pas que pour créer, il faut tendre vers l’esprit libre. Alors, le détachement est primordial.

  11. 11 Antoine Nonnom

    La source de la crise est parfois du côté du client, je dois en convenir. Mais ce n’est pas toujours le cas !

    – Que penser des patrons ?
    Les jeunes designers prêts à tout pour se faire un nom s’abaissent fréquemment pour servir d’éponge jetable. Et souvent, un directeur de création exige plus que ce qu’il pourrait lui-même endurer.

    – Que penser des collègues de travail ?
    Une atmosphère de (malsaine) compétition s’installe souvent entre les créatifs. Qui aura la meilleure idée. Qui enthousiasmera le reste de l’équipe. Si un designer remporte un prix pour sa boîte, les autres sentiront qu’ils devront faire de même pour ne pas se retrouver à la porte.

  12. 12 baillairge

    J’arrive à 10 ans de carrière, enfin je crois. J’ai étudié avec Luce, angoissé à ses côtés. J’ai eut une note de Paul sur mon blog il y a quelques heures. J’arrive à une étape charnière, et ici, vous parlez de ce que je ressens, là, en ce moment. Au moment ou je me sens imploser dans ma caboche, derrière cette machine, il y a quelques phrases alignées devant mes yeux embrouillés qui jasent de cet air du temps. Il y a un étudiant qui me ramène aux années d’uqam, à Metz qui déballe ses objet sortis de sa caisse, à Judith qui donne sa première charge de cours ou presque. À l’initiation vers l’équilibre. Où étaient les cours attitude-client? Aux présentations devant la classe! Oh je les adorait ces présentation où tout le monde voulait fondre et ne rien dire ne rien objecter ne rien froisser. Pourtant, il était temps de s’y faire les dents.

    Là je vais aller relire mes notes de cours. il y a un truc que je dois avoir mal compris. Quoi? Lécole de la vie? ahh.. ok.

  13. 13 Janick Gravel

    Luce… c’est tellement bien dit que je ne peux pas ajouter autre chose, à part… merci de l’avoir si bien dit! :)

  14. 14 Bianca L.

    J’allais le dire: MERCI LUCE!

  15. 15 Luce Beaulieu

    J’aimerais partager avec vous quelques ressources que j’ai cherché et trouvé dans les dernières années:

    Livres:

    – "Creating the perfect design brief: How to manage Design for Strategic Advantage" de Peter L. Phillips (j’ai suivi un séminaire avec lui, je pourrais vous en parler longtemps)

    – "All Marketers are liars" de Seth Godin (biz/mktg qui traite de l’importance du message en marketing, et par la bande, comment communiquer ça à un client)

    – "In the Bubble: designing in a complex World" de John Thackara (explique, entre autre, l’important shift qui est en train de se produire entre le design de commodités (objets) et le design de relatrions et d’interactions entre les êtres humains)

    – "In praise of Slowness" (tout sur le mouvement Slow Food, et tout sur comment gérer la vitesse qui tue)

    – "The lost Art of War" Sun Tzu

    En termes de sites Web, en voici quelques uns:

    http://www.doorsofperception.com...

    http://www.knowledgeswap.ca/

    http://www.thinksmart.com/about/...

    http://www.dmi.org/dmi/html/inde...

    sethgodin.typepad.com/set…

    Désolée c’est tout en anglais…
    Donnez moi en des nouvelles, je serai curieuse de savoir si vous trouvez ça intéressant.

    *L*

  16. 16 Janick Gravel

    Évidemment, des fois il est vrai que le client ne "comprend pas" notre démarche, et des fois, même après explications (parfois même quand on essaie de "convaincre’ un client), on perd sur la fonte, ou la couleur dominante.

    Je ne sais pas pour vous, mais en tant que "petite", comme je m’appelle moi-même, j’ai souvent des clients qui débutent dans leur entreprise, et/ou qui ne connaissent rien à notre domaine. Des fois c’est pas drole, mais des fois c’est la beauté de la chose que d’éduquer les gens sur notre passion, vous trouvez pas??

    Bien sûr, parfois on a plus ou moins le choix d’accepter des "caprices" de clients (ou est-ce plutôt nos caprices à nous??), surtout quand on est "petit" et que notre but est de manger autre chose que du beurre de peanuts!!! :)

  17. 17 Bianca L.

    Moi aussi je me considère comme une « petite » et j’avoue que plus j’évolue dans le « domaine » du design graphique, plus je me rends compte que pour la plupart, on crée nos mandats pour nous ou plutôt pour garnir notre portfolio.

    Bien entendu, on veut la meilleure idée et le plus beau design afin d’épater le client, mais je crois que c’est rare que l’on crée seulement pour satisfaire le client, même les grosses (et petites) agences le font. Regardez-moi ces beaux projets qui gagnent des prix, mais qui ma foi, sont souvent un peu trop artistiques pour toucher la clientèle que le client veut viser. À go on pète nos bretelles afin que tous nous voient !! Le Festival des Bretelles! A-wi-gna-han!

    Mais comme tu dis Janick, il faut souvent éduquer le client et surtout le convaincre, et ça c’est pas toujours facile, même si ça fait parti de notre job ! J’ai terminé mon bacc à l’UQÀM il y a 2 ans déjà, et je me rends compte qu’il me manque un peu de pratique au niveau de la vente de mon « produit ». Bien entendu, ce n’est pas une question de me fier sur l’école pour apprendre ça… mais… de là à avoir pensé un jour devenir une vraie petite vendeuse… (tu as bien raison Martin, tant de choses à apprendre).

    On travaille pour qui en fait ? Pour les clients ou pour nous épater entre designers ???

    La « petite » a tant à apprendre …

  18. 18 Luce Beaulieu

    Je peux vous dire, en ce qui me concerne, que je n’adhère pas du tout, mais pas du tout aux concours. Pas tellement pour le principe de la compétition comme telle, mais parce que je sais comment ils sont organisés, que ce sont toujours des cliques qui se forment parmi les jurés (et pas toujours pour des raisons très pures), que ce n’est pas le mérite du projet qui compte mais seulement son look, qu’on se fout royalement de savoir si le message a été communiqué en autant que ça soit hot, qu’on se fout de la stratégie derrière en autant que ce soit la bonne fonte et le beau papier. Je m’excuse là, je ventile, mais je trouve ça effrayant d’avoir à PAYER pour se faire dire qu’on est bon ou pas bon, valide ou pas valide en tant que designer.

    Avant d’envoyer les tomates, lisez ça: http://www.brucemaudesign.com/ma...

    *L*

  19. 19 Bianca L.

    Tu as tout à fait raison Luce. Je me posais la question si vraiment il y avait une clique… j’imagine que oui. Mais c’est pas juste en design qu’il y en a. Faut s’y faire malheureusement, c’est la nature humaine de hiérarchie.

    J’ai l’impression qu’à l’université on nous apprenais déjà à en faire partie de cette clique. Je me souviens qu’au mois de février, on avait donc hâte de voir les gagnants du concours Grafika (pour ne nommer que celui-là). Hé, qu’on étaient donc pas surpris des résultats! Mais faut se situer et se demander si on a vraiment besoin de se faire valider entre nous et si on a besoin de cela pour continuer. Et surtout de décider si on veut en faire partie, car une fois que tu embarques dans cela, c’est difficile de s’en passer. Même si tu es le designer le plus humble.

    Et je trouve cet article de Bruce Mau très intéressant et inspirant, ou tout simplement aide à se remettre les pieds sur terre…

  20. 20 François Pesant

    Il est formidable de ressentir cette inquétude collective. Il y a en moi toutes ces questions auxquelles vous répondez et vous me faites un bien incroyable sans le savoir.Je suis un très jeune graphiste de 25 ans sans expérience concrète mais je crois être passionné par ce métier. Au même titre qu’un athlète, je m’entraînes à voir le bon et la mauvais matin et soir. Merci d’être là pour nous nouveaux nés de la créativité!

    bien scincèrement François

  21. 21 Janick Gravel

    Ahhhh, les fameux concours…..!! Je les aiment et je les aiment pas en même temps.

    Je les aiment car le tous ce qui se fait dans le domaine m’inspire et me rend fier de ce qu’on fait ici au Québec. (Ça ne veux pas dire que c’est ceux que j’aurais choisi si j’avais pu tout voir les nominations évidemment!!)

    Mais je ne les aiment pas dans une perspective de "petite" qui n’a pas les moyens de payer ces inscriptions démentielles (ça a l’air de rien 75$ pour une pièce, mais pensons-y bien… 75$ POUR UNE SEULE PIÈCE, évidemment sans garanties aucunes, et SURTOUT, sans entrée inclue au gala d’ailleurs!!!). Même si j’avais les moyens de m’inscrire, et que (admettons…haha) je gagnais, je pourrais même pas me payer l’entrée pour aller chercher mon prix au direct et faire mon petit discours "je remercie mon chum de me supporter depuis tant d’années et aussi merci à mon chat qui me laisse travailler"!!

    Quand je regarde le numéro de février du concours Grafika, j’aime le regarder. Mais je ne me sent pas, comment dire, incluse!! Je suis pas dans la "clic", comme vous dites, et sincèrement (je crois que plusieurs vont me comprendre) je n’ai pas le goût d’être dans la clic des prix donnés par des amis parce que ils sont justement des amis. Je n’ai rien contre les amis, évidemment, mais je me demande combiens d’amis du jury entrent chez eux en se disant qu’ils ont fait quelque chose de malhonnête…

    Même si j’avais tout ce bel argent là, est ce que j’aurais les clients pour participer? J’apprécie tous mes clients évidemment, mais ce que je veux dire, c’est que c’est pas toujours évident de vendre ta salade toute seule, et de convaincre un client qui en est à sa première expérience avec une graphiste, qui est un peu hésitant parfois! Voyez ce que je veux dire?

    Et je dois souligner, je ne veux pas généraliser quand même (même si j’en ai l’air). Parfois, des "petits", comme nous, prennent une chance de payer et participer, et gagnent un prix, et là, LÀ chus fière!!!

    François: t’inquiète pas, je suis plus jeune que toi! ihih :) Après un peu plus de 2 ans à mon compte, ça a l’air de démarrer vraiment pour vrai, ENFIN! Il faut juste être patient…
    …et avoir un chum qui nous supporte depuis tant d’années!!! haha

  22. 22 Bianca L.

    Je suis bien d’accord avec vous, Martin et Janick. Vous m’enlever les mots de la bouche.

    Surtout pour ce qui est de l’université et de ce que l’on est supposé « apprendre». C’est bien vrai que c’est un tremplin à talent et que partout, au cegep ou bien à l’université on nous montre un «monde imaginaire faisons triper les étudiants avant qu’ils se rendent compte de la réalité». J’aime bien cette remarque!

    Je trouve aussi qu’il n’y a pas assez de débats et pas assez de nourriture intellectuelle. Je me souviens justement que le seul cours qui me demandait d’un peu de lecture et de jugement (autre que conceptuel) était un cours de gestion (Martin on était dans la même équipe). Bien entendu, il serait bon de revoir l’ensemble des cours donnés à l’UQÀM…;) Mais j’imagine que pour arriver à des fins intellectuelles de meilleur niveau en design graphique (autre que de faire des design de t-shirt) il faudrait payer ou même ajouter une autre année au bacc, ou revoir la 3ème année. (Ne me confonder pas : je ne dénigre pas le travail que mes profs faisaient.) Malgré que le design de t-shirt est aussi important, mais peut-être en 1ère année.

    J’aimerais bien entendre ce que les « doyens » (excusez-moi c’est le seul mot qui me venait à l’esprit) on a dire sur le sujet de leur relation/expérience face aux concours et à cette fameuse clique… j’imagine que l’opinion serait moins virulente et plus de raison ? J’imagine que c’est du déjà vu et du quotidien.

    Je serais bien curieuse de voir mon opinion dans 10 ans…

  23. 23 Bianca L.

    Une clique c’est ti si mauvais que ça?

  24. 24 Janick Gravel

    À mon avis, non, mais chaque chose en son temps! Ça n’a pas sa place dans un concours je trouve! Mais d’une perspective de compréhension de ce que les autres vivent, peut-être n’est ce pas une mauvaise chose? C’est toujours bien de savoir que d’autres comprennent exactement nos joies et nos déceptions! Non? :)

  25. 25 Bianca L.

    J’aime bien tes commentaires JF, j’ai toujours aimé tes remises en question et tes arguments…

    Bien entendu, le mot clique est plutôt péjoratif et relié à un certain groupe d’autoproclamés « mieux » nantis, d’un clan divisé des autres. Mais je crois très bien qu’au delà d’une clique, il peux très bien se former une fraternité ou un groupuscule de cette clique qui choisissent le partage d’idées et d’évolution plutôt que le choix de l’image que pourrait procurer cette clique (faire partie d’un groupe de belles personnes influentes et « dezing » parce que c’est bien vu).

    Sujet du jour:
    Oui, un jour ou l’autre, chaque designer va flancher sous la pression (ou parce que lui-même se mets de la pression). Pour cela, il faut essayer de ne pas mélanger la vie quotidienne du travail avec sa propre vie personnelle, ou avec le désir de toujours performer. Car un jour ou l’autre, notre capacité à toujours trouver de bonnes idées et de créativité va s’assécher, telle un pruneau au soleil… c’est malheureusement inévitable.

    Saviez-vous que la capacité d’un individu travaillant dans un domaine où ses talents de création sont mises à contribution à chaque jour, a une espérance de travail performante estimée à 10 ans? Je comprends que choker deviens une chose peut-être normale à tout individu travaillant dans notre domaine. Voir peut-être même sain.

    C’est peut-être normal après coup de voir des designers graphiques s’orienter dans des domaines connextes de communications-marketing ou même d’enseignement.

  26. 26 Janick

    Bianca, vu comme ça, (le 10 ans de performances), je vais presque voir les périodes mortes comme un bon côté! haha (je blague évidemment…)

    Concernant ce que dit Martin, oui je trouve aussi que parfois, à cause de la peur, on est des fois pas mal hyper-flexible envers nos clients. Mais il faut bien le dire, si c’est une mauvaise chose, je suis pas certaine! Moi je veux que mes clients soient contents, et qu’ils reviennent.

    Des fois, faut piller sur son orgueil, et le fait de ne pas piller sur cet orgueil de temps en temps est ce que je considère "choker"!

    Je ne dis pas qu’il faut pas mettre l’effort d’expliquer la démarche au client évidemment, mais si le client n’aime pas, et que les solutions de rechange proposées de fonctionnent pas pour lui non plus, il faut avoir du courage et accepter la situation. S’entêter après ça, serait "choker" pour moi.

  27. 27 Luce Beaulieu

    Très bien dit, Martin et Janick.

    J’ajouterais que pour persévérer dans le métier, en même temps que d’être pigiste ou bien inépendant(e), il faut apprendre à aimer les clients, donc, les êtres humains en général. Avec leurs petits bobos, leurs enfants qui ont les oreillons et leurs voyages d’affaire qui ont mal tourné.

    Créer une relation privilégiée avec son client, c’est ce qui assure une pérennité à une agence et à un designer. Comprendre, avoir de l’empathie pour et estimer son client, cela fait que ses buts sont nos buts, et que ses victoires sont les nôtres et vice versa!

    Martin, je suggérerais à n’importe quel designer de faire quelques cours de psychologie avant d’entrer sur le marché du travail. C’est probablement, après les cours de typo, ce qu’il y a de plus utile pour ne pas commencer sa profession avec la peur au ventre et l’angoisse au coeur.

    *L*

  28. 28 Bianca L.

    C’est intéressant la «frontière personnelle»!

    Bien entendu, le 10 ans de summum de créativité suprême est à prendre ou a laisser… j’avoue que c’est assez démotivant se faire dire ça! :)

    Je vais essayer de retrouver le site où j’ai lu cela (ça doit faire un an que je l’ai lu), car il y a une couple d’intéressés qui veulent en savoir plus. Ce sera à suivre…

  29. 29 Janick

    En veux-tu des femmes d’affaires graphiques, en v’la! ihih :)

    Des cours de psychologie, très intéressant comme idée!! Spécialisé pour le domaine, ça serait encore mieux!

    Je suis bien d’accord avec toi Luce. Comme je dis souvent: "Travailler AVEC le client, et non POUR le client"… quand ils sont intéressés par l’idée, évidemment! :)

  30. 30 Poil Brillant

    Moi pour eviter de choker, je fais:

    -Des power-nap
    -Je lis ou je feuilette
    -Je leche-vitrine
    -Je vais voir un film
    -Je plug un CD sur un beat different
    -Je visite des blogs de jokes comme http://www.menoum.com
    -Si un projet me hante, je passe au suivant pour me changer les idees
    -Je me compare et puis je me console
    -Je vais voir des gens que j’aime
    -Je m’evade avec des livres et un cafe dans un coffee shop ou ailleurs
    -Je prends ma guit’ ou ma bass et je jam sur des tounes
    -Je fais du menage
    -Je surf le Web
    -Je grignote ou vais a l’epicerie

    Est-ce assez?

  31. 31 Luce Beaulieu

    Poil, pourquoi te caches-tu sous une fausse adresse et le site eBay? Est-ce un message sur la consommation effrénée? ;-)

    *L*

  32. 32 Luce Beaulieu

    héhé! lol

  33. 33 Luc

    Dans mon cas, cela fait plus de 6 ans que je fais ce métier et je suis en fin de course, je choke.
    Je suis présentement à regarder pour autre chose quoi que ça me fasse mal au coeur.

    Ce sont les salaires à Québec qui vont me faire changer de carrière. Depuis un bout je trouve extrêmement frustrant de rentrer travailler à chaque matin. J’ai consacré la totalité de mes temps libres depuis mes débuts au design ainsi que beaucoup d’argent. D’abord pour le plaisir, mais aussi dans l’espoir de pouvoir faire augmenter mon salaire en me perfectionnant dans un vaste chan de compétence. Mais forcé de constater que ça n’a pas fonctionné. Mise à part augmenter grandement mes responsabilités et ma charge de travaille, le chèque de paye est resté identique à quelqu’un qui na fait que le strict minimum durant c’est année. C’est très difficile et j’ai la sensation me faire avoir. Ça serait plus simple de me trouver un nouvel emploi et de leur dire que je ne sais faire rien d’autre que designer, j’aurais la même paye.

    C’est devenu trop frustrant et stressant pour moi, et j’ai l’impression que ça ne changera pas.
    Hier, ont mon inscrit sur un programme de dépistage pour la haute tension, c’est dû au stresse au travaille. J’ai 27 ans pas 45… Pourquoi tant effort pour si peux.

  34. 34 Janick

    Luc, tu as l’air complètement découragé de la vie :(

    Les salaires, c’est en effet un point important…

    Ça m’est arrivé de refuser des projets ou des "jobines" pour la rémunération. Ya des fois où y faut savoir sa valeur minimale… C’est certain, on négocie, on baisse le prix pour le client et pour avoir un bon contrat. On s’en fait des fois passer des belles, mais ya un point où moi je joue pu là. Des logos à 150$ là, repassez donc quand vous serez sérieux!

    Des fois on se sent cheap, on nous a toujours apprit de jamais rien laisser passer pour être capable de vivre. Ben je m’excuse, mais ya toujours ben des limites!!! Un commercant ira pas vendre un pantalon à 10$ si ça lui coute 100$ en matériel et main d’oeuvre, peut importe à quel point t’a besoin du 10$. Pis à part ça, pour 150$ un logo, je peux passer mon temps de façon plus constructive à chercher et approcher de nouveaux clients, ou même a faire la refonte de mon site Web!! Et même si c’est juste pour relaxer, je le mérite bien!! haha :)

    Si tu as toutes ces connaissances diversifiées Luc, cherche un peu ailleurs. Je suis certaine qu’il y a un employeur qui paierais cher pour t’avoir, et surtout qui te laisserais faire ton métier comme du monde et de façon motivé! :)

  35. 35 luc

    Malheureusement non, d’avoir beaucoup de connaissance et de bien sens sortir en design ne garantis pas de meilleur salaire à Québec.

    Si c’est le cas, j’ai été très malchanceux avec les agences ou j’ai travaillé toutes ces années.

    Tout au plus, ça te permet de te placer beaucoup plus rapidement lorsque tu es en recherche d’emploi. Après quoi ton nouvel employeur réalise les possibilités que tu lui offres et en profite, mais refuse d’augmenter la salière sous des prétextes habituels : petite agence, petit client, petits mandats, petite ville…

    J’ai souvent l’impression que c’est après avoir démissionné que mes employeurs réalisent qu’il n’y a pas toujours 100 personnes pour en remplacer une.

    Bienvenue à Québec !!!

  36. 36 luc

    mais refuse d’augmenter –> la salière <– sous des prétextes

    le salaire

    :)

  37. 37 Philippe Lamoureux

    J’ai un voisin de mon âge (28 ans) diplôme sec.5 qui prend des boîtes de papiers culs dans un truck de Charmin et les mets dans un entrepôt de Jean-Coutu, pour ensuite les remettres dans un truck de Jean-Coutu. Il a un fond de pension où l’employeur met le même montant que lui investi jusqu’à concurrence de 3000$ plus les assurances collectives payer par nore Johnny nationale, plus un escompte en magasin, plus accès à un centre sportif pour faire le cardio de Paul, piscine, gymnase, sauna à 3$/sem et il a fait l’an dernier un salaire de 55 milles $$$.

    Là je comprend Luc d’être en maudit. Les 3/4 des diplômés de l’UQAM en design graphiques ne feront même pas ce salaire avec 5 ou 10 années d’expériences.

    À ma sortie de l’université, j’ai commencé à 25K chez K7 pis criss j’en valais au moin 35K.

    C’est quoi le problème??? Ti-cul, trouve des bons concept qu’on va vendre 200 fois ton salaire horaire, brule toi, prend ton ti crisse de chèque pis ta geule. Pis toi le pigiste, ta geule aussi, tu vas prendre ce que je te donne pacequ’il y en a 150 ti nouveau qui la veulent ta pige.

    C’est pathétique. Le gars qui sort d’un Bac en administration lui va l’avoir son 35K juste parcequ’il sait compter jusqu’à 10. Faut croire que c’est comme ça que ça marche.

    C’est peut-être pour ça qu’il nous faut un vrai ordre professionnel. Bien beau la SDGQ, mais ça sert pas à grand chose pour ne pas que les petits nouveaux qui n’ont pas une cenne pour faire le signe de la croix se fasse exploiter.

    Pis le connard qui ose dire qu’au moins on fait ce qu’on aime dans la vie, je vais t’arr …. je me mord les doigts pour ne pas écrire ça et rester poli.

    Quand on se compare on se désole.

    Ça fait du bien….je n’aurai pas voir mon psy cette semaine.

  38. 38 Janick

    Ahhh, eh bien oui, du rugby "full contact"… apparemment que ça me ferait du bien!! :)

  39. 39 Bianca L.

    Moi j’aimerais mieux la lutte!

  40. 40 francisco

    On pourrait se partir un Designers Fight Club!

    "After fighting, everything else in your life got the volume turned down."

    Mais sérieusement, chaque fois, CHAQUE FOIS que j’ai fait preuve de souplesse, de générosité, que j’ai plié, je l’ai amèrement regretté. N’oubliez pas que la personne qui tient le gros bout du bâton (le bout avec un chèque, là) ben elle veut juste qu’il soit le plus petit possible. Mettez-vous à sa place. Si vous pouvez en avoir un tit peu plus, vous allez en demander un tit peu plus encore. Et si vous l’obtenez, ben vous allez vous essayer encore, non?

    Si la caissière vous donne trop de change, c’est ben plate pour Jean Coutu, non?

    C’est normal et banal, et on l’oublie à chaque fois. À tous les six mois je me tape le front en me disant «PLUS JA-MAIS!!!» (plaf!), mais me revoici, six mois plus tard, à me taper le front…

    Mais pour les ptits nouveaux, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner (du haut de mes dix ans de métier – aïe aïe aïe ça va finir bientôt?) REFUSEZ des jobs le plus souvent possible. Vous allez voir, ça fait une petit peu mal au début mais vous allez vous rendre compte que c’est le client qui a besoin de vous, et pas le contraire. Le design est un de ces métiers que j’appelle «éternels», votre clientèle potentielle c’est TOUTES LES ENTREPRISES. Pas seulement votre matante ou un théâtre alternatif ou un monsieur qui n’y comprend rien et qui a pas d’argent.

    Répétez ça dans votre tête, et visualisez la quantité d’entreprises que ça fait… Entre l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, pour commencer, combien de cartes d’affaires? de brochures? de sites web? Et toutes ces entreprises vont avoir besoin de nouveaux logos dans trois ans, vont déménager, vont engager du monde, encore du boulot! Vous pouvez donc en toute confiance dire non merci à ce contrat merdeux que vous voyez venir de loin.

    Pratiquez-vous devant un miroir : «Je suis vraiment désolé mais en ce moment je suis to-tale-ment débordé. Mais dans trois semaines ce serait parfait»

    Et les concours?
    Hah! J’ai été jury pour un concours il y a pas longtemps. Je ne participe plus aux concours.

    Finalement, n’oubliez pas de relativiser. Il y a des hauts et des bas dans ce métier comme dans toutes choses. Des moments vraiment horribles à vomir par terre et se taper la tête sur les murs, mais aussi ces moments magiques de joie pure, d’équilibre parfait, où l’on atteint le sublime, l’harmonie universelle (accord d’orgue), et dont vous vous souvenez encore plusieurs années plus tard.

  41. 41 Janick

    REFUSEZ des jobs le plus souvent possible.

    C’est drole que Francisco parle de ça… J’ai toujours eu le problème du ‘pas cher’. Depuis 1 an, je me suis prise en main et j’ai refusé des salaire complètement ridicules.

    …Et me voilà avec 2 supers bons mandats bien payés et intéressants! Ça bien l’air que ca marche… Quand tu sais ta valeur, les clients qui la savent pas ou veuelent pas la connaitre s’en vont du portrait, comme par magie!

    :)

  42. 42 Janick

    J’aime mieux me démener pour un contrat bien payé que pour un ti client qui veut même pas me payer ses 150$ pour un logo… lol :)

  43. 43 Janick

    T’a ben raisin… M’excuse :(
    Vite du rugby, viiiiiiite!! :)

  44. 44 Luce Beaulieu

    Ah ouais, Rugby, ou bien waterpolo, c’est encore plus violent. Je propose: l’équipe des designers contre l’équipe des clients…

  45. 45 francisco

    Ouf! Les clients bien gras, bien nourris et reposés contre les designers neurasthéniques, pauvres, reniflants et épuisés? Ce serait pas vraiment fair… mais violent, oui!

  46. 46 Luce Beaulieu

    Mais ce sera la seule force mentale, doublée de rage contenue depuis longtemps, qui fera que nous en sortirons vainqueurs! ;-)

  47. 47 lucia barbaresso

    quand ça m’arrive et que je peux le faire….je vais me coucher en priant que les anges m’envoient un ti flash dans mes rêves….. et j’me réveille très souriante…:-)

  48. 48 Olivier Bruel

    (les spameurs analphabètes sont à la fête !)

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