Au pays de la prise de tête

Les clients
On ne peut pas vivre avec, on ne sait pas mettre du beurre sur les épinards sans. Ils peuvent être chiants, ils peuvent être blessants, mais il arrive qu’ils soient merveilleux. Comment créer une relation privilégiée avec un client? Comment ne pas en venir aux coups? Quand est-ce le temps d’abandonner une collaboration qui est en train de nous faire perdre tous nos cheveux? Et mieux encore: partageons nos meilleures histoires de clients atroces, lourds et débiles.

En voici une (le type d’entreprise et les circonstances ont été changées, mais encore là, ça aurait pu être n’importe qui).

Un jour, je reçois un appel d’un client potentiel, un entrepreneur. Il m’a été référé par un copain qui les avait rencontrés au Mexique et les avait trouvés fort sympas. Malheureusement, le copain en question est sur-booké, le client ne peut pas attendre, alors il me le refile.

Le client arrive avec son associé. Ils oeuvrent dans le domaine des équipements de dentisterie. Ils ont un guide général qui date de 3 ans, pas trop mal foutu, mais pas excellent non plus, et ils ont besoin d’un dépliant pour promouvoir une nouvelle ligne de brosses rotatives spécialisées. Le problème, c’est que M. Client a déjà commencé à faire faire ce dépliant par un «graphiste». M. Client est excédé et brûlé par cette relation. Il avait confié le mandat à son directeur des communications en lui disant comme seule directive: «Faut pas que ça coûte cher». Fait que, son directeur est allé voir un imprimeur qui lui a référé son «graphiste» à l’interne, et ils ont commencé à potasser un dépliant que ma mère aurait pu faire mieux en Excel. Mais ça avait l’avantage de ne pas coûter cher. Je me retiens pour ne pas vomir sur ce qu’il me montre, et il n’est guère plus enthousiaste. Ravie, je me dis: bon, on va bien s’entendre.

En discutant, et parce que je suis une consultante en stratégie créative qui utilise le design graphique comme expression visuelle d’un message (et non le contraire), je lui explique mon processus, l’analyse qu’il faudra faire de sa marque (que je ne connais absolument pas), sa position dans toutes ses pièces de communication, l’élaboration du message qu’il veut véhiculer dans son dépliant (dans le but d’augmenter ses ventes), etc etc. Il me regarde et demande: combien ça coûte? Je lui explique que je dois d’abord lire son site, comprendre ce qu’il veut atteindre comme objectif, et qu’ensuite seulement je peux lui proposer un plan d’attaque et un prix qui s’y rattache.

«Oui mais, je n’ai pas un gros budget pour ça…»

«OK, c’est quoi votre budget?»

«Je n’en ai pas un, vraiment. En plus, il faut que ça sorte, on est dans le rush, les dentistes attendent après.» (Nota bene: ce M. Client est le président de son entreprise…)

«Est-ce que vous croyez que cette pièce a une grande importance dans votre plan de communication? Est-ce que cette pièce va vous aider à faire beaucoup de ventes? Combien voulez-vous qu’elle vous rapporte?»

«Je ne sais pas… je n’ai pas vraiment le temps de penser à ça, on a tellement de projets.»


82 commentaires sur «Au pays de la prise de tête»

  1. 1 Paul-André Urbain

    C’est le fils d’un célèbre animateur à TVA, à l’époque Télé Métropole, il se prénommait Sylvain.
    Il était comédien et photographe. Chaque dimanche il y avait de « brunchs » délurés chez le couturier Alain Croteau. Il était l’habilleur de Ginette Reno à Carole Laure. Il y avait toujours un bestiaire de monde gelé et bizarre.

    Le Sylvain se présentait toujours comme une vedette de tévé. Mais sa business de photographe le faisait mieux vivre. Il avait besoin de cartes de visite. Imaginez, il m’a offert le privilège d’être LE designer de sa carte de visite. En retour, il metterait mon nom avec celui de l’imprimeur comme crédits sur sa titte-carte. En plus, il voulait faire une photo (c’est normal) mais il fallait prévoir les crédits pour le mannequin, le maquilleur, la robe d’Alain etc.

    Imaginez :

    Sylvain Chose, Photographe
    123, rue Boulevard, Montréal, H2O 1V8
    Téléphone (514) 123-4567

    En petit en dessour :
    Mannequin : Sandra Machin
    Maquillage et coiffure : Jean-Christophe Poitraz
    Robe : Alain Croteau
    Design : Paul-André Urbain
    Imprimeur : Les imprimeries Gaston Eng.

    Il voulait tout gratis.

    Aujourd’hui, je regrette de ne pas y avoir dit oui, je vous l’aurais montrée.

  2. 2 Luce Beaulieu

    En-core! En-core! ;-)

  3. 3 bailairge

    Oh Luce, Luce… viens par ici, laisse-toi prendre par tout les petits aléas de la vies de gens qui, comme toi, on choisi le service-client. Euh, je veux dire, le design, la prog, l’interactivité, l’archi, le marketing, la créa…

    http://www.clientcopia.com/

  4. 4 Bianca L.

    Pardonnez-moi de ne pas vouloir faire le site web flash de A à Z de cette cliente qui,
    après m’avoir fait travaillé 220 heures pour une soumission de départ de 20 heures (image de marque, carte postale, carte d’affaires, étiquettes (au début c’était juste une signature pis une carte d’affaire)) et refait au moins 4 rondes de retouches/
    refaire/
    recommencer/
    c’est-pas-ça-que-je-veux/
    j’ai-mon-idée-dans-ma-tête/
    je-vois-plus-ça-comme-ça/
    c’est-plus-comme-ce-genre-là/
    j’ai hâte-de-voir-ça/
    faudrait-que-ça-soit-fini-dans-5-jours-imprimé/
    peux-tu me faire un prix d’ami/
    non-c’est-pas-ça-que-je-veux-dire…

    pour que finalement je n’entre pas dans mon argent et que j’aurais donc dù ramasser des canettes de bière vides à la place ça aurait été plus rentable, au lieu de travailler sur ce maudit projet à prix d’ami (que c’est même pas mon amie, mais une amie d’un ami que ça fait longtemps que je n’ai pas vu), mais Ô combien «le fun» (le projet) et beau et rare afin de mettre des pièces écoeurantes d’originalité dans mon portfolio parce que je suis une petite designer débutante, qui se fait manger la laine sur le dos pour ne pas perdre un client! ouf…

    le comble : elle a montré des esquisses que j’avais fait à un de ses amis «graphiste-artiste» pour avoir son opinion, et cet ami est arrivé avec une suggestion qu’elle aimait à partir des esquisses que j’avais fait!!! imaginez mon visage rouge, mais vous savez le Pantone RED 032 C? Cette couleur là! Coated en plus!!! Au moins, j’ai réussi à lui faire oublier les suggestions dégeulasses de son ami. En bout de ligne, c’est moi son amie!

    finalement,
    je pense que je vais le faire son site web flash, mais je vais me faire payer pour mes «220 heures» avant…

    je vous le jure, ce sera la dernière fois que je fais un prix d’ami à un être vivant sur deux pattes.

    un prix d’ami c’est pas supposé être 5% de plus de ce que je charge normalement à mes autres clients?

    grrr…

  5. 5 Bianca L.

    Super ce site…
    ça va me sauver un voyage aller-simple de ressourcement au Népal…

  6. 6 Luce Beaulieu

    Mélanie, trop bon clientcopia!

    Alors, la fin de mon histoire de M. Client est que je lui ai fait une soumission honnête, avec une suggestion pour la voie à prendre pour ce qui est du concept global, et en bonus, quelques heures gratos pour retoucher son logo qui est un peu défraîchi.

    Il me rappelle, et me dit que c’est toujours trop cher. Je lui demande s’il y a des items qu’il veut enlever de ce que je lui soumets comme tâches à faire. Il me réponds que non, qu’il a besoin de tout ça. Je lui rétorque que je peux pas vraiment faire mieux, malheureusement. Il me dit: alors, on ne pourra pas faire affaire ensemble? Je lui réponds, dans ma meilleure voix sucrée de service-clientèle (style Émilie de Bell): j’ai bien peur que ça ne soit pas possible, effectivement.

    Je me suis sentie libérée d’un grand poids.

  7. 7 Quelqu'un

    Hahaha super ce sujet.

    Ça m’est arrivé une fois de faire un logo pour un groupe de musique EXACTEMENT aux goûts du chanteur… Il m’a dit qu’il l’aimait bien et que selon lui, le logo représentait à merveille le style de musique du groupe.
    Mais il l’a montré (ainsi que quelques-unes de mes autres soumissions) au reste du groupe et les autres ont pas aimé, et il a alors décidé de mettre fin à notre collaboration…
    Ça m’a frustré de n’avoir travaillé que pour lui et pas pour le reste du groupe.

  8. 8 Paul-André Urbain

    C’est l’histoire du promoteur immobilier qui me demande d’y faire une belle brochure pour promouvoir les espaces à bureaux à louer de la Place de la Cathédrale. Après le breif avec le rédacteur, on y présente 2 concepts assez intéressants. Y s’lève pis va chercher la brochure de location du 1000 de La Gauchetière et nous dit « C’est quequ’chose de même que je veux. Simple, tu montres la bâtisse ben photographiée de dehors, en dedans, en dessour, le centre d’achat, les vues pis la sécurité. Bâdrez moé pas avec vos concepts de montrer du monde ».

    Fallait carrément copier celle du 1000 de La Gauchetière. J’ai pas eu de misère avec ça rapport que c’est moi que l’avait fait celle du 1000. Des beauty shots, pis ben de l’argent pour le faire.

    Repérages, prises de vue avec rues bloquées, échafaudages, rédaction, traduction, mise en pages, épreuves couleurs, dummy de papier, retouches photos, impression 6 couleurs avec 2 spot varnish, livraison. Au-dessus de 90 000 tomates.

    Le client m’appelle pour me dire qu’il refuse la job. Il y avait une pochette dans la couverture arrière pour mettre des contrats et 2 sluts pour sa carte de visite. Ben la couverture n’était pas flush avec les pages intérieures, elle dépassait de 1/16 de pouce.

    – C’est normal à cause de la pochette, il faut faire 2 reliures, l’intérieur et la couverture par-dessus.
    – Tu m’avais pas dit ça, j’aurais pas demandé de mettre de pochette.
    – Quessé tu préfères une couverture flush et tes contrats lousses à côté ? Je t’avais montré un dummy du papier.
    – Je refuse la job quand même.
    – OK

    J’appelle l’imprimeur et y demande de me réserver un truck avec 2 hommes pour le demain matin. J’attends 2 heures et rappelle le bozo en y disant que je fais reprendre toutes les brochures, toutes, ils vont les conter et il ne faut pas qu’il en manque une. C’est ce que l’avocat m’a dit (boulchitte). S’il en manque une, ce sera considéré comme une acceptation. Le stock ne t’appartient pas parce que tu l’as refusé, même pas une copie, même pas une page.

    La moitié de boîtes était déjà à Ottawa et Toronto, le monde s’en servait et le bozo était couvert d’éloges sur sa nouvelle brochure, même de son parton. Faut vous dire que j’avais un espion fidèle dans le bureau de l’ennemi.

    Une demi-heure après, il m’appelle pour me dire que finalement il acceptait la job. Bitche !

    Connaissant son patron, j’étais certain que son siège chaufferait 2 jours plus tard. J’ai compris qu’en chaque personne, il y a un instinct de survie qui dort et qui se réveille quand c’est le temps.

    Le mien itou, parce que j’avais jamais autant bloffer. Pour 90 000 tomates, un gars peut se le permettre.

  9. 9 Bianca L.

    Oh! mon dieu…

  10. 10 Janick

    Wow, que des superbes histoires à dormir debout!!!!

    Ya tellement de matière dans ce sujet, cé impossible de tout se rapeller, car on a tellement essayé d’oublier!!! Ou entoutcas, d’apprendre, et ensuite d’oublier!!!

    C’était une fois la petite chaperonne rouge (ça sonne drôle… haha). Le loup y’était ben fin, il adorait ses tartines au fraises! Donc, il demanda la chaperonne si elle voulait, en échange de baies précieuses (du cash…), travailler toute l’identité de ses tartinades à lui! Elle accepta, tout ce passait hyper bien, les tartinades étaient délicieuses, et en plus tout les amis du loup voulait acheter ses tartinades! C’était le bonheur! Le loup était le plus apprécié de tous les loups!

    6 mois plus tard, M. Loup reviens avec des nouvelles sortes de tartinades. Il veut encore avoir les services de la chaperonne! Super, se dit-elle! Il offre assez de baies précieuses en plus!

    Sauf que, de se rendre compte la chaperonne, M. Loup avait apprit pendant ces 6 mois à "gocer" dans WORD!!!!! Vous devinez la suite: la chaperonne propose des super tartinades efficaces et superbes, mais M.Loup est stické sur ce qu’il a "gocé" dans ses mautadites tartinades chez eux!!!!!!!

    La chaperonne a RETRACÉ le "goçage" word, car ses tartinades à elle l’intéressait pas ça l’air…..!!!!!! Le loup voulait même pu donner les baies précieuses à la chaperonne (même si tout le travail avait été fait dans le processus pour le convaincre pareil), car il disait que cé lui qui les avait inventé!! Le loup fini par payer car la chaperonne se laissait pas faire (c’t'au moins ça!)

    Le loup était pu le meilleur des loups, et puis d’ailleurs la chaperonne se demande toujours "de kessé qui sé passé?!"

    Le loup et la chaperonne se sont pu jamais parlé, pis cé peut-être mieux de même!

  11. 11 Janick

    Désolée, mais j’en reviens pas encore des vos histoires!! Je suis traumatisée!

    Ettttt que je vais bien dormir… haha ! :)

  12. 12 Christian Bélanger

    Don’t get me started on this one!

  13. 13 Paul-André Urbain

    Try donc voir de quessé you could sèd ?

    Rigaardz

  14. 14 Janick

    Ouais Christian, laisse-toi aller! :)

  15. 15 Bianca L.

    You go Chris! Fais longtemps que j’ai pas entendu parler de toi!

  16. 16 Janick

    C’est bon à savoir! :)

  17. 17 Janick

    La chaperonne a une autre histoire a vour raconter les tous p’tits! :)

    Une fois, ya déjà 2 ans, un client potentiel (proprio d’un bon resto, pas de la "cheapette" là…) me rejoint pour une rencontre. Il veut un flyer promo à distrubuer dans les "publisac" ou boites postales du coin, question d’aller chercher les résident du coin. Parfait!

    Je me présente à l’heure pile, portfolio à la main et propositions de direction en tête. Parle parle, écoute écoute, il me dit finalement qu’il se cherche donc une infographiste pour lui pondre quelque chose d’efficace. Alors je lui répond que je suis graphiste, pas infographiste (gentilment évidemment), et que oui c’est ma mission de faire quelque chose d’efficace.

    Il me demande pourquoi je serais graphiste et non infographiste, et je lui explique donc.

    Il n’accepte pas la réponse de quelqu’un qui sait de quoi il parle, il se met donc à me dit qu’un infographiste cé à l’ordinateur……. et qu’un graphiste cé à la main!!!!!!!!!!

    Alors je lui que malheureusement c’st pas vraiment ça, et j’essaie de lui réexpliquer plus simplement qu’avant.

    Il s’ostine encore avec moi… s’ostiner… que dis-je, y m’engueule carrément!!! Yé entrain de me dire que je connais pas cé quoi mon propre métier!! Imaginez!!

    Y m’a foutu à porte juste au moment que je m’apprêtais à foutre le camp!!

  18. 18 Janick

    Tu trouves que je devrais?? Mes histoires le méritent?? hehe
    :)

  19. 19 Paul-André Urbain

    « Y m’a foutu à porte juste au moment que je m’apprêtais à foutre le camp!! »

    C’est ça qui est frustrant, Janick. Ne pas être assez vite pour flusher l’autre avant de se faire flusher.

    C’est de même en amour ou quand y en a pu.

  20. 20 Janick

    De la psychologie amoureuse, :( ca va pas ben!!

    Mais oui tout à fait, si j’ai un regret de cette journée c’est pas de ne pas m’avoir laissée faire, c’est de pas l’avoir flushé avant qui le fasse!! T’a ben raison, j’aurais dû être plus vite que lui! :)

  21. 21 Nelson Rouleau

    Les clients passent, reviennent, partent mais la frustration restera toujours. J’adore ce site, donnez moi encore plus d’histoires. Ça fait réfléchir…

  22. 22 Réjean Myette

    Une petite histoire pour vous…

    Un jour, un imprimeur, avec qui j’entretiens de très bons rapports depuis plusieurs années, me demande de lui préparer une campagne de promotion pour son imprimerie en pleine expansion. Mon représentant me fait rencontrer son boss, un jeune entrepreneur dynamique, qui semble très heureux de voir un professionnel prendre en main la promotion de son imprimerie. Nous discutons des plans de son entreprise, de sa vision d’avenir, etc. Nous sortons enthousiastes de cette rencontre et je décide donc de commencer la recherche pour ce projet. Le budget est intéressant et nous avons du temps.

    Quelques jours plus tard, après avoir fait mes devoirs et monté un bon dossier, j’appelle le jeune dynamique, pour lui faire part de l’approche que je compte prendre dans l’élaboration de sa campagne de promotion et lui proposer un éventail de pièces promotionnels à développer. Au téléphone le jeune entrepreneur reste impossible à joindre. J’appelle donc le représentant qui m’a présenté son boss, pour savoir ce qui se passe. Celui-ci semble très mal à l’aise et m’apprend que son boss a décidé de ne pas faire de campagne finalement… Je gratte un peu pour comprendre ce qui s’était passé. Avais-je dit quelque chose, qui ne fallait pas? Avais-je mis le mauvais déodorant lors de notre rencontre?

    C’est alors que le chat sort du sac. Ils vont faire la campagne, mais le jeune entrepreneur dynamique, s’est laissé convaincre par un autre designer (un ami à lui) de ne pas faire affaire avec moi, mais plutôt de le laisser, lui, faire la campagne … QUOI !!!???

    Mais le vrai punch dans l’histoire c’est que … le designer en question (oui, oui, un vrai designer, membre de la SDGQ pis toute) est un TRÈS BON AMI moi (qui savait très bien que j’avais commencé le projet). Imaginez ma surprise.

    Aujourd’hui, je ne parle plus au designer et l’imprimeur n’a plus jamais eu de travail de moi ou de mes clients…

  23. 23 francisco

    Ben moi c’est un client qui m’a fait réécrire une propo de site web 9 fois (sur une durée de 7 ou 8 mois), le budget est passé de 60k à 25k, qui a attendu un autre trois mois avant de signer la propo finale, qui m’a foutu une beginner comme chargée de projet (sans blague elle avait commencé là deux jours plus tot et elle avait jamais fait ça du web ni de la charge de projet), flanquée du petit gosseux d’ordinateur qui tout d’un coup se prenait pour un big shot, qui m’ont pris dans des réunions de 3 heures sans ordre du jour et sans aucune conclusion, qui changeainet d’idée en milieu d’une phrase… anyways ça a fini par une mise en demeure de leur part après qu’on ait accumulé quatre mois de retard.

    Moralité : si c’est louche avant meme la signature, imaginez après. Mois j’ai appris une grosse leçon avec ça.

  24. 24 francisco

    Ah et puis l’autre qui veut pas payer 2000 pour un logo (Que-OI? deux mille dollars? C’est ben trop cher ça! Tu comprends c’est une opportunité pour toi!) et qui m’appelle trois mois plus tard pour me demander ce que j’en pense, si on devrait pas aller vers ci ou vers ça, si j’aurais pas des idées… gratuites, évidemment.

  25. 25 Janick

    J’ai presque la même histoire identique que la 1ere de Francisco, sauf qu’on baisse le budget à même pas 5k, pis pas juste pour un site Web, haha! Quoique c’est pas siiii mal pour moi pareil!

    Et les conseils gratuits du gars qui n’a pas voulu de nos services "trop cher", mais qui reviens "en ami" pour des suggestions.. On dirait que c’est un droit de passage pour tout le monde que de le vivre!!! Si tu l’as pas vécu, t’es pas "in"! Je blague :)

  26. 26 Luce Beaulieu

    Il y a une phrase tellement bonne d’un ami styliste: "Le design, c’est pas un hobby!!!"

  27. 27 Réjean Myette

    Une autre petite histoire

    Une compagnie de danse m’engage pour faire leur pochette de presse. La directrice des communications adore la proposition que je lui fais… «Parfaitement en harmonie avec l’esprit de la saison». Tout va bien, jusqu’à ce que le directeur artistique de la compagnie de danse, et son ego, gribouille sa proposition. Étant jeune et vert, je fais la pochette selon les indications du DA pour en finir avec ce projet, qui m’a déjà pris trop de temps et d’énergie (après de multiples essaies de modifications de la proposition initiale). Le monsieur est heureux et moi je me débarrasse de ce client.

    Deux ans plus tard, je vois la nouvelle campagne de la compagnie de danse, qui reprend les éléments principaux que j’avais proposés dans mon concept initial.

    Le DA devait avoir évolué :)

  28. 28 Réjean Myette

    Non, ça en valait pas la peine… (ça fait déjà plus de 10 ans de ça).

  29. 29 Antoine Nonnom

    Superbe cette SDGQ et son blogue.
    Elle nous permet de voir l’essence même de notre profession : se plaindre sans s’unir et éviter de proposer des solutions.

    Et si on essayait ?

  30. 30 Sébastien

    Ouuuulala ! Pas super vos histoires et j’en ai d’autres. Oui, ils existent les clients «casse-couille» et généralement ce sont ceux qui stressent avant d’avoir commencer, ce sont ceux qui ont peur qu’on ne soit pas organiser, ce sont ceux qui veulent des échéanciers qui ne servent à rien et finalement ce sont eux qui sont le plus mal organisés.

    Moi, j’ai pas une histoire en particulier, mais je dirai que la relation client-designer, ou client-agence ou encore client-fournisseur doit se faire dans le respect et l’écoute. Si ton futur client ne t’écoute jamais, tu pourra jamais travailler avec lui, s’il n’est pas là pour faire avancer le projet, il fera tout pour le saboter. En gros, je vois ça comme une relation réciproque ( je t’aide , tu m’aides – je te dis qu’on peut faire ça, tu me dis que tu aimes ceci, etc…). Je ne pense pas qu’il faut toujours tout accepter, mais il faut faire comprendre au client qu’on travaille ensemble pour le succès du projet (pas seulement pour mon fric et pas seulement pour son ego / et vice-versa.)
    Et à tous les clients qui disent « c’est trop cher ou je peux le faire moi-même, il n’y a qu’une seule réponse possible : «Ok. J’arrête, je ne peux pas répondre à vos besoins, maintenant c’est TON problème, bonne chance.»
    Et votre client partira la queue entre les jambes, casser les couilles à quelqu’un d’autre. Ouffff…..c’est à ce moment là que je me sens mieux..

    p.s. Petite astuce : le client veut un prix d’ami et dis qu’il reviendra, mais veut un rabais maintenant. Solution : proposer lui de payer le plein prix tout de suite et dites lui que vous lui ferez un prix d’ami la prochaine fois ! Il vous laissera tranquille.

  31. 31 Janick

    Haha! Bonne proposition ça Sébastien!

    J’ai bien aussi aimé l’autre proposition pour les prix d’amis. Je crois que c’était: "Je charge 20% de plus à mes amis car ils comprennent que je vis de mon métier."

    Je crois que l’idée est de ester poli, mais clair. Donner des exemples concrets selon son domaine à un client potentiel m’a déjà aidé aussi pour ce fameux prix d’ami, du style de dire à un proprio de boutique de vêtement: "Si vous payez des jeans 80$ l’unité, allez-vous le vendre 40$?" On peut peut-être même ajouté "à un client qui en est à sa première visite dans votre boutique" si nécéssaire. hehe

    Ça l’air simple et évident, mais les clients comprennent souvent mieux avec un exemple simple directement lié à son domaine. Et des fois il faut prendre notre petit courage et le dire, à la place de rire et faire "chummy-chummy" avec lui, en espérant qu’il fait des blagues!! :)

  32. 32 baillairgé

    Dites, il y a quelqu’un ici qui a écopé de ma casseuse de couilles qui faisait valider le packaging de ses crèmes-beauté par son Yorkshire?

    Je niaise pas. Un jappement; c’est oui, un grognement; c’est non. Ça vous dit rien? J’aimerais tellement savoir si sa méthode a fonctionné avec l’un de vous.

    Wouf wouf! la typo.
    Grrrrr. Ah non! faut changer le bleu, Tu aimes le bleu? Grrrrrrr. Non elle aime pas ma minette. Changez le bleu. On se voit demain avec les corrections?

    Dis, Antoine, t’as quoi comme solution dans ce cas là? Moi je vois juste d’en parler sur un blog 10 ans après en riant, une larme à l’oeil !

  33. 33 Janick

    Oh non baillargé, dit moi que c’est pas vrai!!

    C’est tellement atroce comme histoire, je vais être malade :(

  34. 34 Janick

    Ahhh que j’aime ton monde Jean-François! Ça sent bon là-bas, les fleurs sont toutes belles et couleurées et les papillons papillonnent! :)

  35. 35 Janick

    Je disais cela dans le sens que j’aimerais être dans ce monde là! Ça ferai du bien au métier c’est certain!

    Mais je crois qu’il faut être réaliste aussi, c’est pas du tout la réalité aujourd’hui même!!

    Quoique je crois quand même que c’est à nous-même des fois que revient la tâche d’éduquer des clients sur notre métier. Le hic, c’est que des fois le boss de la compagnie Chose, y veut pas toujour prendre le temps de le connaître mon mérier! Parfois oui, une bonne chance, parfois ils sont réceptifs. Je sais pas si c’est comme ça juste car je suis seule à ou si c’est un peu comme ça aussi pour des studios reconnus qui ont toute une équipe?

    Mais il est certain qu’en collectivité, on aurait plus de pouvoir d’explication et d’être écoutés. Et ça serait super d’avoir une population générale plus informée de ce que notre métier est vraiment!

    Combien de fois, quand je dis que je suis graphiste, on me dit "qu’est-ce que ça fait une graphiste, des dessins?" :(

  36. 36 francisco

    Absolument génial où on signe?

    De tous les forums de design que je suis, de tousles magazines et les organismes, c’est la première fois que je vois cette idées siclairement exprimée. Que se passe-t-il? Les designers commencent à se tanner d’être perpétuellement incompris?

    Je veux en être! S’il faut investir des efforts autant investir dans ce qui risque de plus rapporter. Ce serait bien d’éduquer les gens une bonne fois pour toutes, pas un par un comme on le fait maintenant.

    Et puis à mon avis c’est effectivement au grand public qu’il faut s’adresser parce le client c’est à lui qu’il s’adresse aussi, et si y’a pas de demande, le client s’en fout.

    Et puis bordel, on est des designers, on est sûrement capables de faire passer le message non?

  37. 37 francisco

    On pourrait commencer par leur parler du logo de Norbourg et souligner l’importance de faire affaire avec des entreprises qui donnent une place au design, et qui sont donc fiables.

    Évidemment on soulève pas le point de Enron, ok? ;)

  38. 38 Poil Brillant

    D’abord, voila, Poil c’est pas mon vrai nom. Voila, je prefere mon anonyma dans un tel forum ‘publique’. J’ai pas de probleme a me reveler aux "moderateurs" car je ne suis pas un Troll ou ‘falmer’.

    HISTOIRE: je fais de la pige, je suis jeune encore. Nouveau dans ma ville, je rencontre un nouvel imprimeur du coin. Un jour il m’envoit une cliente qui se cherche un ti-gars pour refaire sa brochure. Toute petite job, je prends le PageMaker horrible en noir et blanc de 24 pages et j’en fais un en couleur dans Quark.

    C’est une shoppe artisanale ou l’on tricote des trucs a partir de tissus. Pas les gros chars. Comme je fais ca moi-meme, je laisse tomber le contrat ecrit (qui ne fait que melanger le client et le rend completement suspicieux).

    L’avance honoree, je commence la job avant Noel… Ca marche comme prevu: le concept est bon, le budget est correct, le client est content. Jusqu’au jour ou la mere de la cliente tombe tres malade. Les communications ralentissent. La job est approuvee, j’envoie les fichiers chez l’imprimeur. Et PAF, la mere decede. La cliente sombre dans un etat du genre depressif: "allez-y, fourrez-moi, je suis sans defense".

    L’epreuve couleur est sans faute, on est pret a imprimer les 1000 copies (juste mille copies, bordel). HELAS! La cliente me paie en entier (2e avance), puis elle demande a l’imprimeur de "mettre les plaques sur la glace" car elle vient de decider qu’elle voulait corriger quelques fautes. Pire, elle paie l’imprimeur pour qu’il arrete tout. Je lui ai dit mon opinion depuis le debut: "On a accepte l’epreuve, les plaques sont deja faites. Imprimons les 1000 copies et on refera une toute nouvelle brochure dans un an." Nope, elle VEUT se fourrer elle-meme.

    LES CORRECTIONS n’arrivent jamais. Je l’appelle, je lui pousse dans le dos… 6 mois plus tard et toujours rien. Pourquoi c’est si long?

    3 fautes a corriger, ajouter une photo et refaire ces plaques. Meme si ca coute des milliers de $$ de plus, la cliente s’en fou: elle a meme tout paye d’avance. Enfin, j’ai fini par lui faire un ultimatum, puis j’ai mis un terme: "arrangez-vous avec l’imprimeur et leur infographe si vous avez des modifs, moi j’ai fini ma part". Enfin, tout le monde a ete paye et a l’heure que je vous parle, RIEN n’est imprime. La cliente s’en fou.

  39. 39 Martin Houle

    Je trouve la proposition de Jean-François Proulx très intéressante mais notre expérience dans le domaine du PR "populaire" s’est avérée des demis-succès (ou demis-échecs, comme vous voulez) jusqu’à maintenant.

    Premièrement, les sections spécialisées dans les grands quotidiens: je ne sais pas si vous vous souvenez des sections "Formes" dans Le Devoir et "Figures" dans La Presse? Et bien, toutes ces sections dédiées au design et à l’architecture sont devenues obsolètes. Je ne connais pas les raisons du Devoir mais selon mes contacts à La Presse, le Grand Manitou considérait que ce n’était pas "assez vendeur". Je me suis battu comme un diable dans l’eau bénite pour que cette chronique reste (faisant des pressions avec la journaliste en question, la commissaire au design de la ville de Mtl, demandé une lettre de la part du Président de l’Institut Royal d’architecture du Canada (qu’il a envoyé à La Presse d’ailleurs)), bref, rien n’y a fait – la guillotine est tombée…Conclusion? Si vous décidez de faire une session de PR auprès du public, assurez-vous de satisfaire les demandes primaires du médium que vous utiliserez!

    La phrase de Jean-Françcois qui mentionne "Le pas en avant, c’est vers le public qu’il faut le faire. C’est dans ses plates-bandes qu’il faut aller le rejoindre" est remplie de bonnes intentions mais il faut également que les designers graphiques soient prêts à cette ouverture! Jean-Françcois mentionne que le client doit réaliser qu’il y a un prix à payer pour les services d’un designer graphique: et si c’est le designer graphique, lui (ou elle) qui décidait de prendre le premier pas et de rendre son prix justement plus accessible? Le complexe de la Tour d’ivoire est très pervers et il faut y faire attention! Il y a une différence très subtile entre "Informez la masse" et "Éduquez la masse" de sa profession mais elle est présente et selon moi, importante.

    Finalement, je vous invite à lire les conclusions du rapport de l’Ordre des Architectes au sujet de la valorisation de notre profession auprès des clients:

    142.169.9.182/wmfichier/e… (voir les pages 10 et 11)

    Je participe présentement à la Table Régionale de Montréal et je peux vous assurer qu’avant de faire de la promotion de notre profession auprès du Grand Public, nous allons respirer par le nez un peu, faire notre méa culpa, et nous verrons après! Je vous suggère de faire lire ce rapport au conseil de la SDGQ!

    Bonne chance!

    M

  40. 40 Janick

    J’aime bien cette idée de journaux!! Il est certain qu’après avoir lu ce que Martin a écrit, c’est plutôt démoralisant pour cette option.

    Par contre, je me dis que peut-être il faut y aller par étapes. Pourquoi commencer tout de suite avec LaPresse ou le Devoir? Pourquoi ne pas commencer par un journal au public cible je dirais plutôt déjà mi-acquis?

    Oui, je pense au Voir. Oui, je sais, ce n’est pas le + gros journal, mais il a quand même des éditions qui couvrent un peu partout le Québec. Son public cible (entoutcas à Montreal, corrigez-moi si je me trompe pour les autres éditions?) aime la musique, les arts, le théatre, l’architecture… Ils ont les cahier "Voir la vie", "Voir la ville" (architecture, arts visuels, (restos, cuisine, design d’intérieur, etc.) et "Voir la mode" (3 ou 4 fois l’an) en couleurs que j’apprécie beaucoup et qui ont l’air de bien fonctionner! Le cahier "Voir la mode" est même imprimé sur un papier différent et dans une qualité plus haute, affin d’aller chercher les annonceurs qui s’y rattachent. D’ailleurs, je me rapelle avoir lu un article concernant le design graphique une fois. Si je me rapelle bien, c’était sur le design du menu d’un resto du Plateau. Bref et sans trop de susbstance me direz-vous? Oui, mais c’est un début! On voit l’intérêt du Voir de présenter tous ces domaines créatifs, pourquoi ne pas proposer de pousser un peu plus le design graphique, avec des intervenants qui s’y connaissent? Ils ne seraient peut-être pas si difficiles à convaincre après tout, et ce serait un pas dans la bonne direction!

    Moi je dis, commençons par un public un peu plus réceptif, afin de voir où cela mène! Et après, on verra!

    Je crois qu’il faut être patient pour se faire connaître auprès d’un public général et vaste. On ne peut pas tout avoir, tout de suite (malgré que ça serait plaisant! ihih).
    :)

    Que pensez-vous de l’idée?

  41. 41 Janick

    Tu as raison, J-F. Des fois ça fait du bien de "chialer", hehe, mais c’est vrai qu’accompagné de solutions c’est plus stimulant!! :)

    Par contre, on peut apprendre a ne pas faire les erreurs est autres en lisant le chialage! :)

  42. 42 Martin Houle

    Au fait, je suis tout à fait d’accord avec le point de Janick en fixant un public cible au lieu d’un public élargi : le Voir est en effet un excellent exemple de promotion "concentrée" du design (pour mieux visualiser le défi, essayer d’imaginer comment convaincre votre oncle ou votre tante des intérêts du design – pas impossible mais un défi tout de même! – et les parents, ça ne compte pas parce qu’ils feront toujours des efforts extraordinaires pour essayer de comprendre le blablatage de leurs enfants, peu importe l’âge ;))! Peut-être n’est-ce qu’une question de génération et donc, de temps!

    Une autre idée qui vient de l’école de design industriel de l’U de Mtl: à chaque année, les étudiant(e)s doivent, dans le contexte de leur atelier, concevoir évidemment un projet mais également l’exposer non pas à la Faculté d’Aménagement mais bel et bien chez nos voisins, les HEC! Excellent moyen de promouvoir et de sensibiliser des futurs clients potentiels des vertues d’un design de qualité (autant esthétique qu’en terme de valeur rajoutée) et pour les designers industriels de s’initier au jargon de leurs clients! Est-ce qu’une telle question a déjà été discuté du côté d’ICOGRADA (c’est-à-dire la promotion de la profession)?

    M

  43. 43 Luce Beaulieu

    Belles polémiques!

    Pour ce qui est du public, je crois qu’on peut peut-être s’adresser en personne à des journalistes que l’on connait, et qui peuvent, peut-être, faire des chroniques sur la SDGQ ou bien sur notre métier (Foglia, qui suivrais Janick pendant 6 mois, genre?;-) Et puis, bien sûr, on peut s’adresser à Christophe du Cahier V et lui demander une petite colonne pour écrire une chronique design "grand public". Pour ma part, je ne vois pas l’utilité (versus le coût) d’une campagne de pub…le design est omniprésent, on doit simplement faire réaliser ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Nous ne sommes pas des médecins-spécialistes qui travaillent en vase clos. Notre métier est public, ses exemples sont partout.

    Pour ma part, le gros problème que je vois ce sont plutôt les clients et les futurs clients. Ils passent à peu près tous par HEC ou bien par un cours commercial quelconque. Et c’est là qu’il faut les attraper. Je proposerais donc un cours de design (introduction) aux futurs PDG, directeurs marketing et al. Question de former les clients de demain, vu qu’il faut qu’on fasse avec ceux d’aujourd’hui.

    Est-ce défaitiste?

  44. 44 Luce Beaulieu

    L’autre jour, je parlais avec un copain DA qui bosse à Paris, et on discutait des différences entre les clients français et les clients québécois…et, malheureusement, nos confrères(soeurs)-clients d’ici n’ont pas le niveau d’éducation et d’intérêt général que leurs homonymes français ont, eux. Il y a une sensibilité européenne qui fait qu’ils "catchent" plus ce que l’on essaie de transcrire en symboles et en images; leur imaginaire visuel est plus riche, plus étoffé, plus nuancé.
    C’est donc dire que les cours d’histoire de l’art, de philosophie et les visites au musée, c’est important pour tout le monde… pas juste pour les designers et les artistes.

    On devrait organiser des tours guidés de design graphique exceptionnel, en collaboration avec Commerce Design Montréal. D’ailleurs, l’année où j’avais été sur le jury, j’avais fortement insisté pour inclure le desing graphique (incluant: affichage extérieur, menu, signalétique, etc) dans les critères de sélection.

  45. 45 Philippe Lamoureux

    C’est drôle mais steingberg ça fonctionnais avant qu’il n’arrive dans le décor…Je sais, mon Père, mon oncle et mon grand-père on travaillé là à l’entrepôt pendant 30 ans et plus pour le grand-père. Il oeuvrait dans le pétrole avant ce type, pis ça n’a pas été mieux. Sa spécialité, démembré les compagnies alors j’imagine pour un concept… ça ne devait pas voler haut.

  46. 46 Luce Beaulieu

    Paul, je suis bien d’accord ave toi. Alors je précise: plutôt un cours qui leur ferait non seulement prendre conscience que "good design is good business" mais également que le design est plus qu’une profession de "faiseux de ti-dessins", et que nous devrions être partenaires dans le succès d’une entreprise, et non pas simplement, comme tu dis, des exécutants. On pourrait, dans mes fantasmes, les inviter à participer à une classe de branding, et voir avec leurs yeux de HEC comment le processus se déroule…

  47. 47 Janick

    Bon bon, je sens de la pression… ;)

  48. 48 LaMamzelle

    Me fera du bien de chialer un peu

    De retour à la pige dernièrement après avoir quitté un emploi qui ne me convenait plus. Mais bon, j’étais l’affichiste de ladite compagnie, donc nouvelle affiche à faire, ils m’appellent… – Bonjour Mamzelle, rencontre telle date avec Miss qui a fait un documentaire, (qui en passant, tout le long que je travaillais là, voulait ABSOLUMENT que ce soit moi qui fasse son affiche.).

    Rencontre: Blabla, l’idée est déjà pas mal toute faite, on s’entend que ce sera une illustration couleur+design, on est heureux, pis on a toutes confiance, parce que de toutes façons, c’est moi qui fait les affiches depuis un an et demi. On discute, mes anciens employeurs me disent, tu peux soumissionner un bon prix raisonnable pour l’illustration, on va trouver le budget (parce qu’en documentaire on trouve les budgets qu’on a de besoin ça tout l’air…)

    Je repars avec un beau sourire, enfin je pourrai vendre une illustration à bon prix.

    Je soumissionne pas trop, juste assez, on me revient en me disant que c’est trop cher, on a pas le budget, baisse ton prix du tier (finalement ça voulait dire: ne facture pas le design). Ladite compagnie baisserait aussi son prix, parce qu’il faut bien qu’elle facture le temps qu’elle prends pour transmettre mes courriels. On s’entend que l’illustration ne sera pas trop complexe alors…

    Première présentation des maquettes: on me dit de mettre le visage de la jeune fille de face. Ok.

    Deuxième présentation: On me dit qu’on aime pas la face de la jeune fille… Mais de toutes façons faut que la mette de dos… Que je rapettisse ci, pis grossisse ça. Okk…

    Troisième présentation: On aime pas le pied, pis on aime pas le bras, pis on aime pas les roues de la charette, pis on voit pas assez ci pis pas assez ça…. (C’est parce que c’est une illustration avec mon style pas une photo!) Okkk…

    Je pars en vacances le lendemain: Mon ordi brise. Je rushe le réparateur, ça me coûte 300$ parce que yé ben fin. J’envoie une autre maquette, pour approbation finale… Ah ben on peut pas me donner l’approb… (L’affiche devait être livrée finale le lendemain… ) Je m’arrange avec une copine pour qu’elle fasse les corrections pendant mes vacances… Je m’étais entendue avec la maison de production que la réalisatrice ne devait plus faire de changements dans l’illustration, juste des corrections de texte et ou de mise en page… Je pars épuisée.

    Vacances: Je reçois 3-4 messages de panique comme quoi la réalisatrice/productrice est pas contente parce que Miss aime pas la perspective, pis qu’elle est fâchée la Miss, pis que là tout le dead line est repoussé apr ma faute… Un peu plus pis on me dit de revenir de vacances… Je reviens hier, dimanche.

    Lundi aujourd’hui: je rushe comme une dinde pour envoyer les corrections finales de Miss, parce que je suis fine. J’envoie les corrections. J’attends l’approb finale en essayant de soigner mes maux d’estomac dû à mes nerfs qui ont repris le mode rushant, car le dead line est demain matin 8h.

    Hé ben: Miss après avoir crisé pendant une semaine, m’avoir fait stressé pendant mes vacances, n’a toujours pas donné son approbation et va manquer son dead-line de l’imprimeur demain matin. Elle devait rappeller il y a 30 secondes, il y a quelques heures…

    Tout ça pour 1100 $ que je dois partager avec ma copine puis le réparateur.

    Merci Miss… mon nom est sur l’affiche.

  49. 49 francisco

    Histoire d’horreur de design 101

    il devrait y avoir un cours à l’université là-dessus, avec nous tous qui allons, une fois par semaine, raconter nos pires cauchemars vécus.

    au moins la relève saura à quoi s’en tenir et il y aura moins de ces erreurs stupides de graphistes «ben fins» qui finissent pas rinvestir leu vie et leur santé sur des clients ingrats et ignorants.

  50. 50 francisco

    Luce je ne suis pas trop d’accord. les HECiens et leur gang, avec tout le respect que je leur dois (…), c’est pas à eux qu’il faut s’adresser, mais aux consommateurs.

    Je vous donne un exemple :

    C’est en ce moment la rentrée des classes. Je suis allé faire un tour dans une papeterie pour acheter cahiers, effaces et crayons à ma petite, et vraiment quelle horreur. Les cahiers sont décorés avec des machins et textures horribles et visuellement toxiques.

    Si on peut arriver à faire comprendre à quelqu’un qu’un cahier dont l’obligatoire dessin de couverture est mieux designé va vendre plus de cahiers que celui qui est laitte pour mourir, on aura réussi à créer la demande et imposer le respect chez notre client.

    Mais pour cela, la chose importante est de faire entrer dans la tête de la tite fille et sa maman que le cahier qui est beau et bien designé EST MIEUX que celui qui est affreux. C’est à la maman et à la tite fille qu’il faut s’adresser. Avec leur langage. Les cours aux HEC ça viendra plus tard, quand ils verront qu’il y a une piasse à faire avec ça. Et c’est les HEC qui vont venir le demander.

    Ce n’est pas impossible, bien que beaucoup moins évident et très extérieur à nos champs de compétences. Après tout, elle a bien acheté in ipod, la tite fille, non?

  51. 51 LaMamzelle

    La fin de l’histoire

    Mardi matin 10h : La Miss donne l’approbation sur l’illustration faite avant mes vacances avant les corrections d’hier, 6h de travail à l’eau. Pis les docs doivent partir tout de suite!
    Une chance qu’elle est pas devant moi…

  52. 52 francisco

    C’est coco pas cocotte mon loup. Je croyais qu’on essayait de trouver des solutions. Ou au minimum refaire le monde, non?

    Je m’exprime peut-être avec maladresse mais le point que j’essaie de passer est le suivant :
    Le designer européen (par exemple) est sollicité par une madame ordinaire, pas par un djeune étudiant en marketing qui s’est fait vendre le «concept» que le design c’est «vendeur».

    Et pis si je fais du design c’est entre autres parce que j’aime pas ce que je vois.

  53. 53 Luce Beaulieu

    Francisco, je suis tout à fait d’accord avec toi pour ce qui est de l’éducation du grand public. Mais pour faire une offensive grand public qui a de l’impact, ça prend beaucoup de millions de dollars de budget et une campagne pas mal musclée, et beaucoup d’efforts soutenus, etc. Ma proposition était plutôt dans la lignée "beau bon pas cher" et efficace. Parce que oui, même si c’est la madame et sa tite-fille qui achètent les cahiers, elles les achètent qu’ils soient laids ou beaux, et n’iront pas appeler Hilroy pour les sommer de faire du plus beau design. En fin de compte, c’est au directeur marketing que revient la décision que ce soit beau et bien fait ou laid et mal foutu. Sad but true. Et souvent, eux, ils s’en foutent bien du client…tant que ça vend. C’est donc la poule et l’oeuf. Et c’est souvent le designer qui lui rappelle qu’il y a un être humain à l’autre bout de la transaction; c’est nous qui démontrons, par l’exemple, que le beau vend plus, que les clients sont plus satsfaits à long terme. Enfin…c’est mon expérience en tous cas.

  54. 54 Philippe Lamoureux

    C’est quand même moins pire une illustration en cover du roi lion que le gros CANADA avec sa feuille d’érable et des lignes de feuilles mobiles imprimé en noir sur carton 10 pt. jaune. Au moins c’est significatif pour l’enfant même si papa trouve ça laite à mort. Parfois le desing n’a pas vraiment sa place. Je m’explique avant que vous ne capotiez tous….voilà, respirez un bon coup. Bon j’y vais, un kid de 5 ans qui va à l’école a-t-il vraiment besoin d’un cahier de note avec une couverture ultra bien designer? L’enfant ce qu’il veut c’est être dans la gang, être cool…avoir ce qui est in c’est à dire ses personnage de BD préférés ou chanteurs, alors que ce soit Goldorak, Barbie, Annie Brocolie, Pockémon ou les New Kids on the Block, le kid c’est ça qui veut. Le cover monté en 12 colonnes le kid y s’en KA…ISS bein.
    Rappelez-vous en, c’était vraiment hot quand vous les aviez vos bébelle laide à mort, les stylo avec un homme grenouille dans la tête du stylo qui flottaient, les stylos à 50 pitons pour chaque couleurs…les mains en gélatine qui collait partout comme une langue de grenouille…les collections d’effaces…le cotton ouaté AU COTTON…c’était le festival du Miracle Mart à longueur d’années. Ça passe et ça laisse de bon souvenir et c’est bien correct comme ça.
    C’est un petit échappatoire pour ces enfants de regarder leur couverture «HOT» de cahier mobile. Ils ont 5 ans et ça fait déjà 4 ans qu’ils ont un horraire de travailleur car ils ont été à la garderie juste avant. Laisson les vivres leur enfance, on y a eu droit pourquoi pas eu.

    En passant ça fait un bout que j’essaie de m’y faire mais le nouveau design d’emballage de nos compliments pour les céréales me tape. En tant que designer je trouve ça intéressant et bien conçu même, mais en tant que consommateur le gros block noir sur mes céréales me lève le coeur le matin, suis-je le seul???

  55. 55 Philippe Lamoureux

    Quelle torture!

    Le Ô Canada, les cahiers Canada…. méchant brain wash. Scandal des commandites à l’horizon!!!

  56. 56 Janick

    Hahaha, vous être vraiment marrant!!

    Entoutcas, je l’aimais ma boite à lunch avec la fille "Jem" en hologramme qui bougeait le bras et les cheveux, BON! :)

  57. 57 Janick

    Non, y m’a pas encore appellé!!
    lol :)

  58. 58 Janick

    Si tu as le temps toi Paul, vas-y fort, éclate-toi avec Foglia, il est ben fin, chus sûre :)
    ihih

  59. 59 Martin Houle

    En parlant d’enfants, pour les jeunes de mon âge qui ne le savaient pas, ils (Steve Spielberg et compagnie) vont faire un film "live" sur les Transformers (site internet: http://www.transformerslive.com) – ils vont peut-être faire un autre film "live" sur les Cabbage Patch Kids…

  60. 60 Luce Beaulieu

    OK, bon, on commence à parler des ti-dessins de notre enfance… quelqu’un, il faudrait "starter" un fil sérieux là! ;-)))

  61. 61 Janick

    Ouais, un peu de sérieux… Mais je l’aimais ma boîte à lunch moi!!! :) ihih

    Bon ok.

    Ya quelqu’un qui a vu le reportage à la télé dimanche soir à Radio-Can qui s’apellait Disques d’art?

    C’était sur le design des pochettes de disques, du vinyl, au CD plastique jusqu’aux pochettes CD cartons.

    C’était très intéressant de voir l’évolution du design sous l’optique musicale!!

    Ok, c’est pas une section spéciale dans LaPresse sur le design graphique, et non il n’y a pas juste le design de pochette évidemment dans notre métier, mais ça va dans la bonne direction, non? S’adresse au public général, un peu d’histoire graphique, visuels intéressants, et mise en situation qui ne fait pas peur à Matante!

    Vous l’avez vu?? J’aimerais bien le revoir, peux-être qu’on pourrait demander à Radio-Can de le repasser…?

  62. 62 Janick

    Coup donc là, chus dans le sujet!!

    On parlait de solutions et de moyens de faire connaître notre métier au public général.

    Pis un reportage sur le design de pochette de disque, destiné au public général, ça rentre dans le sujet, BON.

    Y faut tu toujours s’expliquer de même ici????

  63. 63 Janick

    C’était pourtant évident….!

  64. 64 Janick

    Messemblait aussi! :)

  65. 65 Antoine Nonnom

    Je crois qu’on est dû pour un nouveau sujet. Les commentaires ici deviennent un tout petit peu moins constructifs.

  66. 66 Luce Beaulieu

    Bien d’accord.
    OK là, ceux qui lisent mais qui n’écrivent pas, lancez-vous! Sinon, Janick, envoie-donc un nouveau sujet à Philippe! Je crois que tu es dûe pour une montée de lait… ;-))

  67. 67 Janick

    Ouais c’est une idée! :)
    Je fais juste une montée de lait quand on me provoque pour en avoir une:)
    J’aime ça donner au monde ce qui veulent, que veux-tu! hahaha! :)

  68. 68 Janick

    J’ai envoyé un autre sujet à Philippe, Luce… à suivre! :)

  69. 69 Luce Beaulieu

    Heille, yé, j’ai hâte de voir!

  70. 70 Janick

    Bientôt bientôt! :)

  71. 71 Jean-Sébastien Dussault

    (Petite intervention à partir du texte principal. Désolé si ça a l’air hors sujet) ;)

    Les gens en affaires n’ont pas nécessairement des connaissances en marketing et c’est normal. Il ne faut donc pas se suprendre ni désespérer devant un client dont la seule ligne stratégique dans ses communications est "il ne faut pas que ça coûte cher"

    À mon avis, ça fait parti de la job d’un designer d’éduquer ces clients dans les démarches à suivre et les questions à se poser.

    Reste à voir si le designer veut faire affaires avec de tels clients. J’en connais qui sont excellent là-dedans et d’autre qui sont pourris. Il suffit de se connaître et de ne pas plonger là-dedans si c’est pas notre tasse de thé.

  72. 72 Luce Beaulieu

    Ouais, c’est clair.
    Et toi, as-tu des histoires de clients croustillantes, question de nous émoustiller en attendant le prochain sujet de Janick?

  73. 73 Janick

    haha!!

    Eh bien à part mon histoire de la petite chaperonne rouge et du loup à tartines, et aussi celle du proprio de resto qui m’a foutu à porte car il m’ostinait sur ce qu’est une graphiste, je ne vois rien de croustillant qui n’a pas déjà été raconté!

    Mais si je me rapelles bien, y’avait un certain Christian qui a préféré se taire plus tôt, mais j’aimerais bien entendre ses histoires!! :)

  74. 74 Janick

    En gros, c’est un faite oui!
    Mais j’avais un "feeling" qu’il voulait dire plus lol!

    Toi Paul, tu en as des histoires qui font "crounch" comme les céréales? :)

  75. 75 Mikael Lebleu

    Je n’ai beau être qu’un étudiant de première année en design graphique, mais je me permets tout de même de noter qu’il y a quelque chose qui cloche dans la discussion sur les "cahiers Canada".

    Primo, et ça revient un peu à ce que Martin Houle disait sur "la tour d’ivoire", un design efficace coûte cher. Pas nécessairement parce que ça coûte plus cher en frais de montage et d’impression, mais simplement parce qu’un designer graphique bardé de diplômes qui travaille dans une boîte à la mode charge plus qu’un ti-coune qui sait gosser dans PageMaker. Prenez par exemple les fournitures scolaires FiveStar ; ce n’est peut-être pas un exemple de design génial, mais elles sont plus soignées que les cahiers Hillroy, mais foutrement plus chers ! Et je suis prêt à parier un moton que les parents préfèrent payer 0.39$ un cahier Canada que 4.99$ un beau cahier au design simple, sobre et efficace. Tant qu’y'a des lignes et que tu peux écrire dessus, c’est ça qui compte.

    Oui, l’éducation doit se faire auprès du grand public, mais de façon subtile, progressive. Pourquoi ne pas commencer par vos clients ? Oui, ils peuvent être buckés, mais au moins si vous faites l’effort de les sensibiliser à votre métier, il y a de fortes chances qu’ils ne répètent pas l’erreur. Je suis aussi d’accord qu’un mot à ce sujet devrait être glissé lors de la formation d’agent de marketing et d’hommes d’affaires ; pas une formation en design graphique (avec toutes les histoires de clients qui décident de faire eux-mêmes la job dans Word, ça ne ferait qu’empirer les choses), mais aux moins un cours sur la nécessité d’un design publicitaire/d’identité efficace pour bien promouvoir son entreprise. J’ai d’ailleurs peine à croire que cela ne fait pas déjà partie du curriculum d’un cours de marketing/business.

  76. 76 Mikael Lebleu

    Oh, et j’aimais beaucoup ma boîte à lunch rouge Ninja Turtles, avant qu’elle finisse oubliée sur un rond de poêle allumé.

  77. 77 Janick

    Un nouveau, super! :)

    Je suis bien d’accord avec Mikael: "un cours sur la nécessité d’un design publicitaire/d’identité efficace pour bien promouvoir son entreprise"

    Au moins, on peut aller à la source de certains problèmes avec cette idée!! :) Je ne sais pas si ça fait déjà parti d’un programme, mais en effet, si ce l’est pas, il serait temps!!!

    Et quand tu dis ‘un cours" Mikael, j’espère que tu veux dire plusieurs heures d’un titre de cours sur le long d’une session, et non un cours de deux heures (car ça, c’est nettement insuffisant!!).
    :)

  78. 78 Mikael Lebleu

    Au moins que ça s’insère dans la formation, dans un cours obligatoire. C’est quand même une partie assez fondamentale de la mise en marché d’un produit, et je ne vois vraiment pas comment on peut passer à côté.

    D’un autre côté, quelques cours de marketing et de gestion ne nous feraient pas de tort non plus ;P !

  79. 79 Janick

    Ah ben ça, je suis VRAIMENT d’accord!! J’aimerais vraiment ça prendre un cours de marketing/vente/gestion, pour mes de services!! :)

  80. 80 Luce Beaulieu

    Et puis, si on veut un petit peu de baume sur le cerveau: http://www.isotopelab.com/

  81. 81 Janick

    Très intéressant ce site Luce!! Merci :)

  82. 82 Phil

    J’ai découvert votre site au cours d’une petite opération de veille technologique et ai lu le forum initié par Luce Beaulieu (quel beau nom plus français que français) sur les aventures (z’et déboires) avec les clients. Au début, je n’ai pas immédiatement identifié que vous étiez Canadien tellement vos histoires – et surtout la description des clients "je-sais-tout" ressemblent tellement à ce qui arrive en france. Ce n’est que vers la moitié de l’ascenseur que je réalisais ma méprise et continuais la lecture en souriant et en me disant "moi qui pensais que seuls les petits donneurs d’ordres machitos franco-PME étaient sots, dominateurs et exploiteurs".
    Puis, en continuant la lecture, je vois que certains d’entre vous ont une bien haute opinion du donneurs d’ordres (quelle expression horrible) européen. Vous lui prêtez bien facilement de la culture, de la subtilité, de l’intelligence marketing.
    Détrompez-vous, les amis ! Point la situation n’est plus rose (ou plus verte, si c’est de l’herbe) de l’autre côté de l’Atlantique. Je pensais même l’inverse avant de vous lire.
    Les crétins gagne-petits (ou gagnent-gros) européens sont les mêmes que chez vous et identiques sont les ruses pour les éviter.
    Comme je reprends ce forum abandonné au 12 septembre, je ne sais si mon intervention est d’un quelconque intérêt.
    Faites-moi savoir si la suite de ce débat vous parait importante (pour moi, elle l’est, ainsi que d’autres sujets, à condition qu’on ait tous envie de sortir de cette spirale stupide du "non, je ne fais pas du design pour me distraire ou pour assouvir des instincts infantiles)".

    A +

    Phil

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