Montre-moi tes…

Publicité Prix Boomerang_agence: Provokat

Bien que nous concevions quelques fois la bonne publicité comme dérangeante, voire choquante, il est difficile de ne pas être supris puis dégoûté par la campagne des prochains Boomerang réalisé par l’agence Provokat. À partir d’une bonne piste, en récupérant l’imagerie des enseignes en néons du « red light », l’annonce ne font aucune réinterpretation des panneaux, associant les prestigieux et respectés prix Boomerangs d’infopresse aux charmes sans goûts, glauques, désolants, dépassés et attrape-nigauds de ce type de spectacle. Une chaîne de courriel de protestation est en cours, lancée bien sur par les filles en colère. Exprimez-vous.


49 commentaires sur «Montre-moi tes…»

  1. 1 Olivier Bruel

    … un lien ?

  2. 2 Marc Serre

    Désolé. L’adresse du site: http://danseinteractive.ca/

  3. 3 Olivier Bruel

    Si j’étais cynique, je dirais que ça ressemble au travail d’un « directeur artistique » de 22 ans…

  4. 4 fran6co

    en effet, c’est désolant.

    mais ce ne sera pas la première fois que les éditions infopresse nous présentent une campagne horrible pour leurs prix. souvenez-vous de la campagne «tripes» pour les grafika il n’y a pas si longtemps. quoique cette fois-ci ça atteint des sommets (de profondeur), on y ajoute le sexisme en prime. est-ce vraiment nécessaire pour attirer l’attention ?

    en plus il sont pas mal fiers de leur trouvaille : http://blog.provokat.ca/index.php?/archives/375-La-campagne-des-Boomerangs.html

    et plus loin sur leur site je lis que leur campagne a eu de l’effet : 40% de plus d’inscriptions cette année. ça doit sûrement être à cause de leurs prostituées interactives.

  5. 5 Michel Aubert

    Hum, les concours (piège à cash) d’infopresse sont-ils autre chose que «sans goûts, glauques, désolants, dépassés et attrape-nigauds [pour gens en mal de reconnaissance]»?

  6. 6 Martin L’Allier

    D’accord avec toi Jean-François, l’ensemble est assez amusant.

    Je partage, par contre, une part du cynisme de Michel Aubert les prix Boomerang sont «prestigieux»? Allons bon…

  7. 7 Philippe Archontakis

    Dégoûtant est fort un peu, non?

    C’est quand même rigolo comme campagne et bien exécutée. J’avoue que j’aurais ajouté les logos des Boomerangs et d’Infopresse. J’aurais également allongé un peu l’expérience intéractive mais ce clin d’oeil à la danse érotique n’est pas de mauvais goût, mais plutôt amusant.

  8. 8 martin ouellette

    Ce sont des filles qui ont créé cette campagne chez nous (Provokat).

    Oui, c’est prendre à la légère. En fait, montrer les publicitaires comme des danseuses, et les publicitaires numériques, comme des danseuses à 10$, je trouvais ça drôle.

    Un peu de légèreté est de mise.

    Et si elle choque un peu cette cmapagne, c’est pas grave. Je n’irai pas jsuqu’à dire «Parlez-en en bien…parlez-en mal», que je trouve ridicule et trad, mais la discussion n’est pas en soi un problème.

    Et oui, on se trompe parfois. Souvent. Parce qu’on prend différents type de risque. De jouer avec le cul-kitsch pour un public propre (semble-t-il) devait être un de ces risques. Et je saluerai toujorus la prise de risque.

  9. 9 Marie-Eve Boucher

    Je suis la conceptrice-rédactrice qui a travaillé sur ce projet. Je conçois effectivement que cette campagne ait pu être perçue comme étant de mauvais goût… c’est une imagerie de danseuses que diable! ;o)

    D’abord, j’aimerais souligner qu’aux Boomerangs, les publicitaires qui font de l’interactif sont entre eux. Cette campagne s’adresse à nous. Seulement à nous. Ça n’est pas une campagne grand public.

    Cette campagne ne parle pas de femmes. Elle parle de pub. Elle parle d’interactivité. Elle parle d’une manière de concevoir les relations avec les usagers. Elle parle de notre métier. Il s’agissait simplement de se regarder un tantinet le nombril, de sourire et de ne pas se prendre trop au sérieux. Ce gala, c’est tout de même une soirée qu’on passe à s’entre-auto-congratuler. Un petit sarcasme, dans le contexte, je touvais que ça pouvait être rafraîchissant.

    Enfin, pour tomber dans les clichés, tout le monde ne peut pas tout aimer. Cela dit, des fesses en néons, c’est pas des fesses hein? Le ton se voulait bon enfant, je suis heureuse que certains y aient vu un peu d’humour. La même campagne, pour un public non-averti ou avec des femmes en chair et en os n’aurait jamais vu le jour sous ma plume. Mais c’est des publicitaires (moi-même incluse) qu’on rit ici. Pas des femmes, et pas des danseuses.

    Je regrette que certaines personnes aient été offensées. Je ne regrette cependant pas cette campagne. Dans la vie et dans mon travail, je suis sans cesse préoccupée par des questions d’éthique. Je me considère comme une féministe (et en plus je suis plutôt intello… vous imaginez la vie que je mène?) Hehehe.

    D’ailleurs à ce sujet, fran6co, il y a un grande différence entre une prostituée et une danseuse. Il y en a aussi une entre une joke sexiste et une joke de cul.

    Je serais intéressée à voir le email des détractrices. Peut-être que ça me ferait faire un examen de conscience, qui sait? J’admets ne pas comprendre pourquoi ça fait tout un pataquès cette campagne. Je suis sincèrement ouverte à me le faire expliquer.

  10. 10 Laurent Rabatel

    Pourquoi vous excusez-vous ? Franchement, cette campagne ne possède rien de choquant. Qui sont des gens si conservateurs ? Des designers ?
    Franchement monsieur Serre, décontractez-vous. Il y a des gens qui peuvent vous aider si vous le désirez. L’indice est dans la campagne que vous dénoncez.

  11. 11 martin ouellette

    Laurent, je ne m’excuse pas.

    J’essaie de nourrir la conversation. At the end of day, that’s what it’s all about.

  12. 12 Martin L’Allier

    Martin et Marie-Ève, grand merci d’avoir eu le guts de défendre votre projet et d’être en mesure de nous aider à comprendre votre point de vue!
    C’est rare le courage! Bravo!

  13. 13 Marc Serre

    Hé bien là je reste surpris. Penser que Marc Serre est un gars conservateur et étriqué. Je ne pensais jamais l’entendre celle-là.

    Tu as raison Laurent, cette campagne n’est pas vraiment choquante. L’allusion au strip n’est pas en soi déreangeante… Les pub de femmes objets sont quelques fois controversés. D’autres sont drôles. Certaines sont sans goût. Je comprends qu’on ait voulu être sarcastique et drôle et qu’on doit regarder tout ça avec de l’auto-dérision mais je ne pense pas qu’on ne retienne que ça.

    La sexualisation comme axe de mise en marché commence à me rendre sourd. Depuis l’apparition il y a déjà 4 ou 5 ans des Terry Richardson, Sisley, Gucci et autres Buffalo jeans, je trouve qu’on tourne en rond avec ces stéréotypes et que ça ne propulse pas le design non plus.

    Je salue les auteurs qui montent au batte pour expliquer leur campagne. Je salue les publicitaires qui prennent des risques. Quand à parler design dans un bar de danseuses, pourquoi pas? Keep on trucking

  14. 14 Laurent Rabatel

    et …..

    je ne comprends pas alors le but de dénoncer cette campagne à moins que vous la trouviez nulle et moche, mais en vous relisant ce n’est pas le cas.
    Vous écrivez « …charmes sans goûts, glauques, désolants, dépassés et attrape-nigauds de ce type de spectacle. » et c’est là que la campagne est marrante car les gens qui participent à ces concours voient ce type de spectacle tout simplement. Des gens sur un stage qui font un numéro.

    Si vous n’aimez pas la sexualisation comme axe de mise en marché, je vous donne rendez-vous très prochainement, je suis certain que vous allez me taper dessus. J’ai déjà hâte.

    Indice sur notre blogue : http://lichencommunications.com/carnet

    Au plaisir

  15. 15 Marc Serre

    ???

  16. 16 Catherine

    Que de constater qu’une campagne à saveur de premier niveau sexiste conçue par une femme scandalise des hommes me fait légèrement sourire!

    Les pix boomrang : « concours qui récompense les meilleures communications interactives et les sites Web conçus par des entreprises québécoises »

    Au contraire, pourquoi tomber dans quelque-chose de traditionnel? L’idée derrière le concept des vieux bar de dansseuse laids avec enseignes à néon est simple et très intéressante. Quoique j’ai cru senti que celle-ci manquait peut-être un peu de mise en avant sur le plan de sa conceptualité, elle frappe, elle est différente et représentative du genre de site qu’elle se devra de récompenser! Des sites qui sortent de la masse en apportant du frais, de la nouveauté!

    Je n’ai pas tant vu le côté sexuel autant que certaines personnes mais plutôt quelque-chose de profondément kétaine.

    Petits voyeurs, venez voir mes atoutes, ce que j’ai à vous offrir!!!

  17. 17 Martin L’Allier

    Suggestion
    Antidote, est un logiciel pas cher qui aide à réduire le nombre de fautes d’orthographe. Ça vaut la peine, croyez-moi…

    http://www.druide.com/antidote.html

  18. 18 Cath

    J’abonde, pour une fois, dans le même sens que Martin !

  19. 19 francoisb

    sa sest vrémen provocan, martin…

    J’ai l’impression qu’il est de plus en plus difficile de juger de la pertinence de l’usage des fesses (et d’autres symboles anatomiques) pour faire mousser un produit/événement. L’effet de la provocation pour la provocation commence à être un peu usé. Il y a plusieurs campagnes grand publique où l’on se pose la question de la nécessité d’utiliser le sexe comme véhicule.

    J’ai d’une part de plus en plus de difficulté à ne pas trouver qu’on va en guerre un peu vite et de l’autre, l’impression que la défense de ces campagnes est un peu vaine et éculée. J’admire le courage de Marie-Êve mais j’ai tellement l’impression d’entendre les mêmes arguments, over and over. Et ce, que l’usage du cul soit justifié ou pas.

    Dans ce ce cas-ci, je trouve que l’image n’est pas si choquante, elle est plutôt ironique (et peut-être désabusée?).

    Moi ce qui me dérange, ce n’est plus les néons évocateurs des peep-shows, c’est les pubs de produits ménagers avec des madames aux grands sourires qui torchent papa, bébé et/ou le chien… Elles ont beau porter des vêtements cools et des mises en plis à 160 piastres, j’ai toujours l’impression de voir des remakes actualisés des années 50…

  20. 20 Catherine

    Juste un mot… désolée pour ma petite négligence textuelle… surtout que ce sont des coquilles à priori d’inatention…

  21. 21 fran6co

    bah, utiliser des fesses, et un device interactif dans lequel il faut les caresser avec une main interactive pour lui donner des piasses interactives dans son g-string en néon, vous aurez beau mettre ça sur le degré que vous voudrez, néo-féministe, post-sexiste ou trans-clichéiste, ça reste un stéréoype de bas niveau pour attirer l’attention. première idée.

    c’est drôle vos inside jokes mais j’ai deux enfants, des petites filles, 5 et 7 ans, et je suis ben content de ne pas avoir de sites en nomination cette année, parce que je ne pourrais pas vraiment leur faire visiter le site.

    «papa, pourquoi il faut caresser les fesses de la madame ? pourquoi on met de l’argent dans ses culottes ?» «ben non, ma fille, tu comprends pas, la madame qui a trouvé l’idée l’a dit, c’est juste une joke ! clique encore, tu vas voir, le prochain écran est encore plus comique, avec le poteau !»

    et pour répondre à Marie-Eve, en effet, si c’est un garagiste tout crotté qui fait la joke, c’est une joke sexiste. si c’est une jeune publicitaire dans son bureau en haut du deuxième degré, c’est de la trans-référence auto-dérisionnelle de très haut niveau. de la communication next generation. si je te donne $10 piasses, on va tu faire un tour en arrière ?…

    utiliser la vulgarité pour attirer l’attention c’est pas prendre un risque.

  22. 22 paul

    Bien dit fran6co! j’ai également deux enfants dont j’ai éloigné de ce genre de valeur… aujourd’hui il m’en remercie!

  23. 23 martin ouellette

    Je croyais avoir une conversation.

    Mais visiblement, francisco, tu as des comptes à régler. Je te souhaite de trouver la vraie raison de ta hargne. En attendant, si tu veux, mon garçon de 8 ans expliquera à ta fille la différence entre du b2b et du b2c.

  24. 24 martin ouellette

    @ françoisb

    Moi ce qui me désole, c’est de montrer des consommateurs ou consommatrices exaltés. Des rues vides pendant une vente d’autos, une ménagère qui s’effondre en frisson de bonheur devant un mur de yogourt, etc. Cette consommation hystérique, je suis plus capable de la voir.

    Ça rien a voir avec le sexisme. C’est la représentation des consommateurs comme des larves, ça, ça me désole. Mais je m’écarte du sujet…

  25. 25 Laurent Rabatel

    Serions-nous des êtres puritains ?

  26. 26 Marie-Eve Boucher

    Ok! Je vois que, dans mon autre commentaire, je n’ai pas été suffisamment claire. Au sujet de l’hyper sexualisation de la publicité : je suis au courant que ça existe! Non mais…

    Croyez-le ou non, comme je parle à des publicitaires, j’utilise ce cliché à bon escient! Encore une fois, je sais à qui je parle, et ceci n’est pas une campagne grand public!

    Je suis presque froissée, je vais garder mon calme… mais tudieu, j’ai l’impression qu’on me prend pour une imbécile.

    Le débat sur l’hyper sexualisation en pub est… pour faire un jeu de mots de circonstance… le plus vieux débat du monde.

    Quand je dis, dans mon précédent commentaire, que cette campagne parle de notre travail et de relations avec les usagers, je veux entre autres souligner qu’on devrait se donner comme défi de ne pas les traiter comme des épais.

    Quel est, à votre avis, le plus gros cliché utilisé par les publicitaires qui prennent leurs usagers pour des tatas?

    Du cul pour vendre des pneus!

    Dire qu’à l’interne, pour vendre cette campagne, j’ai dit : « c’est des publicitaires interactifs, ils vont la pogner. » Ayoye.

    Utiliser le premier niveau de manière si flagrante avait une valeur humoristique… dans la mesure où l’analyse allait le dépasser, ce niveau.

    Je le répète : donnez-moi le bénéfice du doute… peut-être qu’il y avait un p’tit peu de cocologie derrière cette campagne. Peut-être que, dans la réunion après qu’on ait eu le brief, la création ne s’est pas déroulée simplement en criant : ON MET DES TOTONS!

    Ah lala! ;)

  27. 27 Marc Kandalaft

    plutôt drôle, un peu fatigant à la longue!

  28. 28 Bruno Cloutier

    Je trouve personnellement que l’idée est assez … drôle. En effet, il ne s’agit pas d’une campagne grand public, donc pourquoi s’offusquer? D’ailleurs on s’offusque de quoi? On y reviendra.

    J’y vois un clin d’œil au fait qu’on utilise souvent le sexe comme outil de vente sans aucune raison valable, ou encore que les publicitaires/designers agissent quelques fois en ‘putes’ afin de faire un peu de sous, peu importe. C’est pas l’idée du siècle (de mon propre avis), mais au moins c’est pas gratuit.

    Ce qui me désole par contre, c’est le site lui-même. On parle des prix Boomerang, des prix octroyés à des projets interactifs de qualité. Sincèrement, j’ai peine à voir l’intérêt dans ce projet. À mon sens, le site d’un concours en interactif se devrait d’essayer de transcender le médium un tantinet, non? Essayer de faire quelques choses qui sort de l’ordinaire, je sais pas. J’ai l’impression de me promener dans la très mauvaise adaption web d’une campagne publicitaire print douteuse, un peu comme si un bon designer print avait décidé de faire la DA sur un projet web, médium auquel il ne connaît strictement rien (il y en a qui connaîssent et maîtrisent les deux, mais disons que celui-ci non).

    Pour ce qui de s’offusquer, ceux qui le sont devront m’expliquer pourquoi. Des formes féminines en néon qui flashent, c’est pas très différents de la rue Sainte-Catherine le soir. Parce qu’il y a du sexe dans le concept c’est nécessairement de mauvais goût? Ça revient à dire qu’on ne peut pas rire de choses qui ne sont, à la base, absolument pas drôle, comme les jokes de bébés morts ou celles à caractères racistes. Il y a quelque chose de sain à rire de choses qui ne le sont pas, enfin, je pense. Si je dis «Joséphine, il fait droid, met un autre juif dans le foyer» avec un accent allemand stupide, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, je trouve ça drôle. Pourtant, suis-je nazi, néo-nazi ou tout simplement anti-sémite à cause de celà? Est-ce que ça revient à dire que je crois que tous les allemands sont anti-sémites? Est-ce que je remet en question la souffrance vécue par environ 6 millions d’individus? Voyons donc, c’est horrible comme événement! Mais si on ne peut même pas en rire, à quoi ça sert. J’ai un peu le même problème avec le sexe. Ça fait partie de la vie, ça sert à rien de faire l’autruche. Des sites pornographiques ça existe, de même que les danses à dix et les gens qui baisent des putes dans une ruelle en laissant traîner leur condom à terre après. C’est dégeulasse, mais c’est comme ça. Est-ce qu’on fait dispraître cette réalité qu’on n’aime peut-être pas (certains aiment ça pourtant, aussi étrange que celà puisse paraître) en en cachant toutes les images ou références possibles? Je ne veux pas être démaguoge, et je n’ai pas d’enfants. J’avoue qu’on joue sur une corde sensible quand on parle de famille, c’est évident. Sauf que tôt ou tard, votre garçon ou votre fille vont se retrouver en contact avec ce genre de chose, et je ne pense pas que de les en avoir préservé toute leur vie les aidera à comprendre le sens de ces choses une fois qu’ils y seront confrontées. Mais bon, stop, c’est pas le sens de la discussion. Je n’ai pas d’enfant, je sais pas de quoi je parle, c’est vrai. Mais c’est pas non plus comme si cette campagne va retrouver sur des panneau publicitaire de 300m de large au bord de la 40.

  29. 29 Olivier Bruel

    On ne pourra pas dire que le débat n’est pas fourni ! Merci à toutes, à tous, et aux autres…

  30. 30 francoisb

    Fran6co ne semble pas avoir de comptes à régler. Je crois qu’il expose un point de vue pertinent. Ce n’est pas nécessaire d’y aller personnel. On critique le message ou sa conceptrice ? Les gens qui font les commentaires ou leur opinion ?

    La job de l’agence était de «vendre» un événement à une cible précise. Ce qui fût fait.

    Est-ce que c’est du grand art ? Non.

    Est-ce que ça fait jaser ? Est-ce que l’info se rends aux bonnes personnes ? Oui.

    Est-ce que d’un point de vue social c’est pertinent ?

    C’est ça, la grosse question.

    À-t-on un devoir moral en tant que publicitaire ? Et peut-on influencer la moralité de nos clients et/ou de leurs clients ?

    Il me semble que oui. Il reste que mes codes moraux sont probablement différents de ceux, par exemple, de Martin Ouellette. Comment complexifier un débat en quatre coups de cuillère à pot…

  31. 31 francoisb

    Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.

    Extrait de Le Barbier de Séville

  32. 32 Audrée

    Je ne suis pas offensée par cette campagne, quand même, on voit des choses sans fois pire.

    Par contre, je n’ai pas vu l’intérêt de la campagne.. le site ne m’a pas touché, je n’ai pas compris de quoi il s’agissait la première fois. Ça m’a laissé de glace, malgré le visuel qui me plaît.

  33. 33 Simon Éthier

    Ce qui me désole, ce n’est pas tant la direction artistique (drôle et honnête), mais bien l’idée que l’on se fait ici de l’interactivité. Je m’explique.

    Le site est au degré zéro des meilleures pratiques web. Point à la ligne. Une introduction qui «flash» (pardonnez le jeu de mots), un contenu enfoui très loin (pensez aux conséquences désastreuses en ergonomie et référencement), un concept marketing pas très interactif…

    Quelqu’un de l’international qui cherche les meilleures créations québécoises en interactivité ne les trouvera pas. Ça rejoint ce que d’autres ont dit plus tôt : «par le milieu, pour le milieu». Et si, un jour, les univers du design graphique, du marketing, de la comm., et de la programmation s’alignaient sur un projet?

    Si les gens du milieu ont connu cette campagne, c’est qu’ils lisent tous Infopresse, ou alors qu’il s’agit d’un petit milieu. Où était la campagne web derrière le concours? Le site vivra-t-il plus que quelques mois?

    J’ai l’impression qu’on a devant nous une autre pièce de web conçu comme du print animé…

    Posez-vous la question sur ce qui a fait le succès des Google, eBay, Amazon, Facebook. Amener le bon utilisateur à ce qu’il cherche, ce qu’il veut consciemment ou non. Et rechercher les meilleures pratiques sans cesse, c’est-à-dire ÉVOLUER.

    Sans entrer dans les statistiques (qui sont nombreuses pour le prouver), les acheteurs web veulent des interfaces de comparaison de produits, de personnalisation de produits, de recommandations personnalisées, de recherche avancée, d’aide en ligne, du contenu fréquemment mis à jour, des pages qui chargent instantanément…

    Lequel des projets primés nous offrira tout ça?
    Le concours (ses critères entre autres) est-il encore bien aligné sur les enjeux actuels du web? S’agit-il d’un concours de brochures interactives? Apporte-t-il une crédibilité web au Québec?
    Quand le Québec pondra-t-il UN projet web de renommée internationale? Bientôt, j’espère!

  34. 34 Bruno Cloutier

    Simon, tu parles comme quelqu’un en marketing. Il y a une section marketing au concours Boomerang, mais c’est pas vraiment ce qui nous intéresse tous. Ne t’en offense pas.

    Je serais curieux, après ce que j’ai lu de ton post, de savoir ce que tu considère comme les critères essentiels d’un bon projet web. J’ai l’impression que nos deux visions seront diamétralement opposées.

    C’est pas grave, la vie c’est pleins de gens qui pensent pas pareil, c’est ce qui fait que c’est beau. Mais de là à dire que c’est un mauvais projet parce que le site n’est pas en HTML avec un menu facile d’utilisation en haut à gauche, W3C compliant et qui respecte tous les résultats des études d’ergonomie de cet imbécile de Jacob Nielson, minute là. Y’a un public pour les sites complexes et conceptuels, et non ce ne sont pas tous des gens du mileux. Ce qui ne change en rien le fait que ce ne soit pas un bon projet.

    De toute façon, est-ce que tu as idée du temps qu’un site comme Facebook a dû prendre à développer? Des années? Exiger cela d’un site éphémère faisant la promotion d’un concours annuel revient à exiger … euh, je sais pas quoi mais quelque chose d’impossible.

  35. 35 martin ouellette

    Oui c’est un site éphémère. Une job sur le bras qu’on s’est amusé à faire. Non je ne crois pas que c’est nécessaire que ce site doive rester universellement efficace. On fait de la pub, on s’adresse à un public précis, dan sun espace précis pour une durée de temps prédéfinie. Je trouve que cette campagne fait la job, on a eu du fun à la faire et je crois que ça nous a permis d’explorer un peu – dans ce cas, la navigation par en avant, l’utilisation du noir et le sens – la lumière – qui apparait avec l’interaction.

    Dieu que vous êtes sérieux.

    Je comprends que certaines aiment, d’autres moins et certains pas du tout. Je suis surpris de l’énergie avec laquelle certain haïssent par contre.

    J’aime prendre des risques et celui-ci n’était pas notre plus grand.

  36. 36 martin ouellette

    @françoisb

    écris-moi, je t’éclairerai sur mon commentaire plus haut m4[at]provokat.ca

  37. 37 Bruno Cloutier

    Par rapport au commentaire de Martin qui dit : «Je suis surpris de l’énergie avec laquelle certain haïssent par contre». Moi ça ne m’étonne pas, y’a qu’à lire le message qui initie la discussion. Si ça s’appele pas orienter une discussion, je me demande bien ce que c’est.

    «Bien que nous concevions quelques fois la bonne publicité comme dérangeante, voire choquante, il est difficile de ne pas être supris puis dégoûté par la campagne des prochains Boomerang réalisé par l’agence Provokat. À partir d’une bonne piste, en récupérant l’imagerie des enseignes en néons du « red light », l’annonce ne font aucune réinterpretation des panneaux, associant les prestigieux et respectés prix Boomerangs d’infopresse aux charmes sans goûts, glauques, désolants, dépassés et attrape-nigauds de ce type de spectacle. Une chaîne de courriel de protestation est en cours, lancée bien sur par les filles en colère. Exprimez-vous.»

  38. 38 Baillairgé

    Animons le débat avec un commentaire de fille, de femme, de designer, d’ex-pourvoyeuse à design pour Infopresse, de blogueuse, et mère de famille. Oh yeah.

    Donc. j’ai eut une idée de circonstance et j’ai fais aller mes doigts comme dit l’annuaire jaune !

    Je vous copie-colle l’intégral de mes questions que j’ai envoyées sous forme d’entrevue, ce que je peux faire de mieux pour de débat, à une amie ex-danseuse qui a fini de payer ses prêts étudiant en design graphique. Ça vous intéresse, right? Mesdames, messieurs, ouvrez vos culottes, on parle design ,a href= »http://danseinteractive.ca/ »>ici ça a l’air.

    -

    Dis, t’as envie de parler de la campagne boomerang?
    » Entre toi et moi, je vois pas ce que ça change. Ça fait drôle de penser que mes fantômes serviraient à illustrer mon opinion sur le design un jour. Merci quand même d’avoir pensé à moi, j’aurais pas osé prendre la parole. C’est pertinent, tu crois?

    Pas plus ni moins que l’opinion des autres usagers. Ils auraient fait une campagne avec des étoiles roses qu’on aurait probablement aimé entendre parlotter des designer allemands sur le sujet – on aime la diversion. Anyway. Donc t’en pense quoi?
    » Aille. Ça fait mal han d’avoir à frotter des foufounes avec un bras qui a l’air d’un dildo géant? J’ai pas toffé plus que 5 secondes. J’ai refermé, j’avoue. À cause de toi, j’ai dû y retourner passer les quatres tableaux. C’est par contre une jolie exécution graphique : bravo à l’infograph(e).

    Ça te donnes-tu envie de participer?
    » Ce n’est pas le mandat du site de me donner envie de participer : son mandat est de me parler du pourquoi des boomerangs et de me rappeler que c’est l’heure de m’inscrire. En second lieu, le site contribue à l’historique visuelle d’Infopresse (qui elle est teintée à chaque année de l’idée que nos designers se font du language graphique). Et finalement, ce qu’on désire tous, ça permet à une agence de dire enfin quelque chose qui sort de ses trippes, ses vraies trippes, et ultérieurement augmenter son portefeuille de clients. Il va être intéressant de comparer à même date l’an prochain les gains qu’aura obtenus l’agence du président du jury (J’embarque même pas sur le sujet du choix des gagnants, tu remarqueras que d’autres le feront).

    Tu crois que c’est sexiste?
    » Est que la représentation d’une pipe est une pipe? Est-ce que mon acte dirigé était sexiste ? Là j’ai quand même ressenti un drôle d’effet en plaçant ma main sur sa culotte. Du genre que tu veux zapper. Mais ça c’est moi, avec toute mon histoire. C’est pas celle des autres. Ça vaut 0 dans ce débat. Oui c’est sexiste. Oui c’est aussi une blague. L’agence a choisi que c’était la voie à prendre cette année. J’aurais fait autrement qu’on n’aurait pas aimé. J’y enverrai mes clients : il n’aimeront probablement pas et ils resteront avec moi, – fiou ! (hé, en relisant cette phrase, c’est assez comique tu conviendras, venant de moi). Ciao, bella, c’est assez de salive pour un si court mauvais moment à passer.

    Ouais ok, faut que j’aille conter des histoires aux princesses moi aussi.
    Bebye

    -

  39. 39 Anne Guillaume

    À Martin Lallier, à propos de Antidote :
    Quand on voit le titre de l’article, on peut difficilement s’attendre à mieux.
    C’est d’ailleurs la seule chose qui m’ai choquée, ce /s/, personnellement.

  40. 40 Anne Guillaume

    Qui *m’ait* :-)

  41. 41 martin ouellette

    @ Baillargé

    Nous n’avons pas fait cette job pour nous éclater. Pour « enfin » sortir qqch qui nous ressemble. On essaye de faire de notre max à chaque fois. Ici, on s’est amusé peut-être un peu plus. On s’est moins pris au sérieux je dirais. Alors, que cette pièce déclenche pareille discussion nous étonne un brin – oui, oui, Marc Serre a biasé le débat.

    Avec l’année qui s’achève, je peux dire que je suis insatisfait que d’une seule job. Un projet que nous n’avons pas inscrit à aucun concours, sur laquelle nous n’avons même pas bloguer. Je ne crois pas beaucoup au modèle d’affaires : vache à lait + projets cool pas payants. Je ne trouve pas qu’on s’est éclaté ici plus que Sloche, enfinseul, Elektra ou même la BNC – quoi que dans ce cas, on se castrait sans doute inconsciemment.

    J’espère ne pas avoir de nouveaux clients à cause d’une campagne frivole, mais bien pour notre continuité à essayer.

  42. 42 paul

    Je pense que tout a été dit, voilà, content de s’être exprimée. Une petite tape sur les fesses et tout le monde au boulot maintenant… allez hop!

  43. 43 Cath

    Je suis en accord avec les propos de J-F.

    En effet, si ce blogue existe, n’est-ce pas pour que l’on entende parler des deux côtés de la médaille justement ? Je suis contente de voir que ce débat est probablement l’un des plus ouverts et des plus pimentés qu’il y ait eu ici depuis un bail, et personnellement, ça me fait un bien immense et ça me donne le goût de continuer de venir ici, débattre de mes opinions. Alors voilà !

    Ma montée de lait étant faite, je pense, intuitivement, que cette campagne a été conçue avec la ferme intention de provoquer. Sinon, on se demande pourquoi ! Tout ce qui a trait à la sexualité dans la publicité fait toujours jaser, vous n’êtes tout de même pas surpris ?!

    Que l’on aime, que l’on aime pas, que ce soit une question de goûts personnels ou de valeurs fondamentales, je pense que le but de cette campagne était de faire sourire, ou de faire pincer les lèvres. C’est réussi, on le voit bien à travers ce qui c’est dit ici. Un peu facile, oui, de mauvais goût, je ne crois pas. Et personnellement, je suis un peu tannée de voir que beaucoup d’entre vous revienne constamment sur l’image de la femme, de l’hyper-sexualisation machin truc truc ! Qu’on en revienne de ça ! Puis si le message était clair ? Ça non, je ne pense vraiment pas. Je n’ai pas compris to the go de quoi il s’agissait… et pourtant !

    Oser, faire jaser, choquer, faire sourire, faire pleurer, FAIRE RÉAGIR ; c’est l’un de nos rôle premier en communication. Je crois qu’ici la vraie question à se poser n’est pas si on est outré de donner des petites tapounettes sur des foufounes, mais plutôt, le message est-il clair ?

  44. 44 Jonathan Belisle

    Au sujet des campagnes publicitaires utilisant des images objectifiant le corps de la femme: Female Chauvinist Pig

    Je trouve cela amusant de tenter de transcender les frontières de L’érotisme. La SoftPorn de American Apparel travaille bien la-dessus.

    Je dirais que j’ai joué avec l’interface donc côté User Experience c’est gagnant.
    Côté message cependant je dirais que c’est extrêmement cynique…plus que léger.

    Le marketing est un métier de Pute ?

  45. 45 Virginie Guilbert

    Peut-être est-ce du à mon âge (23), à mon sexe (féminin), à mon expérience (mon petit vécu mettons) mais j’ai du mal à comprendre où se trouve le sexisme dans ce site « promotionnel ». On reprend ici une esthétique particulière, on ne dénigre pas la femme mais on reprend des codes d’un système qui (peut-être) s’avère dénigrant envers mon sexe (et encore).
    J’abonde dans le sens de Bruno lorsqu’il fait le parallèle avec les jokes dites de mauvais goût mais qui nous font pourtant rire. Pour ma part j’affectionne particulièrement les blagues de bébés morts et je ne suis pas pour autant une psychopathe.
    Où est le sexisme ici ? Personnellement, je ne vois pas de filles nues sur ce site, je vois des représentations d’enseignes de lieux où il y a des filles nues. Avouez que la distance est énorme entre ces deux points. Il y a, en tant que femme, beaucoup de choses qui me touchent et me révoltent quand à ma « condition » féminine. On sort du design graphique dans mon exemple mais avez-vous vu cette « publicité » pour les saisons de Clodine (oui désolée pour les références mais on fait ce qu’on peut). On voit cette brave Clodine qui fait candidement appel à des ménagères avec cette phrase : « vous êtes de ces femmes qui ont des trucs faciles pour tenir la maison propre, devenez chroniqueuse pour notre émission ». Pas vous êtes de ces personnes, non, vous êtes de ces femmes. Et bien voyez-vous, pour moi, c’est ça le sexisme.
    J’en ai sérieusement assez de ce politiquement correct qui nous colle à la peau. Pas de sexe, pas d’alcool, pas de clopes, soyons prudes, ne prenons pas de risque. Fermons nous les yeux et designons nous donc des oeillères.
    Il me semblait qu’en tant que designers, nous avions un peu plus d’ouverture d’esprit, un peu plus de réflexion. Que nous étions capables d’aller au delà du premier voire du second degré. Si il est vrai qu’une pétition a été lancé, je trouve ça très triste. Le sexe est inhérent à la vie humaine, son commerce fait parti de notre société et même au delà fait parti de toutes les sociétés humaines.
    De plus, combien de personnes vont visiter ce site ? Et combien vont en parler ? C’est un public très ciblé que l’on vise ici. J’imagine facilement le désoeuvrement que peuvent ressentir les concepteurs de cette campagne.
    J’ai vu un peu plus haut la question suivante : est-ce du grand art ? Y’a t il ici dans ce forum quelqu’un qui aurait la prétention de pouvoir juger qu’est ce qui est de l’art voire du grand art ? Y’en a t-il un parmi nous qui aurait la prétention d’avoir les qualifications, l’expérience et la reconnaissance requise pour se présenter comme jury du bon goût ? Je trouve tout cela un peu facile et il me semble que chacun d’entre devrait au moins avoir la décence de reconnaître le travail qui a été accompli. Quand à ce qui est du référencement (dont on fait mention dans un autre commentaire) il me semble que c’est relativement innaproprié pour un évènement qui se tient dans un milieu aussi fermé et petit que le notre.
    Je ne montrerai pas ce site à mes enfants pour la simple et bonne raison qu’ils s’en foutraient royalement. Je préfèrerai qu’ils aillent jouer dans la neige.

    Et en passant, je veux pas être fatigante avec l’orthographe, mais vous remarquerez que sur la page d’accueil, il est écrit « textes précédants » ce qui constitue une (quoique pardonnable et compréhensible) faute de français. Alors bon les remarques sur Antidote (qui rappelons le n’est pas une pannacée) sont plutôt malvenues ici ( vous pouvez relire mon message qui contient surement plein de fautes mais à ma décharge il est trois heures du matin et je commence à être un peu fatiguée).

    Et merci aux courageux qui auront lu ce trop long message que je ne voulais pas écrire.

  46. 46 Valéire

    Merci Virginie, je crois que tu résume assez bien la conversation.

    Le sujet est maintenant clos.

    ps. j’ai particulièrement aimé ton commentaire sur les enfants…!

  47. 47 Martin L’Allier

    Merci Virginie pour la mention d’une correction à apporter à l’orthographe de l’interface, c’est révisé maintenant!

  48. 48 pab

    Bah, je la trouve pas trop pire compte tenu du public à qui s’adresse la pub (au monde de la pub du Québec). De plus, on reste dans la thématique des Prix Boomerang… Un gros party d’inceste, où sont récompensés les amis des membres du jury. Tant qu’à moi, ça s’est pire que la pub =D

  49. 49 Martin Ouellette

    @Pab

    Les gagnants n’ont pas été choisis par amitié, j’ai trop d’intégrité pour ça. Mais si vous connaissez une bonne pièce qui a été présenté et qui n’a pas été reconnu, présentez-la. Je serais heureux de vous relater – au mieux de ma mémoire – pourquoi elle n’est pas ressorti. Je ferais ça pour vous, même si vous n’êtes pas mon ami :)

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