Résultats de l’étude 2007-2008 GDC-Aquent
15 commentaires Publié par Luce Beaulieu 16 janvier 2008 dans Général. [Lu 1 478 fois]
À tous les 2 ans, la RGD en association avec Aquent effectue une enquête national sur les salaires des designers graphique au Canada.
Nous vous présentons ici la quatrième étude de cette nature.
Quelques données intéressantes:
Trois designers graphiques sur dix (29 %) travaillent dans l’industrie depuis moins de cinq ans. Le nombre moyen d’années d’expérience est d’environ dix ans.
Un nombre égal de femmes et d’hommes ont participé à l’enquête.
Environ la moitié (47 %) des graphistes indiquent faire du travail à la pige en plus de leur emploi régulier.
Les tarifs des graphistes qui font de la pige en plus de leur travail régulier tendent à être légèrement plus élevés que ceux qui l’exercent à temps plein.
Un tiers (35 %) des propriétaires de firmes de graphisme autonomes déclarent avoir gagné moins de 30 000 $ en 2006. Les chiffres varient entre 0 $ et 220 000 $. Le revenu moyen était de 47 592 $ et la médiane se situait à 40 000 $.
Parmi les graphistes autonomes qui ont travaillé 1 000 heures ou plus (63 % des travailleurs autonomes qui ont répondu au questionnaire), le revenu moyen était de 60 088 $. En moyenne, les graphistes autonomes ont travaillé 1 299 heures pour gagner ce revenu.
Pour en lire plus, veuillez télécharger le PDF.
Bonne lecture!





Merci pour le tuyau!
Ou peut-on trouver un exemplaire papier de ce document?
Bonjour Éric!
Le Salary Survey en français est uniquement disponible en format PDF.
dans ton imprimante ?
.. et ne pas oublier d’utiliser du Enviro100 laser!
C’est pas parfait, cette étude. On aimerais une analyse plus claire. Mais ça permet de réaliser des choses. Comme «est-ce le temps ou non d’augmenter mes honoraires ?».
En bout de ligne, il faut que cette moyenne augmente !
Salut Antoine!
Comme je suis membre-liaison à la GDC et avec la RGD, je peux transmettre des commentaires si tu le souhaite, mais ça me prendrait ça en quelques phrases plus exhaustives (exemples dec ce qui n’est pas clair, ce que tu souhaiterais, etc etc.)
Il y a certainement toujours place pour l’amélioration.
Je vais lire ça attentivement et commenterai aussi ! :) Rock on Luce.
L’idée est cool, mais l’échantillon québécois est vraiment… minuscule ! Seulement 163 répondants.
Le coût de la vie entre les villes canadiennes est très variable. Que tu sois designer ou plombier, un salaire entre Toronto et Montréal, c’est plutôt différent.
Il faudrait être davantage à participer afin d’établir des stats par province, ce qui donnerait un portrait plus fidèle, me semble-t-il. Il faudrait au moins que les membres de la sdgq participent…
Je ne pourrais être plus d’accord avec toi François! Et c’est pourquoi, la prochaine fois que vous verrai sur OpO ou sur Grafika qu’il y a une étude à remplir, prenez 10 minutes de votre temps et participez!
Au minimum, la SDGQ pourrait inviter ses membres à participer par courriel (peut-être l’ont-il fait, je n’étais pas encore membre quand j’ai répondu au sondage).
On pourrait aussi envoyer l’invitation à toutes les agences. Ces infos ne sont pas difficiles à trouver… il n’y a qu’à aller sur le site d’infopresse. Et on leur demande de redistribuer l’invitation à leurs chers employés et employées.
On fait tirer un ipod aux répondant… un 400 $ qui pourrait en faire bouger plusieurs ! Ce ne serait pas difficile de trouver un commanditaire, j’ai l’impression.
Ou monter une mini-campagne, quoi ! J’ai l’impression que ça va prendre quelque chose de très fort pour faire voter nos camarades. ;) Du viral, des 15 secondes à la télé, avec des banderoles tirés par des avions… Mieux, on fait écrire dans le ciel un slogan par des jets de l’armée de l’air en feu pendant que des fées en chocolat distribuent des sondages en ligne… Une campagne de base, comme j’en fait pour mes clients…
Sans blague, j’avais trouvé le sondage un peu difficile à remplir. Un peu stiff. Et j’avais trouvé qu’il manquait souvent des choix de réponses pour des boîtes de petites tailles. Ou bien j’avais mangé quelque chose de lourd avant de répondre ; je suis nul dans les sondages après une grosse pizza !
Pour ma part, je trouve l’initiative extrêmement nécessaire – car on a besoin d’un miroir pour se regarder. Sinon on passe à côté d’un paquet d’affaires importantes.
La faible participation ? C’est simple : les designers sont des individualistes qui travaillent à leur ordi et pour qui remplir un long formulaire en ligne est vraiment pas une façon intéressante de perdre son temps, surtout qu’il y a son Facebook à mettre à jour.
Un concours ? ben… je suis peut-être vieux jeu, mais je ne crois pas que tout doive être «amusant» et «rigolo» et «facile» dans la vie pour que j’y accorde mon intérêt. Est-ce que l’avancement de ma profession n’est pas un argument assez important ?
Apparemment oui, et pour 162 autres designers au Québec, aussi. Mais c’est tout. Les autres, eh bien dansez maintenant.
Et ce n’est pas parce que personne n’était au courant. Tiens je cite le rapport :
« Distribution
Un sondage en ligne en français et en anglais a été annoncé dans l’édition de mai-juin d’Applied Arts et dans l’édition de mai-juin de Design Edge, ainsi que dans les bulletins électroniques de ces deux magazines. De plus, une série de cartes postales a été envoyée à plus de 10 000 graphistes au Canada, dont aux membres de RGD Ontario, de la Société des designers du Canada et de la Société des designers graphiques du Québec. Ces organismes ont en outre fait mention du sondage sur leur site Web et dans leurs bulletins électroniques. On a aussi lancé un programme permettant aux graphistes qui répondent au sondage d’indiquer s’ils connaissaient d’autres gens de l’industrie qui pourraient y participer. Si c’était le cas, on leur envoyait un courriel d’invitation à transmettre aux collègues en question. Au début du sondage en ligne, des mots de passe spéciaux étaient attribués pour permettre aux personnes désirant faire une interruption de revenir plus tard au formulaire.
Return
Un peu plus de 1 900 questionnaires seulement ont été reçus de toutes les régions du Canada»
En d’autres mots : On a tout fait pour que le plus de gens possible participent, mais ça intéresse pas grand monde, partout au Canada…
Luce, je suis bien content que tu veuilles prendre nos suggestions en note.
Le principal problème avec l’étude (outre cet manque de participation relativement honteux… mais ce n’est pas directement la faute des sondeurs) c’est qu’on nous propose une très très grande panoplie de chiffres sans vraiment les mettre en contexte.
J’aime bien connaître les honoraires de mes collègues selon chaque facette du projet. C’est intéressant, et ça permet de comparer nos propres chiffres.
Mais quand il est temps de comparer les revenus des designers selon leur province ou leur ville, on aimerait pouvoir comparer ces chiffres au coût de la vie local. On sait que les designers Torontois gagnent plus cher. Mais en bout de ligne, le coût de la vie les ramène-t-ils au niveau des Montréalais ?
Aussi, peut-on comparer nos moyennes salariales avec d’autres professions reconnues ? Un designer universitaire gagnera-t-il en moyenne autant qu’un comptable, un policier, une infirmière ?
Aussi, l’étude semble montrer une augmentation du revenu des designers selon les années. Mais si on soustrait l’inflation, les chiffres disent quoi ?
Enfin, j’aimerais savoir si pour un niveau d’expérience égal, et des compétences égales, un designer exclusivement freelance travaillera x% plus (ou moins) d’heures et gagnera y% plus (ou moins) d’argent qu’un designer en agence. Question de savoir si les inconvénients de la vie de pigiste en vallent la chandelle.
Je sais que mes questions touchent surtout ma réalité de pigiste, mais je suis sûr que plusieurs bénéficieraient de ces lumières. Remarquez, peut-être que j’ai lu certains passages de l’étude un peu trop rapidement. Si vous y voyez des réponses à mes questions, faites-moi signe.
Et merci de passer l’info Luce ! Avec le temps, peut-être que les designers vont se grouiller le derrière et devenir suffisament matures pour comprendre qu’une collectivité peut s’entraider et augmenter son niveau de vie.
Francisco: merci d’avoir été plus rapide que moi sur la gâchette! Et je renchéris: on ne peut pas dire que les occasions aient manqués pour les DG québécois de soumettre leurs chiffres à l’étude…
Antoine: je soulèverai quelques uns de tes points lors de l’AGA de la GDC en avril. Si je résume: on aimerait un peu plus de mise en contexte, au delà du simple « number crunching ». Cependant, quelques précisions.:
1) l’étude ne prétends pas comparer l’état des DG à travers les provinces
2) l’étude ne prétends pas comparer la profession de DG avec la profession de policier ou de comptable
Merci de tous vos commentaires.
Je partage la plupart de ce que Francisco a écrit, l’exercice est important et nécessite une conscientisation de la communauté des DG.
Un concours, je n’en suis pas certain non plus, car ce n’est pas une entreprise qui bénéficie des résultats compilés, mais toute la communauté elle-même. Nous sommes donc toutes et tous déjà un peu gagnants.
Comme FrançoisB je pense qu’un sondeur doit toujours aller chercher les opinions des répondants — c’est ce que les Léger de ce monde font. Aller au-devant…
J’aimerais voir aussi des comparaisons annuelles être mises en évidence, pour observer l’évolution de certains des chiffres. (je ne sais si ce serait valable vu le faible échantillonnage)
Le sondage est une compilation de données quantitatives, il serait intéressant de voir mises en relief des considérations qualitatives. Aller voir comment les DG perçoivent leur travail, leur carrière, … en fonction de l’age, du nombre d’années d’expérience, etc. Une grande étude dont les résultats dresseraient un portrait actuel de la profession.
J’ai lu le sondage et je trouve que c’est un très bon outil pour se situer dans l’industrie. Bravo ! Je vais incité plus fortement mes collèges à répondre au prochain sondage.
Étant salariée, il serait intéressant connaitre le taux horaire des employés car un salaire annuel peut être perçu très différemment selon le nombre d’heures travaillées par semaines. On préciserait la donnée.
J’aime beaucoup l’idée de Martin L’Allier, de faire une compilation de données qualitatives. Ça donnerait une autre dimension au sondage.