Québec international

Le Québec a plus à offrir aux Québécois et au reste du monde en tant que pays. Le nouveau Québec qui naît est en train d’avancer vers son autonomie. Son essor est retentissant. Il s’émoustille, s’ouvre et voit ses industries culturelles et économiques faire concurrence aux autres pays. Je pense aussi que les agences de publicité québécoises ont tout ce qu’il faut pour offrir, aux marques internationales présentes sur son territoire, une création publicitaire de haut calibre.

Dans le domaine de la musique, par exemple, on suggère que Montréal est en train de devenir le nouveau Seattle des années 1990 qui a vu naître plusieurs groupes dominants comme Nirvana et SoundGarden : »Forget London, Manchester, New York and LA. In 2005 the hottest city on the musical map isn’t in the UK or the USA, but a French Canadian city undergoing a huge cultural renaissance. Like Seattle 15 years ago, Montreal has become a hotbed of musical talent, whether it’s guitar rock in the form of The Dears and Wolf Parade , or its long line of dance music heritage from Tiga through to Kanye West’s DJ A-Trak . Spearheading the city’s renaissance are The Arcade Fire , who’s debut album Funeral has become one of the most talked about records of 2005, and looks set to beat Coldplay and Gorillaz to the top of every end of year poll. But what it is about Montreal which makes it so buzzing? … » Lire l’article en question

De plus, Montréal est chef de file en musique électronique et possède 2 festivaux d’importance internationale et hautement prisés par le milieu : Mutek et Elektra. Mutek 2005 a attiré plus d’une centaine d’artistes originaires de 15 pays. Elektra, pour sa part allie recherche musicale électronique et création visuelle issue des dernières technologies. L’événement accueille des artistes d’avant-garde du monde entier et met l’accent sur les talents d’ici tout en contribuant à faire de Montréal la plaque tournante nord-américaine des arts électroniques».

Des artistes aussi diversifiés que Céline Dion, Rufus Wainwright, la Bottine Souriante et Simple Plan rayonnent à l’extérieur du Québec, sans compter «l’invasion vers la France» réussie d’autres chanteurs et chanteuses, ainsi que le succès imminent à l’extérieur du Québec de jeunes talents comme Ariane Moffatt, Yann Perreau et Pierre Lapointe.

Dans plusieurs autres domaines, des marques québécoises se distinguent à l’international : Le Cirque du Soleil, Bombardier, Alcan, Québécor, Softimage, le Festival de Jazz de Montréal et le Festival Juste pour rire. La télévision québécoise s’exporte (Un gars, une fille), de même que le cinéma qui voit ses productions se multiplier autant en termes de budget, de variété que de qualité, tout en se faisant remarquer dans les concours internationaux. En littérature, l’écrivain Yann Martel a séduit le monde entier avec Histoire de Pi, gagnant du Booker Prize 2002. Aussi, la réputation de certains Québécois tels que Robert Lepage et Hubert Reeves, par exemple, n’est plus à faire et dépasse largement notre territoire.

Pour ce qui est de la publicité et du design, on peut observer que certaines agences québécoises commencent à se démarquer dans les concours internationaux, exportent leur création et/ou travaillent à développer des marques nationales et internationales. Cossette est la plus grande entreprise de publicité au Québec et au Canada. Les entreprises d’ici commencent à récolter des mentions et des prix à l’étranger sur une base plus régulière et certaines agences québécoises ont des bureaux bien établis dans la province et au Canada. Que dire de Taxi et de son fondateur Paul Lavoie qui est devenue une des entreprises canadiennes les plus prolifiques avec des bureaux à Toronto, Montréal et maintenant New York?

Nous prenons de plus en plus notre place. Malgré tout, nous sommes loin des succès de nos voisins Canadiens qui se sont réveillés avant nous. Disons-le comme ça. Présentement, encore trop de gros annonceurs passent par Toronto ou Vancouver pour nous «shipper» une création que nous devons adapter. Nous devons, chacun de nous, à notre façon, mobiliser l’industrie pour atteindre le standard qui nous permettrait, nous agences québécoises, de gagner la confiance des marques internationales pour leur développement québécois, canadien, et, pourquoi pas, nord-américain et hors-amérique. Comme c’est le cas pour d’autres pays qui réussissent à obtenir cette confiance et à faire un produit publicitaire exportable. À titre d’exemple, KesselsKramer en Hollande qui développe la marque de vêtements Diesel pour l’ensemble de la planète (si vous visitez leur site web et que vous pensez vous être trompé, vous êtes à la bonne place : leur site change à chaque fois que vous le visitez).

Comment arriver à ce niveau? Sûrement un peu en détournant le regard de nos pieds, en cessant d’avoir peur de perdre ce qu’on a et en jouant du coude avec le reste du monde. Bref à se retrousser les manches jusqu’aux épaules et à trasher avec les grands. Nous devons faire la chasse aux idées nouvelles, simples, accessibles et laisser tomber les porte-paroles afin de se distinguer du reste du Canada et des terrains connus qui nous cantonnent dans une industrie provinciale ou, si vous aimez mieux, locale.

Le potentiel du Québec est à la hauteur de ce que nous voulons pour lui. Son gouvernement doit prendre le virage international et indépendant pour nous permettre un développement qui soit québécois et non pas canadien. L’effervescence du Québec doit se faire dans tous les domaines. En officialisant le pays, la publicisation du «produit» québécois deviendrait beaucoup plus facile du fait qu’il ne serait plus filtré par l’entonnoir canadien. Il pourrait parler aux autres pays d’égal à égal. Il n’y a pas, non plus, de raison pour que notre produit publicitaire ne soit pas compétitif avec les autres pays.

S’il est vrai que le Québec s’émancipe depuis plus de 40 ans, sa progression au cours des dix dernières années est remarquable. Le Québec canadien cherche à devenir son seul Québec. Pour continuer son émancipation et son développement parmi les autres nations, il doit officialiser son statut par la création du pays, favoriser les échanges entre ses principales composantes francophones, anglophones, autochtones et allophones. Le Québec peut devenir le pays le plus original et excitant d’Amérique du Nord. Il faut encourager les Québécois à devenir les meilleurs dans leur domaine respectif et publiciser le «produit» québécois aux autres nations du monde pour susciter la demande et faire grandir ce «produit».

Il n’y a pas meilleur moment pour se demander ce que deviendra le Québec. Le prochain Irak? La porte Est d’un immense pays à remplir? Le premier nouvel état indépendant d’Amérique du nord? Un deuxième Canada plus petit? Une terre privée états-unienne? Un état fermé, raciste et pauvre? Un pays ouvert, créatif, autonome et riche? Pour ma part, j’espère être en train de contribuer à l’émancipation de l’industrie publicitaire québécoise et de participer, à ma façon, à la création du Québec international!

Remerciements à Noëmie Forget, Pascal Beauchesne et France Gaudreault


57 commentaires sur «Québec international»

  1. 1 Alex emetique

    Simon, j’admire ton optimisme.

    Désolé, mais c’est délicat de commenter un texte comme celui-la.

  2. 2 Philippe Roy

    Ça fait du bien le matin de lire ça! On dirait que nos nouvelles vagues de succès n’arrivent pas à secouer la morosité, tant nos dirigeants sont tristes.

    Voilà un message clair, lucide, large et sans ambiguité, qui remet le design graphique dans son contexte national et international.

  3. 3 Patrick Jean

    Amusant, mais bon.
    Je me pose l’autre question, la Californie. Est-ce que l’impact de cet état dans la création serait plus important si la Californie était indépendante des USA. Je crois que non, donc, le Québec n’aurait-il pas intérêt à rester dans un Canada fort. En terme de création, le Canada l’est, non ?

  4. 4 GENEVIÈVE

    Comment peut-on même penser que les créations du Québec seraient de meilleures qualité dans un Canada fort…
    C’est tout à fait absurde! Le contraire l’est tout autant. Les Québecois sont certainement capable de créer des pubs internationales au même titre que n’importe qui. Par contre une chose est certaine, il n’y a pas mieux qu’un Québecois pour bien comprendre un Québecois et l’adaptation des pubs en fonction du public cible m’apparaît la meilleur façon de faire.

  5. 5 patrick Jean

    mais le Canada est très fort en création. Désolé, en cinéma, littérature, peinture, arts visuels et j’en passe, le Canada est reconnu.
    Va faire un tour sur le site des Lions de Cannes, et regarde le classement. Même l’Alberta est devant le Qc ou presque.

    L’idée consiste peut-être à profiter de cela pour positionner le Québec au sein du Canada et ne pas recommencer à 0.

  6. 6 Martin L'Allier

    Le Canada est fort? Comon, lets get réal… Sur la scène internationale, le Canada n’est qu’une extension des É.-U.

    Les Pays-Bas sont en pays très fort en création, de même que la Suisse, le Danemark, la Suède et une foule d’autres pays de petite taille. Donc, la quantité de population n’est pas l’élément clé de la problématique. Ce qui importe c’est la vitalité économique et l’ouverture de la culture ambiante – le niveau d’éducation de la population n’est pas à négliger non plus.

    Je trouve que ce type de discussion est lassant. On ne fait pas l’indépendance pour ou contre une «meilleure publicité» ou du «meilleur design». Doit-on ajouter à la suite des arguments fédéralistes imbéciles du genre «les belles Rocheuses»? On le fait pour des questions d’identités fondamentales d’une nation. Pour que dans la psyché commune de cette population, ce changement de statut politique ait un effet catalisateur de «prise en main» et de réévaluation de son statut, de ses rêves et défis – bien sûr cela se passe au niveau de l’inconscient collectif.

    La pub et le design graphique s’auront s’adapter.

    Les places sur le podium? Vraiment sans aucune importance dans la réalité quotidienne. Tant mieux pour les gens de l’Alberta si leur économie va bien, que les entreprises se développent et achètent de la pub. J’échoue à voir en quoi cela sanctifie un système politique en faveur d’un autre…

  7. 7 Philippe Roy

    Le design fait selon-moi partie de la culture d’un peuple, au même titre que le cinéma ou la littérature. La publicité est un reflet de cette même culture. Aussi, je ne crois pas qu’on puisse tout à fait la dissocier de la dimension de l’affirmation nationale.

  8. 8 Lou

    le hic quand on entre dans le houleux débat nationaliste, c’est de prouver qu’un peuple est meilleur que l’autre ou supérieur… Ça me rappelle un moustachu connu et un tarla député d’Outremont qui DOIT être renvoyé à TQS avec le maire Gendron.
    Bref…
    Merci Simon pour ce texte encourageant. Moi je capote de voir l’apathie politique autour de moi. Mais plus j’en parle, plus on me trouve chiant…
    en plus de produire des talents immenses, Montréal a une réputation enviable d’équilibre culturel et économique. La maison Ninja Tune (qui produit les DJ Food, Kid Koala, Amon Tobin, Herbaliser, etc.) s’est d’ailleurs installée il y a plusieurs années dans Verdun pour son premier bureau nord-américain (près du marché Atwater). Kid Koala est un "local" et Amon Tobin vit maintenant ici.
    Je finis en paraphrasant Jacques Séguéla que j’ai vu hier (qui était génial malgré qu’il soit un monument sacré) : "Vive la publicité Québécoise Libre!!"

  9. 9 Sébastien Théraulaz

    Hum, hum…je tente tant bien que mal d’essayer de comprendre à quoi tu veux en venir, j’ai l’impression d’entendre un type qui veut «AGRANDIR» son marché, exploiter de nouvelles niches ou je ne sais quoi. Le débat Québec/Canada n’a pas vraiment quelquechose à voir avec le graphisme, et qu’il y aie ou non un Québec indépendant, le graphisme deviendra ce qu’il doit devenir.Je ne suis pas non plus impressioné par les grosses agences ou grosses multinationales qui s’exportent ou remportent un ou deux prix à Cannes, sur la masse de publicités débilisantes qui sont produites, je suis bien content de voir qu’il y en a quelques unes de bonnes! (si ce n’était pas le cas, ce serait navrant!)

    Maintenant soyons réalistes, le Québec a deux concurrents très proches : le Canada et les USA, c’est un microcosme bien particulier (et les publicitaires le savent)…en plus, il y a la vague d’autocensure (nord-américaine) qui fait qu’il faut faire attention à tout, peu de risque = peu de plainte = beaucoup de fric! Et finalement un bon publicitaire ne cherche-t-il pas ça pour ses clients et lui (ou bien lui et ses clients – à toi de voir!)
    En gros ce n’est pas un débat Québec/Canada qui est sur la table, mais bien un moyen de s’exporter et de jouer dans la cour des grands….sincérement je te le souhaite…mais est-ce que ça va aider le design graphique québécois ? J’en doute, car la prise de risque ne vient jamais de ceux qui ont quelquechose à perdre, mais plutôt ceux qui n’ont rien!

    Tu parlais de la scéne musicale qui «EXPLOSE», c’est un super exemple; presque la totalité des groupes dont tu fais mention:
    1 – ne passait pas dans les radios commerciales
    2 – ne passait pas à la télé
    3 – ont été signé par des labels à Toronto ou aux USA
    4 – sont des anglophones qui pour la plupart ne viennent pas du Québec
    C’est un peu facile de dire maintenant que le Québec est fier car ils représentent le Québec à l’international.Personnellement je dirai qu’il y a des trucs bien et d’autres moins bien qu’ils viennent du Tuvalu, des Iles Sandwich ou de Bora Bora…rien à cirer. C’est la même chose pour le graphisme, si c’est intéressant…ça me suffit!

    Donc où veux-tu en venir au juste ??

  10. 10 Bruno Cloutier

    On parle de design, ou on se fait présenter un manifeste en faveur de la souveraineté du Québec?

    Je crois que le Québec est en mesure, en tant que pays ou en tant que province, d’assumer et d’affirmer ses différences et ses spécificités culturelles, et de les faire transparaître dans ses produits de design. La création d’un état souverain changerait les choses ; c’est indéniable. Mais comme ça a été dit plus haut, on ne fera pas l’indépendance en fonction du design (ou en fait de pub puisqu’il n’est question de rien d’autre dans ton article). Le design suivra, et restera un certain miroir de la réalité culturelle québécoise, peu importe la tangente qu’elle emprunte.

    Et évidemment que je suis content si mon pays (province, territoire, peu importe) va mieux. Reste à savoir de quelle façon. Si c’est par le biais de boîtes de pubs qui facilitent l’implantation de multinationales qui bouffent mes industries et commerces locaux, je dis tout de suite non. Si c’est pour faciliter l’exportation de produits culturels québécois à l’étranger, je dis oui! Il faut évaluer l’apport d’un tel phénomène sur le design en relation aux autres secteurs de notre économie, et je ne crois pas que le design constitue un secteur névralgique ou prioritaire.

    Franchement, je ne comprend pas vraiment pourquoi j’ai lu tout ça.

  11. 11 patrick Jean

    tu as lu cela parce que tu pognes à la job.

    Moi, je manque de travail alors je perds mon temps ici.

  12. 12 Alex emetique

    La suède, le danemark, l’hollande et la suisse sont des pays très riches. Et en design, ca aide un brin lorsqu’on te donne des budgets et du temps…

    Je suis en accord ave Jean-Francois, c’est une éloge exagérée du Québec surtout à quelques jours des élections.

    Ce qui est certain, c’est que les québecois ont besoins d’être constammenent besoin d’être reconnu.

  13. 13 Janick

    Ça sent la désespération, c’est dommage…

  14. 14 Simon Éthier

    Ceci n’est pas un appel au débat, c’est tout simplement un discours politique.
    Ça essaie de vendre plus que de faire réfléchir. Est-ce que ça fait avancer le design?

  15. 15 Janick

    Peut-être qu’on comprend pas ton sujet? Et ce n’est pas une insulte ou rien, je crois sincèrement qu’on ne comprend pas trop où tu veux en venir? Peux-tu nous spécifier davantage?
    :)

  16. 16 Janick

    simon beaudry, manifeste toi! :)

  17. 17 simon

    euh.. Bonjour! Je viens de jetter le premier coup d’oeil et je vois qu’il y a rafale! Cet après-midi je serai là pour répondre à plusieurs et continuer la discussion qui sera (je vous comprend bien) moins politique. Mais je pense que de toute façon on ne s’en sort pas, alors je vous reviens cet après-m.

    Désolé pour le temps et le manque d’interaction. J’en suis sincèrement à ma première vraie de vraie scéance de blogue, et je vois que je vais aimer ça!

    :)

  18. 18 Raoul

    Bon, je suis de France. Arrêtez, de Paris, on s’en branle de votre Québec. On achète du Canada et rien d’autre.

    Si peut-être vos chanteurs et encore, pour les beaufs

  19. 19 Geneviève

    Cher Raoul, tu aurais dû être là pour entendre Jacques Seguela à la conférence Infopresse de mercredi cette semaine. Le discours qu’il a tenu (quel grand homme!) ne resemblait en rien à ce que tu raconte ici. D’ailleurs il a terminé par un «VIVE LA PUBLICITÉ QUÉBECOISE LIBRE» Alors si tu te branle de notre Québec va donc bloguer sur des sites Canadiens. Et en passant les Français non pas plutôt tendance à acheter Américain?

  20. 20 Raoul

    Démagogie, est-ce que tu comprends le sens de ce mot ? C’est comme lorsque Bono annonce à Paris que c’est le meilleur public au monde et le lendemain à Berlin la même chose.

    T’as payé combien pour voir le guignole ?

    Moi je le vois une fois par mois et gratuitment en plus

  21. 21 simon beaudry

    Je pense que quand on écrit quelque chose, qu’on exprime un point de vue, ce point de vue ne peu se dissocier du contexte dans le quel il se trouve. Il est vrai que j’ai teinté mon texte de mes convictions politiques (surtout en conclusion, qui d’ailleurs a été changé à la dernière minute), mais le propos est beaucoup plus grand que ça, je pense.

    Le vrai propos c’est que dans plusieurs domaines culturels et économiques, le Québec s’affirme, s’exporte, se fait reconnaître comme «produit» québécois et qu’il peut y avoir une demande pour celui-ci (des exemples, il y en a encore plus que ce que j’ai sommairement énuméré et vous pourriez sûrement en nommer d’autres).

    Ok, vous êtes pour la plupart des designers graphiques (moi aussi, ma formation est celle-là). Je suis DA en pub, mais mon intérêt premier est la conception et la direction artistique de ces idées, la forme visuelle qu’elle prend. Là dessus on se rejoint, j’espère.

    Je suis un optimiste, un motivé, un acharné. Je me sens québécois et ce qui se passe chez nous m’intéresse plus qu’ailleurs, non seulement en pub et en design, mais ce qui est québécois en général. (C’est sûrement ça être nationaliste).

    Je suis convaincu que le Québec peut devenir une région importante en design, dans le monde, comme en pub ou toute autre domaine. Pourquoi pas? J’y crois, j’aime ça y croire, ça me motive à continuer d’essayer des choses et à m’améliorer et je veux que mon domaine d’expertise se développe et devienne de plus en plus intéressant.

    Pas vous?

    Premièrement vous définissez-vous comme Québécois?

    Deuxièmement, pensez-vous que nous avons ou pouvons avoir un style de design ou de pub qui nous ressemble, qui peut être reconnu comme était québécois et que des entreprises puissent vouloir de ce produit (design ou pub québécoise)?

    Et troisièmement, Est-ce qu’un Québec autonome serait plus à même de faire en sorte de donner plus de chance à ses différentes composantes (ici le design ou la pub, mettons) de se faire représenter à l’international et de ne pas rester local?

    Moi, je pense que oui. Et je reviens à l’aspect politique de mon texte.

    Rappelez-vous la liberté que vous avez eu quand vous avez quitté vos parents pour faire votre propre vie, faire vos choix, vous coucher à l’heure que vous vouliez, les party, inviter les gens que vous vouliez chez vous, faire ce que vous vouliez de votre argent. Et plus tard peut-être fonder une famille, déménager, acheter, agrandir, redéménager, voyager, la carrière… Vous développer merde et vous épanouir selon ce que vous êtes!

    Je pense qu’on peut faire plus et qu’on peut être plus!

    Aussi, je suis convaincu qu’on gagne à officialiser les différences et à les alimenter plutôt qu’à uniformiser.

  22. 22 simon beaudry

    Sébastien Théraulaz, Jean-François Proulx, Alex emetique, Janick, Simon Ethier, je m’adresse surtout à vous. Ben, à tout le monde dans le fond.. Si vous voulez éliminer l’aspect politique, on le fait, je ne suis pas si désespéré que ça :))

    (moi, mon idée est faite depuis longtemps et ma direction est claire, prenez la vôtre, c’est tout et c’est votre affaire).

    Je trouvais que le moment était à propos et qu’il servait bien ce que j’avance.. mais la suite de notre discussion le dira. J’ai peut-être tord. La vérité se trouvera peut-être quelque part entre nos visions des choses.

  23. 23 Sophie

    Je vote NPD

  24. 24 simon beaudry

    Ouais, moi aussi je le trouve sympathique jack in the box!

    Mais tu penses quoi du Québec comme possible place «hot» du design ou de la pub dans le monde. Trouves-tu qu’il se passe quelque chose ici dans ces domaines et que ça peut s’accentuer encore ?

  25. 25 sophie

    sincèrement, je suis aussi contente de voir une bonne pub de taxi qu’une bonne de bos (têteuse) ou de TBWA Paris.
    je me moque de la provenance, sauf que quand je vais en Europe et que je dis que cette pub est canadienne oui j’ai un petit velour.
    Maintenant, à savoir si le Québec doit devenir indépendant pour avoir une reconnaissance. Non !
    Je trouve que le commentaire de Raoul était bon avec son questionnement sur la Californie.

    pas toi ?

    Pis faisons attention. Montréal est une ville créative, le reste du Québec, j’ai des doutes

  26. 26 simon beaudry

    le commentaire ne venait pas de Raoul, mais de Patrick Jean, en début de débat.

    Il touche quelque chose.

    Avant j’aimerais dire que moi aussi ce qui m’importe c’est ce qui est bon. Peu importe la provenance. Ça doit nous servir d’inspiration et nous motiver à faire mieux. Oui, jsuis d’accord.

    Mais ce que je dis c’est qu’un Québec indépendant est plus à même de se donner tous les outils pour devenir meilleur et se «vendre» ou se faire découvrir par les autres du monde (il me semble que c’est important que notre design se taille une place dans le monde, comme la différence québécoise).

    Est-ce que la Californie auraient des bénifices à devenir indépendante? Ya t-il d’autres états en amérique du nord qui pourraient naître, grandir et s’offrir aux autres ?

    Ben, j’sais pas. la deuxième question, j’pense que oui.

    J’imagine que l’Europe a déjà été un genre de grand pays unifié sous l’empire Romain et que graduellement les différents peuples on retrouvés leur autonomie, on cultiver leurs différences, on développé leur culture, on développé une façon à eux de faire du design et d’autres choses et voilà.. on se retrouve avec plusieurs pays qui ont tous quelquechose à offrir dans le monde. Et tant mieux !

    L’amérique est jeune, des différences s’accentuent entre les régions de l’amérique et du Canada et il n’est pas farfelu de penser que dans quelques dizaines ou centaines d’années il y aura plusieurs autres États qui auront d’autres choses à apporter dans cette merveilleuse diversité planétaire.

    Je suis pour la diversité des espèces :)

    Bon, pour revenir.. Je dirais que je crois que les différences doivent être encouragées car elles créent à leur tour d’autres différences et variétés culturelles, non? Et les différences c’est ce qui nous alimente, nous les designers, c’est cool!

  27. 27 Martin L'Allier

    Si je puis me permettre une suggestion: OpO est voué au design graphique et aux activités qui lui sont connexes. Sans vouloir limiter le débat, je crois qu’il serait pertinent de recentrer les propos sur ce qui concerne réellement le design graphique.

  28. 28 Janick

    Exact Martin, faisons donc!

    Mon avis ressemble à celui de Sophie, un velour si un design reconnu internationnal est Canadien, tout autant que Québécois.

    Je suis fière de la direction design du Québec. Il ne fait pas longtemps que je suis dans le métier, une toute jeune, et je vois déjà une différence entre le temps du cégep et maintenant. Nous avançons bien, et pour moi, nous nous nous taillons de plus en plus une place distincte internationnale.

    Mais est-ce que je crois que le design Québécois aurait avantage à être catégorisé hors Canada ou avec, je vois sincèrement aucune différence.

    La distinction pour moi peut se faire a pleins d’échelles, nationnales, provinciales, régionales, municipale, ou simplement entre nous. Je vois pas pourquoi on aurait besoin d’un "status" différent pour nous valoriser. Les gens restes les mêmes, et le design Québécois évolue tout autant dans n’importe quel contexte.

    C’est mon avis :)

  29. 29 Simon beaudry

    Plus haut dans une réponse que je donnais sur mon intention avec ce texte, je suggérais aussi que nous pouvions enlever l’aspect politique et peut-être se demander si nous avons ou pouvons avoir un style de design ou de pub qui nous ressemble, qui peut être reconnu comme était québécois et que des entreprises puissent vouloir de ce produit (design ou pub québécoise)?

    Ça pourrait être une piste de débat. Ou sinon, si vous avez des exemples de réussite dans le domaine québécois en design, c’est le temps d’en parler.

    Ou alors le design québécois s’en va où?
    y a t-il un design qui soit québécois, ou alors il est poche (peut-être est-il et québécois et poche à la fois), ou il est pareil au design américain. Y at-il quelquechose qui nous différencie du reste du monde en design, où la différence québécoise en design n’existe pas?

    Il y a plusieurs piste qu’on peut prendre. Il me semble que l’article ne parle pas que de politique, il parle avant tout de la pub québécoise, Parlons du design québécois. existe-t-il?
    À vous!

  30. 30 Janick

    Il existe à mes yeux!!!
    Mais pour être vraie, je ne sais pas ce que c’est précisément…
    C’est peut-être "space" ce que je ais dire, mais je trouve qu’il y a une "texture" québécoise qui est différente du reste du monde. Probablement attribuée à notre façon de penser? Je ne sais trop.

    mais le mot "texture" est vraiment le seul mot que je puisse trouver… hehe :)

  31. 31 Martin L'Allier

    4 professeurs de l’UQAM – tous graphistes chevronnés – émettent l’opinion qu’il n’y a pas d’identité visuelle propre au Québec.

    Voir les vidéos via ce lien: http://www.cestmartin.com/carnet...

    Et continuons de réfléchir par la suite :)

  32. 32 Philippe Lamarre

    Je pense que ce que Simon voulait dire au départ, c’est que le Québec est désormais suffisamment mature pour s’affirmer seul au plan international. Pour ceux qui ne voient pas le lien avec le design, tant pis. Je pense que c’est une question de quète identitaire, et que cette quète passe aussi par le métier que l’on pratique.

    J’ai senti, à la lumière de beaucoup de commentaires, une indifférence assez généralisée par rapport à la chose politique. Bref, on juge que la pertinence d’un outil de communication n’a rien à voir avec contexte d’où il origine… Il me semble qu’en tant que communicateurs, le contexte et l’origine d’un message, qu’il soit graphique, textuel, sonore, peu importe, devrait avoir une importance à nos yeux. C’est comme quand on dit qu’il n’y a que de la bonne et de la mauvaise musique… C’est vrai en soit, mais que fait-on si on n’a pas de repères pour différencier la multitude de genres? Il est impossible de juger quoi que ce soit dans l’absolu.

    Quant à la question à savoir si le design québécois a sa propre personnalité, le dernier concours Graphex (GDC) posait la même question : Y a t-il un design typiquement canadien?

    Les étudiants du monde entier copient Stefan Sagmeister. Faut croire qu’à l’ère de la mondialisation, les images voyagent si vite qu’on ne sait plus quoi vient d’où…

  33. 33 Janick

    Je suis peut-être pas impartiale quant à la question de la personnalité du design québécois, je n’en sais trop rien:) Mais je sens ce que je sens. lol

  34. 34 Antoine Nonnom

    Je ne peux pas vraiment me prononcer sur l’existence d’un style de design québécois. Mais à force de lire cette discussion, je remarque qu’un style québécois se détache clairement au niveau des débats écrits : Les coquilles et les fautes d’orthographe.

    Dommage de donner raison à Maurice Druon…

  35. 35 Janick

    Ahhhh come on!!! (oui oui, des mots anglais!)

    Nous disons nos opinions, ce n’est pas une dictée ni un concours de la plus belle plume!

    Très intéressant ces entrevues Martin!

  36. 36 philippe Lamoureux

    De retour après la pause… Bon Après avoir lu la majorité des commentaire je me dois d’intervenir. Que ceux qui croient que le contexte politique n’a rien à voir avec le design bien vous vous trompez royalement. L’essort du design Cubain vous en faites quoi… L’histoire nous a appris que les artistes, designer photographes… ont souvent soit dénoncé, soit pris position en faveur d’idéologie politique. Des styles se sont créer en réaction à ces idéologies politique. Favorable ou non à l’option de Simon vous êtes forcé de constaté qu’il se passe quelque chose lorsqu’il y a vent de changement et désir d’émancipation. Merde l’humain est né d’un Big Bang, l’instabillité nous fait avancé. La nécessité est la mère de l’invention. La maturité d’un peuple c’est un atout supplémentaire dans la réalisation de ce dernier. Le choc des idées, la remise en question de nos États et institution passe aussi par le design, il est, et il doit être le reflet d’un peuple et de ses idéos.

    Ça fait 40 ans qu’on en parle de cette souverainneté, certains disent que c’est une vieille idée…foutaise, merde c’est plus jeune que mon Père…Elle se doit d’évoluer, Pourquoi cette souveraineté ne serait-elle pas celle d’un peuple longtemps méprisé qui a décidé de se réalisé s’ouvrant sur le monde un monde qui lui ressemble plus au fond que le colonialisme imposé depuis des décénies? Vous voulez parlez de design sans parlé de politique …soit, mais si vous continuez de niez l’importance que votre environnement a sur votre travail, vous vous réveillerez un jour avec un parti politique qui prône la censure. Nous sommes des créateurs d’images, les spécialistes qui peuvent faire la différence pour certains… Pensez au pouvoir que vous avez deux secondes et venez me dire que la politique n’a rien à voir avec notre travail. Si acheter c’est voter, designer c’est influencé pour qui ces gens voterons. Les lobby du sucre, des compagnies pharmaceutiques, vêtements…pétrole, voiture….

    À vous de voir maintenant si la politique n’a rien à voir avec ce que vous faites comme travail.

  37. 37 Bruno Cloutier

    Évidemment. C’est la même chose avec la Pologne, entre autre. Et c’est pas seulement une question de politique, mais aussi de contexte culturel, en lien avec les moyens disponibles. La métaphore visuelle, aussi forte qu’on l’a connait avec le style Polonais (Tomaczeski, Cieslewicz, etc) s’est développée en réponse au pouvoir qui interdisait la propagation de certaines idées. Réponse du graphiste: traduire ces idées de façon tellement abstraites que les dirigeants n’y verraient que du feu. Pour ce qui est de l’illustration et de la sérigraphie, même chose qu’à Cuba: on avait pas d’argent.

    Il est une chose d’affirmer que le design n’a rien à voir avec la chose politique, et de dire qu’un débat sur la souveraineté du Québec a peut-être à peine sa place sur un forum consacré au design graphique.

    Et encore là, de dire qu’il n’a pas sa place serait en mon sens stupide. Le design est une éponge et un filtre. On bouffe de la matière et on la recrache dans le monde, peu importe ce qu’elle est. En ce sens, tout à sa place dans un débat sur le design graphique.

    Quand on parle de spécificité culturelle, on ne doit pas nécessairement passer par la souveraineté. Je respecte les idées politiques de tous: la pluralité de la pensé est le propre de la démocratie. Sauf que je crois qu’il soit important de comprendre que cette appartenance puisse se faire sentir autant envers un individu, qu’un groupe, qu’une ville, qu’une région, qu’une province, qu’un pays, qu’un contient, qu’une planète.

    Je sais très bien d’où vient Sagmeister et je n’ai aucun problème à écouter ce qu’il a à me dire. Copier quelqu’un, c’est de la merde en partant. S’en inspirer, peu importe son lieu de naissance, n’est pas mal en soi. Grapus se sont inspirés des maîtres polonais au même titre que Batory par exemple, et personne ne leur a reproché.

    Nous sommes effectivement dans une ère de mondialisation, et certains ont la conscience plus «mondiale», d’autres plus «locale». Je crois que chacun puisse y trouver sa place, et que ces différentes prises de positions puissent cohabiter les unes avec les autres.

    Je ne reniéré pas pour autant mon pays ou ma province, pas plus que mes idées.

  38. 38 no one

    Londre, Paris, Tokyo, New York, etc

    Ces villes peuvent etre aussi créer leur propre royaux. Alors on peut écrire

    J’ai une bonne idée. Pkoi pas Montréal devient indépendant de Québec.

  39. 39 Jasmin

    Ouin ça brasse.
    Faut connaitre un minimum la personne (Simon) pour comprendre ce qu’il a écrit. "It’s all about him." Si lui-même pouvait se separé du reste du monde, il pourait enfin être encore plus reconnu. Y a l’égo un peu fort le mec. Canada… pas assez moi, Québec… pas mal mieux, juste Simon… idéal.

    Les gens et/ou compagnies que vous énumérez comme étant des réussites internationals l’ont fait sans pays derrière eux, Ils ont réusit parce qu’il se sont uniquement démarqué de la compétition. Les Québécois sont certe des gens créatifs dans plusieurs domaines mais leur provenance ne change rien. "You’re good or you’re not and if you are then good luck!"

  40. 40 Philippe Lamoureux

    Bon un frustré! Je suis tout de même d’accord avec le fru quand il dit que les bons vont se démarquer…bla bla bla… cependant l’environnement dans lequel ils évoluent, la culture acquise…bref ça compte quand au style de design, du genre de message… Le cirque du soleil serait probablement différent mais peut être tout aussi bon si ses créateur avaient été de Bagdad. J’imagine les feux d’artifices….et les clown avec des AK47 pétaradé partout avec un Sadam en fruit of the loom comme maître de cérémonie.

    On ne peut le nier l’environnement vient influencé et même favorisé l’émergence des talents. Alors les propos de Simon sont selon moi toujours pertinent et la provenence contrairement à ce que dis Jasmin, a un effet sur le talent.

    P.S. Jasmin j’ai trouvé ton commentaire sur Simon gratuit et méprisant. Et pour répondre à ta question oui je le connais un minimum pour avoir étudié avec lui à l’UQAM.

  41. 41 simon beaudry

    Il serait bien de continuer à débattre de façon courtoise en respectant chacun et leurs idées, ça me semble primordial, même si on est pas d’accord avec ces mêmes idées.

    Pour ce qui est du commentaire de Jasmin, nous allons continuer moi et lui (s’il le veut bien) cette discussion en privé.

    Que la discussion continue …

    p.s: merci philippe de ton commentaire, mais tu es trop sensible :) Restons sur la discussion des idées et essayons de voir si le design québécois est différent et si les designers québécois peuvent devenir parmis les meilleurs au monde. En ont-ils l’ambition ? Est-ce que ça donne quelquechose d’être parmi les meilleurs au monde dans un domaine en particulier ?

  42. 42 Bruno Cloutier

    Je trouve qu’il y a quelque chose d’un peu bizarre à parler de «meilleurs» dans un domaine aussi abstrait et subjectif (au niveau du jugement) que le design graphique. Non? Quelque chose de mal sain aussi … enfin, c’est mon point de vue.

    J’ai rencontré Michal Batory la semaine dernière et il parlait plutôt de «qualité». Donc qu’en gros, on peut parler d’un certain niveau de qualité, et qu’une fois cette barre franchie, on apprécie les différences de chacuns. J’ai entendu un commentaire similaire à propos du design qui ne peut qu’être «satisfaisant». Ça venait soit de Ruedi Baur, soit de Sébastien Proulx (qui hante parfois ce forum), soit des deux. Bon enfin bref …

  43. 43 simon beaudry

    Ben.. Devenir meilleur, atteindre un certain niveau de qualité, faire mieux…
    Moi je trouve qu’on peut jouer sur les mots mais on parle de la même chose. Mais si on compare les mots «meilleur» et «qualité» tu conviendra que les 2 sont abstraits et subjectifs.

    Quand j’ouvre un Applied Arts et que j’y vois des pièces québécoises, je suis fier pour ceux qui les ont faits et qu’on soit parmis les «meilleurs» au Canada et ça me motive à essayer de faire mieux. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal sain dans ce processus de vouloir s’améliorer.

    J’aime regarder des magazines, des livres et recueils de concours internationaux et y voir des choses qui sont «meilleures» ou «plus de qualité» que ce que je fais. Et on le sait quand on voit une pièce qui est vraiment bonne.

    Oui, il faut savoir apprécier les différences.
    Oui, il faut chercher à faire mieux que la dernière fois.

    Mais tu ouvres une piste intéressante : Qu’est-ce que la Qualité ?

  44. 44 Bruno Cloutier

    Je parlais d’être LE meilleur. J’y trouve quelque chose de malsain. Sinon, je considère qu’il soit essentiel de s’améliorer sans cesse, de devenir meilleur. Nuance.

    _ _

    Pour ce qui est de la qualité, je serais curieux de savoir ce qu’elle est pour le public, et non pas pour nous, designers.

    D’ailleurs, quand on parlait d’élever le niveau de qualité ou de reconnaissance du design graphique au Québec, je me disais justement que cette élévation devait nécessairement passer, en partie, par l’idée que le public se fait lui-même du design graphique, par sa culture du design, pas sa compréhension.

    Croyez-vous que vos parents, par exemple, comprennent ce que vous faites et sont en mesure de l’apprécier? Je serais curieux de savoir où se situe la culture du design chez les québécois par rapport au reste du monde.

  45. 45 Bruno Cloutier

    Oops, lire PAR sa compréhension et non pas PAS sa compréhension.

  46. 46 cuL

    Voilà un sujet passionnant. J’y ajouterai donc ma modeste opinion qui n’est peut-être pas en ligne avec le débat, question de foutre la marde (au Québec, on dit marde et non merde.) Je suis d’accord avec ceux qui prétendent que design graphique et politique peuvent être intimement liés. L’exemple de Cuba est excellent.

    Où est le discours graphique québécois face à une mondialisation féroce, un réchauffement planétaire ou une guerre meurtrière? C’est ça que je veux voir! Rien à foutre que le Québec remporte des prix à Cannes avec des publicités qui ne font qu’encourager la surconsommation et créer des besoins superflus. Ces besoins sont d’ailleurs, soi dit en passant, de plus en plus homogènes à l’échelle planétaire (grâce à la pub!?). Et comme quelqu’un le disait plus haut: un concours, ça reste subjectif. Où est l’identité québécoise? Peut-être que si on commence à faire du design avec nos tripes sur des valeurs qui nous distinguent, peut-être verrons nous émerger un véritable style graphique québécois.

    Pour ce qui est de la souveraineté, les communicateurs graphiques devront se lever debout pour que l’on puisse y aspirer. Peut-être que si "l’oppression" fédéraliste devient plus marquée, peut-être verra-t-on naître un véritable graphisme québécois engagé. Pourquoi pas un manifeste graphique? Il serait intéressant de voir ce qui pourrait en ressortir d’un point de vue graphique… et idéologique.

  47. 47 Martin L'Allier

    Au sujet du design cubain: désolé, mais j’arrive tout juste de Cuba et j’ai fais tout ce qui m’était possible pour en voir du design cubain… échec.

    S’il y a du design à Cuba il doit être très très discret.

  48. 48 simon beaudry

    Ce cher professeur Raymond Vézina (UQAM) pourrait sûrement alimenter cette discussion et voir s’il y a un parallèle à faire entre Québec et Cuba. Le design Cubain est surtout associé à la révolution de 1959 et à en faire la propagande durant les années à venir. Le style graphique est influencé par le contexte social (influences artistiques de l’époque, contexte économique, moyen de diffusion disponible, culture cubaine – espagnole, communiste russe).
    Au Québec, le contexte est fort diffférent du fait de notre confort, de nos influences et de nos moyens de diffusion.

    On pourrait essayer de voir en quoi le style de design graphique québécois est vraiment différent (l’est-t-il?).
    Si je regarde ce que KO création à été à ses débuts, ça se rapprochait de ce que David Carson faisait. Mais je crois que cette boîte a quand même apporté au design d’ici en terme d’influence. Orange Tango, surtout avec leurs affiches culturelles pour le Quat’sous et Époxy (qu’en adviendra-t-il?) qui a su se démarquer avec plusieurs oeuvres graphiques traditionnelles et interactives. Peut-on pour autant en extraire ce qui est vraiment québécois et voir ce en quoi nous sommes différents ou non?

    quelques liens web vite, vite :

    http://www.unites.uqam.ca/cuba/m...

    http://www.unites.uqam.ca/cuba/m...

    http://www.cestmartin.com/carnet...

  49. 49 slep

    réflexion suite à l’écoute des 4 vidéos, des prof de l’UQÀM, (qui sont fort intéressant)
    http://www.cestmartin.com/carnet...

    Parlons clients!

    C’est vrai que les clients ont peur d’acheter un design, une idée, un concept audacieux, différent, mais ya pas d’autres solutions que de continuer à leur proposer ce qu’ils n’achèteront probablement pas.

    C’est ici la responsabilité du designer à pousser son travail, à chalenger son client, à affirmer ses opinions à travers son travail. PRENEZ POSITION

    Pour que le Québec se démarque,
    les clients doivent avoir l’audace d’acheter l’inconnue, la nouveauté.

    J’ai espoir, avec notre génération celle qui s’apprête à prendre les reines de la société, que les clients de demain seront moins frileux.

    Mais je suis un optimiste.

    Sinon
    il restera toujours la solution de créer son client idéal! ça peu débloquer sur de belles surprises, comme les capsules urbania qui sont né du magazine!
    bravo toxa!

  50. 50 Philippe Lamarre

    Maudit que t’es têteux Sébastien! ;)

    Cela dit, il est vrai que le magazine est né d’un dépit, soit le sentiment que je ne trouverais jamais le "client idéal". Mais même quand on est son propre client, à moins d’être vraiment riche (ce qui n’est pas notre cas), il y aura toujours quelqu’un à qui on doit se plier. Dans le cas d’un magazine, c’est les annonceurs. Dans le cas des capsules télé, disons qu’ARTV nous a donné carte blanche (chose très rare en télé), mais on était payés des pinottes, ce qui garantit souvent une plus grande liberté…

  51. 51 sylvainman

    Bonjour à tous.

    Alors moi je débarque après la tempête. C’est peut-être pas si mal, ça permet de prendre le temps de réfléchir à tout ce qui a été dit.

    Avant d’avoir une reconnaissance hors de ses frontières, est-ce que le design québécois ne doit pas trouver sa place au… Québec ?

    Tout le monde connait la Scandinavie pour son goût pour le design. Il est reconnu. Mais ce n’est pas seulement grâce à un ou deux designers qui se sont illustrés sur la scène internationale. C’est grâce à un tout.
    Les pouvoirs publics tout d’abord, qui lui ont laissé une large place, et qui a permis de le rendre accessible et de le faire accepter par tous. Au point que c’est maintenant intégré dans la culture.
    De grandes enseignes internationales, je pense particulièrement à Ikéa ou B&O, qui l’ont exporté. Et lui ont donc permis cette reconnaissance.
    Ce n’est donc pas seulement une question politique, ou le fait d’arme d’un célèbre designer, mais une conjoncture qui fait que tout va dans le même sens.

    Maintenant c’est vrai que la reconnaissance du Québec en tant que pays peut aider le peuple à se sentir compris et reconnu à travers cette identité propre. Mais j’ai le sentiment que cette conscientisation est déjà présente. Combien de fois j’ai vu, lu ou entendu cette mention "fait ici". Le Québec se considère déjà à part, est-ce que le fait que les autres le considère aussi changera quelque chose ?

    Dernier point, et je pense qu’il est important. Ça fait maintenant deux ans que je vis à Montréal et je sens un tiraillement entre les "Anglos" à l’ouest et les Européens à l’est. Le besoin de prouver qu’un Québécois vaut mieux qu’un Canadien ou lui est au moins égal et l’envie de se rapprocher de l’Europe et de sa richesse culturelle. De ces deux ressort un complexe qui annihile toute créativité. Parce que la créativité c’est pas du sport. C’est pas en se comparant à quelque chose ou quelqu’un qu’on y arrive. C’est en se retrouvant soi-même.

  52. 52 Antoine Nonnom

    Si Infopresse publie un livre sur les Nouvelles Villes de Design (dont Montréal) qui est diffusé à l’international, pourquoi ne pas penser à un livre sur les jeunes designers graphiques émergents ou la nouvelle ère de design post-1990 au Québec ?

    À ce sujet, je me questionne : est-ce que le livre de Marc H. Choko sur l’affiche au Québec (même si son approche est très historique) a donné une crédibilité aux affichistes Québécois ? Oui / Non / Un peu, quand même ? Le simple fait de documenter un sujet ne le fait-il simplement pas exister aux yeux des autres ?

    On parlait de la scandinavie, je vois bien le design graphique dans la même situation : http://www.chroniclebooks.com/si...

  53. 53 Mathieu Cournoyer

    Je suis un peu sceptique quand à la reconnaissance et la valeur de la pub québécoise à l’étranger. Je crois que comme tout peuple ayant une tendance nationaliste qui de plus est n’est pas une grande puissance, nous sommes porté à vouloir encenser les quelques exemple de réussite (nous en avons d’ailleurs plusieurs bons exemples à l’intérieur cette discussion), désirant faire rejaillir sur tout un peuple les quelques exemple d’accomplissement. En ce sens, je me retiendrai quelques jours avant de faire des comparatifs avec Cuba (ou peut-être la création d’un nouveau sujet de discussion?).

    Mais bon voilà, une industrie qui oeuvre à vendre par une signature locale, des intérêts essentiellement étrangers, m’apparaît un peu malsaine. Je n’y vois rien en quoi être fier. Puisque vous l’aurez compris, je différencie la pub du design et des autres manifestations de la culture. Car à cet égard, la pub est particulière, je crois. Elle est effectivement le miroir de la culture pourtant je ne crois pas qu’elle la fait évoluer. Ainsi, si la simple traduction de productions étrangères n’est pas souhaitable, le développement de concepts «made in quebec» comme dit l’expression que je haïs, ne fait que masquer un contrôle de notre économie par la grande puissance. Je vous laisse sur un bon article de Stéphane Baillargeon sur la possible mort du Publicité Club et les raisons du déclin de la pub au Québec, ayant paru aujourd’hui dans le Devoir. La longueur du texte est-il approprié? Désolé je ne le referai plus.

    Le Publicité club pourrait se faire hara-kiri – Autopsie d’un cadavre ambulant

    Stéphane Baillargeon?Édition du mercredi 8 février 2006

    Le Publicité club de Montréal pourrait se faire hara-kiri cette semaine. Pourquoi une menace mortelle pèse-t-elle maintenant sur l’institution fondée en 1959 pour regrouper les forces vives de la publicité québécoise? «On revient à la situation du début des années 60», observe un spécialiste. «On fait de plus en plus d’adaptations de pubs et de moins en moins de création.»

    La mort rôde et le verdict tombera cette semaine. Après un demi-siècle de bons et loyaux services, le Publicité club de Montréal (PCM) pourrait subir le coup de grâce si ses membres entérinent la proposition de dissolution du conseil d’administration. La motion sera débattue lors d’une réunion extraordinaire convoquée vendredi. L’autodestruction planifiée signalerait en même temps la fin de toute une époque. ??La création du Publicité club remonte à 1959. La Révolution tranquille est sur le point d’exploser. Jacques Bouchard, futur fondateur de la célèbre agence BCP (pour Bouchard, Champagne, Pelletier), veut rassembler les professionnels de son milieu pour promouvoir la publicité made in Québec et plus particulièrement la publicité francophone. La majorité des campagnes diffusées ici se contentent alors de traductions des spots conçus et réalisés à l’étranger plus ou moins proche. ??Dès le milieu des années 60, Bouchard, le premier président du PCM, expose à Toronto sa théorie dite des lits jumeaux (twin-bed marketing). Pour lui, selon une jolie formule, le Québec et le Canada partagent la même chambre, mais pas le même lit. Chrysler, Labatt puis d’autres gros joueurs se rendent à l’argument et en tirent vite profit tout en stimulant le développement de l’industrie de la publicité sur la paillasse francophone. ?
    Au plus fort de son magistère, il y a encore une décennie, le PCM pouvait se réclamer d’un bon millier et demi de membres, ce qui en faisait la plus importante association de publicitaires du Canada. Ils ne sont plus maintenant que quelques centaines, autour de 800 selon les données non officielles, représentant tous les maillons de la longue chaîne publicitaire, des «créatifs» aux «marketologues», en passant par les petits et longs couteaux des médias. L’organisme distribue les prix Coqs d’or et organise un tournoi annuel de golf, assez couru. Seulement, à la longue, le club fondé pour accompagner une révolution a oublié que le monde avait lui-même continué de se transformer. ?

    La roue tourne ?
    «Le PCM a accompli des choses merveilleuses et, sans lui, le marché québécois de la communication marketing ou de la publicité ne serait pas le même», écrit Carl Grenier, président du conseil d’administration du club, dans une lettre parvenue la semaine dernière aux membres. Le document de quelques pages, dont Le Devoir a obtenu copie, explique le contexte de la réunion capitale à venir. «Toutefois, les temps ont changé, les associations et organismes dans le secteur des communications se sont multipliés, l’industrie privée s’est organisée, et ce, au profit de l’ensemble de l’industrie. Nous croyons aujourd’hui que l’industrie souhaite passer à autre chose, c’est pourquoi nous vous proposons la dissolution de l’organisme.» ??En entrevue, le vice-président du conseil d’administration, Michel Desjardins, ajoute le facteur de la démobilisation au sein d’une structure ne comptant qu’une petite poignée de permanents. «Le PCM fonctionne beaucoup avec des bénévoles de plus en plus difficiles à recruter, dit-il. Notre organisme ne semble plus répondre aux besoins et aux habitudes du milieu.» ??Comme d’autres professionnels interrogés au cours des derniers jours, il observe que le consortium constitué autour du média Infopresse réussit mieux qu’un bon vieux club à réunir, au moins virtuellement, la communauté des publicitaires, en rameutant au passage les marketologues, les relationnistes et même quelques vilains journalistes. En plus, Infopresse organise maintenant le concours Crea, alors que le milieu a clairement manifesté, par sondage, sa volonté de ne pas voir se multiplier les récompenses. La direction d’Infopresse a refusé de commenter son rôle involontaire dans la chute du PCM. ??L’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ), fondée il y a deux décennies, offre également des services autrefois réservés aux membres du club. Le regroupement de 44 agences a d’ailleurs eu des discussions avec le PCM pour éventuellement abriter les archives du suicidaire, conserver les droits sur les prix gallinacés, reprendre le tournoi de golf. «Nous représentons les employeurs, commente Yves St-Amand, porte-parole de l’association. La disparition du Publicité club ne nous fait pas plaisir. C’est une voix de moins pour défendre ce secteur comptant entre 3000 et 4000 employés.» ??Le retour du refoulé ??Il n’y a pas que ces questions de cuisine et d’efficacité. Jean Desautels, docteur en sémiologie, fondateur et président de Communication 7, membre du PCM — il n’a pas encore décidé s’il voterait pour le grand sabordage –, reproche au Publicité club son manque de leadership moral dans la récente tourmente éthique. «J’ai été éberlué, en tant que membre, par le fait que le Publicité club ne se soit pas manifesté de manière importante dans le cadre des révélations de la commission Gomery qui entachait le milieu de la publicité québécoise. Mais ça s’explique. Les grandes agences impliquées [par leurs membres] dans le Publicité club étaient impliquées dans le scandale. On ne mord pas la main qui nous nourrit.» ??C’est finalement Yves St-Amand, de l’AAPQ, qui a affronté la situation, au nom des agences. «Les membres provenant de la publicité ne trouvent plus leur compte dans le club, résume M. Desautels. Seulement, si le Publicité club disparaît, il n’y aura plus d’organisme pour parler au nom des publicitaires et des professionnels.» ??Pour lui, le noeud de l’affaire se trouve peut-être là, dans l’atomisation croissante de son secteur, emporté depuis une dizaine d’années par le tourbillon de la concentration. Huit des vingt grandes agences du Québec appartiennent maintenant en tout ou en partie à des conglomérats nationaux ou internationaux — Cossette, avec son chiffre d’affaires annuel dépassant les 50 millions, demeurant l’exception notable. ??La publicité se nourrit des tendances et les subit tout autant. «On revient à la situation du début des années 60, observe le spécialiste Desautels. On fait de plus en plus d’adaptations de pubs et de moins en moins de création. On peut bien blâmer la mondialisation, il reste qu’une part du marché publicitaire québécois glisse à l’extérieur du Québec. On fait de nouveau face à des traductions.» ??L’exemple le plus flagrant concerne McDonald. L’empire du hamburger-frites fait maintenant réaliser une seule et unique pub pour la planète. Fini le beau temps du célèbre «Moi, j’M McDonald» à la québécoise. ??Il a été impossible de joindre M. Bouchard pour qu’il commente cette grande boucle historique et ironique. «Sa théorie des lits jumeaux demeure tout aussi valable, mais on l’a oubliée au Québec, dit M. Desautels. Le pire, c’est que l’industrie de la publicité du Québec est une locomotive pour l’industrie culturelle québécoise. De 1965 à 1995, c’était une industrie florissante, extrêmement forte, d’une originalité indéniable. On produisait ici en une année à peu près autant de films publicitaires que la France. L’industrie cinématographique a profité de cette base solide et a permis d’attirer des tournages hollywoodiens à Montréal. La publicité a nourri le bottin de l’Union des artistes. Le glissement actuel va avoir des répercussions à plus ou moins long terme sur toute notre culture.» ??Où sont les idées ? ??La solution ? Se serrer les coudes, comme aux premiers temps du PCM, répond M. Desautels, qui en appelle donc à la création d’une institution de substitution — ou à la mutation du PCM… — pour représenter les intérêts de tout le milieu. Certains de ses collègues souhaitent une plus grande réforme encore, la mort du PCM fermant un cycle d’affirmation et de maîtrise pour en ouvrir un autre. Simon Beaudry vient d’écrire un long texte, presque un manifeste, diffusé sur le site oeilpouroeil. Il y défend le rayonnement international de la pub québécoise qui, selon lui, pourrait emboîter le pas au cinéma ou à la musique, dont les produits d’ici reçoivent des reconnaissances enviables à l’étranger. ??«Le PCM nous a permis de ne plus être de simples faiseurs d’adaptations, dit l’employé de Bos, qui s’exprime à titre personnel. Maintenant, on doit pouvoir exporter notre créativité et attirer ici les grandes marques mondiales. [...] Je suis nationaliste, c’est-à-dire que je désire améliorer le sort de mon pays. Les Anglais ont été vus longtemps comme les meilleurs du monde. Les Néerlandais réalisent des pubs exceptionnelles. Je pense que le Québec peut à son tour devenir une des plaques tournantes de la création publicitaire.» ??En même temps, il ne se fait pas trop d’illusions sur les capacités de débattre des grands enjeux de son milieu professionnel ou de sa société. «J’aimerais peut-être ajouter quelque chose qui est plutôt une perche pour un débat plus grand, poursuit-il dans un courriel. Où sont les penseurs québécois ? En fait, où sont les penseurs, tout court ? On dirait qu’on assiste à une période molle, tout en étant dans une période excitante au Québec. Les débats sont des événements marginaux. Les opinions véhiculées à haute voix sont exception et créent une sorte de malaise. L’internationalisation-mondialisation est vraiment le temps de dire ce qu’on pense, d’affirmer des valeurs, de redéfinir ce que nous sommes dans ce tout de plus en plus universel.» ?

  54. 54 pascal beauchesne

    Ça m’a porté à réfléchir, tout ces commentaires… Le destin économique du Québec est intimement lié à celui des États-Unis, rien de neuf. Mais pourquoi penser que nous aurions intérêt à nous déguiser pour les entretenir? Serait-ce notre rejet de l’aventure canadienne qui pousserait certains dans les bras de l’Oncle Sam? Je ne sais trop. Je suis cependant convaincu qu’il faut encore rappeler que ce n’est pas en embrassant une identité qui rend la notre invisible que nous allons progresser. Il y a davantage qu’une simple question de perspective.

    Il m’importe de dire que le désire des souverainistes d’appartenir au monde ne peut que s’actualiser que du Québec. Ceux qui pensent que c’est par Washington ou encore même Paris que nous y parviendront se trompent. Au sens biologique du terme, le Québec n’a pas à être le parasite ni de l’un, ni de l’autre. Nous n’avons pas besoin de leur miroir pour nous mesurer. Pour se faire respecter, il faut commencer par se respecter soi-même.

    Faut arrêter de regarder en arrière. ça prend un discours plus actuel, plus créatif. La créativité est d’ailleurs notre novueau modèle économique. Aussi, Souveraineté et Droits individuels vont de pair. On a qu’à observer la Norvège qui ont obtenu leur indépendance de la Suède de façon très pacifique et harmonieuse au début du siècle.

    Et pourquoi pas le siège de l’ONU à Montréal ? Le Québec a remporté en 2005 sa première grande victoire diplomatique sur la scène internationale.

    C’est à la suite d’une bataille de tous les instants menée depuis 10 ans que le Québec a convaincu le Canada et, par la suite, plusieurs autres pays de l’importance d’adopter une Convention internationale sur la diversité culturelle.

    J’y reviendrai un peu plus tard, dans un prochain commentaire…

  55. 55 racine futur

    La majorité des industries soit 99% du québec appartient à des étrangés ; vous êtes un des ceux qui ont la mentalité d’âne qui aime être un âne parmit d’autre âne ; vous n’aimez pas le québec mais que le cash que vous rapporte le québec ; le québec n’à presque rien parce que des sales comme vous ont tout vendu à des européens et des consorsium américains ; militant trou cul qui crit vive le québec qui fait mon cash ; puisque le peuple n,est pas votre préocupation mais que la compétition du québec avec d’autre en oubliant que québec est une population et non des ânes comme vous ; radicale de merde manger votre merde avant de vous prendre pour la voix colléctive du québec intelligent sans être intellectualisme

  56. 56 racine futur

    voici ta population le 5$ le 10$ le 50$ et le 100$ parce que c’est pour eux que vous voulez une nation c’est pour avoir un droit sur eux que vous voulez une nation mais non pour le genre des hommes des femmes et des enfants ; vous êtes ce que je nommes l’ingratitude du québec réel parce que ce n’est pas l’économie mais que le cash et avoir du cash qui vous intérêsse ; vous aimez la base qui vous rapporte en continue du cash mais non la base qui est installer dans le but d’avoir une rélation qui n’aspire qu’à être présent et après ont verra ; mais vous âne vos sabot semble être ferrer avec de l’or c’est pour cela que vous êtes peut constructive

  57. 57 Antoine Nonnom

    En plus d’être mal articulé, notre Racine se trompe de forum pour déblatérer ses commentaires.

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