Représentant

Le concours 2006 du magazine Grafika vient tout juste d’annoncer la sélection des meilleures réalisations en design graphique au Québec.

Parmi les excellentes pièces primées, il se trouve une catégorie où la sélection finale me laisse perplexe… Dans la catégorie logotype, le jury à sélectionné le logo Lolë comme grand gagnant. Selon moi, l’originalité, la dextérité, la qualité d’éxécution et la pertinence sont les critères qui déterminent l’obtention d’un grand prix. L’attribution du grand prix logotype au logo Lolë revient à dire que c’est ce que les designers québecois ont produit de mieux cette année. Je n’abonde pas dans ce sens. Il est difficile d’évaluer cette pièce puisqu’elle apparait sans sa signature typographique. La stylistique de ce symbole me semble trop inspirée de l’école de Neville Brody de la fin des années 1980 pour être véritablement originale. Pourtant le caractère d’originalité devrait être prédominant puisque ce logo doit s’imposer dans un des environnement graphique des plus compétitifs, celui des marques de vêtements de plein air.
Que ce logo soit un étendard des vêtements Lolë, soit, mais pas qu’il soit le représentant de notre industrie comme le meilleur exemple de logotype au Québec… Pas sûr. Qu’en pensez-vous de ce choix et de ceux du jury en général?


90 commentaires sur «Représentant»

  1. 1 Martin L'Allier

    N’est-ce pas une des lacunes des palmarès de devoir déclarer «un meilleur que les autres»? Un jury, que l’on doit présumer intègre et impartial – d’ailleurs qui étaient-ils cette année? -, se voit placé dans une situation où il doit choisir un projet à mettre sur un – bien inutile quant à moi – podium.

    En effet, ce logo est, au mieux, banal et sans grand intérêt, il ne raconte rien sur la marque (de ce que nous en voyons en tout cas), et pourrait tout aussi bien servir à tout et n’importe quoi. Mais, les autres candidats soumis étaient-ils vraiment plus que d’habiles stylismes? Décidément, les logos à 150$ US disponibles sur l’Internet me semblent de moins en moins une mauvaise affaire pour les clients…

    Ceci étant dit, et pour en revenir à mon paragraphe initial, je pense que le design graphique au Québec, serait bien mieux servir par une exposition des «meilleures pièces» dans un lieu public – MACM, Grande bibliothèque ou …? – que par un palmarès bidon que tout le monde ignore a l’extérieur de l’industrie et que plusieurs questionnent annuellement – avec raisons. Bien sûr il y aura un processus de sélection, donc des insatisfaits, mais un plus grand nombre de pièces pourraient être soumises au regard du public. Un jury dont les membres ne pourraient soumettre des pièces.

    Au moins, cette année, nul mot à dire sur le grand prix donné à l’Atelier Chinotto pour le travail fait sur le magazine Plaisirs de vivre. Superbe boulot sur un «vrai projet» et ce depuis plusieurs années. Bravo!

  2. 2 Luce Beaulieu

    Je faisais partie du jury cette année et je peux vous dire, en passant, que ce fut passionant et les discussions ont été vives et surtout, constructives.

    La seule chose que je déplore, et je l’ai mentionné aux organisateurs d’Inforpesse ainsi qu’à mes co-jurés, c’est que pour certaine catégories (dont celle du "logo de l’année"), le concours manque de substance. Pour moi, il y a des pièces qui peuvent simplement être élégantes et exécutées de façon exceptionnelle, mais il y a en plein d’autres (dont le branding) qui ne peuvent pas être présentées en dehors d’une mise en contexte.

  3. 3 Pierre Tremblay

    Es-ce normal que la présidente du jury gagne un grand prix? Es-ce normal que les éditions infopresse gagne deux grands prix? À mon sens, un concours crédible ne peut pas laisser ses organisateurs et/ou les membres de son jury participer à son propre concours, simplement par souci de crédibilité.

  4. 4 Christian Laforge

    Je trouve çà louche. Le logotype Lolé a été réalisé par l’agence Feu sacré et de même, par une des juges. (Madame Jacques) D’un regard observateur, on dirait que ce prix était pour avoir une certaine visibilité car l’agence est fondée depuis 1 an. Je dois sûrement me tromper et je l’espère. Alors pour mon opinion personnel, appartement 51 était de loin le mieux réussie.

  5. 5 Luce Beaulieu

    Pour vous répondre sur les pièces, lorsqu’un membre du juré avait une pièce dans une catégorie, ce membre du jury était exclus de toutes les délibérations. Et comme les pièces n’étaient pas identifiées à aucune agence, à moins de connaître le portfolio de l’agence ou du (de la) designer (ex: c’était facile de savoir que "Fromage Tropical" appartenait à Bos), il n’était pas possible de savoir qui l’avait fait. Barbara n’a donc pas milité en faveur de son logo et je dois dire également qu’elle se sentait très mal à l’aise de gagner ce prix.

    Par contre, j’entends ce que vous dites par rapport au fait que les membres du jury ne devraient pas présenter de pièces lors du concours, mais alors, nous n’aurons jamais de jury adéquat car que fait-on lorsque George Fok, ou Philippe Meunier ou Claude Auchu sont membres du jury?

    En passant, je ne défends pas la formule, mais je pose une question.

  6. 6 Janick

    Je comprend le point de vue du côté des jurys/participation au concours.

    Mais en même temps, je ne peux m’empêcher de penser par exemple aux studios ou agences (autres que les indépendants ou pigistes). Il serait dommage d’exclure une pièce d’une studio complet si un membre de l’équipe seulement est jury.

    De 1, peu de gens qui travaillent en groupes voudraient faire parti du jury, donc difficile de trouver des gens pertinents pour cette tâche.

    Et de 2, ça reviendrais à disqualifier toute une équipe car un seul accepte d’être du jury… Pas très fort côté "justice" non plus.

  7. 7 Luce Beaulieu

    Pierre, ce qui est normal c’est que l’excellence prime, dans chaque catégorie. On n’a absolument pas choisi Infopresse parce que "c’est Infopresse" et il faut leur donner un prix. On les a choisi car la qualité du travail était exceptionnelle. Point à la ligne.

    Ce qui EST désolant par contre, c’est que les designers ne participent pas (et je me compte là-dedans, pour raisons idéologiques) pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le design: trop cher (c’est vrai), jury biaisé (pas vrai), etc.

    Ce qui serait souhaitable ce serait d’exprimer nos opinions directement à Infopresse, pour qu’ils constatent à quel point ils auraient avantage à faire évoluer la formule.

  8. 8 Janick

    Comme je disais sur ton blog Luce, je participe pas,
    1- les tarifs pas très accessibles aux indépendants
    2- le contexte du projet ne peuvent être expliqués (le client ne démord pas d’une photo qui n’avantage pas le projet, ou des délais ridicules par exemple)

    Ceci dit, une fois qu’on inclus des contextes comme ceux là aux pièces, je ne suis pas sûre que ce soit comparable à d’atres projets, donc le concept du "concours" ne tient probablement plus car ils ne sont plus à valeurs égales.

    De cette même pensée, les projets réalisés par des indépendants ou petites équipes ne sont pas nécéssairement jugeables en comparaison à des grandes équipes. Voyez où je veux en venir? :)

  9. 9 Janick

    J’oubli le budget du client aussi… :) Ça peut jouer dans la balance quand il y a pas de budget pour un shooting photo par exemple!

  10. 10 Simon Éthier

    On propose une nouvelle catégorie:
    projets-bousillés-par-des-clients-pauvres-et-bornés-et-produits-par-des-designers-underground-sous-émergents-hors-agences-indépendants-travailleurs-autonomes-qui-font-pas-de-shooting-photo?

    Il y a déjà beaucoup de catégories. De concours, de galas. Presque trop. Pas besoin d’en générer une pour que chaque micro-agence ait son bonbon.

    Je comprends le défi à relever si le client n’est pas le client idéal, si le budget n’est pas le budget idéal, si le délai n’est pas le délai idéal. Un bon travail «compte tenu du contexte», ne signifie cependant pas «la meilleure pièce faite au Québec cette année». S’il fallait tenir compte de toutes les «circonstances atténuantes», on tomberait dans un concours à savoir qui fait le plus pitié, pas qui fait les pièces les plus impressionnantes.
    Mais je ne crois pas que les grosses agences/gros clients gagnent tout le temps ou l’aient facile. Un directeur d’agence qui a un grand nombre de «bouches à nourrir» doit lui aussi faire des concessions quant au budget alloué/choix des clients. C’est statistiquement normal qu’une agence qui a une trentaine d’employés ait trente fois plus de contrats, et gagne trente fois plus de prix qu’un designer indépendant. Si chacun de ses 30 employés travaille autant et avec le même talent que le designer indépendant, la somme est tout à fait juste.

    Pour ce qui est des membres du jury, tout en faisant confiance à Luce pour la méthodologie, je me dois de dire qu’il serait normal que les juges soient exclus de la compétition. (Même les casse-croûte excluent leur personnel des tirages/concours qu’ils organisent.)Ne serait-ce que pour inspirer la confiance auprès des participants. Je crois qu’il resterait des juges quand même.

    Finalement, la participation devrait être accessible au plus grand nombre, encore une fois, pour des questions de crédibilité.

  11. 11 Luce Beaulieu

    J’ai tendance à être d’accord avec Simon pour ce qui est de l’excellence des pièces. Là où le bât blesse par contre c’est quand on doit juger d’un logo sur une feuille blache, complètement hors contexte, sans savoir s’il marche dans son environnement. Aucune pièce de design n’existe dans un vacuum, spécialement un logo.

    Et Simon, je suis d’accord pour que le/la président(e) du jury ne soit pas autorisé à participer, mais honnêtement, sur place, il n’y avait absolument rien qui puisse entacher la crédibilité du concours. Étienne Bourque-Viens a gagné des prix et je n’avais aucune idée que c’était lui qui les avait produites, juste qu’il a quitté la pièce lorsque est venu le temps de certaines catégories de pièces numériques. Je ne crois pas que nous ayons une population de designers et d’agence assez grande pour se permettre d’éliminer de facto ces juges potentiels du concours. Ou alors, on revoit tout car il y a plein d’autres choses qui sont, selon moi, pas mal plus cruciales que ça.

  12. 12 Luce Beaulieu

    J’ai cliqué "envoyer" trop vite, ma phrase devrait se lire: "Étienne Bourque-Viens a gagné des prix et je n’avais aucune idée que c’était lui qui avait produit les pièces que nous avons couronnées(…)"

  13. 13 Janick

    Je me répète Simon: "Ceci dit, une fois qu’on inclus des contextes comme ceux là aux pièces, je ne suis pas sûre que ce soit comparable à d’atres projets, donc le concept du "concours" ne tient probablement plus car ils ne sont plus à valeurs égales."

    En d’autres, même si toutes les contraintes de certains projets auraient profit (pour la valeur de la pièce, pas pour le $) d’être connus, ça ne devient plus un concours, mais bien un "qui a fait mieux selon les circonstances", ce qui est définitivement pas mieux.

    Je proposait pas du tout une nouvelle catégorie, il y en a plein, mais je disais la réalité des plusieurs indépendants qui décident de ne pas "investir" (car c’est un investissement à ce prix là) dans un concours, quel qu’il soit.

    Pour le jury, je trouverais ridicule d’exclure les agences qui ont un employé comme jury. Aussi bien tuer le concours tout de suite, car sincèrement on trouverais pas plus "la meilleure pièce faite au Québec cette année" en encluant le quart des agences du québec.

  14. 14 Martin L'Allier

    Pour ce qui est du jury:

    _ Je ne crois pas qu’il soit ridicule de penser à un jury n’ayant soumis aucune pièce. A cet égard, plusieurs des membres de cette année n’en avaient probablement aucune sur les tables. Aussi, il est imaginable d’inviter des juges étrangers à venir participer (les États-Unis et l’Ontario sont à proximité et il serait toujours possible de faire coïncider la visite d’un invité d’outre atlantique tant avec le concours et une série de conférences).

    _ Oui le jury de cette année, comme nous le défend si bien Luce, a semblé intègre. Mais peut-on nier les nombreuses rumeurs des années passées, rumeurs transmises par des témoins…

    _ Comme nous le disions au sujet de l’an dernier: quand il n’y a rien de remarquable dans une catégorie, pourquoi ne pas omettre de déclarer un grand prix? Et même de ne déclarer aucun gagnant si la pertinence n’y est pas?

    _ Les projets fictifs ou non réalisés ne devraient pas être soumis, côte à côte avec des projets réels.

    _ Est-ce le rôle d’une maison d’édition d’organiser un tel concours ou devrait-ce être un regroupement de partenaires du milieu?

    Je termine en revenant à mon 1er commentaire: un concours est-il essentiel? Pourquoi ne pas «tuer» l’aspect concours?

  15. 15 Luce Beaulieu

    Martin:

    _ 80% des membres du jury avaient des pièces présentées au concours

    _ Michel Chanaud, un des membres, est français et faisait une conférence à une journée Grafika

    _ bien d’accord pour ce qui est des rumeurs des années passées…

    _ il y a 2 catégories qui n’ont pas reçu de Grand Prix et une que nous avons éliminée par manque de pièces

    _ les seuls projets fictifs que j’ai vu cette année ont été dans la catégorie "étudiants"

    _ la maison d’édition en question produit le seul magazine de design graphique au Québec et ils ont comme partenaire la SDGQ, comme chaque année; peut-on être plus "valide" que ça?

    _ bien d’accord pour l’aspect "concours"

  16. 16 Luce Beaulieu

    précision du point 4: par manque de pièces de qualité adéquate

  17. 17 Janick

    On remplacerait l’aspect concours par quoi? Comment le voyez-vous?

  18. 18 Martin L'Allier

    Paul mérite 2 morceaux de robot :)

    Une exposition des meilleures pièces dans un espace public. Unpeu comme une exposition. J’ai vu le phénomène aux Pays-Bas, pendant l’été 2 expositions ont lieu les Dutch Oranges – le meilleur du design néerlandais – et les Best Book Design. Pas de palmarès et pourtant des visiteurs en grand nombre. Puis ça permet tout de même aux agences/designers d’annoncer qu’ils ont été choisis parmi l’expo, ce qui vaut autant que bien des petits certificats…

  19. 19 Janick

    Paul, te voilà! hehe

    J’aime beaucoup l’idée de l’expo VS le concours! Dans un endroit grand public entrée gratuite, comme la Grande Bibliothèque tel qu’écrit plus haut, ça serait super!

    Mais le problème de sélection / qui-décide-les-pièces / ceux-qui-décident-exclus-de-l’expo perdurerait, non?

    En même temps, si c’est une expo, est-ce qu’une édition des pièces dans le magazine resterait? Car une expo c’est super, c’est grand public, visibilité au métier, etc., mais éphémère… :)

  20. 20 Benoît Meunier

    Voilà le mot: visibilité! Je crois que l’un des aspects les plus importants que l’on doit débattre est à savoir si un concours tel que celui-ci, permet vraiment de mettre de l’avant les designers graphique québécois et ce, autant sur la scène locale qu’international. Suite aux discussions, il semble que non, il semble que ce n’est qu’un petit pas qui ne fera jamais vraiment courir, il semble d’ailleurs que personne en parle ailleurs que dans notre petit monde (radio, télévision, autre magazines, écoles).

    A-t-on si peur d’être fier des talents grahiques d’ici? Nous n’avons toujours pas un festival quelconque d’une certaine envergure… une exposition reconnue de partout qui se promène de villes en villes… il n’y a, je crois, que des projets qui pousse ici et là qui tentent de se faire valoir mais qui ne sont pas assez visible.

    Et effectivement, je ne crois pas que ce soit la mission première d’Infopresse, ni du concours. C’est un excellent agrégateur de nouveautées, mais c’est tout.

  21. 21 Antoine Nonnom

    L’autre mot du jour est «mission».

    Le concours Grafika existe parce que le magazine existe parce qu’Infopresse existe parce qu’ils ont des commenditaires et des publicitaires.

    La mission de Grafika n’est pas de faire la promotion du design graphique local. Si on veut organiser la promotion de notre milieu, il serait plus pertinent de se retourner vers un regroupement associatif.

    Mais à ce point, on retourne à l’éternel débat de la fonction et la pertinence de la SDGQ…

  22. 22 Luce Beaulieu

    Eh oui!

  23. 23 Philippe Lamarre

    Je vais être assez brefs chers amis concernant la pertinence de la SDGQ.

    Saviez-vous que le site Oeilpouroeil a été créé par la SDGQ, pour procurer un lieu où discuter design? À voir le nombre de visites mensuelles, je me dis que le besoin existait et que nous y avons répondu. Nous nous apprêtons à publier un livre, le site web est en train d’être refait avec plusieurs nouvelles options pour les membres, etc. Bref, on bosse tous fort, bénévolement et tout ce que les designers disent c’est "Devenir membre de la SDGQ ça ne sert à rien" et vous ne devenez pas membre et on manque de ressources parce qu’on n’a pas assez de membres… Bref, c’est un beau cercle vicieux. En tant que membre du C.A., je suis vraiment tanné de cette attitude de gens qui se plaignent sans jamais s’impliquer. C’est décourageant à la longue.

  24. 24 simon beaudry

    J’ajouterai aussi qu’il est préférable d’aditionner des événements qui mettent de l’avant le design graphique d’ici, plutôt que de parler d’éliminer ou de remplacer. En plus du concours Grafika, ceux qui parlaient plus haut d’expo devraient tout simplement l’organiser cette expo qui est une bonne idée en soit. Cummulons les manifestations du design d’ici et de cette façon, on pourra contribuer à faire connaître plus la profession et susciter de l’intérêt pour le design graphique. La SDGQ est un autre organe important de la promotion du design graphique, quoi que certains puisse en dire. Voyez les débats qu’ll permet. Il peut en faire plus, peut-être, mais nous tous aussi, surtout nous! C’est trop facile de blaster sans rien faire.

    L’UQÀM aussi avec ses expos et activités est une aide à la promotion du design. Aussi, Infopresse est un groupe important pour l’industrie car il permet par divers concours et activités de faire la promotion du design graphique, de la pub, de la photo de l’illustration, du web..
    Plus il y aura d’organismes et groupes pour faire la promo du design d’ici (concours, expo, conférences..), mieux notre industrie se portera.

    Aussi, je n’en reviens pas qu’à chaque année, dans tous les concours, il y a cette bonne vieille «insurgence» contre les résultats, les jury vendus, la pertinence, la qualit des pièces retenues..
    Et ça va continuer tout le temps, pcq dans des concours il y a des gagants et des perdants. Les résultats des concours sont selon la vision des jurys du moment (il serait bien, comme mentionné plus haut, que des tops designers participent à juger notre design). Mais si on prend le concours dans son ensemble, je pense qu’il trace quand même un portrait de l’industrie actuelle et que les juges font un travail le plus partial possible et ce à chaque année, jusqu’à preuve du contraire.

    On est pas obligé d’être d’accord avec tout les résultats, mais il ne faut pas non plus, devenir amer et cracher sur ce qui contribue le plus à faire connaître notre profession et son excellence.

    Moi, je le trouvais pas pire ce logo..

  25. 25 francisco

    Ah oui c’est vrai il était question d’un logo…

    Le concours Grafika n’est pas là pour faire valoir le design aux yeux du gardien de nuit. Il est là pour faire valoir le design aux yeux du patron du bureau qui est gardé la nuit par le gardien. Il est dirigé, comme toutes les publications Info-Presse, vers les clients des agences et des boîtes. Vers l’industrie.Et ça marche très bien comme ça.

    Bien sûr, le doute subsistera toujours quand les membres du jury GAGNENT DES PRIX!!!!!!

    N’auraient-ils pas au moins la discrétion, le respect de ne pas participer cette année-là? Ont-ils tant à perdre – ou à gagner – que c’est impossible de ne pas y participer cette année? Il n’y a pas assez de designers en 2006 au Québec?

    Moi je suis pas d’accord. Cette situation enlève à mon sens toute crédibilité à ces concours. Même si la madame «était ben gênée».

  26. 26 Janick

    Je le trouve pas si mal ce logo non plus! Je dit pas que c’est mon préféré à vie non plus!

    Il y a assez de designers en 2006 au Québec oui, mais pas assez qui participent au concours, pour diverses raisons.

    D’un côté, j’ose croire que les plus petits auraient probablement tendance à plus (+) participer si moins de grosses agencent participait car dans le jury.

    De l’autre côté, enlevons tous les bons projets de ces agences en jury, et nous aurions probablement pas une représentation réaliste et véritable de ce que nous créons ici à présenter au grand public.

    Ya pas de solutions miracles on dirait! Dommage, j’aurais pu concocter une potion magique, mouhahahaha :)

    Côté SDGQ, moi j’aime ce blogue Philippe! J’ai rien contre la SDGQ et ce qu’il font et aussi surtout ce qu’ils veulent faire dans le futur. Mais soyons réalistes, mon minime budget je veux l’investir dans mon équipement ou ma brochure promotionnelle. Le jour où j’en aurai d’avanatge en surplus, vous me verrez la face! :) Soyez patients… hehe

    Il faut pas se leurer, dommage ou réaliste, les priorités ça dépend toujours du budget que t’a… pour nous autant que pour nos clients.

  27. 27 Marc

    À vous lire, il me viens une idée. Malgré ses principes discutable, le concours Grafika demeure une rencontre importante du design graphique. Un incontournable.
    Alors…
    Nous pourrions mandater le(s) juge(s) représentant(s) la SDGQ pour noter les pièces intéressantes, sans avoir à les classer dans la grille de «gagnant / grand prix » ni les sélectionner par catégorie. Ces pièces sélectionnées seraient ensuite exposés. La sélection ne seraient pas limitée à trois items. Si une catégorie est particulièrement pauvre, et bien on ne la présenterait simplement pas.
    Un espèce de «off grafika»
    Pas de frais d’inscription autre que ceux du concours, pas d’obligation de remplir un magazine, pas de finaliste looser / grand gagnant.
    Si on veut réaliser un projet ce type d’expo, ça va nécéssiter des collaborateurs… Qu’en pensez-vous? Êtes-vous game?

  28. 28 Martin L'Allier

    Excellent point de vue que celui soulevé par Simon: ajouter, non soustraire.

    En effet, ce serait une excellent chose de mettre une exposition «non-podiumisée» de l’avant.
    Ayant mentionné l’idée moi-même je serai heureux de participer à son éventuelle réalisation!

  29. 29 Janick

    Je suis pas sûre du "ni les sélectionner par catégorie", car si il y a une exposition grand public, n’oublions pas que le ceux-ci ne comprennent pas ce qu’on fait! Sans identification de ce que c’est, on fera encore une fois "juste des ti dessins", et ce n’est pas leur faute, il ne sont pas au courant! Si l’expo ne fait pas plus connaitre le métier aux gens, ça sert plus ou moins à quelque chose d’en faire une!

    J’aime bien l’idée de Marc sur "pas d’obligation de remplir un magazine", d’ailleurs ça devrait toujours être comme ça! Si ya matière à présenter une pièce, on la présente, sinon, non. Mais je tiens encore à ce que des pièces soient présentent sur imprimé, pour ne pas que tout soit éphémère.

    L’idée de juste des pièces sélectionnées, et non des gagnants/grands-gagnants est aussi très pertinente. La pièce est bonne et c’est tout, pas de "ton père est plus fort que le mien".

    hehe :)

  30. 30 Martin L'Allier

    Un imprimé – catalogue d’expo – c’est une démarche lourde et très coûteuse… Un peu rétrograde aussi… non? À moins que l’on aime la poussière des tablettes…

    Le web permet à plus de gens de voir les choses et est plus en correspondance avec notre objectif de visibilité publique. Coûte des pinottes et ultimement encore moins éphémère que le papier.

    Puis quand on lance qqchose ça aide toujours de se simplifier la tâche et de réduire son budget…

  31. 31 Janick

    C’est sûr ça Martin!

    Luce va me chicanner pcq je suis pas écolo avec ma version imprimée:) hehe

    Mais je peux rien n’y faire, c’est plus fort que moi, j’attend d’acheter le Grafika avant de voir les pièces… et je tiens bon… lol :)

    Mais c’est sur que je préfères une expo à un évènement "entre-nous" seulement. L’entre-nous sera le vernissage tiens! :)

  32. 32 Antoine Nonnom

    Les petits versus les grands.

    Le mythe habituel. Janick, tu devrais arrêter avec ton complexe d’infériorité.

    Je souligne que les petits ont gagné :
    Atelier Chinotto
    FEED
    Épicentre
    Uniform
    Kuizin
    Alexandre Renzo
    Christian Bélanger
    Rachel Desjardins
    Lyne Lefebvre + André Marois
    et j’en passe…

    La seule différence, c’est qu’ils ne peuvent pas produire 100 pièces par année, comme le disait Simon.

    Si on attend que Diesel, Paprika et OrangeTango soient déclassés À CHAQUE FOIS pour être sûrs que la compétition est juste, on devrait arrêter d’espérer.

  33. 33 Janick

    Malgré que ça soit une réalité (même si tu sembles le nier Antoine),

    depuis le début je dis que je trouve que d’exclure les grandes agences du concours (disons qu’un employé est dans le jury) ne rendrait pas service au portrait véritable de ce qui se fait de pertinent ici.

  34. 34 Rémi Fortier

    Wow, belle discussion !

    Pour ma part, ce logotype n’attire malheureusement pas mon attention. Faut savoir qu’il me rappelle mes premiers cours de typographie au cégep haha.

    Pour les quelques numéros de Graphika que j’ai acheter depuis les dernières années, je trouve qu’On ne cherche pas assez loin des "découverte de l’année", autant au niveau des cégep, des université, ou des petites boîtes. Sans vouloir généraliser, L’UQAM passe beaucoup plus dans Graphika que l’ULAVAL. non non, je ne suis pas jaloux, mais je doute fortement qu’il n’y ai aucun talent à l’ULAVAL. On retrouve aussi trop souvent les même gagnant comme le dis Antoine, comme Orange Tanfo, Diesel et compagnie. C’est pas parce que le design graphique se passe à Montréal qu’on ne devrait pas chercher plus loin… le talent graphique ça se retrouve partout en région… mes chers montréalais.. Je trouve tellement dommage pour un type comme moi de Québec, de n’assister à aucune conférence, aucune reconnaissance du métier.. Comme le sait Martin, J’ai toujours hâte de voir naître un forum officiel, et je suis prêt à supporter n’importe qui dans l’avancement et la reconnaissance du métier au niveau international !

  35. 35 Antoine Nonnom

    En fait, je disais surtout que c’est normal que les agences phares soient très reconnues. Une simple question statistique qui forme une roue qui tourne : plus de designers / plus de projets qui se démarquent / plus de notoriété / plus de clients…

    Oui, les indépendants seront reconnus (et ils l’ont été en grande partie cette année) parce qu’ils ont autant de potentiel créatif qu’un designer en agence. Mais il est simplement impossible pour un designer seul de produire autant de pièces de qualité qu’une agence. Soyons réalistes !

    La même chose se produit au niveau des régions. Montréal a plus de clients potentiels que Québec, donc plus d’agences, donc plus de projets, donc plus de visibilité.

    Même chose pour Québec / Trois-Rivières.
    Et New York / Montréal.

    (Parenthèse : On a quand même eu un exposé sur Gatineau à la soirée Grafika !)

  36. 36 Marc

    À propos de l’éventuelle expo citée plus haut, je trouve qu’il serait essentiel de pouvoir examiner les pièces autrement qu’à travers un écran. La finalité du design ne s’exprime pas toujours bien sur le web; on a qu’a penser au livre ou à l’ emballage. Par contre, une galerie web serait un excellent complément à une expo et un pas vers la création d’archives.

    Seriez-vous satisfait si les résultats du concours grafika n’étaient publié que sur un site internet?

  37. 37 Janick

    Je serais bien triste moi Marc personellement :(
    Mais une expo, on continue de le répéter on dirait, serait super génial!

    On s’y met quand, tous? :) hehe

  38. 38 Simon

    Vous dites que Grafika devrait pousser un peu plus pour trouvr des nouveaux talents qui souvent se caches des les coins les plus repoussés, plutôt que d’encourager des compagnies qui ont déjà une réputation bien bâti. Mais l’auteur de l’article parle d’un représentant du design québecois. L’étudient, dont ont entendra jamais parlé autrement, ne représente pas réellement le design du Québec. Peut-être que tout comme moi, vous lisez Grafika pour votre propre inspiration et tous les avantages que peut Vous apporter ce magazine. Alors prénez-vous en à Marc Serre qui attribut une autre fonction à Grafika.

    Mais est-ce qu’il vaut mieux récompenser ceux qui ont réussi plutot que ceux qui risque de nous choker n’importe quand, comme l’organisation olympique canadienne qui paye les participants plutot que ceux qui ramenent des médailles.

  39. 39 francisco

    moi j’aimerais bien acheter un catalogue de 300 pages de cette exposition, et un à chaque année!

    le web? ça réduirait pas vraiment les coûts de photographie, ni de shipping des pièces, ni la location de la salle. mais ça se linke bien dans un blogue.

    et si les talents des régions (au fait, Marc Serre, il est en région, non?) se sentent peu représentés, ils n’ont qu’à participer, quoi. je serais curieux de voir ces statistiques-là.

    et Simon, n’oublie pas que dans le concours Grafika, il n’y a que des gagnants!

  40. 40 Janick

    Belles pensées Paul :) Bien dit!

  41. 41 cédric

    Bon, pour commencer félicitations à tous les gagnants indépendants et les petites "agences" !

    Je partage les avis des détracteurs…barbara jacques qui gagne (scandaleux et je pese mes mots), la pertinence de certains projets, la notion de concours, le client qui gagne plus que l’agence, les gros vs les petis,…etc..et je rajoute la com du TNM. Tac!

    Maintenant: Grafika, le magazine des communications graphiques du Québec.
    Je trouve qu’il y pas mal d’affaires présentées qui relèvent plus de la com que du graphisme.
    Je me demande et vous demande où est la frontiere entre la pub et le graphisme ?
    Est-ce qu’il y en a une?

    Je dirais que ca concerne certaines catégories.Quand je vois les prix en publicité magazine (bleublancrouge), publicité journal (bbdo),cause humanitaure (LXB), à mon sens c’est de la pub à 100%, vu qu en plus l’approche est photo.
    C’est bien pour ca que l’on voit les memes affaires sur plusieurs concours.

    Enfin, je viens de lire quelque chose qui m’a un peu titillé dans le magazine graphika spécial concours, ou alors j’interprete mal…
    "pres de 1300 inscritpions soumises par 300 entreprises…les huit juges ont pris deux jours de délibération pour les passer en revue"
    Alors rapide calcul (marc tu vas trouver que j’adore faire des calculs;-)):
    2jours = 24heures (les 8 juges n ont pas fait deux nuits blanches si?) 24H=1440 minutes soit une bonne minute par projet. Je trouve ca un peu vite moi pour décider. J’ai le sentiment que parfois c’est les projets connus qui l’emportent.
    Pas le temps de s’attarder, de comprendre sur l’origine même des projets…

    Ca n’enlève rien à la qualité des beaucoup de projets.

    Mais tout peut toujours être amélioré, et ce concours mérite de l’être, certainement sous une autre forme qu’un concours justement.

  42. 42 Janick

    Hum…
    Moi ce qui m’a surprise cet aprem (ben oui je l’ai enfin la version imprimée!) dans le "près de 1300 inscritpions soumises par 300 entreprises" c’est qu’il est clair que les indépendants et petits sont vraiment courageux de participer!
    C’est surment pas eux qui ont le budget pour envoyer autant de pièces, et cette année vraiment, ils se démarquent!! BRAVO!!!

  43. 43 Luce Beaulieu

    Cédric, on ne peut pas faire la moyenne du temps passé par projet de cette manière.

    La façon dont on procède est la suivante: tous les projets par catégorie sont placés sur une grande table. Les membres du jury, de façon individuelle, les regardent, les manipulent, en prennent connaissance. On prends des notes, et à cette étape, 75% des pièces sont éliminées de facto. Pourquoi? Parce que 75% des pièces n’ont pas le potentiel de gagner par rapport à d’autres qui sont mille fois plus fortes graphiquement.

    Par la suite, on repasse (encore individuellement) et on donne des notes aux 3 ou 4 pièces que l’on juge gagnantes. Puis, lorsque tous les membres du jury ont fait leurs choix et noté, on se rassemble autour des 8-10 pièces qui ont été retenues, et on délibère. Parfois le choix a été facile, parfois, ça a été franchement crucifiant. Cettaines catégories avaient plein de bon stock, sur lequel on a tous été assez unanimes. Donc: on a passé moins de temps sur ces catégories que sur d’autres.

    C’est sûr que nous n’avons pas fait de nuit blanche, mais nous avons été, je crois, généreux dans notre temps (on a largement dépassé l’heure de départ les 2 soirs de suite) et nous avons été super efficaces car je peut te dire que je ne crois pas qu’avoir eu plus de temps aurait mené à d’autres résultats. Idem pour l’équipe Infopresse qui a fait un ballet logistique incroyable pour que tous soit coordonné au doigt et à l’oeil.

    Tu m’en reparleras lorsque tu auras été sur le jury. ;-)

  44. 44 QwBob

    J’ai été très surpris quand j’ai vue ce logo avec la mention "Grand Gagnant" … Vraiment il ne m’impressionne pas du tout. Je le trouve très ordinaire, les couleurs en dégradées pas très jolie et la forme du déjà vu.

  45. 45 Shawn Bedford

    À chaque année, nous critiquons la partialité des juges, est-ce une question d’argent ?

    Voici ma proposition pour un jury vraiment partial. Commençons par revoir les revenus de la soirée : billets entre 40 $ à 45 $ par personnes (1200 personnes étaient présentes lors de la soirée, au moins 50 000 $ amassé). Imaginons comment nous pourrions répartir les revenus de la soirée, c’est-à-dire 50 000 $, premièrement payer le Métropolis, 20 000 $ peut être, ensuite demander à nos commanditaires, les Corbis, Firstlight, Quebecor WORLD et Cascades, de financer tous les frais de la soirée, ainsi qu’une partie de l’impression du magazine en collaboration avec INFOPRESSE ($$ = ??).
    Les commanditaires nous doivent bien cela, nous sommes le moteur de leurs business n’est ce pas! Ensuite avec le restant on pourrait peut-être se permettre d’invité des juges de Toronto (2), Ottawa (2), New York (2), Paris, Londres ou Amsterdam (1), etc., et choisir par un vote des membres de la SDGQ, le président du Jury (modérateur), une personnalité du milieu des affaires, exemple : Marie St-Pierre, Normand LaPrise, Guy Laliberté, Daniel Langlois, Denise Robert, Louise Bissonnette, etc., etc., (je viens d’en nommer là, pour les 6 prochaines années). Le concours serait jugé de façon neutre et aurait à mon avis une meilleure visibilité et une plus grande notoriété. Rien de plus normal pour un concours qui récompense les meilleures réalisations en design graphique au Québec.

    Dans ma proposition je ne mentionne pas les revenus du concours lui même 1300 pièces
    à 45 $ l’inscription = 58 500 $. Si le jury était vraiment partial, nous pourrions avoir
    encore plus d’inscriptions.

    Êtes-vous « game » d’appuyer cette initiative, let’s go la SDGQ et INFOPRESSE, vous avez un beau produit entre les mains et il est en danger, n’attendez pas, vous pourriez revenir 9 ans en arrière, vous vous souvenez des difficultés à faire levé cette évènement.

    Je crois qu’il faut revoir le processus, le concours est encore jeune…

  46. 46 Martin L'Allier

    Excellente démarche Shawn! J’appuie tout à fait.

    Je comprend que tuveux dire «impartial» au lieu de «partial» :)

  47. 47 Janick

    J’avoue que des membres du jury d’ailleurs serait super :) Un "input" extérieur.

  48. 48 simon beaudry

    Oui pour des jurys d’ailleurs, mais je pense que des juges québécois devraient participer au jury du concours québécois. Il m’apparait réaliste d’imaginer 2-3 membres du jury d’ailleurs dans le monde, ça rehausserait les délibérations. Le nouveau concours d’Infopresse CREA qui récompense les meilleurs pubs Qc avait dans son jury une dizaine de publicitaire d’ici et 1 jury d’une agence en France. C’est un début. Alors il n’y a pas de raison pour que Grafika n’en ai pas au moins 1.

    Mais vraiment, vous pensez que les jurys se remettent des prix entre eux, ou favorisent des amis ? Je pense qu’une partie du problème est que le processus de sélection du jury et le déroulement du jury est méconnu et pas expliqué. Il est vrai que ça peut avoir l’air d’une gammique secrète ou le sort du monde est décidé entre quelques individus. Mais la théorie du complot m’apparaît exagérée. Il faut se faire plus confiance que ça!

    Bravo Luce qui tente de faire la lumière et de calmer la grogne sur le processus de sélection des pièces et sur le jury :)

    En ce qui me concerne le grand avantage d’avoir des jury d’ailleurs est beaucoup plus pour un soucis de «calibre», que d’un soucis d’impartialité. Et il est vrai que d’avoir des jury de renommée internationale donnerait une plus grande crédibilité à Grafika et donnerait peut-être une plus grande reconnaissance au design qui se fait ici.

    Cédric, je pense vraiment que le design graphique et la pub ont des liens très forts. Je pense que nous sommes des communicateurs graphiques et on s’entendra pour dire que si une pièce n’a pas d’idée forte, ça tombe un peu à plat. Je pense que les 2 catégories publicitaire inclues dans le concours grafika ont leur place car dans la direction artistique d’une publicité imprimée, il y a un processus qui s’apparente à des projets «design» comme on dit.

    Si on considère le design graphique et la publicité comme un forme d’art (moi je le pense), on pourrait dire que la pub est plus proche d’une forme d’art conceptuel.

    .. euh.. comme je disais plus haut.. Y é pas pire le logo gagnant :)

  49. 49 Shawn Bedford

    Oui, oui Martin, c’est une erreur!!

  50. 50 Janick

    Très juste Simon, quelques jurys extérieurs pour d’autres avis :) Le complot est en effet vraiment éxagéré!! heheh

  51. 51 Shawn Bedford

    Je n’ai jamais parlé de complot, je propose seulement une façon de faire taires vos critiques au sujet du concours, je le trouve ben correct le concours, si vous ne sentez pas le besoin de revoir la formule, et bien arrêtez de le critiquer….

  52. 52 Martin L'Allier

    Peu croient qu’il y a eu complot, en tout cas, tout laisse croire qu’il n’y a eu aucune forme de partialité cette année.

    Mais, si je prends l’exemple de certains sports – le seul que je connaisse est le rugby – aucun match professionnel ne peut être jugé par un arbitre provenant de la ou des nations qui jouent sur le terrain. Il faut 4 arbitres par match et ce sport est le 3e plus important au monde – donc plusieurs matchs à couvrir -, alors quand on veut de l’impartialité on fait les efforts essentiels pour… Le concours G est-il donc professionnel ou amateur? (rhétorique à la noix, j’en conviens, mais tout de même agréable à se mettre en bouche :)

    D’autre part, en droit cette fois-ci, la seule apparence de partialité peut être invoquée pour faire renverser un jugement. Donc, les récriminations au sujet de cette année devraient obtenir une réponse de la part des organisateurs et des partenaires. Qu’elle est la position de la SDGQ et d’Infopresse au sujet du processus de sélection des juges? Nous les invitons à utiliser ce forum – où nous avons l’honneur de plus de 11000 visites par mois – pour faire connaître à la communauté leur point de vue, car ne l’oublions pas, la rumeur se nourrit du silence… (nous en profitons pour remercier Luce d’avoir présenté le point de vue d’un membre du jury)

    Les critiques au sujet du jury des prix Grafika sont annuelles – tellement que ça rend l’événement lassant, quasi petit concours de ville de seconde zone, tout à fait négligeable (disant à une de mes amies que j’avais des problèmes avec le léger niveau d’hypocrisie qui entoure ce type de manifestation, elle m’a répondu: «que veux-tu Martin, moi j’accepte qu’il y a pas mal d’hypocrisie en design graphique de toute façon»… ok… -, il faudrait à un certain point que les organismes concernés fassent un effort sérieux pour corriger la situation en exigeant: «juge ou participant, mais pas les deux à la fois». Le concours Applied Arts, en comparaison, semble obtenir beaucoup plus d’attention et sa crédibilité est montante dans bien des agences. Souffre t’on encore du syndrome, gagnons des prix au Québec parce que c’est sécurisant chez nous? Les partenaires du concours ont-ils trop la trouille pour exiger certains standards, où sont-ils trop marginaux pour être autre chose que des faire-valoir? Le Québec est petit, faut se tenir les coudes, oui oui, mais faut-il avoir les bras mous à ce point?

    Il y a des prix (et des grands) qui ont été remis cette année à des projets étudiants – donc fictifs – dans des catégories qui n’étaient pas étudiantes. Là où des professionnels devaient tenir compte de contraintes réelles, du genre budget et échéances.
    Des catégories franchement faites pour faire plus de gagnants: exemple, affiche événementielle et culturelle. La même chose, non? Rapport annuel «une ou deux couleurs» versus «quadrichromie» est une segmentation de l’ordre de la farce.
    Des grands prix comme ces logos présentés plus haut qui provoquent des regards incrédules – encore là, je souligne le problème qui est la présentation d’un logo hors contexte, j’imagine que l’application est plus intéressante et pertinente en nous disant quelque chose sur l’entreprise… Devant certains résultats, quelques agences doivent se dire «notre projet X aurait de toute évidence gagné un prix si on avait participé», mais les doutes perpétuels sur le jury leur en enlèvent le goût.

    Il est tout à fait normal que le graphisme publicitaire ait sa catégorie. À ce niveau, une affiche pour une pièce de théâtre est une pub, une brochure corpo est une pub et une couverture de livre est une pub pour cet ouvrage. Ce ne sont pas des œuvres d’art ayant pour seule finalité leur propre existence – à moins que j’ai mal lu ce qu’étais le rôle du design graphique depuis le courrant moderniste. Le but est de me faire acheter ladite «patente» ou ladite «idée». On peut critiquer les «méchants publicitaires» mais on devrait aussi critiquer le design qui n’est que le stylisme des idées des autres, qui surfe sur une mode ou qui arnaque les clients avec des discours alambiqués visant à leur vendre un cossin qui n’est pas une réelle solution à un réel problème… ou le stylisme en absence d’aucune vraie idée. Prix ou pas.

    Je suis bien curieux de savoir comment les autres concours en design graphique fonctionnent. S’ils font face aux mêmes questionnements. Mais je me pose toujours la question (Luce, qui ne participe pas non plus aux concours, se pose peut-être le même genre de réflexion): les concours disent-ils quelque chose sur la fonctionnalité du design graphique, sur sa finalité, sur son impact, sur sa pertinence? Ou ne nous disent-ils pas que le graphisme est un produit de consommation, de mode, un produit jetable très rapidement, un produit qui se juge en dehors de son contexte et de sa finalité? En effet, comment juger les créations graphiques sans le regard de leurs utilisateurs? Avons-nous peur d’eux? Faisons-nous du design pour en mettre plein la vue à nos collègues / compétiteurs?

    Un des projets primés cette année, dans plusieurs catégories en plus, m’est tombé entre les mains durant l’année passée. Beau design oui, pas de doutes. Mais textes peu confortables à lire, informations difficiles d’accès, grande consommation de papier – mauvaise utilisation des ressources – pour ultimement pas grand chose. L’on m’a donc communiqué, sur les designers graphiques, par cette pièce de concours: «je me fiche du contenu, je me fiche des processus d’accès à l’information, de la lisibilité, et de plus, je me sacre complètement de toi l’utilisateur, car moi je fais des zooms à 6400% dans InDesign et le texte est parfaitement clair. Je fais du beau design, je trippe et c’est ce qui compte.»

  53. 53 Monsieur C

    Battons le fer pendant qu’il est chaud!
    Tout comme plusieurs, je suis resté bouchebé devant la sélection du jury pour la catégorie logotype lors du concours grafika 2006… Ceci n’est pas une attaque personnelle contre Barbara Jacques mais plutôt un effort pour conscientiser l’ensemble de l’industrie sur les trois points suivant:

    1- On ne nous permet pas de porter un jugement sur le choix du jury en ne divulgant que le ou les gagnants.

    2- Il est important que les pièces primés au Québec soit représentative du jugement de l’ensemble de l’industrie puisqu’il sagit de notre vitrine internationale… Je ne suis pas sûr (voir même certain) que le logo gagnant démontre le talent de l’industrie québécoise à sa juste valeur. Est-ce vraiment ce qu’on veut projetter comme image? À mon avis, un logo doit au minimum transmettre clairement une idée forte et pertinente…

    3- Ne serait-il pas avantageux et juste pour l’industrie d’établir un système plus démocratique afin de décidé de ce qui est représentatif du design québécois… Un système gratuit ou tout le monde pourrait soumettre leurs meilleures pièces. Pourquoi la SDGQ ne tiendrait-elle pas un tel concours?

    Bien que je n’ai soumis aucun logo pour cette catégorie, je me dis toutefois qu’il devait sûrement y en avoir de meilleurs… N’est-ce pas louche que la présidente du jury remporte le grand prix… Alors que ce logo à toute apparence n’a rien de spécial? Mais quels étaient donc les critères du jury? Pourquoi on ne nous présenta jamais l’ensemble des soumissions… Bref, comme ce n’était pas la première fois qu’une telle situation survienne, je me suis dis qu’il était grandement temps de secouer la cage… Je demande alors au gens de soumettre leur logo sur le site suivant : pedzouille25.free.fr/ afin que les membres de l’industrie puissent voir les logos et enfin obtenir un jugement démocratique réflétant l’opinion de l’industrie québécoise. En espérant obtenir une forte réaction du public.

    Merci de votre temps et s.v.p. visiter pedzouille25.free.fr/
    Monsieur C. (C comme dans C le temps de réagir!)

  54. 54 Martin L'Allier

    Monsieur C, l’anonymat que tu choisis d’utiliser discrédite ton argumentaire te de ta proposition – fort intéressante par ailleurs.

    Il faut avoir le «guts» de ses idées et de ses démarches de temps en temps. :)

  55. 55 Marc Kandalaft

    Je vais faire court : je trouve que le logo gagant est un beau logo mais c’est vrai qu’il n’est pas impressionnant.

    En général devant un premier prix, on a presque envie d’être jaloux et de se dire : "si seulement c’était moi qui avait ce logo… !!!"

    Comme Luce le dit, il aurait été intéressant de pouvoir les voir "en vie", avec leurs chartes graphiques.

    Un logo réussi peut complètement perdre de la valeur s’il est mal utilisé. Cet aspect est donc important.

    Sinon je suis bien curieux de voir ce à quoi va aboutir l’initiative de Mr C. :)))

    a+

  56. 56 Luce Beaulieu

    "les concours disent-ils quelque chose sur la fonctionnalité du design graphique, sur sa finalité, sur son impact, sur sa pertinence? Ou ne nous disent-ils pas que le graphisme est un produit de consommation, de mode, un produit jetable très rapidement, un produit qui se juge en dehors de son contexte et de sa finalité? En effet, comment juger les créations graphiques sans le regard de leurs utilisateurs? Avons-nous peur d’eux? Faisons-nous du design pour en mettre plein la vue à nos collègues / compétiteurs?"

    Martin, c’est exactement le nerf de la guere!
    J’aimerais juste vous retranscrire quelques mots de mon idole, Bruce Mau, sur le design en général (ça mets les concours, entre autre, en perpective…):

    An Incomplete Manifesto for Growth

    Written in 1998, the Incomplete Manifesto is an articulation of statements that exemplify Bruce Mau’s beliefs, motivations and strategies. It also articulates how the BMD studio works.

    1. Allow events to change you. You have to be willing to grow. Growth is different from something that happens to you. You produce it. You live it. The prerequisites for growth: the openness to experience events and the willingness to be changed by them.

    2. Forget about good. Good is a known quantity. Good is what we all agree on. Growth is not necessarily good. Growth is an exploration of unlit recesses that may or may not yield to our research. As long as you stick to good you’ll never have real growth.

    3. Process is more important than outcome. When the outcome drives the process we will only ever go to where we’ve already been. If process drives outcome we may not know where we’re going, but we will know we want to be there.

    4. Love your experiments (as you would an ugly child). Joy is the engine of growth. Exploit the liberty in casting your work as beautiful experiments, iterations, attempts, trials, and errors. Take the long view and allow yourself the fun of failure every day.

    5. Go deep. The deeper you go the more likely you will discover something of value.

    6. Capture accidents. The wrong answer is the right answer in search of a different question. Collect wrong answers as part of the process. Ask different questions.

    7. Study. A studio is a place of study. Use the necessity of production as an excuse to study. Everyone will benefit.

    8. Drift. Allow yourself to wander aimlessly. Explore adjacencies. Lack judgment. Postpone criticism.

    9. Begin anywhere. John Cage tells us that not knowing where to begin is a common form of paralysis. His advice: begin anywhere.

    10. Everyone is a leader. Growth happens. Whenever it does, allow it to emerge. Learn to follow when it makes sense. Let anyone lead.

    11. Harvest ideas. Edit applications. Ideas need a dynamic, fluid, generous environment to sustain life. Applications, on the other hand, benefit from critical rigor. Produce a high ratio of ideas to applications.

    12. Keep moving. The market and its operations have a tendency to reinforce success. Resist it. Allow failure and migration to be part of your practice.

    13. Slow down. Desynchronize from standard time frames and surprising opportunities may present themselves.

    14. Don’t be cool. Cool is conservative fear dressed in black. Free yourself from limits of this sort.

    15. Ask stupid questions. Growth is fueled by desire and innocence. Assess the answer, not the question. Imagine learning throughout your life at the rate of an infant.

    16. Collaborate. The space between people working together is filled with conflict, friction, strife, exhilaration, delight, and vast creative potential.

    17. ____________________. Intentionally left blank. Allow space for the ideas you haven’t had yet, and for the ideas of others.

    18. Stay up late. Strange things happen when you’ve gone too far, been up too long, worked too hard, and you’re separated from the rest of the world.

    19. Work the metaphor. Every object has the capacity to stand for something other than what is apparent. Work on what it stands for.

    20. Be careful to take risks. Time is genetic. Today is the child of yesterday and the parent of tomorrow. The work you produce today will create your future.

    21. Repeat yourself. If you like it, do it again. If you don’t like it, do it again.

    22. Make your own tools. Hybridize your tools in order to build unique things. Even simple tools that are your own can yield entirely new avenues of exploration. Remember, tools amplify our capacities, so even a small tool can make a big difference.

    23. Stand on someone’s shoulders. You can travel farther carried on the accomplishments of those who came before you. And the view is so much better.

    24. Avoid software. The problem with software is that everyone has it.

    25. Don’t clean your desk. You might find something in the morning that you can’t see tonight.

    26. Don’t enter awards competitions. Just don’t. It’s not good for you.

    27. Read only left-hand pages. Marshall McLuhan did this. By decreasing the amount of information, we leave room for what he called our "noodle."

    28. Make new words. Expand the lexicon. The new conditions demand a new way of thinking. The thinking demands new forms of expression. The expression generates new conditions.

    29. Think with your mind. Forget technology. Creativity is not device-dependent.

    30. Organization = Liberty. Real innovation in design, or any other field, happens in context. That context is usually some form of cooperatively managed enterprise. Frank Gehry, for instance, is only able to realize Bilbao because his studio can deliver it on budget. The myth of a split between "creatives" and "suits" is what Leonard Cohen calls a ‘charming artifact of the past.’

    31. Don’t borrow money. Once again, Frank Gehry’s advice. By maintaining financial control, we maintain creative control. It’s not exactly rocket science, but it’s surprising how hard it is to maintain this discipline, and how many have failed.

    32. Listen carefully. Every collaborator who enters our orbit brings with him or her a world more strange and complex than any we could ever hope to imagine. By listening to the details and the subtlety of their needs, desires, or ambitions, we fold their world onto our own. Neither party will ever be the same.

    33. Take field trips. The bandwidth of the world is greater than that of your TV set, or the Internet, or even a totally immersive, interactive, dynamically rendered, object-oriented, real-time, computer graphic–simulated environment.

    34. Make mistakes faster. This isn’t my idea — I borrowed it. I think it belongs to Andy Grove.

    35. Imitate. Don’t be shy about it. Try to get as close as you can. You’ll never get all the way, and the separation might be truly remarkable. We have only to look to Richard Hamilton and his version of Marcel Duchamp’s large glass to see how rich, discredited, and underused imitation is as a technique.

    36. Scat. When you forget the words, do what Ella did: make up something else … but not words.

    37. Break it, stretch it, bend it, crush it, crack it, fold it.

    38. Explore the other edge. Great liberty exists when we avoid trying to run with the technological pack. We can’t find the leading edge because it’s trampled underfoot. Try using old-tech equipment made obsolete by an economic cycle but still rich with potential.

    39. Coffee breaks, cab rides, green rooms. Real growth often happens outside of where we intend it to, in the interstitial spaces — what Dr. Seuss calls "the waiting place." Hans Ulrich Obrist once organized a science and art conference with all of the infrastructure of a conference — the parties, chats, lunches, airport arrivals — but with no actual conference. Apparently it was hugely successful and spawned many ongoing collaborations.

    40. Avoid fields. Jump fences. Disciplinary boundaries and regulatory regimes are attempts to control the wilding of creative life. They are often understandable efforts to order what are manifold, complex, evolutionary processes. Our job is to jump the fences and cross the fields.

    41. Laugh. People visiting the studio often comment on how much we laugh. Since I’ve become aware of this, I use it as a barometer of how comfortably we are expressing ourselves.

    42. Remember. Growth is only possible as a product of history. Without memory, innovation is merely novelty. History gives growth a direction. But a memory is never perfect. Every memory is a degraded or composite image of a previous moment or event. That’s what makes us aware of its quality as a past and not a present. It means that every memory is new, a partial construct different from its source, and, as such, a potential for growth itself.

    43. Power to the people. Play can only happen when people feel they have control over their lives. We can’t be free agents if we’re not free.

    OK, c’est un peu long, mais je n’ai pas pu résister.

  57. 57 Monsieur C

    J’ai décidé d’utiliser l’anonymat pour la seule raison que je n’ai aucune notoriété publique donc je ne vois pas en quoi un nom pourrais changer quoique se soit. Je n’invente pas une problématique non plus, je ne fais que souligner une faille qui me semble assez majeure. Si j’étais premier ministre et que ma griffe signifiait quelquechose, je l’ajouterais mais tel n’est pas le cas. De plus, je ne vois pas l’intérêt de critiquer mon anonymat… L’important c’est la cause, pas mon nom!
    Cessez de rouspéter et Uploader vos logos!
    Merci.

  58. 58 Antoine Nonnom

    On aime toujours les manifestes (pourtant, les années 60 sont loin derrière). Mais étrangement, personne n’ose les signer.

    Tout le monde a adulé First Things First… mais qui peut se vanter d’avoir appliqué ces divines paroles ?

    Les principes, ça fait sérieux quand on fait une conférence.

  59. 59 Frédéric Galliot

    Le concours grafika n’est pas une vitrine internationale, tout comme les prix de l’IDM n’en sont pas une non plus. Ils n’ont pas été créés dans cette optique, et ils n’ont pas la visibilité qu’on croirait dans le reste du monde. Les résultats sont souvent le résultat de mois, voire d’années, de tapes dans le dos. Ce sont des concours de popularité. Le logo de Lolé est quelconque, oui. Beaucoup de choses qui se vendent bien sont quelconques. Un concours international, c’est le concours IDEA, les concours de l’ICSID, de l’IDSA, de l’ICOGRADA, de whatever qui est international. Et même dans les concours internationaux, il y a de la magouille. Mais au moins dans les concours "internationaux" et "organisés", les gens du jury, ne n’importe quel jury, les familles des gens dudit n’importe-quel-jury, et ainsi de suite etc. ne sont pas éligibles, sont disqualifiés d’avance. Même Loto-Québec a compris ca dans ses règlements. Sinon, là c’est clair que les participants peuvent avoir un gout amer dans la bouche après dévoilement des résultats, conflits, etc. Sentir la magouille. Et la réputation d’un concours dit sérieux, ca c’est intouchable. Alors faut pas déconner avec ca.

    Maintenant, pour ce qui est de la pertinence d’un concours, normalement ca devrait être bon, hausser le niveau, et motiver les participants à se surpasser cette fois, ou la prochaine… Non ? Alors on garde les concours, mais on met des RÈGLEMENTS. Un concours, c’est un entonnoir; c’est un dreamteam qui en sort vainceur, pis l’an d’après c’est à recommencer. Continuellement.
    Nous ne sommes pas tous des ti-namis qui se tiennent la main en chantant "on a tous gagné, on est tous bons, la la la wow pis on aime le soleil pis on tape des mains" etc. Il y en a des bons, et des moins bons. En fait non, il y en qui essaient plus que d’autres. Parce qu’à chaque projet intègre, tout est à refaire. Enfin, il me semble. Le recyclage des idées, c’est pas beau.

    Mais c’est mon avis de designer industriel, et j’ai l’impression que c’est pas les designers graphiques qui manquent, alors pourquoi ne pas dire "ca va joe , cette année tu as envoyé trois pièces au concours, tu ne peux pas être juré en plus. Non même si tu ne vas pas te juger toi même, on s’en fout , ca fait mauvais genre." On en trouvera d’autres, des jurés. Si c’est comme en design industriel, y’a des camions de finissants qui vont "flipper des burgers" chaque année.

    Non ?

  60. 60 Marc Serre

    Salut Monsieur C.

    Je penses que ta proposition de galerie sur le net est intéressante, mais j’y apporterais les correctifs suivants:
    En premier lieu, je ne crois pas qu’il pertinent d’opposer une galerie de logo au concours Grafika. Je crois personnellement en l’intégrité de ce jury même si je ne partage pas une de leur décision. On ne va tout de même pas recommencer à juger les pièces en sous-entendant la médiocrité du jury ou du concours Grafika. Ce serait mettre en doute l’excellence de certaines pièces primées. Il serait plus constructif de continuer à apporter des améliorations à ce concours que de s’en éloigner en proposant un événement opposé.

    Ton appel aux candidatures cite la SDGQ. Tu te demandes pourquoi elle ne devrait pas organiser un événement de ce type. Et bien, notre petite association à de grands projets. Alors je t’invite, monsieur C, à venir en parler avec moi avec les gens de la SDGQ pour qu’on produise une galerie web combinée à une expo.

    Email me man.

  61. 61 Monsieur C

    Salut Marc,
    L’idée derrière mon initiative n’est pas d’opposer une gallerie de logos au concours Grafika. Je ne remets aucunement l’intégrité du jury en doute non plus même si parfois ça sens mauvais… Je ne possède pas non plus la solution miracle qui mettra fin à tous les problèmes, je ne suis pas la mère Théresa du design. Je trouve seulement dommage que dans le cadre des concours, on ne nous présente seulement deux ou trois gagnants… Surtout avec le web /domaine que l’on connai assez bien/ il y a moyens de faire mieux… C’est ce que j’ai voulu démontrer en lancant le site pedzouille25.free.fr
    En espérant obtenir une forte réaction des gens de l’industrie et faire bouger les choses. N’avez-vous pas envis de voir l’ensemble des logos soumis cette année? Ne serais-ce que pour finalement réaliser que Lolë était réellement le meilleur… J’ai choisi la catégorie logo pour cet exercice pour la simple raison qu’il y avait déjà de la bisbille autour du sujet donc j’en ai profité. J’aurais aussi bien pu sélectionner une autre catégorie mais je ne crois pas que ça aurait frappé aussi fort.

    Puisque les logos ne demande qu’un seul upload d’un seul fichier Jpeg, je me suis dis que ça serait excellent pour débuter. Voyons pour une fois de quoi notre industrie est capable.

    Uploader vos logos!

    Merci.

  62. 62 Éloïse

    J’aime aussi l’iniatiative de Monsieur C, et je ne vois pas en quoi ça pourrait choquer les concours déjà organisés. De toute façon, tous les autres logos qui ont été soumis au concours seront vus un jour ou l’autre par une partie de la population, alors que ce soit sur le web ou sur une carte d’affaire, quelle différence ça fait. Le graphisme, c’est technique, et très subjectif, comme Paul dit, personne n’a la science infuse, et surtout pas dans ce domaine :)
    Le graphisme en général est là pour accrocher et interpeller le public, pas uniquement les graphistes, alors pourquoi uniquement des designers de haut calibre peuvent donner des étoiles aux travaux effectués ? C’est intéressant voir ce qui, pour monsieur et madame tout le monde, les interpelle le plus.

  63. 63 Philippe Lamoureux

    Oui c’est très intéressant! À venir jusqu’à présent, les choix du jury me paraissent toujours pertinent.

    On pourrait y faire une suite à ce site et soumettre nos logo canné par nos clients. Je suis sure qu’il y a de petits bijoux qui traîne quelque part dans nos tirroir.

  64. 64 Janick

    Ou les logos en général produits durant l’année, peut importe si on participe au concours ou pas, question d’inclure un peu tout le monde :) Mais ton initiative de base Monsieur C nous motive on dirait!! (tu derais mettre plus de temps pour soumissionner les logos, pour que plus de monde soit au courant et quil y en aie plus!) :)

  65. 65 Éloïse

    Je seconde Janick concernant le délai pour soumissionner les logos, c’est serré un peu :)

  66. 66 Monsieur C

    Désolé si les délais sont serrés mais comme je disais «faut battre le fer quand il est chaud». Parlez en à vos connaissances, soumettre un logo ne prends que 2 petites minutes et il reste 2 grosses journées. Vive le virale!

    Bien heureux de voir l’implication de plusieurs :)

  67. 67 Janick

    Le problème je crois Monsieur C., c’est que ceux qui ont participé au concours cette année sont peut-être pas à l’écoute ici?

    J’en soumissionnerais bien un fait durant l’année, mais j’ai pas participé au concours!! :)

  68. 68 Philippe Lamoureux

    Pourquoi pas, ça fausse les données mais mentionnont que la cette piece en question n’étaient pas au concours Grafika. L’aspect pécunien de Grafika écarté on pourrait avoir un meilleur apperçu de ce qui se fait ici. Si monsieur C est d’accord j’en soumet un moi aussi.

  69. 69 Monsieur C

    Bon matin!
    C’est votre dernière chance d’uploader vos logos! Effectivement, la période d’inscription prends fin aujourd’hui même. Ne tarder plus, dirigez-vous sur pedzouille25.free.fr/ dès maintenant et participer en grand nombre. Le site compte déjà 13 logos et je suis persuadé qu’on peut doubler ce chiffre aujourd’hui. Je vous rappels que vous pourrez voter pour votre logo favoris dès samedi le 25 février 2006.

    Merci de votre participation.
    Monsieur C.

  70. 70 Janick

    Bon, eh bien, apparemment, la plupart des logos soumissionnés sur le site de Monsieur C n’étaient pas participants au concours, alors fesons tous pareil! haha :)

  71. 71 Antoine Nonnom

    Je dois dire que jusqu’à maintenant, les logos affichés sur le site de Monsieur C ne font que confirmer les gagnants du concours Grafika. Rien de plus fort n’y est vraiment présenté.

    Et les logos sont toujours hors contexte.

    Mais peut-être qu’une surprise nous attend d’ici la fin de la période d’inscription…

  72. 72 Marc Kandalaft

    Je suis tout à fait d’accord, les 4 finalistes sont vraiment les meilleurs, après entre chacun c’est une question de goût et aussi, il faut dire que hors contexte c’est difficile de juger…

    Celui qui est intéressant aussi c’est le 2m2.

    Pour le fameux "L", je le trouve tellement plus beau en aplat. Un signe tellement fort mérite d’être traité de façon brute (1 couleur). Le dégradé l’affaiblit je trouve et le rend mou alors qu’en noir il a + d’impact.

    Je trouve que pour des compétitions de logo il faudrait présenter, le logo, une 10aines de lignes explicatives : qui est le cilent, son secteur d’activité, choix typos, formes, couleurs + la charte graphique (règles d’utilisation) + deux ou 3 applications (carte d’affaires, pub, en tête de lettre, invitation ou siteweb).
    Et même quelques croquis de recherches + logos et versions qui ont été refusés par le client.

  73. 73 Thomas Csano

    Monsieur C. Il est toujours interessant de créer un dialogue post-concours, et je vous remercie d’avoir pris la peine de contacter non seulement les gens du millieux mais aussi les organisateurs et les membres du jury. Il y a toujours place à l’amélioration et Les Éditions Infopresse n’attendent que d’entendre nos opinions.

    Ce n’est pas la première fois que le concours Grafika est critiqué. Moi-même ayant mon lot de remarques; les finnalistes ne sont pas nommées à l’avance alors tout le monde doit acheter un billet, les prix de soumission et d’entrée n’augmentent pas proportionellement au marché (surtout quand on est pas épaulé par une grosse agence), il manque toujours d’hors-d’oeuvres, l’alcool est mauvais (Spectra=Molson), le dj joue n’importe quoi etc., je peut aussi dire que sans le concours Grafika l’industrie du design graphique serait assé morne. Notons des bons côtés: L’ouverture et le prix nivelé pour les étudiants, on nous offre enfin de la bonne bière avec une belle étiquette (Boris), et le show est de mieux en mieux organisé.

    J’étais membre du jury à ce Concours Grafika. Pour les juges, il y a une chose qui manquait à la catégorie Logo, mais c’est déjà noté par les organisateurs: Le contexte. Qu’est-ce qui fait un bon logo? Je reprends donc vos propre mots: «Un logo doit au moins transmettre clairement une idée forte et pertinente». Pour mieux apprécier un logo il faudrait soit qu’il soit soumis avec une explication, soit avec des mises-en situations, ou les deux.

    Ayant une pièce dans la catégorie Logo, je n’ai pas jugé mais quand même apperçu la grande quantitée et la qualitée moyenne des soumissions. À voir les pièces dans les autres catégories il est clair que les juges on fait leur boulot. À voir les soumissions sur votre site, je peut donc dire que les gagnants ne sont peut-être pas de l’avis de tous mais ce qu’il y avait de meilleur. Il y avait d’autres bons logos comme ceux d’Adrien Duey ou de 2M2 mais on ne peut pas tout montrer. Aucun concours ne prétend au jugement suprême; ce sont les meilleurs de ce qui est présenté et ça reste subjectif (goûts personels, erreurs) etc.

    Alors, pour répondre à vos trois points:

    1- Il y avait auparavant des gagnants et des finalistes, il y a maintenant des grands gagnants et des gagnants; c’est une manière positive de promouvoir. Si vouz voulez voir les finallistes, regardez les gagants: "Same-same but different".

    2- Ce n’est pas totalement «un jugement démocratique réflétant l’opinion de l’industrie québécoise», mais presque. Le Grafika est un concours comme les autres: Il y a un jury. Un jury est composé de professionels mais aussi d’êtres humains avec leur opinions. Un juge juge selon des critères mais juge quand même. Les critères du jury étaient entres-autres: Innovation, Créativité, Qualité de l’exécution etc… comme d’habitude.
    Ce n’est pas louche qu’un président de jury gagne car non seulement il ne vote pas et ne s’implique pas dans le choix du gagnant si une de ses pièce est est en liste, mais les noms de designers ou d’agences ne figurent pas sur les pièces.
    Les gagnants ne sont pas représentatifs de l’industie car certains bons designers ne participent pas, et même ceux qui participent n’envoient pas necessairement toute leur production. Il y avait donc sûrement d’autres bonnes pièces.

    3- Un concours est un concours. Certains sont gratuits mais je me répète: Le marché Québécois ne le permet pas. Il faut aussi considérer l’organisation: plus d’une quinzaine de personnes s’impliquent à l’élaboration du concours (sans compter les personnes actives dans la soirée).
    La SDGQ est déjà partennaire au Concours Grafika.


    Les Éditions Infopresse ont non seulement créé ce qu’il manquait (un vrai concours), ils contribuent aussi à l’essor de notre domaine: On remarque que le nombre de participants, les nouvelles agences et la qualitée du design ont considérablement augmentés. Le marché du design Québécois est autant en effervescence qu’il est minuscule. Ceci justifie le prix d’entrée, le besoins de commanditaires, les deux jours sans soldes des jurys etc. C’est l’une des raisons qui explique pourquoi tout le monde devrait s’impliquer.

    Alors merci de faire votre part avec ce débat. Je vous encourage a créer un autre genre de concours, par exemple un site internet gratuit ou tout le monde pourrait présenter un design, et qui serait jugé avec des points selon l’opinion populaire.

    Bravo à tous les gagnants et perdants.
    ————————————————-
    Thomas Csano
    Designer on Wheels
    http://www.thomascsano.com
    http://www.circodebakuza.com
    http://www.thedebonnairegroup.co...

    PS: votre site présente deux des gagnants du Concours Grafika (Appartement 51, Lolë et M9), et donc n’est pas «l’ensemble des logos sorti des poubelles»

  74. 74 Martin L'Allier

    Thomas, sur «Les Éditions Infopresse ont non seulement créé ce qu’il manquait (un vrai concours)» j’aimerais rappeler qu’il y avait un concours avant les Grafika, organisé par la SDGQ. Graphisme Québec et selon ce que l’on me dit il y avait même un avocat présent pour assurer le bon déroulement, dans les règles de l’art.

  75. 75 Marie

    Il n’y a pas trente-six mille façons de mettre en valeur le travail des designers graphiques d’ici : publications, site web, newsletter… concours. Nous sommes déjà pas trop mal servi. Le concours Grafika, bien qu’imparfait comme tout concours, est une fête où, avouons-le, nous sommes tous heureux de nous rendre chaque année. Principaux bémols à mon avis : l’impossibilité de consulter les pièces de façon concrète et le manque de diversité des membres du jury.
    L’idée de l’exposition est excellente. Pourquoi, toujours dans le cadre de la soirée Grafika, ne pas prévoir un espace consultation où toutes les pièces retenues pourraient être consultées… Difficile de se faire une idée soi-même sans avoir manipulé la chose. Qui n’a pas critiqué le choix du spread choisi pour illustrer sa pièce ? Ensuite, je crois qu’un jury devrait être composé des divers intervenants représentants le plus grand éventail possible des partenaires associés à la création. Chaque catégorie devrait être représentée : directeur création, directeur artistique, designer, concepteur-rédacteur, producteur, journaliste, professeur, illustrateur, photographe… Le design n’est pas unidimensionnel et devrait être évalué sous différents aspects. Enfin, je remarque que le design graphique d’ici penche drôlement vers un style BCBG, chic et de bon goût universel qui m’inquiète.
    À vous,

  76. 76 Martin L'Allier

    «Enfin, je remarque que le design graphique d’ici penche drôlement vers un style BCBG, chic et de bon goût universel qui m’inquiète.», tu as bien raison Marie – quoique, en même temps, on peut se rappeler que comme le design et un service qui réponds aux besoins d’un client… -, mais n’est-ce pas un reflet de cette société québécoise qui a une frousse incroyable des débats et qui préfère que tout le monde soit gentil et content? Comme nous le voyons un peu plus haut sur cette même page.

    Nous avons soulevé des questions éthiques sur la formulation du jury – sans remettre l’intégrité de son fondement en question – et n’avons obtenu aucune réponse des organismes concernés par le concours. On peut tous s’asseoir et ce dire que c’est une belle fête pour le design d’ici et qu’au fond ce n’est pas si pire et que les concours sont comme ça… un bla-bla mou de ce niveau. Mais cela ne montre qu’une impuissance à élever les standards de transparence et a prendre en charge de réelles et – bien simples – problématiques.
    L’organisme qui se veut représentatif du milieu du design graphique au Québec, la SDGQ, se doit d’émettre son point de vue sur cette question. Nous l’avons invité plus haut à le faire, nous espérons toujours une position…

  77. 77 chany

    Processus simple et efficace: chaque membre du jury possède une quantité de jettons… jetton jaune = oui et jetton rouge = non.

    Décompte qui donne un grand gagnant et des gagnants… tout comme d’autre concours…

  78. 78 Marc Kandalaft

    Quelques liens très intéressants :

    http://www.hypergene.net/blog/co...

    http://www.senat.fr/rap/r04-468/...

    Je continue mes recherches et en mettrai d’autres en ligne bientôt.
    Bonne lecture !

  79. 79 Marc Kandalaft

    oops pardon, je me suis trompé de billet

  80. 80 Mathieu Blache

    L pour Lada?

  81. 81 Alexandre emetique

    On s’en crisse des grafikas! On n’a pas besoin de prix pour savoir si tu as été bon ou pas…

    C’est pathetique de voir a quel point c’est toujours les memes qui gagnent… les membres du jury non meme pas l’intelligence de se retirer des gagnants… si tu es dans le jury, c’est deja une reconnaissance non?

  82. 82 Daniel Jacob

    Perso, je pense que le logo "Lolë" se démarque des autres prétendants.

    Aujourd’hui le logo est (malheureusement) L’IMAGE de la marque, le point central d’une identitée visuelle. À partir de ce moment là, un logo doit duré dix ans (au moins), car je pense qu’une entreprise ou un service qui change d’image tt les 1 ans et demis compence un manque quelconque ou n’est plus sur de je ne sais pas quoi. Une entreprise ou service doit etre stable et fort (ne serait-ce pour dégager une image stable, rassurente et montrer à la concurrence que elle là et pour de vrai)… et puis en plus le consomateur commence à douter, se poser des questions, ne plus reconnaitre "son" entreprise, service, produit… Seulement, aujourd’hui il faut etre fashion (trendy, pour etre exact) alors on se retrouve avec le logo "Appartement 51" qui est très beau, très trendy, superbement réalisé,mais qui dans 6 mois est à refaire, car plus tendance !!!!!!!
    Il ne reste plus que trois logos.
    "M9"… faut qu’on m’explique…
    Ok, il reste "Lolë" et "Via Hotel".
    "Via Hotel" est précis (il renvoie exactement l’image du service), dans le sens où rien qu’en le voyant on sait que l’on a à faire à un service de wagon lit. Le jeux simple (pas basic) entre le rail et la couchette est sobre et maitrisé. Mais seulement, le choix typo n’est pas forcement le meilleur. En effet, bien qu’étant friant du graphisme Suisse, une linéale (qui plus est grotesk, qui plus est en cap) est bcp trop "froide" pour l’image du service. C vrai que le train-couchette c chiant à mourir, alors justement pourquoi pas une typo plus ronde avec des pleins et des déliés (histoire de démontrer le confort)… italic même (la vitesse) pour contrebalancer le rail/lit (sobre, stricte, maitrissé) qui représenterait alors la qualité, la precision, blablabla du service ??? Mais, il n’en reste pas moins un bon logo qui saura traverser le temps et donner une image institutionnelle à "Via Hotel".
    "Lolë" :
    Bon déjà c’est du vetement, de la mode… un milieu qui change tt le temps et très vite. C’est un logo épuré… dépouillé même, ample (il respire), SYNTHÉTIQUE… ça correspond au street wear (sans jeux de mot avec "synthétique"…), fluide, chaleureux, feminin… sexy même et terriblement frivole, dans l’air du temps, sans prétention. Il est fashion car représente le prêt-à-porter. Il dit ce qu’il représente. Alors parmis les quattres je pense que c le plus juste, le plus pertinant.
    Seulement, avait-il suffisament de concurrences pour pouvoir prétendre représenter ce qui ce fait de mieux en logotype au Quebec ? Peut-être que plus de pièces présenté auraient permis de le déclasser ou au contraire de le conforter dans son statut de GP… Mais quoiqu’il en soit c pour moi le gagnant de la catégorie logotype.

  83. 83 Claude Auchu

    M. Jacob, un simple courriel pour vous rappeler que l’appartement 51 fête déjà son 1er anniversaire et que son logo est toujours intacte. ;-)

    Votre propos ne me choque pas du tout. Je crois qu’il fait plus référence à un manque de contexte.

    Je vous invite donc à faire un visite à cette galerie-boutique du vieux-montréal au 51 rue Saint-Paul Ouest.
    En suivant votre logique d’analyse des autres logos mentionnés, je me permets de croire que vous le trouverez tout aussi pertinent…

    Amicalement,
    Claude Auchu

  84. 84 Sophie

    Bob, ton copyright sur ton site n’est pas à jour en revanche !

  85. 85 Janick

    Bahhh, les résultats vont toujours changer selon qui est sur le jury (pas par complot ou rien, juste par goût personnel et compréhensions différentes du sujet). :)

    Je rapelle donc l’idée du début d’une expo! lol :)

    D’ailleurs, à ce que je sache, Apt51 a eu autant de votes que Artsonic, donc égalité, non?

  86. 86 Marc Serre

    Je suis perplexe de lire les critiques et les plaintes adressées à la SDGQ. Si vous êtes déçus ou insatisfaits, bougez-vous!
    Devant toutes les bonnes suggestions présentées ci-dessous, pourquoi ne pas devenir membre et concrétiser cette idée d’expo, de réforme du concours, mettre sur pied un site permanent de diffusion, etc. Cette petite organisation tenue par une poignée de missionnaires bénévoles a davantage besoin qu’on s’y implique que d’un mécontentement sans action. Si vous ne souhaitez pas que vos critiques tournent en boucle, manifestez-vous au prochain CA qui se tiendra le 15 mars prochain.

  87. 87 Antoine Nonnom

    Et maintenant, après toute cette galère, tout le tapage de Monsieur C, est-ce qu’on est vraiment plus avancés ?

    Sur les 5 premiers logos, on retrouve les 4 gagnants du concours Grafika.

    Je crois que cet épisode confirme qu’un concours populaire jugé sans autorité n’aura jamais une grande crédibilité.

  88. 88 Antoine Nonnom

    Au passage, Paul, ton pastiche est vraiment excellent !

  89. 89 Janick

    Je me plaint pas Marc! Je dis juste que "grand gagnant" et "gagnants" n’est pas vraiment nécéssaire!
    Pour ce qui est de devenir membre, je veux bien, j’aime beaucoup l’idée, mais… Je ne dis pas que le tarif d’adhésion n’est pas justifié, mais ma réalité me l’empêche. Par contre, c’est un but futur :)

    Si cette expo prend forme (que ce soi la SDGQ ou autres personnes qui le met de l’avant), j’y donnerai sans hésiter du temps bénévolement!

  90. 90 Pascal Henrard

    À chaque concours, c’est la même histoire.

    Dans le cas qui nous intéresse, il me semble que le palmarès suffirait à démontrer que les gagnants ne doivent rien au jury. Ils ont gagné parce que le jury trouvaient qu’ils étaient les meilleurs. Maintenant, vous avez le droit de ne pas être d’accord. Moi je trouve que le logo gagnant a beaucoup de classe dans sa simplicité.

    Par ailleurs, une chose me paraît importante, ce sont les débats du jury. Pour avoir participé à plusieurs jurys, les discussions enflammées, les débats entre créatifs, les idées qui s’opposent m’ont souvent fait réfléchir.

    LES DÉBATS ET LES ÉCHANGES D’IDÉES, c’est souvent ce qui manque, en design comme en pub, et peut-être aussi en plomberie.

    Y aurait-il moyen de rendre publiques certaines réflexions échangées pendant les délibérations ?

    Le bien des blogues comme ici, c’est qu’ils suscitent les échanges. Continuez comme ça !

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