Omission

 

Comment protéger ses crédits? Comment faire reconnaître son travail? 

G branding annoncait par communiqué de presse la revitalisation complète d’un gamme d’emballage pour Fruits&Passion. Or il se trouve que c’est Kuizin Studio qui a démarré cette gamme. (Cette nouvelle à été corrigée sur le site de Grafika.) Lors de ce travail, nous avons développé la signature, les suremballages en cartons, le développement de la direction photo, la grille graphique, etc.

G Branding est une entreprise sérieuse et respectueuse. Je suis convaincu qu’en aucun cas ils ont voulu s’attribuer un mérite qui n’était pas le leur. Ils méritent des crédits pour avoir repris cette gamme, mais cette situation pose des questions sur les droits d’auteurs: à qui appartient l’idéation d’un projet? Jusqu’ou un concept nous appartient-il? Dans quelles circonstances peut on voir sa paternité attribué à quelqu’un d’autre?

Ce billet à été modifée depuis sa première mis en onde. Nous ne débattons pas d’un mésentente entre G branding et Kuizin mais plutôt sur le droits d’auteurs.


13 commentaires sur «Omission»

  1. 1 Martin L’Allier

    Pourtant Marc, l’article de Grafika fait clairement mention des participants à ce projet: http://grafika.com/article.aspx?id=26220

    «Pour le printemps, Fruits & Passion a confié deux mandats à G branding & design: la revitalisation des étiquettes de la gamme Nourrissante, qui compte plus de 40 produits, et la création de la gamme saisonnière Lavandula.

    Nourrissante, l’une des gammes les plus populaires de la marque, avait été développé il y a deux ans par Kuizin Studio. G a principalement retravaillé l’approche photographique de certaines étiquettes: olives, avocat, fleur monoï, graines de karité sont photographiés en gros plan et définissent un code de couleurs aux tonalités fraîches.»

  2. 2 François-B.

    Il me semble que je n’annoncerais pas un mandat si je restais dans la ligne graphique d’un projet débuté par un autre, surtout de la part d’une boîte comme G branding & design qui ne manquent pas de bons projets à annoncer.

    En fait, je ferais un communiqué pour annoncer l’obtention du mandat, mais je n’afficherais pas pas mon design comme une nouvelle réalisation.

    À qui appartiennent les crédits est une question complexe et délicate.

  3. 3 Marie-Claude

    Ça me fait étrangement penser à l’évolution des éditions «Les Allusifs» qui reçoit des récompenses depuis le réalignement graphique, mais le design original, lui, avait été conçu par une pigiste qui ne reçoit aucun crédit.

  4. 4 Nancy

    Les 2 emballages sont beaux, mais personnellement je préfère celui Kuizin. Les couleurs et la photo sorte de l’ordinaire. Quant au nouveau packaging, les couleurs et la photo se rapprochent de l’emballage de la majorité des produits cosmétiques.

    Ce qui me plait du nouvel emballage finalement, c’est ce qui avait déjà été établi par Kuizin.

  5. 5 Éric

    Les communiqués de presse servent à mettre sa boîte sous les projecteurs. Pour certaines personnes, tous les moyens sons bons pour en publier. Dans certaines agences ya des personnes engagées que pour faire ça. C’est une forme de publicité.

  6. 6 ET

    Donc, quand pouvons nous dire qu’un travail est tellement changé qu’il ne vaille plus la peine de citer son prédécesseur ?

    Parce que j’ai assisté à l’évolution du travail de ce projet, et le travail accompli est assez phénoménal. Bien sur que ca ne se situe pas au changement d’image total mais a une revitalisation. Et dans ce cas-ci un énorme travail en infographie fût effectué, en plus d’un nombre d’ajustements visuels, et une séance photo complète.

    Je crois que l’auteur du mot s’est senti brimé dans un non-retour du mandat, et bien que je sois d’accord que dans ce cas-ci il aurait fallu qu’il soit référencé dans la nouvelle originale (alors que c’était probablement uniquement un oubli) Je trouve que M.Serre profite beaucoup de cette tribune afin de s’attribuer du mérite.

  7. 7 Marc Serre

    C’est intéressant de mentionner la notion de mérite puisque cet article à été posté dans le but de discuter des attribution des crédits.

    Je ne vois pas l’intérêt à m’attribuer du mérite, puisque ça ne changera le fait que nous ne travaillons pas sur cette gamme. Il faut simplement protéger notre travail, puisque c’est tout simplement notre gagne-pain. Ajoutons que cette gamme à été réalisée et lancée il y a déjà quelques années sans tambours ni trompettes.*

    Mais l’intérêt de ce post demeure l’attribution des crédits en design graphique, sujet qui dépasse de loin mon intérêt perso et pour laquelle j’ai une opinion divisée:

    Lorsque qu’un designer s’arrache les cheveux à produire une typo, quitte pratiquement à toute la faire chez lui, elle appartient quand même à son employeur. Injuste?
    Quand un designer quitte son emploi pour un poste dans une entreprise concurrente et présente son travail sur le site de cette dernière, il crée une situation confuse qui brouille le marché et qui peut porter préjudice économique à son employeur précédent. Pas facile.

    J’arrive à la conlusion qu’il faut absolument toujours obtenir une ‘autorisation écrite de l’agence (proprio légal)** avant de diffuser un travail réalisé à l’emploi de celle-ci. Avant de la mettre en ligne, de l’envoyer au concours ou aux médias. L’oubli n’est pas une excuse.

    J’ai également souci que les crédits ne sont pas assez précis: J’ai vu un scénariste web, un animateur flash et un infographe chargé de détourage présenter simultanément la même ouverture d’émission dans leurs portfolios. Tout cela laissant entendre que chacun avait eu un rôle prédominant dans l’idéation ou la production.
    J’ai moi même présentée des pieces sans mentionner les types qui ont initiés l’idée directrice (sorry again Yako) Le besoin de briller semble déformer le véritable rôle de chacun dans un processus de création.

    Décidemment un sujet qui mérite une bière.

    *
    Il serait plus que redevable de mentionner le chargé de projet qui à développé et piloté la gamme nourrissante de F&P, ainsi que les gammes Cuccina, Human, etc. Un génie du packaging: Stephane Crevier.

    **
    voir le site de l’Office de la propriété intellectuelle du Canada sur les droits d’auteur_http://www.ic.gc.ca/

  8. 8 paul

    Ce n’est pas plutôt la déception d’avoir perdu le compte que le droit d’auteur qui jaillit de ce billet ? Parce que là, c’est autre chose !

  9. 9 Marc Serre

    Pas du tout.
    Redirigeons le débat sur les droits d’auteur.

  10. 10 François-B.

    Ce débat-là s’en va nulle part. Il aurait fallu prendre un exemple extérieur pour que ce soit entièrement crédible. Je n’ai pas l’impression que Marc voulait se faire du crédit dans l’affaire ; ce serait trop malhabile. Qu’il ait réagi à chaud, ça je peux y croire. Le premier communiqué m’aurait fait sortir de mes gonds aussi.

    Il y a plusieurs pistes à démêler dans cette histoire :

    1) qu’est-ce qui fait qu’un projet peut être considéré revitalisé et un autre non ?

    2) peut-on publiciser son design pour une revitalisation ?

    3) à qui appartient le design ? Le client ? L’agence ? Le designer ?

    Ces questions me semblent trop différentes et vastes pour un seul billet. Il faudrait mettre l’accent sur une seule, j’ai l’impression, pour arriver à une discussion solide.

  11. 11 Gus

    La revitalisation de la gamme ne veut pas dire la CRÉATION de la gamme. Il me semble évident que la nouvelle concernait l’évolution graphique de la gamme pour rendre, entre autre, l’approche photographique plus actuelle. Il me semble important de rendre le crédit à G branding & design pour le travail effectué. De plus, la nouvelle était, à mon avis, très claire sur ce qui faisait l’objet du nouveau mandat.

    Si Kuizin veut mentionner qu’il a fait la création initiale de ces produits rien ne l’en empêche, je ne crois pas que ce soit à G branding & design de le faire à sa place.

  12. 12 Martin L’Allier

    Tout à fait d’accord avec ton premier paragraphe Gus. Le message était clair dès la nouvelle publiée sur le site de Grafika et connaissant les gens de G Branding je sais qu’ils sont des gens intègres et honnêtes.

  13. 13 Pantone Rubine Red C

    Tout à fait d’accord avec toi François-B.

    Un exemple moins personnel aurait pesé un peu plus dans la balance dans le débat que l’auteur a voulu partir, et de plus, gagné en crédibilité. Je recommencerais le sujet du débat ultérieurement avec un autre exemple moi personnel, car je sens qu’on va faire le tour rapidement (si ce n’est déjà fait) et que d’autres voudront en profiter pour se vider le coeur… je pense que Oeil pour oeil ne se veut pas un site de frustrés… ni un site de designers en recherche de tribune.

    Si on revient aux droits d’auteur au sujet d’une revitalisation (en mettant de côté nos deux partis cités), je suis d’avis d’indiquer qui a créé le concept initial, tout comme de nommer tout autres professionnels avec qui l’on a travaillé (illustrateurs, photographes). Car souvent, c’est l’illustration ou une photo qui donne l’essence à un projet. On le voit souvent.

    Pour ma part, je suis d’accord avec la reformulation du texte sur Grafika, si cela peut éteindre les feux.

    Pour ce qui est des emballages, je préfère le deuxième, il y a plus d’émotion qui s’en dégage et la direction photo plus poussée et moderne. Je les ai vus en magasin et toute la gamme y est. Les autres photos sont magnifiques !! Les photos ci-haute ne rendent pas justice au travail que G branding a fait !

    Un peu de crème tout le monde?

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