So So So… Solidarité?

C’est en lisant plusieurs commentaires sur ce site que je me suis demandé quelle place occupait la solidarité dans notre métier. Je pourrais en parler de manière générale que ce soit au niveau des collaborations entre différents studios, designers ou agences. Je me demande si ça se fait ? Je ne parle pas des clients que des agences auraient en commun (comme «je fais le web, tu fais l’imprimé»), mais plutôt de projets qui regroupent des intérêts partagés et qui permettent de faire front face aux problématiques du métier. Que ce soit pour de l’aide au niveau de certains contacts, fournisseurs ou un coup de pouce tout court, je ne sais pas si ça existe.

Le seul regroupement qui – je pense – doit faire preuve de solidarité envers notre cause, c’est la SDGQ. Pourtant j’ai fait partie de la SDGQ, il y a quelques années et le seul truc auquel j’ai participé c’est un 5 à 7 au Jello Bar. J’étais seul dans mon coin, car je ne connaissais personne, je n’étais pas président ou directeur artistique d’une grande agence….donc pas de contacts, pas d’aide… En gros: Débrouille toi! (même si tu as payé ta côtisation). Pourtant je crois que la SDGQ pourrait faire preuve d’une force de frappe qui permetterai à de jeunes graphistes de se sentir appuyés, de trouver des solutions et de ne pas directement les laisser seul face au monde du travail. Mon rêve d’un monde graphique dans lequel les vieux tendraient la main aux jeunes et les jeunes ne verraient pas directement tous leurs idéaux mis au rancart.
Car qui dit solidarité, dit support et entraide.

Mais j’y pense, est-ce que l’on s’entraide ? Est ce qu l’on a des projets communs qui feraient avancer la cause du graphisme québécois ? (comme le veut si gentillement Simon Beaudry?) Est-ce que l’on donne de son temps pour conseiller, aider ou faire profiter de notre expérience ? (à part des conférences payantes avec quelques stars du design et 2 ou 3 has beens ou étoiles montantes?) Est-ce que l’on devrait s’impliquer dans Grafika ou autre chose (comme le dit justement Janick)? Est-ce que l’on passe du temps à coacher des jeunes qui se demandent si la création se résume à faire du copier/coller sans réfléchir?

Pourtant j’en rêve… Ai-je vraiment le temps d’avoir des rêves?

Si seulement il y avait des projets collectifs (il n’ont pas besoin d’être commerciaux). Ça pourrait être une publication, une recherche, un bidule expérimental, une fonte, un délire typographique… Tant de choses qui permettraient de collaborer et de faire preuve de solidarité en ouvrant de nouvelles portes à chacun de nous! Malheureusement le graphiste est souvent seul face à son client et l’indiidualisme ambiant fait qu’il garde ses bonnes cartes pour lui. Il travaille donc avec sa petite équipe, ses petits contacts et fait face aux mêmes problèmes que les autres…en attendant que ça passe!


45 commentaires sur «So So So… Solidarité?»

  1. 1 Janick

    L’idée de l’expo Grafika est l’idée de martin à la base (lire le billet "Représentant"), le mérite de l’idée de base lui revient. Je ne fais que rappeller que je trouve que c’est une excellente idée! ;)

  2. 2 Janick

    Depuis 2 ans environ, je reçois des courriels de fraîchements diplômés me demandant conseils… Je dirais environ une douzaine au total. Conseils côté soumissions (termes et conditions, comment se protéger, même combien charger?!!), comment partir en affaire (les numéros de taxes, enregistrement, où acheter un domaine et hébergement web à prix raisonnable), et même des demandes de contacts et "tips" (ex: je cherche un/une photographe, imprimeur, banque de photos abordable, comment trouver une clientèle, etc.).

    Imaginez, je fais ça depuis seulement 4 ans! Je suis pas une gourou (ou guru, comme vous voulez) ni une experte, ni une vieille de la vieille qui en a vu d’autres (j’apprend toujours de mes erreurs, moins fréquentes qu’avant, mais il y en a évidemment encore), je fais juste mon petit bout de chemin.

    Mais ça prouve seulement que ces diplômés ont aucun support, aucune aide, aucun endroit où aller pour trouver des conseils simples qui les aident à faire leur propre bout de chemin.

    Ça montre aussi que ceux qui ont l’expérience et le savoir qui vient avec cette expérience sont fermés à donner conseils ou devenir "mentors" (je dis ça car je demande la plupart du temps à ceux-ci s’ils ont essayé de contacter quelqu’un qui a VRAIMENT de l’expérience plus poussé que la mienne, ils me répondent "oui, ils veulent rien savoir, pas le temps" ou "pourquoi ils voudraient m’aider"). Ou qu’ils sont tout simplement innaccessibles du haut de leur trône d’expérience.

    De mon côté c’était la même chose. J’ai trouvé personne qui voulait me conseiller (pas me dire comment tout faire tout cuit dans le bec, juste me guider plutôt) en design graphique en tant que tel. J’ai par contre fait la connaissance d’un "mentor" marketing assez spécialisé en design graphique, ce qui m’a vraiment aidé.

    Il y a quand même le BEC ( http://www.bec-nabs.org/ ) que j’ai découvert il y a environ un an. Ils ont même un programme d’assistance financière de 3 mois, et des ressources d’aide psychologique, d’organisation, etc..

    Il est clair qu’il manque de sens de la communauté de design graphique, mais je crois personnellement que ce blogue commence à en créer une tranquillement!

  3. 3 Sébastien

    J’ai parfois l’impression que tout le monde vit la même chose, mais que ça ne change pas pour autant. De plus, je ne sais pas si le terme «communauté» est vraiment celui que j’utiliserai….milieu professionnel me convient mieux. Mais là n’est pas vraiment la question, je crois qu’il s,agit de savoir s’il y a une réelle volonté de faire des trucs ensemble.

    Janick dit que ce blogue commence à créer quelquechose, je pense qu’il permet de discuter, mais va-t-on vraiment faire une expo, un bouquin, un flyer ou un autre chose?? J’en doute, mais je garde espoir.Par contre, il est vrai que j’ai lu des bons trucs, et au moins je me dit que je ne suis plus si seul…alors «let’s rock!, les amis».

  4. 4 Janick

    Ne doute point Sébastien, soit patient! :)

  5. 5 Janick

    Ok, alors je voulais dire, expo PARALLÈLEMENT à Grafika, entoutcas, c’est de ça qu’on parlais dans l’autre billet, parallèlement.

  6. 6 Sébastien

    Ok,
    Mais bon qui s’occupe de l’expo parallèle ? As-tu eu du feedback, des tonnes d’emails de personnes super intéressées ? Des commenditaires ? Raconte Martin, parce que ça peut être intéressant, mais y’a'tu qqn qui mets la main à la pâte ?? La SDGQ a-t-elle sauté sur l’occasion de faire reluir notre profession ? A-t-on déjà le nom d’un mentor super connu pour nous servir de porte-drapeau ? Je veux en savoir plus….et aussi en voir plus…

  7. 7 Ikare

    Toutes ces idées d’expo et de parution(s) me semblent géniales. Je serais prêt à sauter pied joint dans un programme du genre.

    Je crois cependant qu’on attend beaucoup de je ne sais qui. Si les trucs ne bougent pas, faisons les bouger… Bon je m’emballe un peu. Je ne suis quand même qu’un petit bleu du design graphique, mais il me semble que de mettre sur pied un espèce de workshop est très réaliste. Si un groupe relativement nombreux de graphistes se mobilise et frappe ENSEMBLE à la porte d’un "mentor" bien cibler, je crois que cela donnerait un poid intéressant à cette démarche de "milieux de collaboration professionnelle".

  8. 8 Rémi Fortier

    À quand un pub de gentils graphistes de Québec à la recherche d’amis ?

    J’ai déjà soulevé l’idée d’avoir un forum de discussion officiel plutôt qu’un blog. L’idée est la suivante; possibilité pour chaque membre d’apporter des conseils, des exemples de travaux, demande d’aide, etc. En europe, il y a un forum à ce sujet, quoi que je doute qu’il soit "officiel". Que ce soit des questions par rapport à la rémunération, les droits légaux, contributions, etc, je crois qu’il serait plus qu’intéressant d’avoir ce genre d’outils de communication au Québec. Monsieur Martin L’allier m’avais répondu qu’un tel projet était en route mais je n’ai pas l’impression qu’il l’est toujours.

    Que ce soit d’un point de vue professionel comme le dit Sébastien, ou tout simplement pour développer l’aspect communautaire. Le monde du graphisme manque énormement de vie à Québec même, contrairement à Montréal. Y aurait-il moyen de combler ce manque, si chacun d’entres-nous fais son bout de chemin ?

  9. 9 Poil Buissoneau

    Quelle solidarité? Je me reconnais assez dans l’editorial ci-haut. Les jeunes diplomés? Moi j’ai meme pas eu de fete de depart ni de promotion a ma sortie (en hiver) de l’université. Je suis entré et sorti incognito. Les juniors, qu’ils se debrouillent un peu. On s’est bien debrouillés nous, non?

    La SDGQ? Y’a rien de magique. Les choses ne se font pas toutes seules. Gimmick? Possible. J’irais bien m’y mettre le nez un de ces quatre. D’ici la, godspeed comme on dit.

    Poil Buissoneau (aka Poil Brillant si je me rappelle)

  10. 10 Martin L'Allier

    On a vu récemment le manque de solidarité envers la profession de certaines personnes sur la question de Québec solidaire et son concours de logo. Plusieurs avaient hâte de sauter à pieds joints dans cette aventure, désespérées de notoriété qu’elles sont, quitte à contribuer à la détérioration de l’image de professionnels des designers graphiques.
    Pensé à court terme, individualisme ou manque de conscientisation s’entremêlent dans ce bourbier.

    Une autre tendance est celle de la division des ressources et des énergies. Aucun arrimage entre les lieux d’enseignement (dédoublements entre les formations collégiales et universitaires, nombre excessif de diplômés, …), aucun entre les intervenants du milieu – sauf dans de la paperasse et dans la création de belles papeteries d’organismes réellement inactifs ou qui ne représentent pas adéquatement le design graphique. Sur le web, certains lancent des projets de sites à gauche et à droite, résultat: dispersion et perte d’énergie. Échecs de tous.

    L’expo: je n’ai eu vent de rien à part les déclarations d’intentions lues sur ce site. Mais lorsque l’on sait l’horaire de chacun, difficile de jeter des blâmes. La meilleure des choses est d’organiser une rencontre de tout les volontaires (tant individus qu’entreprises et organismes) pour définir un plan de match et des objectifs pour l’événement. Bientôt une rencontre sera annoncée pour la formation d’un comité de braves :)

  11. 11 Poil Buissoneau

    Tiens, le club des representants graphiques de l’Outaouais, par exemple, est vraisemblablement mort de sa belle mort. Constatez vous-meme: http://www.pubclub.ca

    Ou bien ils ont changé d’URL, ou bien ca fait patate. Quelqu’un a une idee?

  12. 12 Marc-André Boivin

    En tout cas moi je dois dire que je trouve ça drôlement intéressant cette idée de forum. Et en voyant plus grand, je verrais même un site web complet sur le design graphique au Québec, où l’on pourrait lister les différentes formation disponibles, leurs forces et faiblesses ( pourquoi pas un système de cote par vote ? ), des liens vers les sites de finissants chaque mois de mai, des listes des différentes entreprises au Québec par spécialité, leurs bons couts et leurs mauvais ( pourquoi pas une gallerie ? ) pour aider à la recherche d’emploi ou pour les clients en quête d’entreprises. Je verrais aussi des sections expliquant bien ce qu’est notre métier, ses implications, son historique, ses manitous, etc…. des sections sur chaque spécialité ( web, typo, affiche, etc… ) des news sur les expos en cours, les nouveautés logiciels, les trucs juridiques, les droits d’auteur, etc…

    Bref, un gros melting pot ou tlm pourrait donner du sien, son avis ( avec un forum ), pour en faire la référence pour trouver une information sur le desgin graphique d’ici. Moi, personnellement, je rêverais d’avoir un site comme ça pour m’aider tous les jours.

    Je crois vraiment que ce genre de truc pourrait être bénéfique pour tlm, entreprises, individus, étudiants, clients et même pour éduquer le grand public. ( avec une campagne d’affichage au lancement par exemple ). Par contre, tout ça est une véritable montagne et un seul homme ne peut rien faire, et étant encore étudiant, je ne me sent vraiment pas assez crédible pour entreprendre cela tout seul.

    Mais si quelqu’un possédant la crédibilité et l’expérience nécessaire désirait mener ce bateau, je serais le premier à vouloir vous aider ça c’est certain.

  13. 13 Rémi Fortier

    Merci de ton support Marc-André, d’autres personnes voudraient nous suivre ?

  14. 14 Pierre-Luc Auclair

    "Le monde du graphisme manque énormement de vie à Québec même, contrairement à Montréal."

    Manque de vie? J’aimerais bien renconter quelqu’un pour une fois. Il n’y a AUCUNE scène que je peux voir, et après avoir passé un bon moment à chercher des gens avec qui échanger des idées, je suis resté sur le cul de ne rien trouver.

    Personellement, avec un Québec (province et ville inclus) en si mauvais état j’aimerais bien voir de l’engagement social de la part des designers graphiques. Qu’on tapisse les villes de posters qui font réfléchir les gens pour un peu!

    J’ai bien l’intention de faire un projet du genre, j’attend toujours de pouvoir m’offrir mon matériel de sérigraphie… Avant ça ça me prendrait bien un job.

    Encore et encore, je dis qu’il faut s’engager. Attendez pas que les corporations nous redonnent une image positive, créez la vous-même! C’est bien un de nos mandats non?

  15. 15 Poil Buissoneau

    Marc-Andre, ouin un site global, peut-etre mais ca risque de tomber en favoritisme. Au plus fort la poche. On va revenir au point de depart: toujours les memes bolés qui vont etres favoris. En tout cas, mes excuses a ceux qui se sentent visés. Faut dire aussi qu’il y en a qui ne voudront pas etre dans les feux de la rampe, qui preferent avoir un low profile.

    Une liste de finissants? Un repertoire? Des trucs du metier? Deja vu. On pense a Qui-fait-quoi et les rescensions de Grafika pour ne nommer que ceux-la. Ce qu’il faut ce n’est pas plus de Choix, il faut plus de clients avec du foin a depenser, des clients qui ont le guts, etc. Non? Il faut que le metier enchaine…

  16. 16 Sébastien T.

    Bon bon,
    je continue à en voir plusieurs qui disent que c’est une idée..qu’on devrait faire qqch. Mais personne ne se lance (et je ne fais pas exception), vous dîtes presque tous que si qqn s’engageait à faire un truc vous seriez les premiers à suivre. Mais je ne parle pas de suivre la tendance, je parle de la créer. Je parle de se bouger le c…, de faire des trucs. Je ne veux pas d’un engagement romantique, social, philosophique ou autre, je dis veux juste de l’action!
    Arrêtons de croire que tel ou tel regroupement va nous venir en aide, on peut s’aider soit même!! Ce n’est pas la SDGQ, ni Infopresse, ni Grafika, ni Paul, Roger, Monique ou mon petit chien Ponpon, qui va faire des appels, booker une salle, programmer un site, imprimer un bouquin, distribuer des flyers, faire un 5 à 7 ou coller mes stickers!
    Alors si vous êtes de mon avis, le temps du «si tu m’aides, je t’aide peut-être» devrait être laisser de côté.
    Mon «catch line» actuel c’est «Mtl reprezent» – désolé je ne connais pas Québec et je n’y vis pas, et je ne veux exclure personne…mais si on se démenait un tout tout petit peu, on pourrait sans doute attirer l’attention sur nous et criez haut et fort ce que fait notre profession …à la place d’attendre que la «force des choses» se mette en marche ! Non ?
    Donc je reviens sur ma proposition à Martin – je veux être sur le comité des braves ! Qui m’aime me suive !

  17. 17 Benoît Meunier

    Je propose de créer un groupe de travail/un swat team sur le «comment rassembler les graphistes du québec». Cette équipe se rassemblerais afin d’identifier les principaux objectifs et les actions à mener. Cette rencontre pourrais être podcaster, blogger. Ensuite, je suis sûr qui en ressortirais quelque chose de concret qui pourrais mettre les balises à ce projet (à mettre dans le forum)?!

    Et qui pourrais y être? N’importe qui, tant que nous avons une personne assez neutre pour pavé à la voie à la rencontre, prendre les notes, s’assurer que tous ont la parole… etc.

  18. 18 Éloïse P.

    J’ai peut-être la berlue mais j’ai l’impression que même si tout le monde vise la même chose, tout le monde part dans sa propre direction pour créer sa bande de copains copines graphistes… Si l’union fait la force, j’ai bien hâte de voir ce qui va sortir de tout ça ! C’est un peu comme parler dans le vide, non?

  19. 19 Sébastien T.

    OK, donc arrêtons de parler dans le vide….je contacte les plus «braves» d’entre nous…et les autres:
    Envoyez moi un email, on va boire un verre et on en discute pour voir si ça bouge !!!

  20. 20 Rémi Fortier

    Excellente initiative! Nous, le petit peuple de Québec, aimerions savoir si quelqu’un d’ici désire faire le même type de rencontre, mais à Québec. Nous n’avons en effet aucun moyen de transport, ce qui rend la chose plutôt difficile. Si jamais une personne de Québec désirant assister à cette rencontre désire partager une place dans son automobile, je serais heureux de payer ma part.

    Sinon, pour ceux d’ici qui ne peuvent malheureusement y assister, nous pourrions également se voir.

    Donnez moi des nouvelles !

  21. 21 Richard

    Ou la la la la la la la

  22. 22 Rémi Fortier

    Sophie (Richard) tu devrais peut-être prendre ton calmant. Et arrêter de faire des messages inutiles.

  23. 23 Pierre-Luc Auclair

    Rémi, je suis d’accord qu’il faut une rencontre à Québec. Comme toi je ne peux pas me rendre à Montréal.

    Pour ceux qui n’ont pas reçu mon message, voilà un mailing list (liste de messagerie) que j’ai créé pour aider à la création de projets. Le lien est accessible sur dgq.heliosmulti.com.

  24. 24 Pierre-Luc Auclair

    Woups, le lien a gobé le point.

    dgq.heliosmulti.com

  25. 25 Iris

    Salut Sébastien

    La solidarité entre designers, c’est un sujet fort intéressant que tu lances là..! Je me rappelle très bien une rencontre fort sympathique avec toi en 2004 alors que j’étais fraichement débarquée à Montréal et que je cherchais quelques repères. En bon compatriote suisse tu m’as même donné quelques conseils et ton numéro de téléphone! Par contre, quand je suis revenue en 2005 avec mon visa en poche et que je t’ai proposé d’aller boire un verre pour parler graphisme, tu m’as diplomatiquement envoyée me faire fouttre. Solidarité?

    Cela dit, l’idée d’une réunion de fidèles me botte pas mal!

    à tantôt
    iris

  26. 26 Sébastien T.

    Hello Iris,
    Je ne t’ai jamais dit d’aller te faire foutre ?? Tu m’as proposé de boire un verre et j’étais très occupé ! Mais je n’ai jamais été aussi grossier. Mauvaise communication…

  27. 27 Martin L'Allier

    Ceci montre bien qu’il ne faut pas régler ses histoires privées publiquement.

  28. 28 Iris

    Je vois ça plutôt comme une poursuite du débat: solidarité vs opportunisme. On aide les autres quand on le veut bien, ou plutôt quand ça peut nous apporter quelque chose, mais est-ce vraiment de la solidarité? On est tous en concurrence pour le même marché dans un sens…et chacun fait de son mieux pour tirer son épingle du jeu. Y a qu’à voir ce qui se passe dans les écoles… avec les concours et les mises en avant… on encourage la concurrence en fait alors qu’on devrait peut-être plutôt apprendre aux gens à travailler en équipe.

  29. 29 Antoine Nonnom

    Opportunisme, oui. Combien de projets seront mis de côté pour se joindre à ce nouveau cheval de bataille ? Cheval qui laissera sa place à un autre, dans quelques mois.

    Souvenez-vous bien de ceci : les plus entreprenants d’entre-nous (donc les plus aptes à lancer des projets et les mener à terme) sont souvent avides d’exclusivité. Mettez mon nom sur la liste des collaborateurs d’Oeil pour Oeil (aux côtés des silencieux mais rayonnants Metz, Bastien et Serre) et je serai heureux. Ensuite, offrez moi une place dans votre grand projet d’exposition et je serai heureux. Ensuite, on me demandera de faire des conférences et je serai heureux. Ensuite je… et je…

    Les opportunistes jouent à saute-mouton pour garder de la nouveauté dans leur implication. Le spotlight sur eux, au nom de la solidatiré. Quelle contradiction facile à camouffler.

  30. 30 Simon Éthier

    Oui, nous sommes tous en concurrence, mais il faut d’abord noter que nous sommes en concurrence monopolistique: chacun mise sur le fait qu’il est le seul capable d’engendrer une création unique pour se vendre. Cette concurrence, loin de miner le marché, le fait avancer, pousse à l’innovation et nous force à mieux nous diversifier ou nous spécialiser.

    Quant au travail d’équipe, il n’est pas le contraire de la concurrence loin de là.

    On confond d’ailleurs trop souvent les termes équipe, groupe et communauté. Il peut y avoir, de plus de très belles collaborations dans des contextes autres que le travail d’équipe (une hiérarchie directeur-designer; un échange client-designer; une coordination designer-ingénieur). Si le travail d’équipe est incontournable pour des projets de grande envergure, je doute de son efficacité dans d’autres cas, justement les cas où l’unicité et la cohésion du design sont primordiales. Peut-on vraiment parler d’une équipe quand on observe un réseau de travailleurs (du photographe à l’intégrateur) qui ont chacun des contraintes différentes, des fonctions différentes, des compétences différentes, des objectifs différents? Pour moi, parler d’une équipe dans ces cas là relève du jargon marketing que les designers servent à leurs clients, comme quand Wal-Mart vante les mérites de son équipe. On est tous libres d’y croire, des fois c’est authentique, souvent ça se passe plus dans notre tête qu’ailleurs.

    S’il fallait parler de solidarité, j’opterais plutôt pour un discours plus pragmatique et réciproque: ça commence par traiter avec respect clients, public, environnement et fournisseurs. Bref, pour rester concurrentiel il importe de se créer un contexte où la compétition se jouera selon les limites que l’on juge acceptables, et ces limites sont différentes pour tous.

    (Je me permet une métaphore sportive entre parenthèses, mais elle s’applique tout aussi bien aux affaires:
    1-Il y a des sports d’équipe, des sports individuels et d’autres qui peuvent être les deux à la fois;
    2-L’expression «compétition saine» n’est pas un oxymore;
    3-Il peut y avoir à la fois compétition au sein d’une équipe et entre les équipes;
    4-Des acteurs externes aux équipes influencent la concurrence, c’est inévitable;
    5-D’un sport à l’autre, il y a différentes règles: si frapper un autre est inacceptable en patinage artistique, ça reste nécessaire en boxe;
    6-Plus il y a d’équipiers, plus un entraîneur, et même un directeur général sont nécessaires.)

    On cherche à être solidaire de quoi, au juste? Que je n’en entende pas un évoquer des termes vagues comme «la cause environnementale» ou pire, «les causes sociales». Ces causes-là, tous les ont à coeur, mais tous n’ont pas les mêmes solutions pour les résoudre. Parlons en tant que graphistes. Pour ma part, je dois dire que le code de déontologie de la SDGQ (dont je fais partie) regroupe assez bien ce que les graphistes peuvent faire, concrètement, pour s’entre-protéger.

    Pour faire simple: respecte ce qui est autour de toi, et agis en professionnel. (Par agir en professionnel, j’inclus de demander des honoraires, des conditions et des délais dignes d’un professionnel). Cette question est toutefois épineuse: peut-on (doit-on) tracer la ligne (accréditation) entre le professionnel et celui qui ne l’est pas? Un professionnel doit-il nécessairement faire partie d’un ordre/société/association/guilde?

  31. 31 Martin L'Allier

    Je crois que les gens font des choses pour toutes sortes de motivations. Ne prêtons pas de mauvaises intentions à tous – et je ne considère pas comme le désir de promouvoir ses intérêts et sa carrière comme une mauvaise intention. D’autres par, certains participent à des projets pour essayer des choses, ils mettent fin parfois à leur implication parce qu’ils/elles se rendent comptent que «ce n’est pas pour eux». Et pour les organisateurs il y a aussi un apprentissage des problématiques organisationnelles à faire… qui se fait la plupart du temps sur le tas.

    En passant, nous avons décidé de ne plus donner le titre de collaborateur à celles et ceux qui n’ont jamais publié sur Oeil pour Oeil. Dommage pour monsieur Metz et pour nous conséquemment. Triste de voir que les profs d’universités, dans leur ensemble, soient si peu locaces…

    Revenons-en à la solidarité. Il ne faut pas oublier que pour plusieurs, elle se pratique dans les choix du quotidien, décisions qui sont souvent silencieuses et non publicisées.

    Simon, qui souligne fort justement la question de professionnalisme, touche un point important. Selon moi, les 1res solidarités d’un designer doivent être:
    _ à soi-même: connaître et défendre sa frontière personnelle (ce qui est acceptable pour soi)
    _ à son entreprise: patron et employé, le but d’une entreprise étant d’être profitable
    _ à sa profession: ne pas agir en «gâche métier»
    _ aux clients et à ses clients: pertinence et performance de nos productions
    _ à l’environnement (nature): éviter de produire ce qui consomme inutilement des ressources
    _ à l’environnement social: participer à l’amélioration de la société et à la qualité de vie des individus (besoins et droits)

    La problématique en est une de conscientisation aux enjeux qui touchent notre profession. Voir plus loin que sa simple individualité et que le seul présent.

  32. 32 Pierre-Luc Auclair

    Mais il ne faut pas toujours donner des envies de carriéristes, opportunistes à ceux qui espèrent créer une communauté d’échange, un peu comme les communautés artistiques où les gens se rencontrent, présentent leurs solutions, leurs idées, créent des mouvements et se rallient souvent à des causes, et pas seulement monolithiquement, mais dans plusieurs groupes supportant divers points de vue. Il faut rejeter l’idée souvent percue comme "péquiste" que les communautés "artistiques", et dans notre cas une communauté design, doit absolument se rallier derrière une cause unique et virtueuse et discréditer le reste.

    Certains sont plus engagés, et les causes environnementales et sociales (et autres) leur tiennent à coeur et occupent une place principale dans leur vie. Certains y voient un ridicule, auquel je répondrai qu’il n’y a pas que la quête de gloire et l’intéret personnel qui compte pour tout le monde.

    Bien sûr on ne peut pas enlever le "moi" de la personne, mais l’identité collective peut prendre une partie importante voire vitale pour certaines personnes.

    L’argument de la compétition pour moi ne signifie rien. Il est très aisé de séparer la compétition à la communauté. Plusieurs gens étant tous en compétition à chaque jour peuvent très bien se mettre ensemble pour quelques projets et ne nuire en rien à leur "image corporative". Au contraire, je crois que la discussion et l’évolution du design doit se faire dans un esprit de communauté et non de compétition maladive dans lequel c’est chacun pour soi. Les mouvements les plus forts en design ne viennent pas d’individus mais souvent d’écoles de pensée, où plusieurs personnes mettent leurs effort en commun pour réaliser un but.

    Prenons par exemple la cause environnementale. Si tous les designers décidaient, demain, que tout design ou packaging qui ne respectent pas un but écologique (100% recyclable, produit bien pensé, pas de jetable et pas d’obsolescence préprogrammée) doit cesser d’être produit, les designers qui sont, en grande partie, souvent responsable de la surconssomation engendrée pas la pub visant des buts totalement éphémères, reprendraient en main une situation plus qu’à la dérive et auraient, selon moi, un impact non seulement positif sur l’environnement, mais auraient aussi une empreinte sur les comportements sociétaires.

    Comme dit Martin, il faut voir plus loin que sa simple individualité et le seul présent et penser en termes de production saine, de comportements non-abusifs côté marketing et de conscientisation des clients et de la population en général (l’end-user), et finalement réaliser toute l’importance et les marques que le design peut laisser dans la société.

  33. 33 Guillaume Marin

    Je lie oeilpouroeil depuis 3 mois et j’adore les échanges d’idée que vous proposé.

    Le thème de solidarité dans notre métier me touche.

    Je ne suis pas graphiste.Je suis assitant et monteur vidéo pour une boite de post-production.Je sais qu’on a pas les meme intérets ,mais les deux milieux vivre pas mal les meme situations.

    Je trouvaie aussi que mon domaine manquaie de solidarité.La post production video est le seul domaine du cinema et télevision sans aucun regroupement ou syndicat.

    Cétait vraiment dure de crée des contacts.

    Mais , jai découvert sur le net
    un regroupement du nom http://www.finalcutmtl.org.

    J’y croyaie pas gros,mais je me suis inscrit et poser qu’elle questions.J’ai eu mes réponse a mes problème et tout tres rapidement. Le forums a grossie et devenu plus mondial étant le seul forums pour finalcut en français.

    Les 4 organisateurs bénévole ont commencer a organiser des soirés online a la grande bibliotheque pour présenter des nouveaux produits et échanger entre les membres et des soirée offline ou on fait jsute prendre une grand bouffe ensemble.

    Il s’est crée avec le temps une vrai petit commauté très solidaire.On se refile des contrats , on réglé des problèmes technique.C’est ouvert a tous type de personne peut importe leur niveau ou étude.Il y a des moteurs professionel qui font des films comme des personnes qui font des vidéo de mariage.

    Il sont meme rendu avec un video podcast que des usagé font et tout ça de façon gratuite.

    Ce petit forum ou blog ou regroupement peut importe ma permie de tellement rencontré tellement de personne différents qui ont la meme passion que moi.

    Je ne comprend pas qu’il n’il y a pas un équivalent pour vous.La quantité de commentaire et de personne qui participe a vos débat.
    Il y a combien de graphiste au Québec? Il doit en avoir 100 fois plus de monde qui mange du graphiste que du monde qui son passion du montage vidéo.C’est un problème d’orgueil?

    Faite de quoi.

    Je suis pas un grand fan de Kino ,mais c’est incroyable de voir tous se qu’il ont fait pour leur passion avec des miettes de pain.

    Je voulaie juste partagé ma vision de la solidarité.

  34. 34 Pierre-Luc Auclair

    Vraiment très intéressant commentaire, en espérant que ça puisse donner le goût aux gens. :)

  35. 35 BluFF

    Vive la Police graphique!

  36. 36 Pierre-Luc Auclair

    La "police graphique", de quoi tu parles?

  37. 37 Poil Buissoneau

    Guillaume, cool ton commentaire. Quand tu auras ramassé un peu de fric avec les contrats, que dirais-tu de suivre une formation d’appoint pour le français? :P

  38. 38 Guillaume Marin

    je sais.

    J’ai une éducation très peu poussé! Je suis gentie quand même.

  39. 39 Gia

    SÉBASTIEN THÉRAULAZ

    Je suis d’accord avec toi. Il y a quelqu’un qui m’a dit ça un jour.

    Il ne faut pas laisser quelqu’un tout seul dans des 5@7 un asso.
    Le comité réseautage devront connaitre tout le monde. Alors ils doivent venir parler et présenter du monde au personne seule.

    JE CROIS A LA Solidarité?
    SI NOUS SOMMES SINCÈRE.
    SOMMES-NOUS?

  40. 40 Gia

    SÉBASTIEN THÉRAULAZ

    Je suis d’accord avec toi. Il y a quelqu’un qui m’a dit ça un jour.

    Il ne faut pas laisser quelqu’un tout seul dans des 5@7 un asso.
    Le comité réseautage devront connaitre tout le monde. Alors ils doivent venir parler et présenter du monde au personne seule.

    JE CROIS A LA Solidarité?
    SI NOUS SOMMES SINCÈRE.
    SOMMES-NOUS?

  41. 41 Antoine Nonnom

    C’est moi où on commence à aller dans n’importe quelle direction ?

  42. 42 Nathalie Gignac

    Poil,

    Quand tu assumeras ton identité, tu pourras critiquer le français des autres.

  43. 43 Marc-André Boivin

    Tout en restant dans la solidarité, mais à l’échelle internationale, je vous invite à aller jeter un oeil sur "The Omnium Creative Network" :

    "The Omnium Creative Network [OCN] is a free and non-profit online global community of creative people (students, professionals, educators, theorists, writers). Its aim is to encourage members from all over the world to collaborate in a variety of ways; to focus their attention on more socially aware and ethically responsive art and design projects.

    Membership is made up of participants from a wide variety of countries worldwide; in particular those less fortunate in terms of having easy access to creative interaction through conferences, publications and exhibitions.

    The OCN aims to become a rich research resource and information exchange, as well as a place for its members to get the chance to meet people normally out of reach due to their geographical or socio-economic situation.

    For more information about OCN membership application,
    please go to OCN overview page."

    Je vous laisse vous faire votre idée mais cette communauté internationale de designers semble vraiment parti du bon pied.

    ( Merci à Youan L. Gagnon pour l’info, j’ai trouvé cela sur son blog )

  44. 44 Marc-André Boivin

    Je crois même que l’Omnium mériterait un sujet bien à lui même sur ce blog.

  45. 45 Marc-André Boivin

    Ça vous aiderais sûrement que je mettes le lien hein ? http://www.omnium.net.au

    Désolé pour le triple message, il est tard.

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