Comme on est en France et qu’il ne peut rien se passer sans mouvements de contestation – MDR – eh oui… on a même un mouvement anti-pub, des brigades qui attaquent les affiches la nuit avec des énormes pinceaux et pots de peinture pour dire STOP à la pollution. Ils font ça en groupe de 20 ou 30 parfois… tout une gang ! C’est illégal, mais ils y arrivent quand même… lorsqu’ils ne finissent pas au poste de police :))

D’une certaine façon, ces visuels accusent les médias, la pub… de manipuler les gens, de leur dicter les comportements qu’ils doivent avoir, leur façon de penser, de consommer, qu’est ce qu’ils doivent avoir, posséder, ou pas… Et le public, par paresse intellectuelle, par manque de recul, d’esprit critique, se laisse prendre dans tout ce jeu et devient donc une « victime »-complaisante?-

- Où se situe donc la frontière entre séduction et manipulation ? entre présence et intrusion/invasion ?

- Qu’en pensez-vous ?

- Comment serait perçu un tel mouvement au Québec… au Canada… ? De ce que j’ai pu voir, vous n’êtes pas autant envahis par la pub.

- Pensez-vous qu’en France les gens s’impliquent trop pour tout ? Bonne ou mauvaise cause ? bons ou mauvais moyens ?

- Comment, à votre avis, on pourrait faire pour que la pub reste saine, comment réguler sa présence pour qu’elle ne devienne pas étouffante, écrasante… Peut-être que ce n’est pas le nombre qu’il faudrait réguler, mais la qualité ? Peut-être que les publicitaires, les graphistes, les designers, les urbanistes, les architectes et les politiques devraient travailler ensemble pour se mettre d’accord et pour créer une nouvelle façon d’intégrer la pub dans l’espace urbain. Ils décideraient ENSEMBLE des lieux où ce sera possible ou pas ET D’AVANCE en anticipant et en déclarant clairement que certaines zones devront rester vierges.
Alors qu’aujourd’hui j’ai l’impression que c’est plutôt comme ça que ça se passe : « ah tient, y a un peu de place sur la porte du métro, oh! y en a même sur les poubelles… OK allons y, on va plaquer nos trucs ici… » ET ils obtiennent les autorisations!

- Ne pensez-vous pas qu’avec ces attaques, sur le plan artistique l’affiche retrouve son utilité première ? sa beauté BRUTE ? qui est de livrer un message PUISSANT sans chichis et sans éléments graphiques inutiles ou décoratifs ?

LE SITE WEB : www.bap.propagande.orgContre NIKEDétournements

Je pense bien que ça va plaire à *L* tout ça :)

Attaque des brigades antipubs dans le métro parisien :
Pour en voir plus, cliquez ici


23 commentaires sur «PUB : La Frontière entre Séduction et Manipulation, entre Présence et Intrusion»

  1. 1 Philippe Lamoureux

    Je crois que ces interventions ne pourraient exister ici au Québec car nous avons Ron Fournier à la radio pour chiâler. À chacun sa façon de s’exprimer. Blague à part, oui, pourquoi pas ce genre de mouvement même si je crois au départ que la pub prend la place que la société et que chaque individus veut bien lui donner. Ce genre d’affiche peut faire réfléchir certaines personnes, mais de là à le faire passer à l’action… pas sûr. Je vois ces manifestations comme des petites mines anti-pub. À la longue, on ne sait jamais elle peuvent allumer quelqu’un. Un vieux politicien avec qui j’ai déjà fait du porte à porte m’a dit un jour: cibler les convaincu, qu’ils soient avec toi ou contre toi, c’est une perte de temps. Travaille à convaincre les indécis. Eux ils aiment leur confort, et bouger une fesse pour voter, c’est ce qu’il y a de plus difficile pour eux. Imaginer pour changer leurs habitudes de consommateurs. C’est plus facile d’aller chercher du Windex à l’épicerie et de s’intoxiquer avec plutôt que d’utiliser de l’eau du robinet et du vinaigre pour laver ses vitres…

    Leurs interventions sont mal ciblées, c’est une guerrilla qu’il leur faut. Frapper à différents endroits là où les compagnie s’y attendent le moins. (les panneaux publicitaires eux son protégé par des lois). Le bouche à oreille, se mêler de ce qui ne leur regarde pas à l’épicerie par exemple et dire à la personne qui veut acheter tel articles que ce n’est pas bon pour eux pour X raisons. Informé le client des problèmes que cela lui occasionne et lui offrir une solution de rechange. C’est un nouveau genre de missionnaire. On l’a vu à Québec aux dernières élections municipale, La Mairesse Boucher à gagner sans aucune pencarte électorale… pas d’affiche, pas de pub… budget je crois 2000$. C’est possible de faire changer les choses… l’affiche percutante ce n’est qu’une mine qui se déclenchera si la situation est propice. Privé de revenus ces sociétés qui polluent le paysage publicitaire et l’environnement, c’est déjà un grand pas dans la bonne direction.

    J’aime tout de même ce genre d’exécutions, assez collégiens, défiant l’autorité, jouant la carte de l’anarchie dans ce monde anarchique qu’est la diffusion publicitaire. C’est à ce demandé qui le sera le plus. Bien entendu la règlementation peut aidé mais les règles seront toujours contourné…même violé et quand tu as du fric, pour faire face à la musique…

  2. 2 Luce Beaulieu

    Je crois que dans un esprit humaniste, le design se doit de commencer à réfléchir avec les planifs urbains et les décideurs des 3 palliers de gouvernement.

  3. 3 Marc Kandalaft

    Merci Philippe pour ton intervention !
    Luce, je suis tout à fait d’accord !

  4. 4 Marc Kandalaft

    Etrange :

    La pub, le design est pour nous tous une passion bien-sûr, mais aussi notre gagne-pain.

    Alors que nous devrions en vouloir PLUS PLUS PLUS, plus de design, plus de pub, partout, encore… pour pouvoir nous exprimer davantage, avoir + de projets, tout le monde semble penser qu’il commence à trop y en avoir.

    C’est plutôt bon signe je trouve. Ca veut donc dire que nous avons une démarche responsable et une éthique à laquelle on tient.

    C’est vrai aussi qu’on mélange un peu trop PUB et design graphique. Ce sont deux choses qui se rejoignent mais qui ont un mode de diffusion très différent.

    Le graphisme doit se développer et gagner du territoire. Je veux dire par là, qu’à notre époque, il ne devrait plus exister des compagnies sans réelle identité et logos dignes de ce nom.
    Naturellement, tout le monde devrait réaliser l’importance de l’identité, de l’image et donc faire appel à de véritables pros pour développer tous les outils de communications.

    La pub, elle, devrait être surtout repenser sa présence et son discours.
    Les pubs devraient être pensées avec des sociologues. On devrait davantage réfléchir aux images qu’elles projettent et à leurs conséquences sur l’évolution de la société, des moeurs…

    La frontière sera toujours très subtile entre séduction et manipulation, c’est à mon avis inévitable.

    Mais d’un autre côté, que devient le spectateur dans tout ça ? un légume sans esprit critique, qui se laisse absorber par tout ce qu’il voit ou entend et qui n’a aucune culture ?
    Quelle place tient-il dans tout ça ? et sa responsabilité à lui ?

    Est ce que la pub, les médias deviennent un problème aujourd’hui, justement parce que les gens ne savent plus se protéger ? ils ne savent plus réfléchir à ce qu’ils voient ou entendent ? Parce qu’en même temps leurs vies sont de + en + pleines et donc de + en + vides de sens, vides de repères, vides d’humanité ?

    Peut-être que si les rapports humains étaient plus forts, plus riches, plus sains, plus authentiques, on aurait moins besoin de se laisser séduire par les rêves et les bonheur artificiels qu’on nous propose à la télé et partout en général.
    On serait plus forts en tant que grand ensemble, plutôt qu’en tant qu’individu déconnecté de tout, déconnecté d’autrui et donc incapable de prendre ses responsabilités, incapable de considérer le bien commun, justement parce que la notion de groupe, de société, ne fait plus vraiment partie de notre mode de pensée.

    Je ne veux pas changer de débat, mais dans un tout autre domaine, je pense que c’est très sûrement ce qui contribue à l’échec du marriage.

    Donc pour revenir à ce que je disais plus haut, je pense que la pub, les médias… doivent aider à faire évoluer les esprits, plutôt qu’à juste profiter cyniquement du malaise des gens.

    Et je ne pense pas qu’elle perdra en efficacité. Je pense que tout le monde y trouvera son compte.

    Puisqu’on a un outil si puissant entre nos mains, pourquoi pas l’utiliser à bon escient ?

    On pourrait dire qu’après tout la pub ne fait que réfléter l’esprit des produits qu’elle veut faire vendre et que ces produits ne font que refléter ce que la soicété demande.
    Mais c’est facile de dire ça… c’est le meilleur moyen de toujours dire : "c’est la faute de l’autre, c’est lui qui veut"

    C’est vrai et faux à mon avis.

    C’est vrai, pas parce que les gens demandent tel ou tel produit, mais parce qu’aujourd’hui ils disent oui à tout ce qu’on leur propose (justement ce manque d’esprit critique dont je parlais).
    C’est faux parce que si on leur proposait autre chose, à mon avis, ils diraient oui aussi.

    Je qu’on ne sait plus ce qu’on veut et que dès que qqu’un s’approche pour nous montrer une nouveauté, pour nous faire part d’une idée, pour nous guider, on se laisse prendre par la main, c’est tellement moins compliqué.
    C’est cette passivité qui nuit et c’est pour cela à mon avis que le monde politique est en crise aussi : plus de grands leaders avec des idées avant-gardistes pour donner l’élan au peuple, et que des hommes politiques qui ont envie de séduire leur électorat en faisant ce qu’on attend d’eux – et comme cet électorat ne sait pas ce qu’il veut…

    Voilà donc quelques axes de rélfexion que je propose sur la pub, les médias, la société, la politique, l’éthique, l’hommme et l’interraction entre tous ces éléments.

    J’attends vos idées et vos points de vue par rapport à cela.

  5. 5 Mathieu Cournoyer

    Quoi qu’on en dise, l’image est encore magique. Elle est acceptée avec un minimum de questionnement par une large proportion de la population. Le fait que des professionnels soient formés pour les produire n’est pas un problème. C’est ce qu’ils sont chargés de véhiculer comme message qui peut être appauvrissant. Ce qui ne les blanchit pas de toute accusation. Le fait que quelques têtes sur un blog internet souhaitent aussi un ralentissement ou une organisation plus contrôlée de l’espace public, ne démontre pas pour autant qu’il existe une démarche éthique répandue en design graphique et spécifiquement en pub.

    J’ai beaucoup apprécié ta dernière intervention Marc (puis-je déjà t’appeler de ton prénom?) Je crois aussi au pouvoir d’adaptabilité de la pub: mettez-lui des contraintes elle ne sera que plus créative. Je crois aussi que si les rapports humains étaient plus forts nous n’aurions pas ce type de questionnement. Mais voilà, la perte de reperds lié à la surenchère d’information qui caractérise notre époque, additionné à cet individualisme auquel tu fais référence font du droit au commerce (sa partie création d’un besoin du moins) un ennemi d’une société déjà affaiblie. Et il ne faut pas en vouloir à l’entreprise qui se réclame de leur droit de vendre ses produits, mais plutôt aux responsabilités peu contraignantes qui y sont associées.

    Je crois que la présence de brigades antipubs est saine et que le débat qui pourrait en émerger sera du type DROIT v.s. RESPONSABILITÉ.

    Car je crois que tu ne pouvais viser plus juste en citant «les publicitaires, les graphistes, les designers, les urbanistes, les architectes»: c’est la globalité qui est perdue. Le publicitaire n’a pas le temps pour penser au sort du monde, uniquement à celui de son client, que ceux qui ont à réglementer pour le bien commun, s’occupent donc d’établir une réglementation qui répondrait au droit du citoyen de vivre dans un milieu de vie sain.

    Une autre avenue possible je crois, serait d’offrir assez jeune des formations en design graphique (de type histoire du design) chez les jeunes du secondaire. Sous la forme de cours à option, je crois que cette action aurait deux effets:

    1— Conscientiser les jeunes à la force de l’image et sa capacité de persuasion, lorsqu’utilisée en publicité
    2— développer une sensibilité afin de former une génération plus exigeante, demandant des solutions plus créatives et refusant l’omniprésence de la pub.

    Car le devoir politique d’assurer le bien-être de sa population ne viendra pas seul, mais proviendra d’une pression de son électorat. On peut comprendre alors la légitimité des brigades antipubs: se faire entendre dans un environnement où le discours divergent n’a pas sa place.

  6. 6 Marc Kandalaft

    Cher Mathieu, merci pour ton intervention que j’ai également appréciée – et oui tu peux m’appeler par mon prénom :-)

    Je suis tout à fait d’accord avec toi lorsque tu opposes Droit vs Responsabilité.

    Dans beaucoup d’aspects de notre vie, le droit prime sur la responsabilité. C’est comme si on "profitait" du système établi en relégant nos responsabilités à la loi, au droit, à l’état. Alors que l’état, c’est avant tout, NOUS.

    Ce phénomène est plus ou moins marqué selon les pays et les cultures.
    Je pense que dans les pays latins il est plus fort, alors que dans les sociétés anglo-saxonnes ou à influence anglo-saxonne (ex: le Québec) ce phénomène est moins présent – Les gens ont plus conscience de leurs responsabilités et de leurs devoirs vis-à-vis d’autrui… De ce que j’ai pu remarquer en tous cas. Peut-être que vous me contredirez.

    Ton idée d’inclure l’aspect histoire de l’art (sous toutes ses formes) à l’enseignement est je pense une très bonne idée. Et je dirais même que ça ne devrait pas être une option. Pourquoi est ce que l’art serait moins important que la littérature ou la géographie ? L’art fait partie de notre vie autant que l’histoire, la biologie et même beaucoup plus que les mathématiques.

    C’est important de développer toutes les formes d’intelligences, y compris la sensibilité des jeunes. Les initier tôt à aigiser leurs yeux aux subtilités, à la finesse.

  7. 7 cuL

    J’aimerais tout d’abord préciser que le phénomène est aussi présent au Québec. Quoique beaucoup plus timide que chez vous. À preuve, j’ai même assisté à des réunions d’une escouade anti-pub. Je trouve tout à fait normal et sain que ce type de mouvement existe. Depuis trop longtemps, le dialogue commerçant-client a été à sens unique. Il est temps que l’on donne la réplique. Il y a de quoi s’insurger devant l’envahissement des lieux publics. Comme exemple, je prendrai le métro de Montréal. La pub y est omniprésente, sur les murs, les planchers, les guichets, etc. À Paris, à ce que j’ai vu, la pub dans le métro est limitée à des espaces bien précis (je peux me tromper). Le revenu de la pub pour la STM représente seulement 1% de son budget annuel. 8 millions de dollars sur les 800 millions du budget total! En plus, parfois, dans ces pubs on nous vend des bagnoles! On suggère à des usagers du transport en commun (les clients de la STM) de s’acheter une voiture ou un Jeep pour goûter à la liberté (aller jouer dans le trafic). Est-ce que ce "maigre" 8 millions vaut la pollution visuelle de ce lieu public? Dans le cas du métro de Montréal, je dirai: intrusion.

    On dirait que la pub est tellement ancrée dans nos vies qu’on semble trouver impossible de vivre sans. "Oui, mais Luc, c’est normal qu’il y ait de la pub." Normal!?! La plupart des gens qui fréquentent Oeil Pour Oeil diront sûrement qu’ils ont un esprit critique face à cette pub envahissante et qu’ils ne se laissent pas prendre à son jeu. Permettez-moi d’en douter. Nous (les artisans de la pub) y sommes peut-être encore plus sensibles. "As-tu vu les nouvelles pub d’Apple? Trop cool le nouvel iPod. Il m’en faut un!"

    Il m’en faut un… Là, on revient à la base: les besoins. Séduction ou manipulation? Personnellement, je crois que la pub a façonné nos modes de vies et nos échelles de valeurs beaucoup plus que l’on veut le croire. L’industrie souhaite notre individualisme. Plus nous sommes individualistes, plus nous sommes de bons clients potentiels. La pub n’y est sûrement pas étrangère.

    Non, franchement, je trouve que nous sommes trop dociles face à l’envahissement. C’est certain qu’il y a un malaise d’en parler, car la plupart de nos jobs en dépendent.

    En passant Philippe, la mairesse Boucher a eu une campagne pub énorme offerte gratuitement par tout les médias (journal, radio, télé…). Ils en parlaient partout. Ça, c’est de la pub efficace! :)

  8. 8 Simon Éthier

    L’envahissement publicitaire est-il un vrai problême?
    Tenter de le contrôler davantage n’aurait-il pas des effets plus néfastes que de laisser la publicité s’afficher?

    Tout d’abord, mettre sur pied un système de contrôle de la pub serait inefficace, voire scandaleux. Sur quelles bases peut-on décider qui affiche, et qui n’affiche pas? Vous parlez de la qualité de la pub. D’accord. Interdisons les pub laides. Dans ce cas, on doit interdire aussi les vêtements laids qui polluent «mon paysage urbain»: ce qui vient de chez Wal-Mart, et les ponchos élimés des hippies. On ferait alors face à un problême: seuls les gros annonceurs avec un gros budget graphisme pourraient accéder à l’espace publicitaire. Si t’es pas beau, t’as pas le droit d’être ici: c’est pas injuste, non?
    Comment peut-on décider à qui l’on accorde le privilège de communiquer ses idées à la population?
    Actuellement, de deux manières entremêlées: le temps et le prix. On échange au premier arrivé de la surface contre un prix. Comme jusqu’à présent, les autres manières de sélectionner les annonceurs sont assez arbitraires. Un jour peut-être, les sociétés qui gèrent l’affichage se vanteront que leurs annonceurs sont de bons citoyens. Pour l’instant, c’est impossible de bien en juger tant les données crédibles manquent.
    Si à Montréal, la STM se fait rouler par les annonceurs, je ne sais pas: 8 millions, c’est quand même une grosse facture à refiler aux usagers… ou alors, ils pourraient couper ces 8 millions sur la masse salariale de leurs employés? Il n’y a pas de solution facile.

    Pour ce qui est de vérifier l’envahissement général, je trouve que ça tient plus du goût et du sentiment. Je ne me sens pas envahi par la pub. Nulle part. Souvent à la télé, je trouve les pubs plus agréables à écouter que les émissions. Normal, on met parfois un meilleur budget dans 30 secondes de pub que dans 30 minutes d’une émission. Au métro Atwater, j’ai trouvé que la pub d’iPod avait grandement embelli la station qu’elle couvre à… 10%? Peu importe. J’en aurais redemandé. Les plus belles pages des magazines sont souvent les pages de pub.

    D’un autre côté, s’il y a de si grands écarts dans la qualité de la pub, si le nombre d’annonceurs augmente, ce devrait être un bon signe: plus d’organisations ont une voix, et les consommateurs ont plus de choix. C’est aussi le grand dilemme de la consommation: sans Wal-Mart, des millers d’occidentaux n’auraient pas eu accès à nombre de biens qui étaient auparavant réservés aux classes mieux nanties.

    J’aime la pub. Elle est très humaine, avec les qualités et les imperfections que cela implique.

    Si on essaie de nous séduire, ce n’est pas un problême diabolique ou insidieux, c’est au contraire un compliment. C’est que nous avons le pouvoir de dire oui. Ou de dire non. Poliment, s’il vous plaît, sinon on passerait pour des enfants gâtés.

  9. 9 Marc Kandalaft

    Ah… ça fait plaisir de voir un point du vue différent…

    Alors comme ça Simon, tu ne se sens pas envahi.

    Je suis d’accord avec toi sur le fait que contrôler la qualité de la pub deviendrait un exercice trop compliqué. Qui a le monopole du bon goût ? Personne et c’est vrai, c’est très subjectif.

    Par contre, je suis convaincu qu’on peut mieux intégrer la pub, de façon plus fluide, et à des endroits plus réfléchis.

    C’est vrai qu’une belle pub géante dans le métro peut égayer l’atmosphère, si elle est bien placée.
    Mais si tu voyais une des dernières campagnes d’IKEA à Paris… ils ont recouvert les wagons d’images et honnêtement je n’ai JAMAIS rien vu d’aussi dégeulasse (désolé pour l’expression mais c’est vraiment le terme approprié). L’image plaquée sur les wagons, tu peux imaginer que le wagon n’est pas vraiment lisse, donc les différences de niveaux… les trous pour les vitres… etc. Une horreur ambulante qui t’agresse les yeux au point où tu as envie de regarder ailleurs.

    Quant aux pubs TV, c’est vrai que ça peut être agréable et divertissant. Mais ce qui est insupportable c’est lorsque l’intervalle pub-émission-pub est trop court. Au Québec vous avez + ou – le même système qu’aux US et c’est très désagréable je trouve.
    Alors qu’en France, il y a 10 min de pub toutes les 20 à 30 min (si je ne me trompe pas).
    Une vraie pause pendant laquelle on peut soit rester assis pour savourer les belles idées de nos collègues Dir. de Création, soit aller au WC pour revenir plus détendu :)), soit aller se préparer un petit plateau de "croustilles", "crottes de fromages" ou ce que vous voudrez MDR, soit en profiter pour couvrir sa chérie de bisous très coquins…

    Version québécoise :
    – Chéri, vient-en !!!!!
    – J’suis à la salle de bain !!!
    – Ben… c’est que ça a commencé !
    – Os…!! je fais aussi vite que j’peux… AILLE !!!
    – Tout va bien ?
    – euhhh ça va, ça va, j’arrive… tu veux-tu me sortir une bière du frigidère?
    – OH MON DIEU ! qu’est ce que tu fais ??!! Virgine est entrain de se faire violer par Eric !

    Voilà pour ma petite parenthèse humour(plate?) qui avait pour but de vous faire rire… J’espère que c’est réussi malgré les clichés :-)

    Revenons aux choses sérieuses.
    Dans tes réflexions Simon, j’ai beaucoup apprécié lorsque tu dis :
    "J’aime la pub. Elle est très humaine, avec les qualités et les imperfections que cela implique."

    C’est vrai, après tout la pub c’est un peu notre mirroir, nous autres humains. Dans ce monde il y a des gens rafinés, d’autres vulgaires ou grossiers, y a ceux qui parlent fort pour se faire remarquer, les discrets-présents, les insignifiants…
    Pourquoi pas dans la pub aussi ?

    "Si on essaie de nous séduire, ce n’est pas un problême diabolique ou insidieux"
    Tu as peut-être raison, mais après la naïveté des années 50, 60, 70… les gens sont devenus de plus en plus paranos et obsédés par le fait qu’ils sont manipulés par des forces invisibles, les gouvernements, les médias, la pub… Effet X-Files sans doute :-)
    Du coup on voit de la manipulation et des mauvaises intentions partout.

    Peut-être qu’il faut regarder les choses plus simplement, comme tu dis… ??

    Qu’en pensent les autres ?

  10. 10 Martin L'Allier

    À Cuba c’étais très bien côté publicité… aucune visible dans les rues. Tu marche, regarde l’architecture et les gens, ça calme. :)

  11. 11 Frederic Galliot

    Il y a de bonnes pubs, et il y en a aussi qui puent la décision-de-comité-à-16h30-le-vendredi. Mais c’est vrai qu’il y en a beaucoup. À Toronto, même les chapeaux de roues des taxis sont munis d’un panneau d’affichage à roulement à billes… Il y a des trucs utiles qui sont annoncés, mais la plupart du temps on est déjà au courant, ca nous intéresse ou non (la plupart du temps dans mon cas), et on ne les voit plus. Alors impact zéro.
    Le problème, c’est peut-être qu’il n’y a pas assez de contre-pubs (à la Adbusters: le "culture jamming" ) . Sans même parler de la visibilité des ONG; il pourrait y avoir autant d’affiches pour la maison Jean Lapointe que pour Smirnoff, etc. Ou pour les vélos que pour les autos. bref

    Une chose est sure: le designer doit manger, payer ses comptes, etc. Alors il a cette obligation de promotion alimentaire, qui parfois le répugne au plus haut point. Alors pourquoi ne pas faire comme Victor Papanek (design for the real world) et se faire un point d’honneur de consacrer 10% (au moins) de son temps et de son art à la promotion de valeurs humaines et à l’aide à nos concitoyens par ce qu’on sait le mieux faire? Du design.

    Sinon , il y a un gars qui s’appelle Steve Mann qui a mis au point des lunettes de réalité augmentée qui captent l’environnement de l’usager, filtre les pubs avec des algorithmes, les retire, et reprojette l’image nettoyée sur la rétine du sujet.

    …mais c’est en noir et blanc.

  12. 12 Philippe Lamoureux

    Parlant de pub, il y a un mois sur un panneau verticale à publicité rotative entre la place bonnaventure et le 1000 de la Gauchetière, près de l’entrée des autobus, on pouvait voir trois publicité consécutive qui quand on s’y attarde un peu avait du sens. La première du Père du meuble, qui étaient assez mauvaise merci, nous présentaient un petit garçon offrant des fleurs à une jeune fille assise sur un canapé…prônant le changement…Oh là je suis sur le derrière avec ce CON cept… La seconde, une pub de REER, ça me fait REER ça des banques qui te laisse mirroité la fortune à ta retraite. Et pour terminer une pub d’annuaire téléphonique internet nous montrant la photo de mariage d’un jeune couple déchiré en deux avec la mention besoins d’un avocat… vous voyez le portrait, c’est l’avocat qui part avec ton REER. En trois images on peut résumer la vie de miliers personnes. Des pubs qui, prisent individuellement sont plutôt mauvaise, mais mise une à la suite de l’autre deviennent un excellent concept pour Urgel Bourgie, avec un slogant comme VOUS NE VOUS EN SORTIREZ PAS VIVANT.

  13. 13 Bruno Cloutier

    Hahah, merci Philippe.

    _ _

    Sans mettre tous les maux du monde sur le dos de la pub, il est tout de même intéressant de voir combien peuvent lui être en partie attribués.

    Nous vivons dans une société de surconsommation, nous le savons tous. Nous produisons trop et nous consommons trop, et nous ne pourrons certainement pas tenir le coup à ce rythme encore très longtemps. Encore s’il n’y avait que nous, mais il y a toute l’Asie qui est en train de nous rattraper. Ça ne s’annonce pas très joli avec l’économie de la Chine qui grandit sans cesse, bouffant de plus en plus de ressources (l’acier, pour n’en nommer qu’une). Si nous devons atteindre un équilibre ou un standard de qualité de vie mondial, il devra vraisemblablement être moins élévé que ce dans quoi nous vivons présentement.

    Du même coup, les gens s’endettent de plus en plus. Le gouvernement des États-Unis affichait, en 2005, une dette de 40 trillion de dollars (US), soit US$136 479 par habitant. Toujours aux États-Unis, en 1998 (je n’ai pas trouvé mieux), 1 398 182 personnes ont déclaré faillite personnelle, soit environ une personne sur 192, en une seule année.

    Je ne sais pas pour vous, mais je vois une corrélation assez évidente entre l’endettement des individus (et des gouvernements, dont celui du pays le plus puissant de la terre), la surconsommation dans laquelle les sociétés occidentales baignent et la publicité (bon, peut-être pas pour les gouvernements, les marchands de tanks ne font pas beaucoup de pubs à la télé). Elle nous bombarde sans cesse : achetez, achetez, achetez. Consommez, soyez mieux.

    Évidemment, la population est probablement grandement à blâmer dans tout ça. Mais est-ce que la pub ne peut jamais l’être elle aussi? Qui est le plus imbécile? Celui qui annonce un produit inutile ou l’imbécile qui se laisse séduire par un produit inutile vendu par une pitoune en string? Ou encore celui qui a conçu un produit à la con (ex: les Brush-Ups d’Oral B)? Ou le bouffon de service qui a répondu à l’appel d’offre en disant «moi! moi! j’ai un bon concept pour te faire vendre ça!»?
    (J’hyperbole et j’aime ça.)

    _ _

    Pourrait-on parler d’intrusion de la pub, non pas dans nos salon ou sur les murs de nos stations de métro, mais dans notre mode de vie, dans ce qui est à la base même de nos sociétés?

    Simon, tu disais :

    « Souvent à la télé, je trouve les pubs plus agréables à écouter que les émissions. Normal, on met parfois un meilleur budget dans 30 secondes de pub que dans 30 minutes d’une émission. »

    Tu trouves ça normal?

    Déjà que la télé prend tellement de place dans nos vies (3 000$ à l’achat, 60 pouces de diagonale dans ton salon et 5 heures dans ta journée), on devrait l’utiliser pour relaxer après une dure journée de travail en se faisant bombarder de messages publicitaires de toutes sortes? Et bombarder est le mot approprié. Vous êtes-vous déjà attardés à regarder les fenêtres d’un édifice à condos le soir? Alors que toutes les télés sont allumées? On voit une reconstitution de la guerre du vietnam en accéléré par chaque fenêtre. Épileptique.

    _ _

    Je ne pense pas par contre que la solution soit d’enlever toute forme de pub, ou encore de la réglementer. Comme Simon le disait plus haut, on ne peut pas commencer à décider qui aura le droit de s’afficher et qui ne l’aura pas. Sauf qu’en même temps, l’argent agit un peu à titre d’arbitre dans tout ça. C’est un peu comme le Mont Orford, la députée responsable de la région a dit que tout le monde pouvait l’acheter, même les groupes écologistes. Suis-je le seul à voir l’ironie là-dedans?

    Les brigades anti-pubs sont quelque chose de très sain selon moi. Et personnellement, elle ne m’envoie pas le message comme quoi la pub est défaillante, mais bien que notre société l’est.

    _ _

    J’espère voir la société se responsabiliser par rapport à la publicité, mais surtout par rapport à la consommation, ce qui aura un effet direct sur la présence de la publicité. Je souhaite également voir encore des pubs de qualité; j’espère seulement qu’elle essaieront de me vendre quelque chose qui en vaut la peine, quelque chose d’intelligent.

  14. 14 Marc Kandalaft

    Bruno, intéressant ton point de vue.

    Tu dis : "Je ne pense pas par contre que la solution soit d’enlever toute forme de pub, ou encore de la réglementer"

    Je suis d’accord, mais tu ne penses pas qu’on pourrait mieux décider de là où elle serait présente ? la doser ?

  15. 15 Pascal Henrard

    La bonne publicité ne fait pas forcément vendre plus que la mauvaise, mais au moins, elle est bonne.

    Si on nous servait plus souvent de la belle pub, on ne serait pas aussi critique face à son invasion.

  16. 16 Marc-André Boivin

    Il est vrai qu’il y a un problème lorsqu’il y a suraffichage mais du moins, mais je ne crois pas que la situation soit si alarmante ici au Québec, du moins pour l’instant. En tout cas, on ne pas du tout comparer avec Tokyo par exemple ( http://www.brics.dk/~brabrand/ja... ).

    On a encore le temps de réagir avant que le centre-ville de Montréal ne ressemble à ça :P

  17. 17 Marc Kandalaft

    C’est clair que comparé à ça (et je suis certain qu’ils y a bien pire) on peut donner l’impression que le débat n’a pas lieu d’être pour nos villes.

    C’est vrai qu’à Montréal et au Québec en général, je n’ai jamais ressenti d’agression visuelle à ce niveau, il peut y avoir des abus par endroits mais pas de quoi crier au scandale.
    C’est peut-être aussi le fait que vous avez un pays presque aussi grand que les E.U. et avec juste 30M d’habitants, donc BEAUCOUP de place.

    Alors qu’en France, le territoire fait à peine 1/4 ou 1/3 du Québec avec le double du nombre d’habitants du CANADA!

    Ca doit jouer quand même un peu sur cette sensation d’étroit et d’invasion.

    Quand on regarde la photo que tu nous présentes, au début on trouve ça sympa, un peu folclore avec de la typo abstraite, plein de couleurs… etc. C’est dépaysant et intéressant culturellement.
    Mais c’est clair à mon avis que c’est trop. Je ne sais pas ce que les locaux en pensent, mais vu leurs traditions et leur patrimoine spirituel ça doit quand même les agresser un peu à mon avis. :-) http://www.marckandalaft.com/chine

  18. 18 Bruno Cloutier

    Pour répondre à ta question Marc, je n’en ai aucune, foutue, idée.

    Souvent j’aimerais pas seulement la doser, j’aimerais l’éliminer. Mais d’autres fois je l’adore, je la trouve intelligente, elle me fait sourire, et elle m’intéresse autant qu’un beau livre, qu’une affiche à caractère culturelle avec un métaphore géniale et un style époustouflant.

    _ _

    À noter que je trouve amusant qu’on aie, et je m’inclus là-dedans, quelque fois le réflexe de différencier les publicités ‘générales’ des publicités ‘culturelles’, comme si l’une avait plus de valeurs que l’autre. Est-ce que le produit culturel a plus de valeur que le produit purement mercantile? Fin de la paranthèse, je laisse la question en suspend.

    _ _

    Pour revenir à la restriction des lieux d’affichages, je prendrai en exemple les publicités d’Henry Vézina réalisées par Simon Beaudry, ici présent, pendant la campagne électorale de 2003. Franchement, c’était excellent. Ça m’a tout de suite fait sourire. Pas parce que c’était drôle, que la fille avait des gros seins ou que j’avais Céline Dion ou Jacques Demers pour me dire que le produit est oh combien … quelque chose. Elle était intelligente de par l’exploitation de son contexte et elle vendait un produit noble. Est-ce que cette pub aurait fonctionnée dans un autre contexte? Je crois que non. Et si l’on avait confinée la pub à un espace restreint, celle-là, on ne l’aurait jamais vue. Comme bien d’autres d’ailleurs.

    Le problème c’est l’abus, autant dans le placement que dans les concepts présentés. L’exemple de villes comme Tokyo ou Hong-Kong devraient servir de modèles de seuils à ne jamais atteindre en termes de présence publicitaire. Honnêtement, si quelqu’un ne se sent pas envahi dans un contexte semblable, il a sûrement le cerveau ramoli. Et je ne compte plus les pubs qui ne me dérangent pas forcément, mais que je trouve profondément ridicules et qui me découragent (comme les dernières pubs des boissons énergétiques Monster que j’ai vue dans la vitrine du dépanneur au coin de ma rue http://www.nasdaq-stocks.de/Bild... ). Et les pubs dans les toilettes me font littéralement … chier. En plus de m’envahir dans mon intimité, on profite du fait que je n’aie rien d’autre à faire pour me vendre quelquechose; franchement insultant.

    L’idée est de comment arriver à restreindre la médiocrité. Mais Simon (Beaudry) a déjà écrit quelque chose plus haut par rapport à ça.

  19. 19 Marc Kandalaft

    "À noter que je trouve amusant qu’on aie, et je m’inclus là-dedans, quelque fois le réflexe de différencier les publicités ‘générales’ des publicités ‘culturelles’, comme si l’une avait plus de valeurs que l’autre. Est-ce que le produit culturel a plus de valeur que le produit purement mercantile? Fin de la paranthèse, je laisse la question en suspend."

    C’est un réflexe TRES classique chez beaucoup de graphistes. Il y a une espèce d’obsession du culturel. Tout le monde ne veut faire que du culturel !
    C’est un peu ce que représente l’Opéra dans la musique.
    Ce n’est pas nécessairement faux mais ce n’est pas vrai à tous les coups.

    Tout d’abord il y a le côté prestige parce qu’on s’adresse à l’intellect.
    C’est à mon avis un reste de notre éducation judéo-chrétienne : tout ce qui est lié de trop près à l’argent est considéré comme sale, mal, et tout ce qui est lié au spirituel ou à l’intellect est noble et doit l’emporter sur le reste, le terre à terre. Il faut élever son esprit vers de plus hautes sphères :) MDR !

    Je ne crache pas sur ce concept. Je suis moi-même très tourné vers ce mode de pensée sans en atteindre l’extrême bien heureusement !

    Mais cette frénésie qu’ont tous ces designers pour le culturel me fatigue et me donne envie de m’attaquer à d’autres choses. Le beau peut être partout et tout le monde devrait pouvoir se l’offrir. Bon, c’est un discours un peu idéaliste, je sais. Si le beau est partout, s’il est accessible à tous, il perdra automatiquement de sa valeur et nous en seront les 1ères victimes.
    En même temps, je trouve parfois qu’on frôle presque le snobisme en ne voulant offrir du beau qu’à ceux qui le "méritent" (les secteurs culturels).
    C’est un peu comme si on disait que si tu es issus d’un milieu modeste tu ne devrais pas espérer t’offrir un complet Yves Saint Laurent un jour si t’en as envie. Ce n’est pas pour toi.

    Et bien moi je trouve qu’il y a des choses passionnantes à faire pour tous types de clients. Le secteur industriel est passionnant par exemple.
    Imagine un instant un livre institutionnel pour une compagnie qui travaille dans le off-shore… imagine les photos qui pourraient être réalisées, tout l’univers graphique de l’industrie retravaillé et réexploité de façon artistique. Et je ne cite qu’un seul exemple.

    Ca me fait penser à l’identité visuelle de la Charcuterie Parisienne réalisée par Ko Création / Pol Baril il y a qques années : http://www.charcuterie.ca/
    C’est sublimement simple et bien pensé et pourtant c’est pour des produits aussi basiques que le saucisson.

    Voilà donc pour ma "petite" parenthèse sur le sujet du culturel ou pas culturel.

  20. 20 Jean-Sébastien Dussault

    Personnellement, ce qui me chicote dans la pub de produit, c’est la culture de l’avoir qu’elle développe insidieusement. C’est rendu qu’on se sent en périférie de la société si on a pas un iPod, un moniteur plat, le nouveau cellulaire qui poigne les postes du Lichtenstein, un BlackBerry ou un Hummer. Ah! Gudule…

    Tout ça parcequ’on arrête pas de croiser les produits… dans les magazines et sur des affiches géantes.

  21. 21 frak

    Sans vouloir froissé personne, et sans grande perspective, je crois tout simplement qu’il y a trop de pub. Au sens général, tout média confondu. Je sais, je sais, c’est notre gagne-pain. Sans elle, comment vivrions-nous? Et pousser sa créativité vers l’Art (ok c’est large, mais bon), c’est pas très payant. Je ne crois pas que c’est une question de mauvaise ou de bonne pub. Il y en a simplement trop. Bombardé, je ne la vois plus. Peut-être parce que je suis dans le domaine. Je ne vois que la laide, pour mieux la «bitcher».

    Je comprend le phénomène français de vouloir la détruire (la pub, on se comprend). Il y a dans le métro montréalais et sur St-Laurent, de petit autocollant « Sale pub sexiste » sur les pubs avec des pitounes. Une petite vengeance envers la pub. Mais bon, ça reste gentil.

    J’ai toujours rêvé d’un monde ou il n’y aurait plus de pub. Que la seule publicité serait de bouche à oreille par les consommateurs. Si un produit est vraiment excellent, ça se saurait. Bon, j’entends déjà les boulettes de papier me siffler à l’oreille… Je vais en rester là.

  22. 22 Natalie Gauthier

    Droit public VS responsabilité individuelle

    À la lecture des commentaires qui ont suivi, je me permets une petite réflexion. Bien entendu, votre réflexe serait de dire que la réflexion qui suit ne risque pas d’être objective, étant passionnée du droit, j’accorde une importance particulière à ce domaine. Certaines nuances méritent cependant d’être apportées…

    Sous prétexte de responsabilisation individuelle, on oublie facilement que le droit, outre le fait d’être
    un "Ensemble de règles régissant la vie dans une société donnée et sanctionnée par une autorité publique" (dixit Hubert Reid), sert aussi à assurer à chacun les mêmes droits. Si ces règles de droit, ces règlements municipaux et ces lois n’existaient pas, vous pouvez facilement imaginer le bordel. Ce qui est tolérable pour un serait de l’abus pour l’autre. Aussi, le législateur est avant tout élu par nous collectivement, nous avons donc un droit de regard. Il est donc erroné de croire à un régime dit "despotique". Nous avons droit à un bel équilibre, un respect de nos concitoyens et une responsabilité individuelle de respecter les lois afin d’assurer à tous un milieu de vie agréable.

  23. 23 Marc

    Je trouve que les publicités nous envahissent trop. Partout on voit des panneaux publicitaires. A la télé, les spots publicitaires sont lassant. Je pense des fois que ce n’est plus de la pub mais du harcèlement pour que l’on achète le produit vanté par la pub.

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