Moins fier qu’un dentiste?

Je faisais du ménage dans ma filière en fin de semaine et je suis tombé sur mon diplôme…
Ne sachant pas quoi en faire je l’ai remis à sa place. J’aimerais savoir si je suis le seul qui fait ça.
Vous, qu’avez-vous fait de votre beau diplôme de designer? L’affichez-vous dans un beau cadre, rangé comme moi dans une filière ou un fond de tiroir, en avez-vous fait une sculpture ou un avion en papier pour le faire voyager?

Les docteurs, dentistes et avocats l’apposent fièrement dans leur bureau, pourquoi les designers n’en font-ils pas autant? Est-ce que ça signifie qu’on n’en est pas fier ou qu’on juge qu’il ne représente pas un véritable symbole de qualité?
Et ceux qui l’accrochent, est-ce que ça leur rapporte quelque chose, est-ce que ça rassure un client potentiel ou ça impressionne seulement vos parents et amis?

Sujet proposé et rédigé par Philippe Lamoureux.


58 commentaires sur «Moins fier qu’un dentiste?»

  1. 1 Erick Marshall

    Moi je l’affiche dans mon bureau à la maison. Les seuls, qui le voient, sont ma famille et mes amis. Sauf que je l’accroche sur mon mur, parce que je suis fière de l’avoir, c’est tout!

    ps. mon immaturité me rends heureux d’être le premier à faire un commentaire…c’est la première fois que ça m’arrive :)

  2. 2 Bruno Gobeil

    Mon aussi il est caché dans ma filière chez moi. Ça fait 10 ans maintenant que j’ai gradué, ça serait bien une bonne chose à afficher au bureau comme le font les ingénieurs. J’en suis fière de mon diplôme aussi.

    Je vais aller me trouver un beau cadre pour.

    En passant ceci est mon premier post mais ça fait depuis les débuts que je suis le site.

  3. 3 Jean-Sébastien Dussault

    Diplôôôôôôme?

  4. 4 Marc Kandalaft

    Le mien est rangé dans un carton à dessin depuis 7 ans en attendant de se faire encadrer…
    :-))

  5. 5 Marc-André Boivin

    Très drôle de question, mais j’avout me l’être déjà posée. Dans mon cas, comme plusieurs, mon DEC traine entre 2 cartons dans ma fillière et j’imagine que se sera pareil pour mon BAC dans 6 mois :D

    Quant au pourquoi, je dirais qu’étant donné que la valeur du diplôme est moins grande dans notre métier que nos réalisations, certains diplômés sont médiocres, d’autres sans diplômes excellent, etc…

    Et surtout que ces diplômes ne sont pas nécessairement difficiles à décrocher, je crois qu’on préfère présenter sa dernière réalisation qu’un bout de papier disant qu’on est "bon".

    Bref, je crois que ça doit demeurer une fierté personnnelle et je doute que cela puisse réellement avoir un réel impact…

    Sauf peut-être pour le travailleur autonome, qui n’a pas le "Fla fla" de l’agence, peut-être cela peut mettre plus le client en confiance, lui démontrer qu’il fait affaire avec un professionnel et non un Ti-Joe qui taponne sur photoshop par temps libres.

  6. 6 Philippe Lamarre

    Personnellement, mon diplôme de l’UQAM date de 1999, une époque où Metz n’avait pas encore fait le ménage dans toutes les manifestations graphiques de l’université. Les diplômes étaient alors tout, mais je dis TOUT, en Times Roman 16 points majuscules italiques… Une catastrophe graphique qui empêche toute possibilité d’affichage, quel que soit l’endroit ou l’effet escompté. Aucune autorité, aucun sceau qui symbolise une éducation rigoureuse. Que j’aie étudié en sciences juridiques ou en communications, le même bout de papier insignifiant qu’on a juste envie de recycler tellement il ne représente en rien les trois ou quatre ans de notre vie qui ont fait de nous des designers.

    Évidemment, la question va bien au-delà des seules considérations esthétiques. Comme Marc-André vient de le dire, dans un domaine comme le design, nos réalisations parlent d’elles mêmes et rassurent bien plus notre client quant à notre capacité d’exécuter un mandat qu’un diplôme de cégep ou universitaire suspendu bêtement derrière notre bureau.

  7. 7 Martin L'Allier

    Ce serait peut-être un bon exercice pour des étudiants finissants que de mettre en forme leur propre diplôme, en exprimant ces années de bacc dont Philippe Lamarre fait mention.

    Nous n’affichons pas nos diplômes, et nous ne participons pas non plus aux cérémonies de remise.

    Pourtant nous sommes contnuellement en mode «recherche de validation» par les concours, publications dans des livres ou magazines et autres façons de chercher de la visibilité… non?

  8. 8 Jordan Chénard

    Le mien est sois dans mon fouilli qui me sert de garde-robe ou bien parmis des milliers de papiers qui trainent dans mon atelier…

    J’en suis pourtant très fier de cette formation mais contrairement à des métiers comme celui de dentiste et médecin, je considère ne jamais avoir fini ma formation. Le millieu du design est un millieu qui bouge tellement constamment que je ne poursuis pas la vague du changement en me présentant à des conférences une fois au 2-3 ans. Je demeure plutôt alerte sur les tendances et les techniques de ce millieu en consultant chaque jour tous les magasines, blogues, sites web, livres, etc.

    Alors dans le fond quand je revois mon diplômes je le perçois comme un simple marqueur temporel d’un moment où j’en savais moins qu’aujourd’hui. héhé.

    Pour ce qui est de rassurer un client potentiel, j’irais dans la même voie que Philippe: nos réalisations parlent d’elles-même. Un diplôme demeure toujours une preuve de nos capacités théorique. Un client demande des preuves concrètes.

  9. 9 Philippe Lamoureux

    Jordan je suis plutôt en désaccord avec toi sur ton affirmation du fait que nous nous devons toujours parfaire notre formation continuellement contrairement à un dentiste et un avocat ou un médecin, je ne crois pas que si tu as un cancer du colon tu n’aimerais probalement pas obtenir le dernier traitement non? Ton affirmation ne tient pas si on considère que toutes les autres profession évolue elles aussi. Cependant je suis d’accord avec toi sur le fait que je crois en savoir plus aujourd’hui qu’à la sortie de l’université. Ce qui ne faisait pas de moi à cette sortie quelqu’un d’incompétent pour autant. Marqueur temporel oui mais symbole d’un savoir acquis. Pour ceux qui l’on eu facile tant mieux pour vous, je me rappel encore mes nuits blanches avec mes café, pis ma colle caoutchou.

    L’aspect rassurant du diplôme pour un client pourrait peut-être être ce qui amènerais un client potentiel à te considérer lors d’une soumission comme critère de pré-sélection avant même de voir ton portfolio.

    Il y a des bon doc et des mauvais, des bon avocat et des mauvais…mais avant de se faire une bonne opinion de ces dernier il faut en consulter, et pour ce faire vous prenez un bottin qui regroupe l’ensemble des diplômés de la province et vous magasiner pour trouver celui qui vous convient.

    Vous allez me dire il y a le guide du design qui existe déjà… je vous dirais n’importe qui peut s’ouvrir une boîte de design…

  10. 10 Fred

    Je crois pas qu’on se démontre par notre scolarité, mais plutôt parce que nous savons faire. C’est pour la même raison qu’un docteur n’aura pas de portfolio

  11. 11 Valérie

    Un diplôme n’est en effet qu’un bout de papier… qui montre quoi au juste? Fière d’avoir terminée un cheminement? Oui en quelque sorte… mais bien plus fière des réalisations personnelles que j’ai pu accomplir au fil du temps. Ceux-là je les mets parfois sur mon mur!

  12. 12 Martin L'Allier

    Question pour Fred et Valérie:

    Les diplômés universitaires n’ont-ils pas la priorité sur le marché maintenant? Quand on jette un coup d’œil aux postes annoncés sur les sites d’emploi, le bacc est une requête très fréquente

  13. 13 Janick

    Ça tombe bien que plusieurs de vous pensent qu’un diplôme ce n’est en fait qu’un bout de papier…

    … car j’ai pas mon diplôme! lol

    Ehhh oui, il me manque un cours complémentaire style espagnol ou italien pour l’avoir! (shuuut c’est un secret ihih)

    Mais bon… Je crois que de toute façon il serait dans un tiroir…! Je doute que je (ou même mon chat et mon copain, lol) veuille voir ça affiché tous les jours en haut de mon écran d’ordi! De toute façon, mon copain, il l’a lui son fameux bout de papier, et je l’ai jamais vu! Ça en dit long!

    Je suis pas moins ou plus fière de mon travail pour un bout de papier… C’est dans la tête que ça se passe, non?

    Question (peut-être niaiseuse?): est-ce qu’il faut l’avoir ce papier pour être membre de la SDGQ? Eh oui… j’y pense toujours! ;)

  14. 14 Valérie

    Disons, que même sur le marché du travail, je crois que le portfolio est beaucoup plus important que le diplôme. (Pour un emploi intéressant «artistiquement»). J’ai vu beaucoup de très beaux diplômes, mais pas beaucoup de très beaux portfolios.

  15. 15 Philippe Lamoureux

    Tant mieux pour toi Janick, mais si pour exercé ton métier il t’aurait fallu un bout de papier absoluement parceque ce n’est pas le cas officiellement, l’aurais-tu terminé ton cours?

    Tu sais tu peut te défendre toi-même à la court mais ça vaut ce que ça vaut. Imagine un ami X qui est un maniac de livre de droit… cela fait-il de lui un avocat pour autant. Non! Bien malpris dans le bois tu laisserais un étudiant de première année en médecine t’opérer d’urgence. Que tu le veuille ou non tu as une formation presque terminé, mais une formation et si tu avais été autodidacte tu aurais appris sur le tat avec souvent des gens qui ont eux une formation…

    À partir de là pourquoi relèguer toujours au vulgaire bout de papier ce que le diplôme représente? Oui le portfolio doit parler de nos compétences. C’est comme un architecte, pour exercer il doit avoir prime à bord son beau papier, avant son portfolio, non? La renommé passe par le portfolio mais la reconaissance de la profession passe peut-être par la valorisation de ce bout de papier que l’on cache.

  16. 16 Olivier Bruel

    Il y a "diplôme" comme bout de papier et "diplôme" comme formation réussie.

    Je suis fier de mon diplôme – qui se trouve être particulièrement prestigieux ! – mais le bout de papier dort depuis 16 ans quelque part dans un classeur. Je me suis toujours méfié des gens qui exhibent leurs médailles et pour un graphiste, le portfolio est la vraie mesure de la compétence.

  17. 17 Olivier Bruel

    … et je réagis au commentaire un peu embrouillé de Philippe :

    Si l’architecte, comme le dentiste, DOIT avoir un diplôme et le montrer, c’est que son travail exige impérativement des compétences techniques, sans quoi la sécurité des usagers serait directement menacée.

    Si ton illustration, ton logo ou ta mise en page est pourrie, personne ne mourra ! ;)

  18. 18 Jon Noël

    Deux Bac dans mon tiroir à bas, deux ans que je dois les encadrer…

    Le design de mes diplômes est très beau (pas de script ou blackletter) et sont imprimés avec une presse à caractères métalliques mobiles ;) …suis-je le seul avec un diplôme en design qui est présentable ?

    Ce n’est pas le "bout de papier" mais le 4 ans d’éducation post-secondaire qu’il représente qui est important (8 semestres pour un Bac, je n’ai pas étudié au QC).

    Durant mon Bac en design, j’en ai appris le plus pendant mon dernier semestre alors je pense qu’il est important de compléter ses études.

    Jon, BDes

  19. 19 Éloïse Poirier

    Je suis bien contente d’être diplômée, mais je trouve le papier horrible. Ce que j’affiche dans mon bureau ou dans mon portfolio est beaucoup plus parlant sur ce que j’ai appris pendant mes études que ce bout de papier, à mon avis.

    Pour ce qui est de la comparaison avec un dentiste, je trouve simplement que le parcours d’un docteur, dentiste, chirurgien, est beaucoup plus objectif que celui d’un graphiste. Notre diplôme est subjectif, dans le sens que notre réussite est étroitement lié aux goûts et préférences des personnes qui ont évalué nos projets. Bien sûr, il y a une logique à respecter, mais ça reste qu’on joue avec les goûts et émotions d’un prof.

    Le client ne se dira pas : il a un diplôme, il va donc nécessairement être à la hauteur de mes attentes, en entrant dans un studio ou un bureau de graphiste. Tout dépend du portfolio, si le style l’accroche ou pas.

    Non?

    C’est pourquoi je n’accorde pas beaucoup d’importance à ce papier.

  20. 20 Martin L'Allier

    Autre question: si la RGD ontarienne exige un baccalauréat (ou équivalent, si je me souviens bien) pour pouvoir participer au processus d’accréditation, n’est-ce pas signifiant?

  21. 21 Olivier Bruel

    Je crois qu’il y a deux débats :

    1. La pertinence d’avoir un diplôme pour exercer (ma réponse : probablement).

    2. Le besoin, la fierté d’exhiber son diplôme (ma réponse : non).

  22. 22 Rémi Fortier

    Bien entendu que la SDGQ devrait demander un diplôme (dec ou bac) pour l’accréditation de ses membres. Il me semble que c’est un processus tout à fait correct pour un ordre professionel, sinon il n’y aurait pas de sérieux et encore moins de professionalisme dans l’ordre.

    Je seconde Éloïse pour le diplôme. Le graphisme est une matière abstraite à évaluer. J’ai toujours trouver stupide de donner une note à un travail artistique, puisque la note est directement lié à la personne qui regarde, le prof. En graphisme, on évalue d’une part le coté respect du mandat et de l’autre part le coté réalisation esthétique. C’est ben l’fun, mais si ton prof est allergique au mauve et que tu en a tapissé tout ton travail, il se peut que le résultat final soit plus bas. Non ?

  23. 23 Martin L'Allier

    Rémi: la SDGQ n’est pas un ordre professionnel. Simplement un regroupement de designers graphique et d’agences.

    Puis, sur l’évaluation des projets, ma question est: si les éléments d’une composition visuelle, d’une communication ont un sens – soit comme signifiant direct ou comme évocation / référence – ils devraient s’argumenter en terme de pertinence. Non? Il serait donc possible pour l’étudiant ou le designer de justifier ses choix et dans le meilleur des cas, de voir ceux-ci compris spontanéments.

  24. 24 Sébastien

    j’abondes dans le même sens qu’Olivier, avoir un diplôme est une chose… l’exhiber comme une  »preuve » de notre capacité à exercer notre métier en est une autre..! j’ai connu des gens qui sortaient très fiers de leur bac, mais honnêtement…le portfolio…bof!, mettre en pratique des théories et faire de la recherche créative sont deux choses.

  25. 25 olivier desjardins

    Holà. J’avais écrit tout un message hier et il ne s’y trouve plus… bizarre. alors je recommence en espérant qu’il ne soit pas trop long.

    Je pense que la diplômation est la représentation et l’extention d’un savoir acquis. Elle peut servir de boucle à une période de connaissances. Son affichage peut témoigner de sa difficulté d’obtention, de son approche scientifique rigoureuse, et/ou une compréhension solide et "affichée" des conventions, ou autres.
    Son affichage épouse aussi et souvent l’intégrité de son détenteur, à savoir si dans une pratique le savoir est davantage à découvrir que découvert. À savoir aussi si le cadre d’apprentissages est plus important que les apprentissages eux-mêmes et la démarche qu’ils engendreront. En ce sens, un designer beaucoup plus qu’un dentiste pourra constater le stade quasi embryonnaire de ces maîtrises du savoir à sa sortie du bacc dans le milieu des arts graphiques et autres (car il est important de comprendre que le design ne relève vraiment pas seulement du design, mais aussi des mille et une sphères sociales qu"il peut servir). Sa pratique n’y serait que très rarement déjà circonscrite, car sa démarche est loin d’être aussi définies que celle de procédures de métiers professionnelles. Le diplôme, ici, ne représente donc que faiblement "l’extention d’un savoir acquis", surtout après plusieurs années de pratique.
    Cet argument ne s’applique pas nécessairement pour les porfessions juridiques, certes. En revanche, des domaines professionnels exigent cette diplômation pour pratiquer, faire partie des différentes ordres (ingénieurs, avocats, médecin, autres). Son absence jouerait immancablement sur leur capital de crédibilité, voire leur possibilité de pratiquer.

    Aussi, on pourrait comprendre un designer diplômé d’afficher sa certification pour ajouter à sa crédibilité, étant donné le nombre de non-diplômés sur le marché de l’emploi comme designer graphique. Toutefois, à ce que je pense et aussi à ce que je lis actuellement sur ce blog, peu d’entre eux l’affichent.
    Est-ce un désir de montrer que leur formation va bcp plus loin que le diplôme, ou p-e même de montrer aux autres d’une facon contournée cette dernière proposition ?
    Une chose est certaine, les réalisations parlent plus que la scolarité dans notre domaine, car un client n’achète pas des reproductions numérotées de beaux diplômes en italiques, il achète des projets.

    Or je crois sincèrement qu’un dec, qu’un bacc, qu’une maîtrise, qu’un doctorat en design+autres domaines complémentaires ne sont pas de simples bouts de papiers. Ils ne sont toutefois que très rarement nécessaires/obligatoires dans notre domaine,(exception faite du design lié à l’architecture par exemple qui se rattache à un ordre) d’où l’importance ou la futilité de leur ostentation. Il reste donc une question de préférences.

  26. 26 Antoine Nonnom

    Je me demande si un diplôme rassure vraiment les clients. Car au fond, est-ce qu’ils connaissent vraiment la valeur de ce diplôme ? Savent-ils qu’un bac à l’UQAM ou Concordia a une valeur alors qu’un certificat de l’Académie Internationale du Design (maintenant Académie des Arts et du Design) est bien plus une preuve de naïveté et d’amateurisme ?

    Analogie intéressante : Que pensez-vous d’un restaurant qui annonce, en toutes lettres «Liscence complète» ? Est-ce que vous privilégiez vraiment ces restos ?

  27. 27 Olivier Bruel

    [Que pensez-vous d'un restaurant qui annonce, en toutes lettres «Liscence complète» ?]

    – Je dirais dans ce cas qu’ils ne sont pas forts en orthographe ! ;)

  28. 28 Marc-André Boivin

    En effet, je trouve qu’Antoine apporte un bon point. Est-ce que le diplôme perd de sa valeur de par la méconnaissance du mileu du grand public ?

    Personnellement, je crois que des termes comme préposé, infirmière et médecin sont beaucoup plus facile à décoder pour la masse qu’infographiste, graphiste, concepteur graphique, designer graphique, etc…

    Je trouve tellement ironique qu’un milieu où notre travail consiste bien souvent à définir l’identité d’un client, à lui donner une image claire pour sa clientèle et à exprimer simplement le message qu,il désire passer, nous ne sommes pas capable de bien définir notre propre profession.

    L’expression du cordonnier est toujours le plus mal chaussé est très adéquate dans ce cas ci à mon sens.

    Mais bref, pensez-vous que la valeur du diplôme soit liée à cela ? Par exemple, le diplôme du dentiste à une valeur pour tous parce que tout le monde sait plus ou moins en quoi ça consiste, devenir dentiste.

  29. 29 Éloïse Poirier

    J’aime bien ton commentaire Marc-André.

    Je crois que la valeur est proportionnelle à la confiance qu’auront les gens à l’égard de ce papier, parce que ce n’est rien de plus qu’un papier avec quelques informations dessus. Comme l’argent papier !

    Donc, si le client n’a pas trop connaissance de la définition de notre métier (tout termes et spécialisations confondues) ou du chemin à suivre pour l’obtenir, il aura plus de difficulté à avoir confiance en ce papier, et à en comprendre le sens.

  30. 30 olivier desjardins

    Ahhhh le design.
    Le diplôme du bacc en design graphique est une attestion et une aide à la reconnaissance. Si le designer ne sent pas la nécessité d’appuyer sa crédibilité par ce papier, n’en ressent l’envie, tant mieux pour lui. Je ne pense pas que le jour arrivera bientot où le bacc sera obligatoire pour pratiquer . Rien ne sert de diminuer ce papier. Or si les vraies questions que pose le texte émergent, elles diront peut-être: À quand le jour où le design aura tellement sorti du cadre qu’il sera reconnu même au sein des masses ?

  31. 31 Janick

    Pour répondre à ta question Philippe, probablement oui!

    Mais comme le dit Olivier B., on est pas chirurgien ni architecte. Il y a pas de risque que quelqu’un perde sa vie s’il me manque un cours, qui plus est complémentaire…!

    Je n’ai évidemment rien contre avoir un diplome! J’ai toujours l’intention de le suivre ce cours, je ne sais juste pas quand précisément. Je doute fort qu’un client se dise que je suis totalement imcompétente pcq j’ai pas mon cours d’espagnol 101. Si oui, eh bien c’est la vie!

    Je comprendrais la théorie derrière laquelle la SDGQ exigerais un diplome avant de prendre un nouveau membre.

    Si je suis d’accord que ça change quelque chose? Pas vraiment… Surtout dans notre domaine.

    On le sais, on l’a dit amplement dans d’autres débats, on peut bien avoir 2-3 diplomes à montrer, ça ne donne aucune garanti au client quant au résultat final. Oui, ça ne peut pas nuire, mais ce n’est pas nécéssairement garant de succès.

    Tout comme un client, la SDGQ devrait (c’est peut-être ce qu’elle fait déjà?) se fier au portfolio des candidats… Ne serait-ce que pour quelques autodidactes qui font très bien ce que la plupart de nous on apprit sur un banc d’école!

    Et sincèrement, même quand on a notre diplome, on peut se gourer de temps en temps, je vois pas la différence! On le sait, même les plus grandes agences se gourent de temps à autre!

  32. 32 François-B. Tremblay

    Je n’ai pas de terminé mon bacc.

    Mais ça fait 18 ans que je travaille dans le domaine. Ça ne m’a jamais empêché de trouver des emplois en agence ou même de fonder la mienne.

    Mais ce que je sais, pour avoir eu à engager des designer, c’est que le bacc aide à structurer la pensée.

    Que pour beaucoup de comptes majeurs ou gouvernementaux, le fait d’avoir un designer avec un bacc ou une maîtrise peut faire une différence.

    Que le bacc créé souvent une soif de savoir sur le design, de l’intérêt, que je ne vois que rarement chez les gens avec un dec.

    Qu’un autodidacte est généralement quelqu’un de motivé qui va aller «chercher sa formation» dans les livres et au contact d’autres designers, ce qui est plutôt valable comme approche.

    La SDGQ, à ce que je sache, étudie le portfolio des candidats avant d’en faire des membres. Je n’ai jamais entendu parlé d’un refus de membership par la SDGQ mais qui se venterait d’être «tassé»…

    Certains bacheliers se reposent sur leurs bout de papier, croyant leur formation achevée. Heureusement, ce n’est pas la norme.

    Notre domaine est encore dans le far-west. Va falloir se décider un jour si on fixe des règles ou non.

  33. 33 S. E. Gervais

    Bonjour tout le monde. Après avoir visiter ce site fréquemment, ceci est mon premier commentaire. Et je ne puis résister à un commentaire qui a été fait.

    "Les diplômés universitaires n’ont-ils pas la priorité sur le marché maintenant? Quand on jette un coup d’œil aux postes annoncés sur les sites d’emploi, le bac est une requête très fréquente" Martin L’allier

    Ceci soulève un autre débat. Est-ce que mes 2 DEC, un en graphisme pure (voulant dire avant la percé des ordinateurs) et l’autre en photographie commercial, plus mes 18 ans d’expérience de travail vaut moins qu’un bac en graphisme? Bon, comme je l’ai mentionné, ceci est un autre débat. Je ne peux pas rajouter de plus que le commentaire de François-B. Tremblay plus haut.

    En ce qui concerne le sujet de la discussion, mes diplômes sont quelque part dans une mes innombrable boites dans ma salle de rangement.

  34. 34 François-B. Tremblay

    Dans la majorité des cas, les métiers qui se sont récemment constitués un ordre (lire les 15 dernières années) ont reconnus l’expérience, soit par un examen général, soit par des cours de mise à niveau et d’un examen général. Ceux qui échouent n’ont tout simplement plus le droit d’exercer. Il existe aussi des cas plus «hard-core» où la formation universitaire (bacc ou plus) devenait obligatoire.

    J’aimerais aussi attirer l’attention sur le romantisme flagrant qu’inspire les ordres professionnels chez certains. Mais je sors complètement du sujet.

    Autre point : les professionnels, comme les dentistes du sujet, sont obligés d’afficher leurs diplômes, afin de garantir leur légitimité au public. L’Ordre n’est pas seulement là pour protéger le professionnel, il est surtout là pour protéger la population.

    C’est pourquoi plusieurs métiers qui ont un ordre ont aussi une ou deux associations, plus flexibles et définitivement orientés à la protection de leurs membres. Les ordres sont régis par des règles très strictes et leur fonctionnement plus bureaucratique est souvent lourd, sauf exception.

  35. 35 Antoine Nonnom

    C’est à la SDGQ d’établir leurs critères, si jamais ils veulent faire une sélection. Mais vu le nombre de membres à l’heure actuelle, je doute qu’ils soient très sévères (contrairement à la situation en Ontario où l’examen est très très poussé. Certains infographes qui bloguent ici seraient surpris de ne pas être reconnus comme des designers).

    Pour répondre à S.E. Gervais : il faut comparer ce qui est comparable. Un finissant avec un bac en main ne serait probablement pas aussi compétent que vous, ayant deux DEC et 18 ans d’expérience en poche. C’est une évidence. Mais à compétence égale, disons deux jeunes professionnels qui ont 5 ans d’expérience, je constate toujours une plus grande réflexion conceptuelle, doublée d’une curiosité et d’une ouverture d’esprit.

    Ensuite, ça devient du cas par cas.

    Aussi, l’éducation post collégiale est aussi payante à long terme. Les bacheliers sont plus suceptibles de continuer leur carrière dans des postes de direction. J’ai *rarement* vu un infographe devenir directeur de création.

  36. 36 Philippe Lamarre

    Antoine,

    le peu de membres de la SDGQ n’influence en rien les critères d’admissibilité. Il me semble que l’effet serait plutôt inverse, non?

  37. 37 Sébastien

    N’en déplaise à Antoine, j’ai rarement vu beaucoup de designers devenir D.C, j’ai plus souvent vu des concepteurs-rédacteurs le devenir,ceci dit, je suis d’accord avec le fait que d’avoir une éducation post-collégiale aide la carrière à long terme. Cependant, je considères qu’un Bac est une occasion d’apprendre et d’expérimenter, non pas un étendard de professionalisme (d’ailleurs, le mien est caché quelque part mais je ne sais plus oû, (et ça ne m’a jamais empêché d’avoir du boulot), c’est un gage d’avoir certaines bases pour exercer un métier, le reste, c’est tellement subjectif que…bon…
    Est-ce que suivre des cours de cuisine à l’ITHQ va faire de vous un grand chef pour autant?…je ne crois pas, ce sont ces bases et l’exploration par la suite qui feront de vous un grand chef. Je penses qu’il en est de même dans les métiers de création. Quand à la curiosité et l’ouverture d’esprit, franchement…c’est pas un Bac qui va en donner, c’est dans le caractère de chacun..j’ai connu des designers qui exerçaient depuis 2 ans qui manquaient totalement d’ouverture et d’imagination (bien que je sois sûr que ce n’est pas une majoritée).

  38. 38 Antoine Nonnom

    En fait, j’ai dit que j’ai constaté ces qualités chez les bacheliers. C’est mon témoignage d’une tendance observée.

    Est-ce qu’ils ont acquis ces traits à l’université, ou est-ce, à l’inverse, une preuve que ce sont les gens curieux et ouverts d’esprit qui s’y inscrivent ? Ça reste à voir.

    Mais à force de discuter, je crois qu’on peut en venir à une conclusion : il faudrait normaliser les programmes d’éducation en design pour être certains que le diplôme ait la valeur qu’il devrait avoir (Bac, DEC, DES) et réduire l’entonnoir de sélection à mesure que le niveau augmente (par exemple, il n’y a aucun contingentement pour s’inscrire en design à L’Université Laval et il est assez connu que peu d’enseignants de l’UQAM donnent des échecs à leurs étudiants).

    De cette manière, nous aurions un bon point de départ pour établir la valeur de l’éducation du designer. Parce qu’en ce moment, c’est le brouillard total. Évidemment, il restera des exceptions (qu’on n’arrêtera pas de citer ici) mais au moins ce sera un pas dans la bonne direction.

    Est-ce que le marché québécois du design graphique peut supporter (en conception et pas en infographie) entre 30 et 50 finissants à l’UQAM (sans compter Concordia) et parfois plus de 100 à Québec ? En plus de ceux à Hull ?

    Mais bon, je tombe hors sujet, et ce point a déjà été abordé ici : http://www.oeilpouroeil.ca/dotcl...

  39. 39 Marc-André Boivin

    Hmm, pour ce qui est de normaliser, j’avout à première vue être porté à dire OUI OUI OUI!!! en espérant que cela permettrait aux différents niveaux de rester dans leur ‘cadre’ que l’on parle de production ou de conception, mais avec notre système d’éducation au Québec, une normalisation voudrait beaucoup plus dire niveller vers le bas.

    Par exemple, à l’université LAVAL, puisque beaucoup de gens étaient détenteurs de DEC et s’emmerdaient à mourir dans des cours digne d’un DEC, ils ont choisis non pas d’éliminer les cours trop basiques pour permettre d’avancer encore plus loin dans ton BAC, ils ont plutôt choisi de créditer 1 an de BAC aux détenteurs de DEC, ce qui est abobinable selon moi.

    Donc, bien que ce soit présentement le foutoir dans les rôles et tâches de chacuns des niveaux de formation, je préfère cela à voir les détenteurs de DEC se faire créditer 2 ans et les détenteurs d’un DEP 1 an !!!

    Bref, une des problématiques selon moi des diplômes est que nous ne sommes pas des étudiants mais des clients, donc on se fout bien de ce que tu vaux en sortant tant que tu nous paient tes 3 ans de formation.

    Qu’en pensez-vous?

  40. 40 Martin C.

    Bonjour à tous,

    J’aimerais avoir votre opinion à savoir laquelle de ses personnes seriez-vous prêts à engager: une personne avec un BAC et un portfolio en deça de la moyenne, une personne avec un DEC et un portfolio dans la moyenne ou une personne avec un DEP et un portfolio au dessus de la moyenne?

    Pour en revenir au principal sujet, très fier de mon diplôme, je me suis payé un encadrement et il est maintenant sur ma bibliothèque.

  41. 41 Philippe Lamoureux

    Wow ce que tu avances là Marc-André me scie les deux jambes. Y a des directeurs de programmes qui devraient se faire taper sur les doigts. Il est vrai que certains cours sont en première cession du déjà vu pour ceux qui ont fait un DEC, mais de là à créditer un an de BAC c’est scandaleux et ça n’aide en rien à valoriser les études supérieures dans notre domaine. C’est ridicule, c’est à croire que les cours de première année de cette université ne sont que technique ou tout simplement dépassé et loin d’être actuel. Alors que les université devraient pousser sur le dépassement et l’innovation de ses élèves on leur donne un beau diplôme à accroché au mur parcequ’ils ont fait une technique avant… c’est vrai que vu comme ça, ça ne me donne pas le goût de le sortir de ma fllière.

  42. 42 Philippe Lamoureux

    Pour répondre à Martin C., je ferait une autre appel d’offre et j’offrirait un salaire compétitif pour attirer de meilleur candidats avec mention un BAC en design graphique de préférence. J’ai moins de chance de me tromper et les DEP ne sont pas considéré pour un poste de designer. Deplus ceux qui ont un dec et qui sont assez sur de leur expérience et de leur portfolio ne s’empêcheront pas de soumettre leur candidature. Mais à portfolio égale, le Bac aurait plus de chance d’être engagé, le reste dépend de son attitude et de la chimi entre moi et le futur candidat.

  43. 43 François-B. Tremblay

    Je ne voudrais pas insulter Philippe mais on commence à le connaître un peu sur ce blogue: je ne connais pas de plus grand fan fini de l’UQAM ou de Metz sur la planète….

    Mais je crois qu’un embaucheur avec un bacc risque d’embaucher un bachelier. Surtout d’UQAM à UQAM. C’est presqu’une petite mafia au Québec.

    Heureusement, il reste des embaucheurs objectifs qui vont prendre le meilleur candidat. Point.

  44. 44 Martin L'Allier

    En bout de ligne l’embauche est aussi une décision d’affaires non?

  45. 45 Maxime

    En résumer Francois, tu essaie de nous dire qu’il pourrait exister des principes d’embaucheurs et d’embaumeurs de carrière ?

  46. 46 Philippe Lamarre

    François-B

    De quel Philippe parles-tu?

  47. 47 Méandre

    Je ne considère pas avoir besoin de l’afficher car contraîrement au autre profession c’est mon travail, mes réalisations qui parlent, non mon diplôme.

  48. 48 Réal

    François-B,

    ça sent la frustration. Parle-nous en. En ce qui me concerne, je suis un produit de mon sous-sol embauché par un uqamien.

  49. 49 François-B. Tremblay

    Non, non. Ça ne sens pas la frustration. By the way, encore, je ne désire pas insulter Philippe (Lamarre), loin de là. Mais je crois qu’il a un parti pris évident pour l’UQAM, pour le bacc. Je ne crois pas qu’il soit très objectif. C’est tout. Mon propre parcours ne me rends pas plus objectif. J’ai appris avant le mac, sur le tas. J’ai donc beaucoup de respect pour les autodidactes : ne reconnaitons pas plus facilement nos paires?

    Ce que j’essayais de dire, c’est qu’au Québec, le design à l’UQAM se prends un peu pour Harvard… Je pense que la réputation de l’UQAM est une bonne chose pour notre rayonnement sur d’autres marchés mais n’est-elle pas un peu surfaite ici?

    J’ai déjà engagé des bacheliers UQAMiens qui ne valaient pas un clou mais qui se prenaient pour dieu. Des petites frappes. D’autres très créatifs et très humbles. Mais c’est juste une école, bon dieu! La matière est là mais si l’étudiant n’est pas là pour l’absorber? Je continue à prétendre que ça prends plusieurs années de pratique pour être un bon designer. Qu’un bacc, c’est une excellente base, surement la meilleure. Mais que la différence, c’est la personne. Pour revenir à Philippe (Lamarre), qu’est-ce qui fait qu’il a une agence, un magazine et démarré un blogue? Sa formation a surement aidé, mais c’est le gars qui fait ça. Je suis certain qu’il en mange. Je pense qu’on est dans un domaine ou c’est le talent de l’individu qui prime. La méthode d’absorbtion est accessoire. Relisez mes posts précédent sur le sujet…

  50. 50 François-B. Tremblay

    … et je répondrais plus longtemps si je n’étais pas sur un deadline…. désolé!

  51. 51 Philippe Lamarre

    François-B,

    ce qui a fait la réputation de l’UQAM est la contingence du programme. Ils choisissent les meilleurs et ça fait une différence. J’ai embauché des gens avec un bacc d’universités mexicaines, suisses, françaises, des autodidactes sans diplôme et effectivement, il y a des gens de talent partout. C’est juste qu’à l’UQAM, le talent est plus concentré, mais ça ne garantit pas qu’on sache travailler dans un contexte réel. L’UQAM est excellente pour la rigueur conceptuelle, mais ne forme absolument pas les étudiants pour les contraintes réelles du marché du travail. Mais encore là, c’est une question d’individus plus que de formation car en bout de ligne, les gens s’adaptent ou disparaissent.

    Personnellement, je pense que quiconque veut devenir un «concepteur», dans le sens noble du terme, gagne beaucoup à aller à l’université. C’est un terrain exploratoire parfait pour tester son talent à communiquer de manière latérale. Si on passe directement du cégep au marché du travail, on n’aura pas vraiment la chance d’essayer des choses nouvelles et différentes et de pouvoir se casser la gueule.

    Pour avoir étudié dans trois écoles (UQAM, UConn aux USA et Emily Carr à Vancouver), je peux vous dire que l’UQAM est quand même l’endroit où j’ai côtoyé le plus de talent par pied carré. Il y a une effervescence à l’UQAM qu’on ne retrouve pas ailleurs. Quoiqu’après avoir rencontré Bruno Cloutier, étudiant à l’Université Laval il y a quelque temps, j’avais été impressionné par leurs initiatives et leur désir de brasser la cage. Il s’agit parfois d’une cuvée d’étudiants ou d’un prof influent pour donner un souffle à un département.

    De là à dire que je suis un « fan fini de Metz et de l’UQAM », je pense que j’ai suffisamment de jugement pour faire la part des choses. Tu es un autodidacte de l »ère pré-Mac, bravo tu t’en es bien tiré, mais tes propos dégagent néanmoins un léger parfum de complexe d’infériorité.

  52. 52 François-B. Tremblay

    Philippe, tu te met un doigt dans l’oeil. Ta façon aggressive de m’attaquer (alors que je t’envoi des fleurs que je juge toujours fort méritée) prouvent qu’on ne peut pas discuter avec certains «représentant» de l’UQAM. Vous êtes incapable d’être critiqué par un outsider. L’UQAM c’est le top et Metz est un Dieu. Vous vous permettez quelques fois une certaine autocritique. Un étranger soulève un point et c’est la montée aux barricades. Mais, tu sais Philippe, on écris des opinions sur un blogue. Oeil pour oeil, c’est un blogue, non?

    J’ai effectivement eu un certain complexe d’infériorité avant de m’inscrire au bacc à l’UQAM à cause de petits mecs condescendant comme toi.

    Je n’ai pas terminé mon bacc. Après trois sessions j’ai discuté avec plusieurs enseignants (toujours à l’UQAM, je précise) et je me suis rendu compte que je n’avais pas trop de complexe à avoir. J’ai profité de l’enseignement que j’ai reçu mais ça faisait à l’époque quand même dix ans que je travaillais dans le domaine. J’ai adoré mon passage à l’UQAM mais je travaillais en même temps en agence le jour. J’ai trouvé que j’en faisais assez. L’effet «thérapeutique» était atteint, mon complexe injustifié. J’ai donc «opté-out» pour le papier. Et je n’ai jamais manqué de job, tiens-je à préciser.

    Je te suggère de relire tes commentaires sur ce magnifique blogue que tu as fondé et que tu administres. «Fan fini» est peut-être fort (mais on travaille dans les images fortes, non?). J’avais pensé mettre groopie.

  53. 53 Paul

    Mais non François, il n’est pas condescendant. J’aurais même le goût de publier un courriel qu’il m’a déjà envoyé — bref, après qu’il ai bien bien craché dans ma soupe, j’ai décidé de ne pas adhérer à la SDGQ au détriment des collègues de bonne volonté. (je suis un ancien de l’uqam en plus).

  54. 54 Éloïse Poirier

    On dérape un peu, non ? Pour revenir au sujet, j’ai un copain qui conserve son diplôme dans sa valise de char !

  55. 55 François-B. Tremblay

    Enterrons la hache de guerre, donc…

  56. 56 Philippe Lamarre

    Bien sûr. C’est toujours drôle de s’énerver le pompom de temps en temps. Ça nous garde "on the edge"! Sans rancune… Notre prise de becs aura au moins eu comme conséquence de faire réagir JF Proulx qui vient de lancer un débat à propos de la perception de l’UQAM. J’ai hâte de lire ce que les gens pensent.

    Pour revenir à notre combat de coqs, je suis surpris d’apprendre que Paul Toupin allait devenir membre de la SDGQ, mais que suite à un courriel où je l’intimais de cesser de faire ses commentaires insignifiants sur OpO, il a décidé de ne pas se joindre… au détriment des collègues. Merde. J’aurais dû me taire. La profession aurait tellement bénéficié de son apport précieux, de ses réflexions éclairantes et de son attitude constructive…. Sérieusement, je ne sais pas pourquoi il persiste à revenir ici et à essayer de me discréditer de la sorte. Faut vraiment être rancunier et maso. Paul, j’ai hâte que tu partages avec nous ton expérience pour qu’on en bénéficie, au lieu d’alimenter ta rancune en jetant inutilement de l’huile sur le feu.

  57. 57 Philippe Lamarre

    François-B

    je ne t’attaquais pas de façon agressive, j’écrivais une opinion. Je ne pense pas que ce que j’ai écrit soit pire que de se faire traiter de groupie de l’UQAM. J’ai répliqué et Bang!, te voilà piqué au vif. Et avec Taul Poupin qui en rajoute… Pffff

    La vie est trop courte!

  58. 58 Janick

    WOW. C’était quelque chose ça!

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