Losique frappe encore !

Oui, je sais, j’enlaidis l’image de notre blogue chéri en publiant le visuel disfonctionnel de la chose… Mais que faire devant une telle situation? Ignorer? Ne pas sortir de chez soi jusqu’à la fin de l’événement?

Année après année, ce festival, qui avait autrefois des prétentions internationales, nous jette au visage des affiches d’une laideur et d’un amateurisme proportionnellement reliés à son agonie. Pour célébrer l’édition 2005, l’équipe de Serge Losique nous propose fièrement une affiche tout droit sortie du courant expressionniste allemand qui, on le souligne, a connu son heure de gloire tout juste avant la Première Guerre mondiale…

Presque 100 ans de retard stylistique ! Et que dire de cette bonne vieille idée d’utiliser une image de pellicule cinématographique pour illustrer l’événement (non ce n’est pas un archétype, mais bel et bien un cliché !), ne manque qu’une caméra ou une chaise de réalisateur!

Mais, si on analyse un degré plus loin, l’on se rend compte de la valeur symbolique du concept, de son message quasi subconscient : le Festival est une architecture fragile toute de pellicule bâtie, qui, au moindre coup de vent va s’effondrer.

Comparaison, consolation?

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30 commentaires sur «Losique frappe encore !»

  1. 1 Paul-André Urbain

    Mon Dieu que c’est laid et pas un peu. Mais ça l’air que ça a le droit de vivre. Comme un enfant handicapé.

    Faut-tu qu’on sache quissé qui l’a désynié et le crucifier tout de suite ?

    Ou devrions-nous y demander pour quessé faire qu’il a fait une affaire de même et de nous l’expliquer avant qu’il (ou elle) se fasse scraper sa carrière ?

    A t-il (ou t-elle) des enfants, une hypothèque ?

  2. 2 Paul-André Urbain

    Martin !
    Gilbert est plus quétaine que Serge !

  3. 3 Nicolas

    http://www.ffm-montreal.org/pdf/...

    Un must, j’en veux un camion plein.
    HéHé

  4. 4 Paul-André Urbain

    Si je comprends bien, Martin, le contexte (dans ce cas le boss) est pour beaucoup dans l’évaluation d’une œuvre ou d’une chose.

    Peut-être que l’auteur est le nouveau chum ou blonde de sa fille, ramené de Puerto Valarta, d’origine Indiennes et de religion Bouddhiste. C’est lui (elle) qui lui faisait ses traitements de botoxe.

    À moins que Serge ai demandé à Isabella Rossellini de dessiner son affiche de cette année. Isabella est une des rares personnes vivantes à pouvoir l’endurer. Il y a aussi Françoise, la première femme de Gilbert, mais elle n’aurait jamais osé.

    Peut-être que Serge était en maudit après Gilbert parce qu’il lui a volé la commandite d’Air Canada et il s’est défoulé sur le graphiste. Imaginez, sa première job en sortant du Cégep de Rimouski.

    OU c’est Danielle (la deuxième de Gilbert) qui, empruntant l’identité d’une personne réputée et talentueuse (mettons Milène Godin de chez Fluel), a scrapé sa pub.

  5. 5 Poil Brillant

    Quoi, avez-vous de quoi contre la sémiologie? Sémiologie: "Étude des signes graphique, de leurs propriétés et de leurs rapports avec les éléments de l’information qu’ils expriment." …ou "fonctionnement des signes et des symboles susceptibles de fonctionner dans la communication (par le langage, les images)" (édité, src: OQLF)

    Les choix typo, les couleurs et la technique sont tous potentiellement coupables de laideur. Mais a part chez les Grands de ce monde, n’est-ce pas le client qui a le dernier mot parfois? Peut-etre que ca répond au marché. Ou peut-etre qu’ils ont baillonné le directeur artistique et l’ont remplacé par quelqu’un en art visuel, ou pire, un babouin du zoo de Gramby? Ok, je plaisante. Vive l’art.

  6. 6 Paul-André Urbain

    Non, non, non, ça pas été fait en un jour, c’est trop beurré. Ça l’air de la gouache ou de l’acrylique au pinceau. C’est certain que ça fini scanné pour mettre le fond et cleaner toute la pizza, mais ça pas pris une journée. C’est même plein de layers de scan de pizzas. Avec du transparency en masse.

    Scuzez, ça me fascine les affaires laides. J’aime ça imaginer comment ça été fait et par qui, dans quelle circonstance. Il y a toujours une explication. En tous cas, c’est nul en drop shadow.

  7. 7 Paul-André Urbain

    Scusez 2

    En avant et en bas, c’est tu du bran de scie, de la litière ou des muslix ?

  8. 8 Réjean Myette

    Dans le communiqué de presse du 8 juin, émis par le FFM, on peut lire : «L’affiche du Festival des Films du Monde 2005 a été conçue par Audrey Mayer de Rive Sud Typo Service.»

    On voit tout de suite pourquoi, la typo est le point fort de l’affiche. C’est dynamique !

    Il devait y avoir un spécial sur les affiches au mois de juin chez Rive Sud Typo Service, 9,99 $/1 000 affiches – infographie en sus.

  9. 9 Norbert Gergaud

    Je ne sais pas si le plus étonnant est de dire :
    «Il y a quelqu’un quelque part qui a acheté ça.»
    ou
    «Il y a quelqu’un quelque part qui à fait ça.»
    C’est vrai que c’est le client qui a le dernier mot… à moins d’être prêt à manger de la nourriture pour chat… mais est-ce que le client avait devant les yeux de meilleures propositions ?

  10. 10 Sébastien

    Ouais, ouais,…..
    je suis d’accord c’est très moche et surtout ça ne provoque pas grande réaction émotive chez moi. Mais, car il y a un «mais», même deux mais :

    1 – - Au moins la personne qui a fait ça l’assume (j’espère !) et c’est un essai qui en vaut d’autre. Car facile est la critique quand on glandouille, tandis qu’on ferait mieux de mettre la main à la pâte! ! De faire quelquechose, même de très moche, au moins la prochaine fois, on fera sûrement mieux.On dit que c’est moche, qu’on fera sûrement mieux, mais combien de personne qui ont émis des commentaires ont fait des affiches pour des festivals ?? Parce que la faire c’est une job et réussir à ce qu’elle soit acceptée est parfois plus difficile.

    2 – La grande majorité des affiches sont moches actuellement (en tout cas au Québec), pourquoi ? Parce qu’il a des nuls qui décident de ceci ou de cela tandis qu’il ferait mieux de faire leur job et pas le notre. Le festival de Jazz ( pourri aussi !)…bon la typo de celui du FFM 2005 est particulièrement mauvaise, mais bon. Les francofolies (bofbof)…, les affiches de films (90% à foutre aux chiottes), et j’en passe.

    Finalement à force d’être entouré de trucs moches, on en vient à s’habituer et ça donne encore plus d’éclat au belle chose quand on en voit ! (le contraste est Roi!)

    Sur ce, allez au boulôt – beaux parleurs – j’attends de voir l’affiche que vous allez nous faire pour le prochain festival, ce sera tellement mieux !
    a+

  11. 11 Paul-André Urbain

    « Le Chez Nous des Artistes »

    514-255-0117
    6055, rue Beaubien Est,
    Montréal, QC H1M 3M5

  12. 12 Philippe Lamoureux

    C’est bien Paul!
    Tout à fait d’accord.
    Très touchant ton poème sur l’affiche.

  13. 13 Philippe Lamoureux

    Je crois que l’artisant de cet affiche mérite sa part de critique. Je lui souhaite que ce ne soit pas sa meilleure. Cependant il est vrai que la part du client est importante quand vient le temps de choisir le concept. Mais il ne faut pas oublier qu’au départ, breif et direction établie, le concepteur doit présenté un bon concept. Maintenant si le client dicte ce qu’il veut et que le concepteur ne devient que l’exécutant je suis d’accord, là c’est entièrement de la faute au client si c’est moche. Je n’en veut pas au concepteur si ce dernier n’a pas les moyens de laisser passer ce contrat pour payer son loyer, mais pour celui qui peut se le permettre…je crois que tout bon designer ou illustrateur qui se respecte refuserait de faire ce genre de travail.

    Je crois qu’ici on a affaires à une question d’intégrité et du rôle que doit jouer le designer vis-à-vis son client. Concepteur ou exécutant. Consultant en design ou pinceau de service. Je crois que le choix revient à chacun et assumer pleinment sa responsabillité dans les choix que l’on fait.

  14. 14 Nelson Rouleau

    Le mauvais design à toujours existé dans notre monde. Qui blâmer: un mauvais brief, un client dictateur, un designer peu passionné… Combien de fois avons-nous entendu dire qu’un client se pense artisan ou un homme designer parce qu’il connaît Illustrator. Il faut dans ce cas prendre tous une part de la responsabilité en prenant conscience de ce phénomène. Comment le combattre ? Une journée Grafika sur le sujet serait peut-être bon ?

  15. 15 Quelqu'un

    Je suis d’accord avec vous…

    Pour le moment, je ne suis pas encore à l’université, ni même au CÉGEP, mais une graphiste m’a dit un jour (et je n’oublierais jamais cette phrase) : « Le client ne sait pas toujours ce qui est beau. », et elle avait raison.

    Alors, que faire avec ces clients quidictent quoi faire ?
    Les laisser faire ? Leur dire que ce n’est pas eux qui ont les connaissances en design, et risquer ainsi de perdre un contrat ?

  16. 16 Jean-Sébastien Dussault

    Mon cher quelqu’un, je crois que le graphiste qui vous a dit ceci souffre un peu du complexe de Dieu, et n’a probablement pas très bien compris la fonction d’un designer graphique.

    Si les designers commencent à croire qu’on les engagent parcequ’ils savent ce qui est beau, je commence à comprendre les problème de perception que notre profession subit auprès du public et de la clientèle.

    L’exercice de nos fonctions transcende la beauté, qui est très subjective. Notre rôle consiste à s’assurer que le concept, les composantes et la composition de la pièce produite réponde au besoins du mandat.

    Si le client penche vers quelquechose que le designer trouve laid, notre job n’est pas de dire qu’on ne peut l’utiliser "parceque c’est laid". On doit intervenir si on trouve que le choix ne répond pas à l’auditoire visé, qu’il est confus alors qu’on cherche la clareté, qu’il n’aide pas à faire passer le message, etc.

    Ceci dit, je ne dit pas que les goûts du designer ne devrait pas entrer en ligne de compte. Après tout, ça fait partie des raisons pour lesquelle le client nous choisis, mais une confrontation goût pour goùt me semble relever un manque de professionalisme du côté du designer.

  17. 17 Quelqu'un

    Ok…

    Mais je ne suis pas encore designer, ni même graphiste, mais je veux m,en aller dans ce domaine plus tard…

    Merci de tes approfondissements qui me permettent d’en apprendre encore plus sur le métier.

  18. 18 Luce Beaulieu

    En passant, Losique en mange un sale coup ces temps-ci… peut-être le bon moment pour lui assener le coup de grâce:"…et puis en plus, vos affiches, sont assez laittes là!!!"

  19. 19 sim

    Je lance un défi. Pourquoi pas une perfomance parmi tous ceux qui ont donné leur avis sur les affiches du FFM. Proposez votre concept. C’est un jeu, qui pourrait nous mener très loin.

  20. 20 Antoine Nonnom

    Un pitch gratuit ! La bonne idée !

  21. 21 Simon Éthier

    Je me dissocie de ce que vient de dire l’autre «sim» un peu plus haut.

  22. 22 Luce Beaulieu

    Ah, les pitches gratuits appelés concours …ça me rappelle l’université.

  23. 23 Frédéric Galliot

    oh

    my

    god

  24. 24 Luce

    Est-ce vraiment possible?? C’est ENCORE PLUS DISGRACIEUX que toutes les années passées mises ensemble… C’est quoi ce visage de femme mal dessiné avec des cheveux en film? Et cette typo galvaudée…

    On dirait que le "concept" été fait sur le coin de la table ensuite soumis à un infographiste junior qui a été payé 5,60$ de l’heure pour faire la mise en page (je n’ose dire "le design"), avec Serge en arrière qui lui hurlait "Plus grosse l’écriture, bonyenne!!!"

    Bon. Je suis pas fine là.

  25. 25 François-B. Tremblay

    À la limite, les 28 premières affichent étaient moches par manque de goût… maintenant, avec deux années sans financement, on pourrait attribuer ça à un manque de sous. Je ne crois même pas qu’un junior a récolté son gros 5,60$ de l’heure… ça sent le neveu de sous-sol qui bidouille dans Corel…

    Ce qui est triste, c’est l’opportunité raté pour un designer québécois de rayonner sur la scène internationale. Le FFM reste quand même un festival d’une certaine envergure et une belle affiche profiterait autant au FFM qu’à un affichiste sérieux d’ici.

    Heureusement le Festival de Nouveau Cinéma nous sert une affiche qui à du loup (par Diesel): http://www.nouveaucinema.ca/popa...

    L’image du FNC est toujours impeccable. Le thème du loup (une louve, comme les prix, probablement) est ré-actualisé chaques années et reste cohérent et possède son identité propre. En grand groopie j’achète un t-shirt presque chaques années…

  26. 26 Marc Kandalaft

    … rien à dire de plus, c’est désolant. Ca enlève toute crédibilité / sens professionnel.
    Comme Martin le dit : 100 ans de retard.

    Petit mot à propos de la critique.
    Je la pense nécessaire, qu’elle soit positive ou négative. C’est indispensable de pouvoir en émettre et de pouvoir en recevoir.
    C’est ce qui éveille la conscience, confronte les opinions, créé le débat, forme l’esprit, construit la confiance… c’est ce qui fait avancer !
    Maintenant, j’estime aussi qu’on doit savoir s’exprimer avec diplomatie et respect. Une critique négative peut-être dite de façon positive / constructive et non péjorative.

  27. 27 Jean-Sébastien Dussault

    "ça sent le neveu de sous-sol qui bidouille dans Corel."

    Tut tut tut. J’connais des sous-sols pis des Corelleux qui gagnent des prix, pis quelque chose me dit qu’il y en a sûrement qui sont le neveux de quelqu’un.

    Le lien donne sur une version un peu trop petite pour mon set-up, mais ce qui me dérange à première vue, c’est qu’elle est trop chargée. Le visage manque de définition (j’vois pas son nez), mais, contrairement à Luce, je ne trouve pas l’illustration laide. Peut-être qu’une fois que je la verrai en pleine grandeur je partirai à courir en pleurant, mais d’ici elle me va. Bien que normalement qu’avoir des pellicules dans les cheveux soit mal vues, j’aime quand même le concept. Ça pousse l’idée qu’il s’agit d’un festival pour les amateurs. La couleurs des cheveux me dit qu’il y a une selection pour tous les goûts, du plus normal (brun) au plus flyé (rouge-bleu).

    La typo pour "Montréal" puis "des films"… hmm bon. On dirait qu’un moment de faiblesse a frappé la personne qui écrivait. Une petite nitro, peut-être?

  28. 28 Jean-Sébastien Dussault

    Petite précision: par "festival pour amateur", j’évoque le côté "afficcionado" d’amateur et non celui de "keep your day job".

  29. 29 François-B. Tremblay

    "ça sent le neveu de sous-sol qui bidouille dans Corel."

    Tu as raison Jean-Sébastien, il y a de bons corelleux de sous-sol, je faisais juste une image allégorique de l’amateur (dans le sens de «keep your day job» au rayon des BBQ chez Woolco…).

  30. 30 Jean-Sébastien Dussault

    j’sais bien.

    Ceci dit, si je ne me trompe pas, les bureau de Buzz (logo TQS) sont dans un sous-sol.

    Il y a peut-être vrai là dedans après tout. :P

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