Québec solidaire
40 commentaires Publié par annie 6 février 2006 dans Identité visuelle / Logo. [Lu 2 059 fois]Ce weekend dernier se tenait le premier congrès du nouveau parti politique souverainiste de gauche : Québec solidaire. Fusion entre l’Option citoyenne et l’UFP, ce nouveau parti connait l’importance d’avoir une image forte et pertinente pour véhiculer son message.
Durant le weekend, des propositions de «logos» ont été présentées à ses membres. Le ou les concepteurs furent madatés, bien avant le congrès, de développer des symboles et une palette de couleurs représentants la formation politique, mais le nom ne fut que choisi durant le weekend. Heureusement, grâce à la grande sagesse des membres, le parti a décidé de ne pas adopter immédiatement l’une de ces propositions, car certains militants trouvaient qu’ils «penchaient trop vers la droite».
Est-il étrange de travailler un logo sans en connaître le nom, même si on est conscient de l’intention ou était-ce trop tôt? Est-ce travailler à l’envers ou au contraire, aurait-on pu assister à un chef-d’œuvre? Et vous, comment travaillez-vous? Voulez-vous tout connaître avant de commencer un projet ou laissez-vous aller votre imagination?





En fait, on peut très bien tout connaître et (quel luxe !) faire aller notre imagination.
Je me risque à une hypothèse: «devant un brief abstrait, on répond abstraitement».
En d’autres mots, nous ne pouvons nous permettre de dire par un logo quelque chose qui ne représente pas l’organisation à laquelle il fait référence. Le logo (synthèse visuelle de l’identité) dit beaucoup moins que le brief, que le plan d’affaires, que la mission d’une organisation. Et c’est normal, il s’agit d’une synthèse. Alors quand le brief est flou et abstrait, le logo ne peut être qu’encore plus abstrait.
Et ça ne fait pas nécessairement de mauvaises identités, si nous parlons justement de logos de partis. Je pense aux quelques logos de partis politiques que nous voyons couramment. Ils disent peu, très peu, dans tous les cas, on est dans le vague au Canada. Sauf sur un aspect: la couleur. Et, si je puis me permettre, le Canada vit une dichotomie entre le bleu conservateur et le rouge libéral (les autres couleurs sont réservées aux «autres partis», pour les 3/4 de la population). Au Québec, y’a le bleu nationaliste et le rouge fédéraliste, encore une fois, pour les 3/4 de la population. [Et tout le monde veut savoir si le rouge-et-bleu adéquiste est plus rouge ou plus bleu.] S’aventurer ailleurs, c’est être d’un parti marginal. Dans l’inconscient (et le conscient) collectif, la couleur dit tout.
Le parti Québec Solidaire attirerait-il plus de Québécois (souverainistes) en utilisant le bleu comme couleur principale? Risquerait-il d’être confondu avec le Parti Québécois? Cette confusion ne profiterait-elle pas à Québec Solidaire?
La palette verte et violette utilisée sur leur site est certainement originale, mais saurait-elle réellement séduire l’électorat «mainstream»? Ou n’est-ce qu’une palette marginale pour un parti marginal?
Un groupe d’étudiants de Nuremberg a décidé de lancer un parti: le Parti de la typographie libre http://www.freie-typografische-p... Pas d’hésitation de leur côté.
Cette histoire de logo et de nouveau parti bicéphale m’a aussi fortement intrigué. Devant le flou et le vaste projet que les braves gens de Québec solidaire nous proposent. Je vous soumets ici ma proposition de logo.
cestmartin.com/quebecsoli…
Un blob de dégradés! Oui, car un blob c’est multiforme, pas de hiérarchie (ah la méchante), la base, le peuple quoi, pas de vraies positions (mieux vaut le confort de la revendication).
Les dégradés, ça rejoint tout le monde. Rose pour les féministes, vert pour les écologistes, bleu pour la nationalistes… et un peu de fuchsia pour les hommes pas si roses, mais pas vraiment bleus. Tout le monde y trouve son compte, je vous le jure. J’ai même ajouté un «coin rouge de la révolution» (référence à El Lisitsky) pour représenter les lambeaux de communismes – et pour les quelques fédéralistes hésitants. Le point gris c’est pour les aînés et le jaune pour les jeunes (l’énergie du jaune, faut vous faire un dessin?)
La forme coule lentement vers la gauche, comme vous l’avez sûrement remarqué de vos yeux aiguisés.
Pour ce qui est de la typo, j’ai utilisé des fontes gratuites – pour communiquer un message altercommerciale. Une sans-sérif parce que c’est moderne et une scripte parce que l’on s’adresse au bon peuple.
Z’auriez pas un bout de ceinture fléchée en quelque part et une plume d’aigle pour montrer que le parti est aussi pro-autochtones.
Qu’en dites-vous? LOL
Bon, j’ai assez rigolé ce soir. M’en vais dormir. Bons cauchemars!
Ouch martin! Quel cynisme!!
Cynique oui, mais pissant. Ça faisait longtemps que du design ne m’avait pas fait rire comme ça…
Savez-vous si il y avait une agence ou un studio derrière Québec Solidaire ?
Martin, je me roule à terre. Mille fois bravo. As-tu pensé à leur envoyer pour vrai? Je rirais encore plus qu’ils l’acceptent.
Je viens de tomber sur ce logo par hasard: ton inspiration, Martin? ;)
en.wikipedia.org/wiki/Ima…
Jean-François, je comprends le sentiment d’indignation possible devant mon commentaire et ma proposition farfelue de logo. Mais la caricature a aussi sa place dans le discours politique, n’est-ce pas?
Oui, bien sûr, leurs positions sont défendables. Mais ce sont des revendications qui contiennent une bonne dose d’utopie – il en faut, j’en conviens, mais a ce point..? Et croyons-nous voir cet ensemble de discours bien pensants prendre un jour le pouvoir? Élire plus que quelques députés? Plus que l’ADQ? Non, je pense que nous en convenons. Donc, nous avons bien affaire à un groupe de revendication qui choisit la voie officielle de la politique pour se faire entendre. Louable et parfaitement juste, mais tout de même un costume.
Oui, il y a un réel besoin de discours de gauche sur la scène politique actuelle, ne serait-ce que pour varier notre menu médiatique et nous épargner une totale et froide désillusion.
Mais lorsque l’on me parle d’un amalgame écologiste, de gauche, féministe, contre la mondialisation et la pauvreté… je me dis quel menu!
De grands discours pleins de belles intentions, ça, c’est certain. Mais des plans réalistes pour faire avancer la société – système complexe s’il en est un – j’en doute fort. Et la société n’avance qu’à petits pas… si on la force à sauter en avant elle reculera plus tard – mai 68 n’a-t’il pas produit une classe de petits bourgeois qui contrôle maintenant l’économisme actuel?
L’existence de ce parti n’est provoquée que par l’absence de vote proportionnel dans notre système. Impossible, donc, de faire de vraies coalitions où certains partis ayant des agendas précis (les Verts par exemple) pourraient influencer une plus grande structure.
Je préfère de loin le pragmatisme du centre où l’on analyse et prends des décisions en fonction de la réalité, de ce qui est probable (à court et à moyen terme) et finançable. Oui, tout en tenant compte du bien du plus grand nombre et en prenant aussi peu de ressources pour le faire qu’il est possible. La société civile faisant sont rôle de pression pour influencer les décisions.
Pour en revenir au problème graphique. Ce qui posera probablement un ennui à cette image de marque et à ce marketing d’idées que devra faire Québec Solidaire est le flou et la variété des idéaux qui entoure leurs discours. N’est-ce pas le lot de toute communication de masse de devoir passer par un entonnoir de simplification? Faire face aux brefs temps d’antenne et à l’attention fugace des spectateurs/citoyens/consommateurs/électeurs? Ma théorie est que l’éventuel logo sera, soit très douteux, graphiquement (mais les électeurs s’en fichent complètement… vous connaissez les logos des partis actuels vous?) ou très générique pour être aussi aisément digestible par les votants du parti.
Le logo que relève Simon plus haut – non je ne me suis inspiré de rien dans mon délire insomniaque d’hier – a le mérite d’évoquer un regroupement où l’entraide est au centre des valeurs. Une notion visuelle principale donc, pas 12.
Je seconde JF!
Je vois pas le parti comme de l’utopie Martin!
C’est comme si tu veux 5000 pour une identité, tu demandes 6000 ou 7000, pas 5000.
(pour ce qui est de la discussion politique, allons dans une discussion y étant rattaché: http://www.tangente.org/nouvelle...
Personellement j’ai pas ris avec ton logo Martin, c’est beaucoup trop cynique pour moi pour envers les causes essentielles et crutiales que ce parti propose de faire avancer.
Moi je ne connais pas ce parti, et m’en fous presque.
Je ne vois pas pourquoi carricaturer un éventuel futur mauvais logo pour ce joli parti serait moins recevable que de se moquer de feu Jean-Paul II ou de railler Céline Dion. Je trouve ces commentaires à côtés de la plaque.
Ce dont se moque Martin (ça n’engage que moi) c’est comment arriver à un bon logo avec un aussi mauvais brief. C’est comme devoir faire une publicité pour un produit nouveau, pas cher, biodégradable qui va dans l’eau et qui fait maigrir les hommes poilus.
«Finalement, la lumière me frappe : les idées nouvelles sont effectivement inutiles, voire nocives. Cessons de croire qu’elles ont droit à une image graphique élaborée.»
Je ne pense pas que quiconque ai écrit une telle chose, et pour les «idées nouvelles» … j’aime bien les idées aussi mais j’aimerais mieux des solutions applicables dans la réalité de notre contexte social local et mondial.
Tout ce que nous soulevons est qu’un discours politique, un parti ou… toute forme d’entreprise doit communiquer une l’identité visuelle forte, mais simple, intelligible et aisément mémorisable. Le discours, par contre, à le pourvoir de plus de nuances et significations.
Le brief? Nous rêvons toutes tous de le lire. Y a t’il eu un appel d’offres ou est-ce une démarche faite à l’interne? Mais, de toute évidence, il ne doit pas être bien différent que les missions et discours combinés de l’UFP et d’Option citoyenne. Non?
Il y a une nuance à faire entre complexe et compliqué…
Parallèlement à tout ça, nous savons tous qu’il est déjà difficile de faire accepter une identité par un comité (et encore plus dificile par un conseil d’administration entier), alors imaginez par tout un congrès.
C’est peut-être le vrai problème de Québec Solidaire: cette illusion que tout le monde peut décider, tout le monde aller toujours dans le même sens, tout le monde, au fond, penser de la même manière. C’est irréaliste à la base, et témoigne d’une forte tendance à prendre ses désirs pour des réalités. Alors, même si je partage plusieurs vues de ce sympathique parti, je crois qu’il ne représente pas plus que la meilleure chance de Charest de se traîner une nouvelle fois au pouvoir. Et c’est triste.
Ce qui est triste, c’est de ne pas y croire.
Tant qu’on ne verra pas un résultat concret et réaliste de l’action du parti (ne serait-ce que par un programme articulé et détaillé sur le plan budgétaire), justement, ça relève de la croyance.
Quand (si jamais) ce parti a une influence vérifiable sur les politiques, et, par extension, la vie des gens en général (non-croyants), on pourra alors sortir de la croyance et de la spéculation.
On semble confondre nos opinions politiques et graphiques à qui mieux mieux ici.
Personnellement je vois pas le rapport. On se fera pas d’illusions sur le futur logo (mauve et vert!), un parti politique nord-américain, même à gauche du centre, est parfaitement incapable du moindre raffinement graphique, même en mandatant une grosse agence de publicité qui en ont vus d’autres. En plus ils veulent faire les choses en comité. Martin peut ben sembler cynique, il a sûrement déjà fait ça, présenter du design à une table de plus que 5 personnes… du joyeux sport, ça!
Et je crois sincèrement qu’il est impossible que ce futur logo soit le moindrement regardable, peu importe mes convictions. Je suis prêt à ravaler mes paroles, mais… soyons réalisses, câlisse : le NPD a quand même choisi le… orange et vert lime! Yummy!
Les idées politiques de ce nouveau parti ne font pas partie du "scope" de cette discussion. Et quel que soit la couleur de ce futur – horrible – logo, n’oublions pas celui du Bloc, qui est le même logo que la Banque de Montréal, mais avec un angle (coïncidence?) ou celui «fleur bleue, euh, feuille rouge» du parti conservateur… et souvenez-vous du beautiful logo du défunt Canadian Alliance Party! en politique, au moins, on ne peut pas se fier au logo pour faire ses choix : ils sont tous aussi mauvais les unes que les autres. (les logos, pas les choix!)
Pourquoi ne pas organiser un concours pour le logo du parti ?
Je n’ai parcouru que très rapidement cette page, mais je peux répondre au dernier commentaire de Marc: c’est exactement ce que le parti a choisi de faire lors du congrès (après que les gens aient manifesté leur «tiédeur» face aux logos proposés…)
Un concours? Sérieusement, c’est le pire des procédés pour produire du bon graphisme ou une bonne stratégie de branding.
_ Les participants seront-ils rémunérés pour le temps investi dans ce projet?
_ La proposition gagnante bénéficiera t’elle d’une juste compensation financière?
_ Les professionnels qualifiés pour ce type de projet ont-ils été consultés?
_ Quelles sont les règles du concours? Qui a été invité à participer? (rien à ce sujet sur le site du parti)
_ Quelle est la position de la SDGQ sur les concours?
Permettez-moi de vous référer à deux articles qui vous permettront de réfléchir sur la pertinence de cette démarche – malheureusement en anglais:
Sur NO-SPEC: http://www.no-spec.com/?page_id=...
et sur le site de la GDC: http://www.gdc.net/for_business/...
Un parti qui se veut la voix de la justice sociale commence bien mal en ayant recours à ce type de processus.
Il faudrait poser ces questions à la direction du parti — je ne suis pas au courant…
Sur la pertinence de procéder par concours: l’idée était en quelque sorte de répéter pour l’identité graphique la démarche qui a été faite pour choisir le nom du parti.
Je crois que ça se défend tout à fait. Et c’est un processus qui a recueilli l’approbation d’une très vaste majorité (unanimité?) des membres lors du Congrès.
Je suis d’accord avec Martin pour le concours! C’est vraiment mauvais comme idée, où est rendu le procédé de création, d’évolution, de travail d’équipe et de réflexion quand on fait appel à un concours de logo? Ouch!
Bonjour,
Je suis le webmestre du site Internet de Québec solidaire. J’ai lu ce fil de discussion avec intérêt.
La création de la signature visuelle de Québec solidaire passera par un processus qui inclut un concours. Je vous invite à prendre conscience des détails du concours à:
http://www.quebecsolidaire.net/l...
Le concours est ouvert à tout le monde, vous êtes donc libres d’y participer!
Cordialement,
Serge-Étienne
Je cite justement le site web :
«Il n’y a pas de rémunération pour ce travail, pas plus que pour toute autre implication militante au sein de Québec solidaire; webmestres, rédacteurs, graphistes, programmeurs s’impliquent tous de façon bénévole. De plus, puisqu’il s’agit d’un concours réalisé à la demande de l’assemblée de fondation, nous le considérons comme une activité militante. Cela ne présume toutefois pas qu’il n’y aura jamais de rémunération pour du travail professionnel à l’avenir.»
En gros, on explique qu’il n’y aura pas de rémunération, mais que, peut-être, éventuellement, dans l’avenir, il se pourrait qu’on vous refile un autre contrat payant. Une petite brochure avec le programme du parti…
Si Québec Solidaire recherche un militant prêt à donner de son temps bénévolement (ce qui est compréhensible), qu’ils affichent une ouverture de poste pour un designer. Ils pourront lui faire faire n’importe quoi, incluant le logo.
Mais se croiser les bras en attendant que 500 propositions gratuites tombent du ciel, c’est malsain.
Est-ce qu’on organise un concours pour des bénévoles à la coordination ? Chacun ayant à monter un calendrier de campagne ? Bien sûr que non. La personne choisie entrera dans l’équipe et fera son travail après sa sélection.
Qu’on arrête de nous prendre pour des passionnés sans tête qui sont prêts à tout pour créer.
«Donnez-moi la chance de faire des projets. N’importe quoi ! Je veux m’exprimer, j’aime tellement ça.»
Je sens qu’on va avoir droit à une mouture de designers étudiants («ça me fera une première vraie pièce de portfolio !») ou d’artistes engagés uqamiens, poilus et bruns.
Pas vraiment la meilleure façon d’avoir une identité solide…
J’ai envoyé un courriel à Québec Solidaire, les mettant au courrant de la situation actuelle.
Je vous tiendrai au courrant des développements !
Profitons de cette tribune qu’est OpO pour lancé pour une fois une action collective de la part des designers graphique pour boycotter ce genre de pratique. Pour un partie qui ce veut gauchiste c’est encore plus ridicule. si la SDGQ veut enfin faire quelque chose de constructif c’est le moment. Comme Martin l’a dit s’il veulent offrir un mandat non rémunéré qu’il le fasse, je n’ai aucun problème avec ça. Je suis même intéressé au contrat, mais lancé des idées en l’air pour piger celui qu’il préfère NO WAY. Le design est avant tout un travail réflexif qui demande temps et rigueur.
Entre temps, la SDGQ m’a déjà répondu (puisque je les avais mis en copie conforme) :
«Nous vous remercions d’avoir porté à notre attention le concours de Québec
Solidaire. Nous avons transmis ce message au Conseil d’administration de la
SDGQ qui réagira certainement à ce type de concours que la SDGQ dénonce dans tous les cas. Nous vous tiendrons informé.
Anne Villeneuve
Directrice
SDGQ»
On dira ce qu’on voudra, ils ont quand même réagit assez rapidement. Je suis optimiste sur la suite !
Oui, excellente réaction! Je ne connais pas leurs procédés dans ces temps-là? La réponse "active" véritable envers celui qui offre le concours, est-ce normalement rapide?
Encore pessimiste mon Paul, fait attention c’est mauvais pour la santé!
Essaie de voir la réaction de la SDGQ d’un bon côté, et dit moi ce que tu en penses dans cette perspective! Quel serait tes espoirs d’action de leur part? Allez, tu es capable!! :)
Lettre à André Béanger, responsables des comms à QS:
Bonsoir M. Bélanger
Je me présente: mon nom est Luce Beaulieu et je suis designer graphique depuis plus de 10 ans, ayant gradué à l’UQAM en design graphique. J’aimerais vous faire savoir que la communauté du design graphique québécoise est plutôt outrée par le concours non rémunéré que Québec Solidaire a lancé le 20 mars. Vous pouvez lire ce que j’en pense personnellement sur mon blogue: blog.articlestudio.ca/
ainsi que sur le blogue de la SDGQ (la Société des designers graphiques du Québec): oeilpouroeil.ca/dotclear/…
Je pense qu’il aurait pu y avoir mille et une façon de faire faire un logo en collaboration avec un(e) designer: tout d’abord, le concours (si on observe cette façon de faire) aurait pu être sur la personne avec qui Québec Solidaire désire travailler: une personne qui serait aussi progressiste que bon(ne) designer. Ils auraient pu choisir 5 "finalistes" basés sur leur désir de participer à un projet pour le Québec, et cette personne aurait même pu faire partie du comité de direction. Pourquoi les designers ne feraient pas partie du processus décisionnel? Pourquoi sont-ils extérieurs, non payés et en plus: consultés seulement en bout de ligne?
La façon la plus respectueuse de faire la chose aurait été de faire un appel d’offre de portfolios, et de demander aux graphistes d’écrire un court texte sur leur compréhension du processus démocratique, etc et ensuite de choisir une PERSONNE (et non pas un logo…) qui aurait pu être à la tête du comité de l’image et des communications visuelles du parti à long terme. C’est aussi ça, le développement durable et l’avenir viable.
J’espère, M. Bélanger, que vous verrez dans ce courriel une critique constructive et que vous verrez à demander au CCN de retirer la circulation de ce concours qui n’est rien moins que rétrograde. Je suis de votre côté, étant sur le CD de Projet Montréal et faisant partie du processus décisionnel de ce parti ami de QS, et étant également graphiste de métier, écologiste de coeur et féministe de confession.
Si vous croyez réellement en votre mission belle et progressiste pour un Québec meilleur, commencez en réparant cette façon de faire scandaleuse
Solidairement,
*L*
Je crois que je viens de réaliser POURQUOI je suis d’accord avec cette montée de lait. La raison profonde, à la base de ma frustration, je veux dire…
Ce concours me fait penser aux pitchs.
Oublions le concours Grafika ou autres concours du genre, il n’Est pas ce dont je parle, au moins les projets de ceux-là ont été réalisés dans des contextes de création normaux avec processus normaux, ou du moins, je l’espère pour les créateurs.
Mais les pitchs, ah les pitchs. Nous prendre pour une bande de caves, mettre au travail des dizaines de créatif comme si nous étions des boulimiques du design.
Et encore là! Au minimum, les pitchs exigent le début du travail, l’idée de départ, pour qu’ensuite (souvent entoutcas…) celui choisi le dévelloppe en collaboration avec le client.
Ce concours, c’est comme un pitch où le projet doit être réalisé à 95%. C’est ignoble. Mangez chers designers, mangez cette magnifique chance que je vous offre, et vomissez le moi de la façon la plus jolie possible!
Paul, tu mélange ce que je dis! Je parle de ce genre de CONCOURS et des PITCHS.
Mélange pas tout, svp.
On continue "normalement", c’est à dire comme un mouton, en essayant de pas trop faire de vagues? en acceptant ce que les clients disent et en disant "oui m’sieur"?
Non, pas moi.
Paul, je te demanderais de ne pas régler de compte personnel sur ce site svp.
lol
Paul, vraiment, grow up. Je ne te traitais pas de mouton. Je parlais en général. Il n’y a que toi qui règle des comptes par voie de blogues.
Je considère avoir atteint un résumé assez respectable pour pouvoir dire mon opinion sur n’importe quelle plateforme publique et ce, sans avoir atteint l’âge honorable de quarante et quelque. Il n’y a que les gens insécures pour dire aux autres "ma tite fille, lorsque t’aura mon âge…" bla bla bla.
Yen a marre à la fin!
J’abonde en son sens quand Paul dit qu’effectivement les années de pratiques et d’expériences nous portes vers des règlements pacifiques et stratégique par le fait même.
Quelque soit la tendance qui se démarque dans les propos, je m’aperçois que la prise de conscience ne fait pas beaucoup d’émules…
Pourquoi ?
parce que chacun cherche à préserver son univers personnel en essayant de se poser le moins de question possible sur l’autre versant?
parce que nous sommes partie intégrante d’une majorité molle où seule ceux qui parleront le plus fort pourront obtenir la possibilité de prendre le pouvoir et l’imposer par un « non » catégorique. Le client en sera-t-il gagnant ? Le jeux des poignets est-il nécessaire ?
Autant d’interrogation que j’ai .
Je crois que en dehors du fait que ce blog est " prise de tête" il est son symbole de l’autruiste que le designer laisse présager.
Nous les spécialistes de l’image, n’est-il pas le temps de la raffiner « la notre, notre image » positivement et solidairement ?
Qu’en penser de plus ? J’avoue etre un peu paumé sur ce sujet … (après 12 ans de pratique)
Peut-etre que de nouveaux arriveront à me prouver le contraire … mais le client doit être servi dans un climat de partage, d’égalitée et de confiance mutuelle. Le succès d’une entreprise ne repose pas sur son identitée visuelle après tout !
Paix et meilleure développement quoi!
Martin,
Je crois que tu saisi mal ma pensée. Je me réexpliques.
Dans les méthodes de négociation on peut opposer la confrontation, "adversariales" , aux techniques de consensus.
Le contrat, dans la tradition de "common law" est le résultant d’une négociation (bargain) ou chacun fait des concessions, pour aboutir à l’accord. La rencontre des volontés, traduit plus une convergence vers une position consensuelle. Les techniques usuelles de négociation reflète ces différences.
Il est clair que le désavantage d’une négociation musclée soulignant les intérêts adverses est particulièrement marqué lorsqu’il s’agit d’une relation contractuelle qui va s’étaler sur des principes non mesurables comme le design.
Les traditions culturelles de négociation, souvent inconscientes, sont particulièrement importantes à comprendre non seulement pour mener à bien les négociations, mais aussi pour parvenir à un accord dont une bonne entente entre les parties peuvent être prévues.
J’ose croire que tu saisi ma pensée.
Bien sûr, bien sûr.
De toute évidence, «nous les spécialistes de l’image» ne sommes pas tous spécialistes de la syntaxe et de l’orthographe…
Très pure laine ton commentaire Maxime… la peur ultime du québécois est le conflit… plutôt s’écraser dans son trou que d’argumenter (ou apprendre à argumenter) ou se battre. Même pas de désir d’aider les gens à bénéficier d’un design de meilleure qualité… «Mon logo plus gros» «Tout de suite Votre Majesté ».
Le but n’est pas uniquement de préserver son bien que de promouvoir des situations gagnant/gagnant entre clients et designers.
Mieux vaut une bonne bataille perdue qu’une paix de couards!
J’abonde en son sens quand Paul dit qu’effectivement les années de pratiques et d’expériences nous portes vers des règlements pacifiques et stratégique par le fait même.
Quelque soit la tendance qui se démarque dans les propos, je m’aperçois que la prise de conscience ne fait pas beaucoup d’émules…
Pourquoi ?
parce que chacun cherche à préserver son univers personnel en essayant de se poser le moins de question possible sur l’autre versant?
parce que nous sommes partie intégrante d’une majorité molle où seule ceux qui parleront le plus fort pourront obtenir la possibilité de prendre le pouvoir et l’imposer par un « non » catégorique. Le client en sera-t-il gagnant ? Le jeux des poignets est-il nécessaire ?
Autant d’interrogation que j’ai .
Je crois que en dehors du fait que ce blog est " prise de tête" il est son symbole de l’autruiste que le designer laisse présager.
Nous les spécialistes de l’image, n’est-il pas le temps de la raffiner « la notre, notre image » positivement et solidairement ?
Qu’en penser de plus ? J’avoue etre un peu paumé sur ce sujet … (après 12 ans de pratique)
Peut-etre que de nouveaux arriveront à me prouver le contraire … mais le client doit être servi dans un climat de partage, d’égalitée et de confiance mutuelle. Le succès d’une entreprise ne repose pas sur son identitée visuelle après tout !
Paix et meilleure développement quoi!