Laval, le mois passé. J’arrive chez Stéphane sans prévenir. Entre par la porte de côté et descends direct dans son bureau. Il y avait sur sa table tout un kit, pochette, entête, carte de visite, dépliant, etc…
—R’garde Paul, mononcle Gaston vient de finir d’imprimer ça, c’est moé qui l’ai tout desynié, aimes-tu ça ?
— Cimetière de Trois-Rivières, es-tu malade ? C’est une copie du logo de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal, je le connais !
— Ben non, c’est pas pareil, de toute façon personne va s’en apercevoir.
— Moi je le sais et je connais la fille qui a dessiné l’original; c’est de la grosse pointure!
— Stoule-moi pas, c’est toute.
— T’aurais pu copier un de mes logos au moins (j’étais jaloux), ou un logo venant d’un autre pays comme tout le monde fait, mais pas celui-là !
— R’garde Paul, ça marche écoeurant ce logo-là avec le cimetière, le T, le R, la croix et le ciel, les morts montent au ciel !
— C’est ben vrai… Il manque juste un croissant de lune.
— Y va rien m’arriver… quessé qui pourrait m’arriver si tu me stoules Paul ?
— Écoute, la fille, c’est pire que Denise Bombardier. T’es fait. Elle pourrait t’arracher la moitié du visage, te faire casser les deux jambes, ton bungalow va exploser…Je voulais lui faire peur, la fille est ben fine…Tu pourrais te faire poursuivre baptême !

Là, Nathalie, sa blonde, est arrivée et on a changé de sujet parce qu’il ne faut pas la stresser, elle a fait une fausse-couche le mois d’avant et elle a ben de la misère avec ça.

Que va-t-il arriver à Stéphane? Faut-il le stouler et auprès de qui ?

Qu’est-ce que la fille va faire : le poursuivre ou faire exploser son bungalow ?

Si les deux clients avaient été des Microsoffe ou des Élyse Wathier, le problème aurait-il été plus grave ?

Stéphane est membre de la SDGQ, va-t-il recevoir de l’aide en cas de poursuite ?

Quelle est la responsabilité du mononcle Gaston parce que c’est lui qui a donné le projet à Stéphane et qui a facturé le cimetière?

L’hôpital pourrait-elle poursuivre le cimetière ?

Le moral de Nathalie sera t-il affecté?


29 commentaires sur «Inspiration, interprétation, copie, plagiat ?»

  1. 1 Philippe Lamarre

    Pour faire écho à Jean-François, je vous avoue que je me demande aussi si ce genre de discussion a sa place sur ce site. Cependant, après avoir mis le billet hors ligne, j’ai reçu un courriel m’accusant de censure! Ha, les joies du travail bénévole. Je remets le billet en ligne en espérant que nous nous en tiendrons aux idées et éviterons les jugements personnels. J’ai toutefois retiré la petite gue-guerre entre messieurs Urbain et ce cher Stéphane, il s’agissait de propos d’ordre personnel qui n’étaient pas pertinents à la bonne poursuite de la discussion. Pour revenir à la discussion, personnellement, je trouve ce genre de plagiat inacceptable et nous devons le dénoncer. On travaille tellement fort à créer des images qui sont uniques et originales et que quelqu’un prenne la voie facile est un manque de respect flagrant pour les efforts investis dans la création du logo original. J’espère que l’Hôpital Sacré-Coeur poursuivra l’auteur, le copieur dis-je, du logo.

  2. 2 Richard

    Difficile question. Je suis d’accord avec tous les points ci-haut. Ma premiere idee, je dirais au mec de garder ce qu’il a d’original du logo (le T et le R ici) et de partir de ca pour faire d’autre chose.

    BRAVO pour le blog et les articles sont TRES COOL.

  3. 3 Paul-André Urbain

    Salut, c’est Janette Bertrand… Ben non, c’t’une farce !
    N’empêche qu’elle serait très flattée d’avoir été copiée sur un site de blogs aussi sérieux.
    Elle avait des grosses cotes d’écoute, elle.

    Merci pour la réhabilitation forcée. Mon prochain sujet sera le rejet, la censure et les jugements de valeur. Ça fesse.

    Pour en revenir au présent sujet :

    Avez-vous remarquez dans ce texte t’introduction si sot (qui m’a pris 5 jours à gossé), je parle d’influence étrangère… « ou un logo venant d’un autre pays comme tout le monde fait,»
    Hummm… Qui sont ces purs (avec au moins 2 ans d’expérience) qui ne se sont pas influencé dans des beaux magazines Graphis. Après le briefing, se pitchent dans la pile de livres avant de commencer à créer ? J’me documente…

    Avez-vous remarquez que je suis jaloux de ne pas avoir été copié. Ma chumme a toujours fait des meilleurs logos que moi. Se faire copier, c’est aussi une forme d’hommage… Avez-vous hâte de savoir de quessé que ma chumme en pense, sera-t-elle honorée ou victime ?

    Avez-vous remarquez que Stéphane est un bon vendeur, que son logo fait la job en masse peut-être même mieux que l’original ?

    Avez-vous remarquez que les 2 clients, le cimetière et l’hôpital, ne sont pas des entreprises commerciales avec des marques de commerces qui se disputent des parts de marché? Faut-il vraiment qu’ils perdent du temps avec des poursuites coûteuses ? Je ne pense pas que les locataires du cimetière se plaignent.

    Avez-vous remarquez que mononcle Gaston, c’est comme l’agence. Pour ceux qui connaissent les agences, qu’elle est le niveau d’importance de ce sujet ?

    Avez-vous remarquez que je questionne l’ordre professionnel, la SDGQ, sur l’aide à ses membres dans des cas comme celui-ci?

    Le contexte familial, on en parle pas, ça pas rapport. Ben non, comme si c’était pas rattaché.
    Ça, Janette n’aimerait pas ça.

    Bon, là mes sujets sont tu assez ben présentés ?

    P.S. Pauvre Stéphane, il s’était décidé à écrire un commentaire pour la première fois et on l’a retiré, yétait pas rap. J’espère qu’il va continuer d’intervenir, on ne se parle plus, y boude. Et, s’il vous plait, cessez d’écrire « cher Stéphane » ou de le mettre entre guillemet sinon je poursuis les auteurs pour condescendance.

    P.S. Il est écrit sur ce site que les textes sont la propriété de leurs auteurs. Donc, nous en sommes responsables. Il faudrait donc cesser de les modifier.

  4. 4 Mathieu Blache

    Moi j’adore Stéphane et sa gang de Trois-Rivières avec à sa tête «Mo» oncle Gaston.

    Puissant, intimidant et brutaux dans leurs concepts graphiques, il livre une vrai guerre de motard et coupe l’inspiration et «les ailes d’anges» des designers graphiques un peu trop névrosés par leur petite clique et organisation.

    Après tout ce sont des investisseurs importants auprès du cimetière de Trois-Rivière, malgré que parfois un bon «sleeping bag» peu faire l’affaire.

    Business Rules.

  5. 5 Mathieu Blache

    Je vois déjà la Cadillac noire avec le «crest» airbrushé de Stephane sur son «hood» et le cortège de moto de la mort.

    Et évidemment la fameuse une du «Allo Police» que «Mo» oncle Gaston imprime, mettant en valeur le merveilleux travail de son neveu.

    Biker Rules!

  6. 6 Alex emetique

    ton post est vraiment très interessant, par contre… je ne suis pas sure que ton ami Stéphane serait très content de savoir qu’il traite sa cliente de Denise Bombardier… et j’espère pour toi que le cimetière de Trois-Rivière ne fait pas de recherche sur le propre nom, parce que là….

    Au passage, j’aime beaucoup Denise, et j’aimerai l’avoir comme mère…

    ma mère va être super contente de lire ça, mouah

  7. 7 Paul-André Urbain

    Hey !, mes sujets de discussion eux autres ?

    Ça vous tente-tu de laisser faire les montés de lait ? Slaquez un peu pour l’amour du bon Dieu. Me semble qu’il y a assez de questions lancées. Ni Jeanette ni Denise seraient contentes de lire des affaires de même.

  8. 8 Simon Éthier

    J’assume que Stéphane avait déjà vu le logo de l’hôpital.

    Stéphane devrait avoir honte, un point c’est tout. Quand on a une idée qui s’approche de quelque chose de déjà vu, on continue de travailler. Le ciel est-il obligé d’être carré? La proportion croix/ciel ont-elles besoin d’être identiques? Les avenues pour se distancer de l’inspiration sont multiples et évidentes. C’est la quantité de travail effectuée entre l’inspiration et le logo fini qui trace la ligne entre l’inspiration et le plagiat (pourquoi pas ouvrir un magasine pour s’inspirer; il ne s’agit pas là que d’une étape de la démarche, par contre.

    Paul (dans l’anecdote) a eu bien raison de s’énerver. Si Stéphane n’a pas la clairvoyance lui permettant de voir que son travail est éthiquement inadmissible, les gens dans son entourage devraient lui faire réaliser. Le plagiat est partout, en est-il plus acceptable? Non, mais il est plus accepté. Malheureusement.

    La desiger ayant réalisé le logo d’origine devrait commencer par contacter Stéphane, juste cet appel pourrait suffir à lui faire changer d’idée.

    Le premier commentaire de Martin L’Allier résume le reste de ma pensée.

    Le sujet amené par Martin et Alexandre est intimement lié à cela. Dans un contexte de globalisation où la signature (du designer, de l’agence, du client, signature stylisique ou autre) disparaît souvent, la plagiat est plus aisé et moins culpabilisant. Dans un contexte où les tarifs baissent, sur quoi on coupe? Le design, très souvent. On peut construire une maison avec des matériaux et sans designer, en faisant comme tous ont fait avant. L’inverse ne se fait pas, sauf si on s’appelle Rem Koolhaas et qu’on peut se permettre que 95% de nos projets ne soient pas réalisés. Si le design est nécessaire pour tout produit DE QUALITÉ, il ne l’est pas pour tout les produits.

    Si un logo se vend 100$, c’est qu’il vaut 100$ dans un contexte donné. Mais avec un logo peu dispendieux, on peut aller loin. Demandez ça à Nike. Dans la plupart des contextes, un logo plus pensé, mieux pensé, coûtera plus cher. Est-ce que l’avènement des caméras numériques–mal designées– à 100$ empêche Phase One d’en vendre à 30 000$ US. Non. Le Cheez Whiz n’a pas empêché de voir notre marché des fromages fins de se développer. On peut presque dire qu’en existant, il a poussé plus de gens à se procurer des fromages fins à titre de bien positionnel.

    Si quelqu’un a à y perdre à voir des multinationales du design s’installer en Inde, c’est Stéphane le premier. Les grosses agences et les freelance qui vivent du milieu culturel survivront probablement. Des logos de qualité à 100$, ce n’est rien d’autre qu’une démocratisation du design. Aux designers éduqués d’ici de prouver qu’il peuvent proposer un produit de meilleure qualité. Que le client a plus. Que l’image du client serait meilleure s’il faisait affaire avec des gens bien payés. Même Nike commence à publier les conditions de travail dans ses usines. L’attitude éthique d’une compagnie, ça paye pour tous.

  9. 9 Nathalie

    Bonjour tout le monde, c’est moi Nathalie, la conjointe de Stéphane. Je n’ai pas l’habitude de tchatter mais j’en ai profiter pour parler au nom de Stéphane sans qu’il le sache parce qu’il est un peu à l’envers ici d’dant! Stéphane est un gars ben propre, ben à sa place. Il m’as donné deux beaux enfants et il est ben intègre. Son histoire de crest qu’il a faite pour son oncle c’est du passé maintenant. En tout cas, ma famille est tout enterré icit au terrain de Tree-River, puis eux-autre, ils me l’ont tous dits que l’amour de ma vie avait fait une ben belle job. Oups désolé Stéphane reviens….

  10. 10 Mathieu Blache

    Monsieur Martin,

    100$ c’est un peu «cheap», disons 249$ CAN, c’est mieux avec l’échange du dollard US. Disons que Stéphane l’a l’affaire avec les «amaricains»:

    http://www.logobee.com/logo-desi...

    Beezzziness Rules!

  11. 11 Natalie Gauthier

    En principe, l’enregistrement des marques de commerce donne des droits au propriétaire d’exclusivité sur les mots, symboles et dessins (ou une combinaison de ces éléments) qui distinguent ses produits ou services de ceux d’autres personnes. Sa marque de commerce peut faire l’objet d’un enregistrement au Canada par l’entremise du Bureau des marques de commerce de l’OPIC. L’enregistrement lui assure alors la protection de la marque au Canada pour une période de 15 ans, renouvelable.

    Sauf pour les métaux précieux, il n’est pas obligatoire d’enregistrer une marque de commerce. Le simple emploi de la marque lui confère certains droits à l’égard de celle-ci. Toutefois, l’enregistrement lui confère des droits exclusifs à l’échelle du Canada et lui permet plus facilement d’empêcher un contrefacteur éventuel d’utiliser sa marque de commerce. Les marques de commerce finissent par représenter non seulement les marchandises et les services eux-mêmes, mais aussi la réputation du producteur.

    Il y a un arrêt que la communauté juridique surveille de très près. Dans litige opposant la Société Veuve Clicquot Ponsardin aux Boutiques Cliquot, on soulève la notion d’élasticité de la marque de commerce.

    Le caractère distinctif d’une marque et la mesure dans laquelle est elle est connue est mentionnée. Cependant, la marque Veuve Clicquot, bien que célèbre et unique n’a pas mérité une portée de protection étendue en vertu de la loi. En effet, la célébrité à elle seule ne protège pas la marque de commerce de façon absolue. Ce facteur doit être apprécié en liaison avec tous les autres. Le facteur déterminant repose plutôt sur la différence considérable entre le genre de services et la nature du commerce entre les parties.

    La protection à l’encontre de la commercialisation trompeuse est liée à la notoriété acquise par l’usage d’un nom, d’une marque ou d’un produit relié à l’achalandage bien établi sur le marché. Encore faut-il que la dépréciation de l’achalandage prévue par la Loi soit associée au même genre d’activité. La Loi prévoit également une protection contre le délit de substitution, soit une forme de représentation trompeuse en vertu de laquelle un commerçant profite gratuitement de l’achalandage d’une autre personne en prétendant que ses produits, ses services ou son entreprise sont ceux de cette autre personne.

    Cependant, pour réussir une action en délit de substitution, la demanderesse doit établir trois éléments: l’existence d’un achalandage, la représentation trompeuse induisant le public en erreur, et des dommages actuels ou possibles pour la demanderesse.

    Finalement, pour qu’il y ait confusion, il faut que le consommateur soit capable de faire une association entre les parties pour que la diminution de la valeur de l’achalandage relié à la marque de commerce ait lieu.

  12. 12 Mathieu Blache

    Natalie,

    Vous m’avez séduit! Veuve ou marié? Je vous invite pour un lunch Chez Gauthier.

  13. 13 Paul-André Urbain

    Merci Madame.
    Ça prend vraiment un « non-désynieur » pour être intéressant sur ce site.

    Dans l’exemple illustré, pour fins de discussion, il y a-t-il de quoi monter aux barricades pour les parties en cause ? (répondez ça personnel, gênez-vous pas).

    Quand vous parlez de marques de commerces, un hôpital ou un cimetière, peuvent-ils être propriétaires d’une marque de commerce ?

    Le droit d’auteur, asteur ?.

    Qu’avez-vous à nous apprendre sur le droit d’auteur ? Puisque notre exemple n’a pas l’air de fitter avec la loi sur les marques de commerces ?

    Quelle est la définition légale
    du plagiat,
    de la copie,
    de l’interprétation,
    de l’inspiration,
    en rapport avec notre métier?

    Si ça prend 100 pages, laissez faire, les « désynieurs » ne lisent pas, ils font carrière.

    Ça va-tu coûter un bras à la SDGQ pour une réponse ? Si oui, répondez au moins pour 50 pages, faut pas exagérer. Vous pouvez attendre à lundi, aussi, il n’y a pas mort d’homme.

  14. 14 Natalie Gauthier

    Je croyais qu’une information légale pouvait intéresser votre lectorat…

    Aussi, pour votre information, ce n’est pas la Loi sur le droit d’auteur qui s’applique mais bien la marque de commerce, en vertu de la Loi sur la marque de commerce.

  15. 15 Mathieu Blache

    Madame Gauthier,

    Votre re«marque» m’inspire.

    Travaillant présentement sur une conventions collectives, je comprend tout à fait votre interprétation de légiste sur cette Loi.

    Parfois nous sommes tellement gauche avec le droit. Voilà pourquoi nous devons savoir vivre de situation ambidextre.

  16. 16 Simon Éthier

    Inspiration, interprétation, copie, plagiat ?

    http://www.turntablelab.com/gear...

  17. 17 Mathieu Blache

    Pour moi le «t-shirt» est un moyen d’expression libre. Par contre, je suis contre la propagande de cette société d’état.

  18. 18 Jean-Sébastien Dussault

    S’inspirer d’ouvrages déjà fait est une des parties du processus de création, mais uniquement pour stimuler des idées.

    Personnellement, j’aime bien trouver une certaine fierté dans le travail que je fait, et je n’en trouverais point si j’en venais à m’arreter à une étape comme celle présentée pour le Cimetière de Trois-Rivière.

    Je ne dit pas que le résultat n’est pas bon, mais le mandat requiert une identité propre. Celui-ci ressemble plus à une déclinaison. Un peu comme si le cimetière était une division de l’hôpital…

    Même s’il ne s’agit pas d’entités commerciales (pas tout à fait d’accord sur ce point), je doûte qu’un hôpital soit enclin à associer son image à celle d’un cimetière.

    Du moment qu’un organime décide d’avoir recours à un professionnel pour son logo, c’est qu’elle cherche quelque chose qui la représente et la distingue.
    une identité bien à elle. Le designer se doit de respecter ce désir.

  19. 19 Marc-André Boivin

    Tout de même assez amusant, ce que les 2 logos suggèrent mis côte à côte, surtout avec cet aspect mirroir : " Tu commences à l’hôpital pour terminer au cimetierre ", ou encore " Tu vas a l’hopital pour guérir mais réflexion faites, tu risques fort mourir vu notre système de santé "

    Et c’est fort probablement volontaire, belle quoique peu flatteur pour l’hôpital… assez que le logo du cimetière devient presque une caricature de celui de l’hôpital…

    À moins que j’hallucine, mais bon il est tard :P, il faut me pardonner

  20. 20 Alex émétique

    j’ai un sentiment que ce logo n’existe pas…
    j’adhère à la thèse de la mitomanie. À défaut, c’est une bonne tentative pour avoir droit un débat interessant…

  21. 21 Norbert Gergaud

    Fort intéressant tout ça.
    Les incompétents dénoncent et les autres essayent de faire mieux.
    Que tout ceux qui sont au courant de tout les logos qui se font dans le monde lèvent la main !!
    La différence entre le plagiat et la pure coïncidence est assez facile à trouver : l’honnêteté.
    Au niveau légal, on détermine comment l’honnêteté d’une personne ?
    Que je sache, nous sommes tous inspirés par ce qu’il y a autour de nous. Je dirais qu’on est créatif quand on sait utiliser ce qu’il y a autour de nous en y apportant autre chose.
    Pour conclure, je conseillerais fortement à certain de faire du plagiat au lieu de sortir de la "merde" (oups, c’est vulgaire ça). Copier c’est une chose mais faut encore savoir copier les bons concepts.

  22. 22 Jean-Sébastien Dussault

    Dans l’exemple cité ici, je crois que le designer est bel et bien au courant.

    Par contre, c’est vrai qu’on ne peut pas être au courant de tout ce qui ce fait. C’est pourquoi il y des agents de marques.

    Selon le code de déontho de la SDGQ:
    "Il doit en tout temps exercer sa profession avec toutes les connaissances et la compétence dont il est capable."
    Est-ce que l’on devrait en conclure qu’un designer membre se doit obligatoirement de faire appel à un agent de marque dans un mandat d’identité corporative?

    Manque-t’il au code s’il ne le fait pas?

  23. 23 Simon Éthier

    Si l’on évalue simplement la forme du logo présenté pour le cimetière, on peut TRÈS FACILEMENT douter de l’honnêteté de son auteur. Non seulement la coïncidence semble trop grande pour être fortuite, mais d’un point de vue sémiologique, pourquoi avoir donné une forme carrée au ciel? Un designer s’inspirant plutôt que plagiant aurait été capable de faire la même chose avec un ciel rond/au contour flou/etc., et le symbole du ciel serait encore mieux passé, s’il aime tant que ça jouer avec les formes positives et négatives des lettres/croix.

    D’autre part, intégrer une croix (out tout autre référence religieuse) dans un logo de cimetière se fait de moins en moins pour des raisons socio-économiques que vous devez deviner. Le logo ne semble pas conséquent avec le nom «Cimetière de Trois-Rivières», de consonnance plutôt laïque.

    «Copier les bons concepts»
    Une copie reste une copie, avec les implications éthiques d’une copie. Une inspiration reste une inspiration, et il y a une bonne marge entre les deux. Si vous désirez savoir ce qui est quoi, ouvrez un bon dictionnaire, et vous trouverez. En même temps, en oubliant l’éthique, une copie est rarement bonne car chaque création est ancrée à un contexte (temps/client/lieu/ressources). À contexte différent, création différente. Si UN ASPECT peut être le même (placement média/type d’illustration/etc.), l’essentiel devrait être aussi différent que le contexte l’exige. Rappelons que le but est habituellement que la marque se démarque!

  24. 24 Marc Coulombe

    Bonjour,

    Le plagiat !! Sujet, qui incontestablement sera encore a la mode quand je serai au cimetière (pas à Trois Rivières) et j’ai seulement quarante ans !

    Paradoxe !! n. m. Qui fait en sorte que le débat sera toujours à la mode.

    En quelques mots c’est simple, on s’inspire tous de livres de design. Donc selon moi c’est un peu paradoxal, non !

    Je ne dis pas que j’approuve la similitude des deux logos, ho que non!

    Le débat du plagiat, c’est comme courir après sa queue. Un débat qui ne finira jamais.

  25. 25 Stephan Branson

    Bonjour à vous !

    Voilà de quoi trouver hier par hazard sur AIGA, pour alimenter votre sujet. Un vrai cas de reproduction de logo et ses conséquences.

    "http://www.newsobserver.com/busi...

    "http://www.beadesigngroup.com/bl...

    Ça ressemble et ça ressemble pas. Dans son cas, il savait ce qu’il faisait, il n’était pas saoul au moment de ses actes ou sous aucune prise de médicaments. Blague à part !

    Je me rappel d’un cas avec Sears pour les souliers de marque Sonic à 20$ et les Converse à 42$ pour le même design. La cour avait mentionner que le fait d’avoir une couture différente faisait en sorte que ce n’était pas identique, malgré la ressemblance frappante, dans le début des années 90.

    On aura tous notre opinion et un jour on aura notre programme de dénonciation pour pédophiles mais pour les designers prient en délit.

  26. 26 Le designer masqué

    Rien ne se perd, rien ne se crée…

    mapage.noos.fr/joelapompe…

  27. 27 Paul-André Urbain

    Cher Designer masqué

    Merci de nous avoir offert ce lien qui nous a tous rendus fort jouissifs. Un ami m’en avait déjà référé, mais c’est l’intention qui compte. Je t’aime Designer masqué.

    La seule affaire qui m’énerve est qu’il me semble que j’écris comme à Terry Fox qui cours avec un sac brun sur la tête. Tu te cache trop avec ton faux nom et ton faux email. POURQUOI, toi mon nami te caches tant tu ?

    Tu aurais pu prendre un nom d’écriture qui n’a aucune conséquence comme Milène L’Heureux ou Godin, Jean Pierre Léonard, Poilu W. Bernard Lamarre, Yvan Nooney, Fred Motz, Denise Bombardé.

    Tu aurais pu inscrire un courriel comme yaout.ca, .com, .es, .fr, .de, point quessé tu veux. Tu reçois des réponses anyway et tu réponds en signant Micheline. Ça fait pas mal, me semble.

    De toute façon quessé que tu trouves de dangereux à signer ton vrai nom, Tu travailles chez Diesel ou bedon chez Graphème ?

    Sorts du garde-robe mon nami Designer masqué. Tu ne recevras jamais des emails cochons sur ce site, je le sais.

  28. 28 Norbert Gergaud

    Est-ce que toi designer masqué es-tu le super héros du design ? Tu nous sauveras du mauvais design.
    Où est donc ta designmobile ?

    Je n’ai pas de designphone.

  29. 29 Leslie Dumont

    Malgré le fait qu’on se croit parfois sur un blog d’adolescents et que la discussion n’est pas facile à suivre, je crois que la question soulevée est très pertinente à ce site. Même si elle manque un peu de sérieux, elle a le mérite d’être franche et directe.

    Pour le style et l’approche, chacun ses goûts, mais pour le fond de la question, tout les graphistes ici, élitistes ou non, auraient du s’y intéresser.

    Dénoncer ou non le plagiaire ?
    À qui ? Pourquoi ? Par vengeance, justice, solidarité ?
    Ce plagiaire fait partie de l’association, curieux ?
    Que risque le plagiaire réellement, rien, tout ?
    S’il ne risque rien, qui peut l’empêcher d’exercer de cette facon ?
    Le possesseur du logo original, se lancera-t-il réellement dans une poursuite au Québec ?
    Comment s’y prendre pour ne pas que ce genre de comportements tue la profession ?

    Toute ces questions et bien d’autres en relation avec ce sujet auraient du être soulevées. Ce petit  »scketch » mets en scène la réalité dont se plaint la majorité des professionnels que je connaissent.

    Ceux qui veulent une corpo. entre autres…n’ont rien à dire….

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