Doper le culturel aux commandites

Celles et ceux d’entres-nous qui travaillent avec des entreprises culturelles d’importance ont tôt ou tard fait face à la situation suivante:
- votre client (un théâtre, une salle de spectacle, un musée, …) est approché par une agence de moyenne ou grande taille. Béding, bédang.

L’offre: un produit de communication graphique (brochure de saison par exemple) réalisé en commandite. Oui, pour 0$!
Motif: la piété d’«aider le monde des arts».

La réalité est tout autre.

L’agence en faisant ceci espère d’une part s’acheter (oui oui, j’ai bien s’acheter) une pièce de concours – «le monde culturel est plus ouvert au graphisme alternatif» – et, d’autre part, donner une bouffée d’air à son équipe de création souvent blasée des projets corporatifs et publicitaires.

Mais ce qui n’est pas dit dans l’équation est la donnée suivante: une agence de petite taille ou un indépendant tirait une part substantielle de ses revenus de ce client. Autre donnée non compilée: le client devient dopé aux commandites en design graphique. L’an prochain, il s’attendra à trouver un partenaire généreux. Aussi, le client se fait souvent barouetter, il a peu d’expérience et les représentants de l’agence en profitent pour lui passer de bons coups de baratin.

Le guichetier est payé, le concierge de la salle l’est aussi. La graphiste, elle?

J’ai vu le phénomène se produire pour un de mes anciens clients – qui est maintenant en voie de fin d’activité, trop de salles (vides) à Montréal sans doute – l’agence Amalgame-Cargo a généreusement produit une brochure de saison (2004-2005) pour le Centre Pierre-Péladeau. D’un graphisme digne d’un menu de restaurant de banlieue – texte illisible et subtil rideau de scène en prime.
Deux ans avant, Marketel leur avait produit une superbe campagne qui était si peu stratégique en regard de son coût exorbitant, que le Centre P-P s’est trouvé à genou financièrement pendant le reste de la saison (8000$ de photo pour la seule campagne de lancement, pour un organisme culturel Montréalais, à l’exception du Cirque, c’est insensé) devant annuler des spectacles à la fin de sa saison, faute de budget pour les promouvoirs.

Gâches métiers?


52 commentaires sur «Doper le culturel aux commandites»

  1. 1 nibman

    J’ai envie de crier……………..

    :(

  2. 2 francisco

    Like stealing candy from a baby.

    Quand une grosse agence pleine de fric offre ses services, GRATUITEMENT, à un festival, un théâtre, une œuvre de charité, etc., la petite boîte qui le faisait – très bien – l’année précédente, mange ses bas.

    Peut-être une ou deux mises à pied. Surtout quand la petite boîte s’était vu promettre que «la première année on fait ça low budget et la deuxième année on construit sur ce qu’on a fait, et on grossit ça un peu, et ainsi de suite». Entendez : «la première année vous perdez de l’argent et on se reprend l’année suivante».

    Mais l’année suivante, votre beau petit mandat se fait avaler par Grosseagence ou Bureaudésœuvré, parce que leurs designers s’ennuient et ont besoin d’un «retour aux sources». Et comme gratuitement c’est dur à topper, exit le mandat. Moi ça m’est arrivé plus d’une fois.

    Merde! Des affiches pour un festival de théâtre alternatif! Come ON!

    Moi j’appelle ça du vol. Malhonnête, anti-design, anti-éthique, anti-business.

    Mais bon, je ne peux pas vraiment leur en vouloir, aux Scabs du design. Si les gros requins ont besoin de voler la bouffe des petits pour garder leurs designers contents (ou les empêcher de partir ou de se suicider) c’est parce que même les grosses agences ne sont pas capables de vendre de la créativité à leurs gros clients épais. C’est plus facile que de bâtir une relation de confiance. Ou d’investir à long terme (il paraît qu’on y perd de l’argent).

    Et les clients? ils en profitent cette année. L’année suivante, on verra. Probablement qu’ils n’auront plus besoin de subvention, puisque Requins&Associés leur font ça sur le bras?… Ah, Requins veulent plus cette année? Ils font un autre festival gratuitement? Et on n’a plus la subvention? Et le petit bureau qu’on a fourré l’an dernier est pas intéressé? Oups.

    Heureusement je sais qu’un tel déséquilibre ne peut pas durer longtemps. L’écosystème finira bien par rejeter cette anomalie.

  3. 3 Christian Bélanger

    Les Loblaws prennent de plus en plus de place et les «mom and pop stores» meurent petit à petit. What a shame.

    Je m’étais promis d’écrire un article sur ce sujet dès que j’aurais le temps. Mais l’article n’aurait évidemment jamais vu le jour.

    Merci Martin d’avoir dit ce qui devait ABSOLUMENT être dit.

    Ma vocation est de travailler dans le culturel et l’artistique parce que j’ai ça à coeur. C’est important pour moi de participer au développement culturel de Montréal. Je ne suis pas intéressé de vendre de la bière ou des voitures. C’est pour ça que je ne veux pas travailler dans une grosse firme. Mais lorsque je vois ces firmes réaliser des campagnes pour des théâtres, des salles de musées et des festrivals alternatifs (et tout ça pro bono!), ça me pue au nez. C’est avec le culturel que je gagne et/ou veux gagner ma vie!

    Qu’ils gardent leur clientèle et qu’on garde la nôtre, merde! On m’a déjà dit : «If you can’t beat them, join them.» Oh non! Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds par les multinationales.

    Mais on peut crier fort que c’est injuste et dégoutant. Shame on you!

  4. 4 Sébastien Théraulaz

    Je suis conscient du problème. Mais comme on dit à la guerre comme à la guerre.Souvent les clients «culturels» veulent aussi s’associer à un nom (d’une grande agence), ils sont un peu frileux et peu d’entre eux ont les «couilles» (décidemment c’est mon mot préféré) d’oser la petite agence.

    Mais c’est aussi un des rares moyens des grandes agences de sentir qu’elles font quelquechose de créatif.

    Alors quand on aura tous des grandes agences, on pourra faire la même chose !! wow que ce sera cool de se foutre de la gueule des petits !!

  5. 5 Poil Brillant

    «la première année vous perdez de l’argent et on se reprend l’année suivante»

    Disons plutot ceci: "Le premier projet, vous perdez de l’argent mais on se reprend sur les projets suivants" Ca marche-tu cette regle-la de facon generale?

    ps: le blogue OPO est super, on se le dit. Tant qu’il n’y a pas de "flame wars" et de "trolls" (conards anonymes qui brouillent des forum pour le fun). Je souhaite que ca reste viable le plus longtemps possible. Tant qu’on ne fait pas trop de vagues…

  6. 6 Jean-Sébastien Dussault

    s’cusez ma p’tête naïveté, mais n’est-ce pas une des choses que le code de déonto interdit?
    __

    "Section V – Les confrères

    Le designer graphique doit reconnaître que ses confrères ont les mêmes droits et privilèges que lui et ne doit d’aucune façon porter atteinte à ces droits.

    5.1
    [...] S’il estime qu’un designer graphique a dérogé à l’éthique, il doit exposer le cas à la Société.

    5.2
    Il ne doit ni utiliser des moyens injustes pour obtenir de l’avancement professionnel, ni faire une concurrence déloyale à un autre designer graphique en demandant des honoraires qui seraient inférieurs au barème d’honoraires établi par la Société des designers graphiques du Québec."
    __

    Si jamais vous vous faites bumper par une agence qui soumissionne à perte, qu’elle soit membre ou non de la SDGQ, je vous suggère de leur en faire part. Si vous leur dites pas, ils ne le devinerons pas.

    Comme je dis, même s’il s’agit d’une agence ou d’un designer non membre, si la SDGQ commence à recevoir des plaintes et qu’elle voit qu’il y en a pas mal, elle décidera peut-être de mettre en marche quelque chose pour sensibiliser. (espérons que ça serait plus que des t-shirts)

  7. 7 Jean-Sébastien Dussault

    Question de continuer mon commentaire:

    En sachant qu’un tel "bumpage" s’est produit, La SDGQ serait bien mal venue d’accepter au concours Grafika les pièces du "bumpeur" découlant de cette manoeuvre.

    Peut-être que ça découragerait ceux qui veulent s’acheter une pièce de concours.

  8. 8 francisco

    Yé un débat!

    Peut-être que les gros vont trouver ça moins drôle si les petits se mettent courtiser leurs gros clients avec les prix des petits. Combien ça côte à GrosBureau de faire un rapport annuel? Et moi (avec trois pigistes) je le fais pour quel prix? Ça peut aller dans les deux sens ce triste jeu-là.

    J’ai un ami qui travaillait pour une grosse agence à faire des sites web qu’il faisait tout seul et que l’agence chargeait 10 fois plus au client (quessé tu veux, faut les payer, les filets mignons au club de golf). Pas 4 fois plus, pas 7 fois plus, mais carrément 10 fois. Imaginez ça, un mini-site de bière de 8 pages pour 40 mille douleurs! Petit exemple simple. On a toujours besoin d’un plus petit que soi.

    Aussi y’en a un qui a cité le code de déontologie de la SDGQ. Sorry, mais quand je constate que la sdg de l’Ontario interdit les pitches non rémunérés (oui vous avez bien lu, INTERDIT), et qu’au Québec c’est OK, je me dis qu’on a encore un bout de chemin à faire pour les règles d’éthique.

    Après tout, le scandale des commandites, c’est quand même ici qu’il a eu lieu.

    Et pour le Grafika, ce serait «drôle» de souligner dans les trois dernières années, combien de prix ont été ainsi volés à des petites agences. Moi j’en connais quelques-unes.

    Oui, oui, je sais, grosses agences, petit marché, on ferme sa gueule, on prend son trou, mais pour combien de temps encore?

  9. 9 Jean-Sébastien Dussault

    Francisco,

    Est-ce que tu dis qu’ici "c’est OK" parceque ça se fait sans que rien ne se dise ou bien parceque la SDGQ laisse passer les plaintes?

    Encore une fois, si les designers laissent passer les "spec-work" ou y participent sans rien dire, la SDGQ peut pas deviner.

    Je demande ça, parceque c’est également interdit par le code québécois. On peut donc imaginer que, même si la RGD l’interdit, ça se fait quand même peut-être là bas…

    "Section II – Le mandant

    [...]
    2.2 Commande ferme

    Le designer graphique ne travaille que sur commande ferme. Les travaux sans rémunération sont inadmissibles."

  10. 10 Poil Brillant

    Martin L., ceci est un blogue, on n’est pas tenu de nous révéler, liberté d’expression. Toi t’es sur le comité mais moi je suis un visiteur. Viens-tu de débarquer sur l’internet le mois passé?

    «…ne devrait pas faire la leçon aux anonymes.» De quoi tu parles? Je faisait un compliment au sujet du blogue, c’est quoi le probleme?

    A part de ca: «Tant qu’on ne fait pas trop de vagues…» je parlais des "Trolls" pas du métier de Graphiste. Me suis-je mal exprimé? Un troll c’est un trouble fete qui se fiche du sujet ou du forum et qui aime foutre la merdouille sans compassion. Est-ce plus clair? Je souhaitais le meilleur pour le blogue…

    Je me repete: beau blogue les copains, et longue vie. C’est mieux comme ca?

    PS: faut eviter les chicanes, le comité n’aime pas et les visiteurs non plus.

  11. 11 francisco

    Jean-Sébastien : euh, oups, j’ai dû mal interpréter l’article 2.7 :
    «Travail de concours
    Lorsque le mandant fait établir des projets par plusieurs designers graphiques, ceux-ci doivent en être informés.»

    À moins que je n’aie été en infraction à l’article 1.12 paragraphe c :
    «Dans l’exercice de sa profession, il doit s’abstenir :
    c) d’exercer sa profession lorsque son état mental ou physique est atteint ; )

    Message à Paul et Poil :

    Comment ça se fait qu’à chaque fois qu’une discussion se rend à 10 ou 12 commentaires, y’en a un de vous deux qui se met à boquer sur une fleur du tapis et commence à prendre ça personnel?

    Ça fait un boutte que je suis ce blog et c’est tout le temps un de vous deux qui se met à déraper et à ruiner le plaisir d’avoir une conversation centrée sur le design. Qu’est-ce que ça peut bien faire que untel écrive «monsieur» ou «ti gars»? On est en train de discuter des ravages que font les grosses entreprises aux petites en prenant des mandats culturels gratuitement. À mon avis c’est un sujet vraiment important et il faut que ça sorte et que ça vienne des gens impliqués dans le milieu. Mais quand vous ramenez la discussion au niveau du plancher moi ça me déçoit.

    Il y a sûrement un blog «fleurs de tapis» quelque part où vous pouvez aller vous chicaner mais s’il vous plaît, ici, un peu de respect pour les autres.

    Maintenant si vous voulez me répondre ce serait gentil de le faire par email et personnellement, ce qui éviterait de polluer encore plus cette discussion.

  12. 12 Philippe Lamarre

    Tout d’abord, merci Francisco de ramener à l’ordre nos récalcitrants favoris. Je commençais à en avoir marre de jouer à la police et c’est bien qu’il y ait des Dan Bigras autour de la table. ;)

    Jean-Sébastien, c’est vrai que puisque la SDGQ fait partie de l’organisation du concours Grafika, peut-être que l’observation du code déontologique devrait faire partie des critères d’admission au concours. Je suis certain qu’Infopresse n’aimerait pas avoir à jouer à la police, mais si on se mettait d’accord pour systématiquement dénoncer les pratiques jugées inéquitables tant par les studios ou les clients, ils n’auraient pas d’autre choix que de prendre en considération nos récriminations.

    Cela dit, j’ai peine à imaginer une majorité de studios et des designers qui décideraient soudainement de prendre position en public. La cohésion et le courage de nos opinions est ce qui fait le plus cruellement défaut à cette industrie…

  13. 13 Antoine Nonnom

    La flèche : la réglementation des pratiques (en commençant par les concours)
    L’arc : La SDGQ ? L’accréditation ?
    La cible : Les pratiques discutables.

    Bon.
    Maintenant, voici pourquoi la flèche raterait carrément sa cible, par un mauvais calcul de l’archer.

    Prenons une grosse agence au hasard. Disons "SuperSansPlomb Marketing". Un gros participant à Grafika, qui gagne plusieurs prix à chaque année.

    Quelle serait la valeur des pièces gagnantes aux Grafika si ce gros joueur se fait interdire l’entrée du concours pour un projet douteux ? Il pourra certainement se permettre de tout retirer (par principe !) et aller gagner des trophées à l’extérieur du Québec ? S’ils sont capable de pare-choquer (bumper !) des petites agences sur des comptes alléchants, il n’auront aucun problème à utiliser la même arrogance pour lever le nez sur Grafika.

    Et les prix ne vaudront plus rien…

    Et au concours, il arrivera :
    – soit il sera abolit par manque de crédibilité et de participation
    – soit il reviendra sur ses pas, la queue entre les pattes, et aura l’air de cautionner les pratiques douteuses en arrêtant de les condamner.

  14. 14 Philippe Lamarre

    Et voilà M. Toupin qui se réveille enfin avec des idées constructives!! Quelle réflexion bien élaboreé. Tes clients doivent être bien servis avec d’aussi bonnes idées.
    ++
    Quant au concours Grafika, c’est certain que ce n’est pas le centre de l’univers, mais comme il s’agit de l’unique événement d’envergure consacré au design graphique au Québec, il me semble que c’est le bon moment pour passer un message clair, non?

  15. 15 Antoine Nonnom

    Ok j’en ai foutrement marre. J’abandonne.

  16. 16 Jean-Sébastien Dussault

    Antoine,

    On ne parle pas de projet douteux. J’ai toujours cru au bénéfice du doute. Dans le cas d’un projet où une agence bid à perte, voir même à 0$, on ne parle pas d’un projet douteux, mais carrément à l’encontre du code.

    Si la SDGQ était incapable incapable de mettre ses culottes dans de telles circonstances, elle mettrait sa propre crédibilité en jeux et perdrait graduellement ses membres.

    Les concours internationnaux, les agences d’ici y participent déjà, mais elles y ont moins de chances de gagner. (un prix, peut-être, mais pas 3-4 comme ici) À mon avis, un prix local a une plus forte répercussion quand on cherche des clients ici. Je serais même porté à dire qu’on entend plus parler des des gagnants Grafika qui remportent à l’étranger que de nos boîtes sans Grafika qui y gagnent aussi.

    Pour ce qui est de la réputation du concours Grafika, je ne crois pas qu’on soit en manque de talent si quelques grosses agences n’y participaient pas. En fait, on verrait peut-être l’émergence de nouveaux noms de qualité et qui prendraient leur place.

  17. 17 Jean-Sébastien Dussault

    Excellent point par rapport à la crédibilité, Martin.

    Alors que les associations de designers au Canada se demandent toutes comment faire la promotion et la sensibilisation d’une éthique de travail, tant auprès des designers que du milieux des affaires, une bonne polémique est toujours la bienvenue.

    Le cas récent du logo des Olympiques de Vancouver en est un bon exemple. Parceque la GDC a mis ses culottes et protesté, elle a mis en lumière la problématique du spec-work. On a découvert pendant ce temps que c’était vu comme une pratique normale par le monde des affaires et a aidé à remettre les pendules à l’heure.

    Bien que la GDC ait "reculé" en faisant une concession, dû à un faille de leur code, la VANOC a, par la suite, suivi un procecus de sélection rémunéré pour l’ID corporative des jeux para-olympique.

  18. 18 Nelson Rouleau

    Je ne peux m’avancer devant se sujet par manque de cas vécus personnel. En toutes honnêteté je n’avais même pas pensé que la SDGQ puisse y faire quelque chose et peut être que c’est le cas pour plusieurs designers. Est-ce mieux ailleurs dans le monde ? J’aimerais savoir si la situation est vraiment différente ailleurs. Ce sera toujours une guerre entre David et Goliath. Mais si on peut y faire quelques chose c’est parfais.

  19. 19 francisco

    Les gens ont la mémoire courte et ce qui fera scandale une année aura disparu l’année suivante. Mais si les règles sont réajustées pour refuser les «projets volés», cela n’empêchera peut-être pas les grosses légumes de continuer à en faire, mais l’attrait en serait diminué. Il ne faut pas oublier qu’une des raisons principales pour ces pratiques douteuses est de faire plaisir aux designers, pour pas qu’ils s’en aillent chez un concurrent qui a des projets plus trippants.

    Aussi les clients de ces entreprises seraient au moins informés du tort qu’ils font en acceptant de tels cadeaux. Une fondation caritative y penserait peut-être deux fois.

    Hmmm… peut-être il faudrait faire un mailing à certains organismes pour les sensibiliser? Commencer par les fleurs avant de passer aux pots.

    Parce qu’évidemment une grosse dénonciation publique, avec les nouvelles, micro dans face à la TV, photos dans le journal de montréal, c’est pas mal efficace aussi.

  20. 20 Poil Brillant

    Je suis plutot insulté et décu de la facon qu’on m’a acueilli sur le blogue, depuis mon arrivée. Pour une raison que j’ignore (croyez moi), vous vous méprenez sur mon sujet.

    Pour l’instant, j’ai un immense respect pour le blogue et chacun d’entre vous. Dites vous que vous avez un nouveau copain internaute. Le blogue m’interesse et je suis heureux de commenter au besoin. J’ai de bonnes intentions. Merci d’en prendre note. Ps: faudra-t-il que je change de nick pour vous rassurer? Je trouvais ca plutot cute "Poil" moi. :(

  21. 21 francisco

    eh ben, on va finir par aligner les sensibilités de tout le monde et se concentrer sur les sujets abordés si ça continue de même.

    (avis: ce message n’est pas ironique, ni cette parenthèse)

  22. 22 Janick

    Je suis vraiment surprise de toute cette discution au sujet que la SDGQ devrait (pourrait) faire quelque chose. Je me trouve naïve (après avoir lu tout ceci) d’avoir pensé que c’est le genre de chose qui "vient" avec le métier, comme le métier de construction qui vient avec le bruit disons… Un peu comme ce que Nelson dit quelques commentaires plus hauts.

    Dans le code, la "compétition déloyale", j’ai de la misère à tracer une ligne où commence la simple compétition et où elle devient déloyale.

    Est-ce que le fait qu’une grosse GROSSE agence ait une liste de prix séparée pour les petites entreprises (qui se retrouve à être égale ou souvent moins à mes prix) est considéré de la compétition déloyale? Une équipe de plusieurs et un nom connu pour moins de bidous… Ok, je sais, c’est pas à 0$ comme une commandite, mais c’est le même principe non?

    Poil Brillant: Moi j’aime bien tes commentaires! Mais comme tu le sais, les designers sont souvent des gens curieux, et ce qui nous chicotte c’est de ne pas savoir t’es qui dans "ze vie" et ce que tu fais! C’est surment juste notre curiosité… :) T’a le droit de rester anonyme, mais il est évident que tes inerventions seraient surment plus prisent au sérieux avec ton vrai nom et site Web en dessous. On peut être ridicule, mais cé ça qui est ça! ihihih

    Pis pas mal de monde aiment pas le poil… haha!
    :)

  23. 23 Alexandre emetique

    euh, martin…

    est-ce que tu peux donner des noms? de ces grosses agences… Je suis surement passé dans le coté obscur…
    Mais c’est facile à comprendre…
    Une compagnie de theatre ou un festival de je sais pas quoi, elle ne veut pas juste une belle affiche, mais aussi un plan media., un site web, du direct mail, un pub a la télé, etc… parce que ca reussite passe par la.
    ca prend pas juste une affiche.

    Le culturelle roule justement sur l’economie de fait toi de la pub sur mon dos… et après au suivant.

    C’est le client qui décide

  24. 24 Jacques Lesage

    N’est-ce pas certaines de ces «officines» culturelles qui à la rentrée étaient de toutes les tribunes pour dénoncer l’injustice des moyens de pressions dans les écoles qui annulait les sorties aux spectacles!?
    Comme il a été dit plus haut, rien de tel que de le laisser savoir à ceux qui prennent les décisions. L’éducation peut s’avérer aussi efficace que la police parfois. Ce qui ne veut pas dire qu’un organisme comme la SDGQ ne devrait pas prendre en considération ce genre problème.

  25. 25 Simon Éthier

    Qu’un grosse agence soit en mesure de proposer de faire le travail pour moins cher, pourquoi pas? Ce n’est pas ici de la concurrence déloyale… Loblaws vend son pain maison moins cher que le pain maison de la boulangerie du coin, et c’est au client de choisir…

    Là où tout devient suspect, c’est quand ça devient gratuit… Il me semble qu’à la place des entreprises culturelles, je ne serais pas à l’aise avec ça. Qu’arrive-t-il si la grosse agence obtient un gros contrat urgent et payant avant de terminer le projet gratuit? Qu’elle ne livre pas toutes les pièces (en donnant comme excuse qu’elle fait ça gratuitement, comme ça s’est déjà vu)? Les affaires, c’est un échange, et la gratuité, c’est pas des affaires.

  26. 26 Jean-Sébastien Dussault

    Si on suit la logique de la comparaison des grosses boîtes de communications à un Loblaw’s, ils devraient toujours offir les prix les plus bas, et nous savons tous que c’est très loin d’être le cas. Les "Loblaw’s" ont des bon prix car ils sont nombreux et qu’ils achètent en très grosse quantité. C’est là où cette analogie fait défaut quand on parle de notre milieu de travail. Si on tient vraiment à faire une analogie alimentaire, je crois qu’elle s’apparenterait plus à la "Pâtisserie de Gascogne" ou la "Patisserie Belge" vs la petite pâtisserie/boulangerie de quartier.

    En fait, le coût d’opération d’une grosse boîte est plus gros que celui des petites boîtes pour diverses raisons (plus d’employés, des noms qui demandent plus cher, des bureaux mieux situés, etc). Donc, quand une grosse boîte accote le prix d’une petite boìte, ou pire, d’un designer solo, il y a de fortes chances qu’il misent à perte. Ce n’est donc pas une décision d’affaires.

    Même en suivant l’analogie "Loblaw’s", ça ne tient pas: ils ne nous vendent jamais un panier d’épicerie à perte… À moins de vouloir tuer la compétition, et ça, C’EST de la concurrence déloyale.

  27. 27 Janick

    Point Final.

    Merci Jean-Sébastien :)

  28. 28 Janick

    Euh… vous pouvez écrire pareil même si j’ai écrit "point final" vous savez…. lol :)

  29. 29 Luce Beaulieu

    Nous avons une Société des Designers Graphiques. Ils ont élaboré un code de déontologie qui, parce qu’il n’y a pas de processus d’accréditation, est en fait un code d’honneur.

    La question qu’on doit tous se poser est: quelles sont les pratiques qui vont faire que notre industrie (dans toute sa créativité et sa diversité) va survivre à long terme? Quelles sont les pratiques toxiques (style Exxon)? Qui sont ceux et celles qui peuvent être des leviers pour faire avancer les choses dans la bonne direction?

    Et surtout: qu’est-ce qu’on se donne comme moyens de pression? Auprès de qui milite-t-on pour obtenir des changements?

    Pistes de solutions:
    – SDGQ
    – magazines
    – journaux
    – Commerce Design Montréal
    – IDM
    – création d’un centre de recherche en design éthique?

    *L*

  30. 30 Maxime

    Pour moi, l’éthique et la commandite a posé le monde comme possibilité et contingence. La nécessité entre en collision avec le concret. La nécessité n’est jamais donc une nécessité absolue. Elle est une nécessité pensée, mais qui pourrait être pensée autrement. Si le monde est posé comme possibilité et contingence, le libre arbitre, la liberté de l’acte sont donc pensables corrélativement. Je pense qu’il n’est pas interdit de penser que c’est dans cette première confrontation avec cette réalitée qui rend la commandite une notion du possible et une libre concurrence. Cela peut sembler simple mais la pratique est plus douteuse que le cas.

  31. 31 Antoine Nonnom

    Oh n’ayez crainte Maxime, celà est loin de sembler simple (!).

    J’abonde dans la direction de Luce. Voyons les moyens qui sont à notre portée pour rejoindre différents acteurs. Et prenons position.

  32. 32 Maxime

    Oui et d’une part, on tolère mal le fait que des groupes particuliers comme elles se voient octroyer une partie de leur puissance collective, tout en ne manifestant pas toute la transparence requise. Et on entend parler souvent, par les temps qui courent, de crise de l’identité professionnelle, alors il est temps, comme tu le soulignes Antoine, de considérer celles-ci dans leurs potentialités positives et agir.

  33. 33 Luce Beaulieu

    Bon, super, alors que diriez-vous de former un comité informel pour parler plus avant de la question, faire un compendium des enjeux dans le but de formuler une missive qui sera adressée aux différents acteurs du milieu?

    Qui en fera partie? Écrivez-moi un courriel pour éviter de bloquer la conversation de ce filon.

  34. 34 francisco

    on vient d’annoncer la campagne d’inscription pour le grafika… le temps presse, donc.

  35. 35 nibman

    Bravo Luce je suis partant pour ce genre d’idées.

  36. 36 Jean-Sébastien Dussault

    En fait, il serait intéressant d’entendre une voix "officielle" de la SDGQ sur ce point.

  37. 37 Maxime

    Qu’en est-il dans ces discussions du rapport à l’autre, à sa personne et à ses idées, et du rapport au groupe? de l’institution qui est la SDGQ? Est-ce un lieu où peuvent s’expérimenter une éthique discussionnelle, communicationnelle, et une morale de la pensée ?
    Je souhaite seulement que cette polémique devienne un phénomène contemporain non pas à la "café-philo" épistémologique.

  38. 38 Maxime

    Ou encore Jean-François « La longueur de la baguette magique ne prévaut en rien de la grandeur des miracles »

  39. 39 Alexandre emetique

    Je sais, je suis pésimiste mais la SDGQ pour les plus grosses compagnies de publicité… ca signifie rien. Elle n’a aucune influence…
    Va dire au 10 plus grandes agences de pub d’arréter de faire des pitchs…

    D’ailleurs lorsque tu travailles gratuitement pour une compagnie a but non lucratif, culturelle, tu es payé en réduction d’impot.

  40. 40 Jean-Sébastien Dussault

    Ah, Alex, là ou tu vois un échec, d’autres voient un combat ;)

    Quelque chose me dit que la réduction d’impôt ne doît pas être si impressionnante, sinon les petites boîtes et les "solistes" offriraient également des contrats à 0$ et se pairaient à l’aide de ceux-ci…

  41. 41 francisco

    Aujourd’hui dans La Presse il y a un éditorial qui questionne le fait que certains membres du jury du concours Lux (mais ça s’applique aussi aux autres concours Info-Presse comme le Grafika et le Boomerang) puissent aussi être «grands gagnants», et ce dans plusieurs catégories. Je crois que cette industrie va se retrouver rapidement dans l’oeil du public. Le malaise se répand. J’ai vraiment hâte d’entendre les positions de la SDGQ, la CAPIC et l’AIIQ sur ce sujet.

  42. 42 Maxime

    Mais exposer les meilleures pièces Martin, suppose-t-il seulement qu’ on en embrasse la totalité ou qu’ on en critique de l’ extérieur le sens et la portée ? ou faut-il être spécialiste du domaine pour en exposer ?

  43. 43 Jean-Sébastien Dussault

    "je ne vois pas comment les «solistes» pourraient [...] donner 4000 ou 5000$ de travail pour un retour d’impôt de quelques centaines de dollars"

    Tout à fait d’accord avec toi, Martin. C’est ce que je voulais dire par "réduction peu impressionante".

    Petite question, si jamais il y en a qui sont au courant: Est-ce que ces réductions d’impôts sont pareilles pour tous ou bien varient-elle selon le chiffre d’affaires de l’exécutant?

  44. 44 Luce Beaulieu

    Martin, tu tapes dans le mille. Je suis bien d’accord, nous sommes bhien plus attirés à faire des pièces avec des gens qui sont, à prime abord, dans la même mouvance que nous (artiste, danseurs, compagnies de théatre, etc.). MAIS les plus grandes batailles ne se jouent point là, oh non.

    J’aimerais réitérer ma demande de compagnons pour aller au front: nous sommes déjà quatre qui voulons nous battre, alors faites moi signe par courriel et on se fait un meeting officiel mardi soir.

    Qui s’aime nous suivent!

    *L*

  45. 45 Alexandre emetique

    Je vous assure que les retour d’impot sont bien plus important que vous le pensez… a moins que ceux que je connaisse sont tous des magouilleurs… c’est aussi possible, les grosses agences sont très forts avec la fiscalité.

    Et oubliez pas qu’il y a un tas d’evenements ou justement de très grosses agences donnent du temps pour des causes societales… et qu’on entend jamais parlé, du style un tournoi de golf pour financer un ecole ou je sais pas quoi….
    Y a pas juste des pourris…

  46. 46 Frederic Paulhus

    Pour revenir un peu sur l’approche de l’application par la SDGQ d’une reglementation pour la participation aux concours Grafika basee sur l’ethique professionnelle, dans le cas present une grosse boite qui prend le contrat d’une petite par une offre de commandite, et bien j’ai de serieux doutes sur une quelconque application de ce type de methode…

    Non pas que je soit contre l’idee, au contraire, mais je ne crois pas que l’on puisse y voir ici une solution et je m’explique et je vous avertis tout de suite je n’ ai pas pour l instant de solution de rechange ;)

    Mais imaginez un peu ce type de reglementation mise en contexte.

    Comment arriverez vous a faire valoir que le contrat soit passee du graphiste independant pour se retrouver dans les mains de la grosse boite seulement pour cause de l’offre de commandite..

    Est-ce que le graphiste independant n’etait simplement pas a la hauteur?

    Est-ce que le client avait simplement besoin de changement de direction?

    Et n’imaginez pas que le client ira prendre la defense de celui qui le charge contre celui qui le commandite…il mangera bien tranquilement dans la main du commanditaire en repetant ses paroles…

    et de plus je n’ose meme pas imaginer le nombre de plaintes que la SDGQ recevrait de tout ces graphiste independant qui auraient perdus un contrat pour diverses raisons et qui espereraient pouvoir le recuperer de force par cette procedure…..
    j’ai de serieux doute….

  47. 47 Jean-Sébastien Dussault

    En fait, quand je parlait de la SDGQ faisant respecter le code, j’avais une mise en scène assez précise en tête.

    – Un designer (grosse ou petite agence ou indépendant) offre un contrat en commandite (0$ ou à perte) et ça bumpe un autre designer (grosse ou petite agence ou indépendant)
    – Le bumpé signale la chose à la SDGQ. Elle regarde l’affaire, et dit:"vous avez bien raison, mais on peut rien faire" (Mettons. J’ai aucune idée si c’est le cas, j’fais juste rendre la chose "bad")
    – Vient le concour Grafika où la SDGQ est fortement associée. Le projet découlant de la "commandite" tombe sur la table des projets en lisse.

    Je ne crois pas que le rôle de la SDGQ est de faire la police et de patrouiller tous les contrats, etc.
    Par contre, quand elle est saisit d’un cas, elle a le devoir d’être intègre. Si le code est sciemment bafoué, soit qu’elle mette son poid et refuse l’admission au concour, soit quelle se dissocie de l’évènement. Je ne parle donc pas d’une méthode de représaille, mais bien d’intégrité

    Dans ce cas fictif, quel message laisserait-elle planer sur son sérieux si elle acceptait de laisser passer et de bypasser son propre code de déonthologie (qu’elle a elle-même établie) for the sake of "on veut pas de chicane, c’est supposé être une fête du design"? Ça ne prendrait pas deux pis trois que les membre se demanderait à quoi sert ce code? Pour quelle raison adhereraient-ils à la SDGQ? Non? Je sais que dans mon cas, ça laisserait planer un sérieux doute sur mes intention de m’y inscrire.

  48. 48 Frederic Paulhus

    Je comprend ton idee et comme je le disait plutot je suis, a premiere impression, pour un tel genre d’application de l’ethique, mais malheureusement il ne serait pas reellement possible pour la SDGQ d’etre bien certain que l’offre de contrat pro-bono est bel et bien la cause de la perte de contrat du graphiste independant a moin que le client en fasse lui meme l’aveu…ce qui me semble tres peu probable voulant, lui, garder l’avantage de la commandite.

    Peut-etre que le client voulait remplacer deja le graphiste independant et en cherchant une nouvelle agence se fait offrir une offre de commandite…on ne pourrait tout simplement pas le savoir…la SDGQ ne pourrait fort probablement pas mettre de certitude dans le "bumpage" par la commandite.

    Et si la SDGQ decidait de sanctionner indirectement par exclusion du concours tout de meme maglre le manque de certitude pour servir un exemple de deontologie, et bien ca me semble aussi injuste en fait…

    donc a ce moment il faudrait p-e abolir toute forme de contrat pro-bono….car presqu’automatiquement cela remplace un contrat prealablement payant….

  49. 49 Jean-Sébastien Dussault

    Le litige, dans ce cas, ce n’est pas d’avoir déplacé un autre designer, mais bien d’avoir fait un contrat non-rémunéré (article 2.2).

    J’interprète peut-être mal le code, mais il ne semble y avoir aucune clause portant sur des projets pro-bono. De telles situations devraient donc être traîtées comme un travail non-rémunéré, jusqu’à ce que le code soit modifié pour en tenir compte. Dans quel cas, il pourrait y avoir certaines règles à respecter afin de ne pas abuser.

  50. 50 Luce Beaulieu

    Je crois qu’il faut remonter à la source même du problème. Est-ce que la relation client-designer est basée sur l’échange mercantile ou bien sur la collaboration? Personnellement, j’ai l’impression qu’il faudrait que la SDGQ (ou un Institut quelconque du design) puisse instituer un code de développement durable qui incluerait l’aspect humain/relationnel. Selon l’ONU: «Le développement durable satisfait les besoins des générations présentes, sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire leurs propres besoins».

    Si on prends ça à la lettre, et si le client entre en relation avec le designer dans une perspective de développement créatif durable, il ne pourra, sans se poser de sérieuses questions, shifter de relation pour des raisons simplement économiques. Car les perspectives seraient élargies, les enjeux plus complexes, les risques plus grands.
    Évidemment, cela implique que le code en question soit respecté des 2 côtés. Ce qui nous ramène au choix de nos clients, et de la relation que nous créons avec eux. Car faut pas se leurrer, on ne crée pas seulement des affiches et des logos.

  51. 51 Maxime

    Bien raison Luce, mais la marche est bien haute.

    En effet, nous sommes toujours et partout des êtres de désir – désir de reconnaissance de soi et de puissance individuelle et collective – désir de la puissance technique aux services d’expériences personnelles. Désir de la continuétée, de la bonne harmonie.

    Mais entre le désir et volonté, les relations évoluent souvent dans l’expérience du malheur. On le voit avec le « Procès Gomery » voire de la catastrophe que risque d’entrainer telle ou telle relation abusive, et que cette évolution va toujours dans le sens de leur affaiblissement.

    Référence que tu fais de « bonne foi » implique que chaque partie s’abstienne de tout abus, avec des règles, qui sont, malheureusement là pour être déjouées tant qu’il y auras « l’homnimaleries ».

  52. 52 Frédéric Gauthier

    Bonjour à tous, c’est ma première intervention dans ce blogue. Certains de me connaissent, je dirige les éditions de La Pastèque et j’ai aussi travaillé chez M. Edgar, donc j’ai goûté aux deux côtés.

    Étant client culturel, j’aimerais apporter mon point de vue. Je suis d’accord pour qu’une intervention de la SDGQ se fasse pour faire cesser cette situation terrible. Il est vrai que les organismes culturels ont un rapport biaisé depuis des lustres avec le design de leurs communications. Tous les festivals, maisons d’éditions, théâtres, ne budgètent que très rarement de telles dépenses. Il y a, toujours en lien avec le milieu culturel, un grand travail d’éducation par rapport au rôle du designer, la communication en général et les coûts de tels services. C’est fou de voir à quel point les responsables qui vont engager les designers n’ont aucunes idées des coûts pour leurs énormes besoins.

    Depuis, nos débuts, nous avons toujours fait attention à bien rémunérer nos collaborateurs : designers, graphistes, traducteurs, illustrateurs. Ce qui est très rare dans le monde de l’édition.

    Je crois que les clients sont en grande partie responsable du problème. Maintenant, il est clair que les grosses boîtes qui détruisent le marché en costant à faible prix ou même gratuitement doivent se faire rappeler à l’ordre d’une certaine façon.

    Vous savez dans le milieu du livre, il y a un vieux débat à propos du prix unique (pour les livres soient vendus au même prix dans toutes les librairies). Pourquoi une telle approche ne pourrait-elle pas s’appliquer dans ce milieu. Évidemment cela s’avère très complexe, mais tout de même il y a des façons d’envisager tout ça.

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