Québec Solidaire… de qui?

Le nouveau parti politique provincial Québec Solidaire désire avoir des propositions de logos d’ici au 16 avril. Le concours a été lancé le 20 mars…mais qui en a entendu parler avant cette semaine?

Ça laisse donc moins d’un mois à des designers pour pondre une identité qui selon le cahier de charges se doit d’être: jeune | alternative | crédible | rêveur | courageux grand public | nouveau expérimenté innovateur | réfléchi | de gauche | sérieux

Et ce sans rémunération!

Les personnes qui seront chargées d’évaluer le travail des designers graphiques seront:

Quatre membres du CCN:

• André Bélanger, resp. communications
• Éric Martin, resp. des relations médias
• Amir Khadir, porte-parole
• Alexa Conradi, présidente

Trois graphistes et spécialistes de la communication visuelle :

• Guylaine Couture, graphiste
• Patrice Côté, graphiste
• Marie Beauchamp, vice-présidente marketing, Juste pour rire

Vous les connaissez, ces personnes? Ont-ils/elles la notoriété nécessaire, le talent, l’équité pour juger du travail de leurs pairs? Peut-on lire leurs CVs quelque part? Ont-ils déjà été membres d’un jury? La SDGQ est-elle au courant?

•• sa vision
Québec solidaire fait la promotion de la démocratie participative, il se bat pour une véritable égalité entre les hommes et les femmes et pour une conscientisation des citoyens à l’importance de protéger la planète. Québec solidaire estime que l’État doit intervenir pour garantir le respect des droits humains, redistribuer la richesse et encadrer l’économie et il opte pour la souveraineté comme un moyen de fournir au Québec les outils nécessaires pour réaliser son projet de société.

Est-ce que ceci inclut un logo conçu gratuitement, à la sauvette, sur le coin de la table, sans avoir été rémunéré? Ou bien: par un(e) étudiant à qui on enseignera que la meilleure manière de se faire connaître, c’est encore de travailler gratuitement? Pourquoi le travail des designers graphiques, pourtant essentiel à la connaissance et la reconnaissance d’une entité (politique ou corporative) est-elle encore considéré de façon aussi peu respectueuse? Peut-être parce qu’on accepte encore de participer à ces concours?

valeurs: “Québec solidaire se voue à la défense et à la promotion du bien commun, il consacre son énergie à la recherche de l’égalité et de la justice sociale et reconnaît l’interdépendance des humains entre eux et avec la nature. Tout cela exige une transformation profonde du Québec avec l’être humain au coeur de celle-ci.“

Est-ce que les graphistes sont inclus dans la collectivité québécoise? Cherche-t-on, à travers ce concours, la “transformation profonde de la société québécoise”? Oui? Alors pourquoi ne pas commencer par abolir les concours gratuits qui sont, selon moi et quantité d’autres graphistes, rétrogrades et non équitables?

target market: “Des gens qui recherchent l’honnêteté, l’intégrité en politique, qui ont besoin de croire que la politique propre est possible, qui sont sensibles à l’idée de mettre en pratique maintenant les valeurs qu’on défend.

Est-ce que ces valeurs incluent: respect du processus de création d’une identité visuelle? Travail collaboratif AVEC un(e) concepteur(e) chargé(e) de l’image du parti, à long terme? Rémunération équitable pour un travail de haute qualité qui sera appelé à représenter le progressisme d’une entité québécoise qui espère prendre le pouvoir aux prochaines élections provinciales? Et petit détail qui en dit long: on ne demande même pas au designer d’être membre de Québec Solidaire.

Je leur ai envoyé un courriel leur demandant pourquoi le délai est si court et surtout, la raison pour laquelle le travail n’est pas rémunéré et vous garderai au courant à travers le blogue. J’ose espérer que des membres du comité de sélection de Québec Solidaire se manifesteront pour défendre leur point de vue.


51 commentaires sur «Québec Solidaire… de qui?»

  1. 1 Jean-Sébastien Dussault

    C’est toujours triste de voir des appels de concours de cette sorte, mais à mon avis, c’est grandement dû à un manque d’éducation – d’un côté et de l’autre – sur les ravages du "Spec" sur l’industrie.

    En espérant que ton intervention saura allumer quelques lumières auprès de ce parti qui se veut protecteur des citoyens.

  2. 2 Rémi Fortier

    Je crois franchement que la SDGQ devrait y voir.. un tel contrat pour un parti politique ne fera qu’assombrir davantage ce pourquoi la SDGQ se bat; notre situation au Québec. Je ne crois pas qu’un contrat Specwork pour un parti politique nous fera avancer. Connaissez vous beaucoup de travailleurs dit "professionel" qui travaillent gratuitement ?

  3. 3 Rémi Fortier

    Ahhh voilà !

    Code de déontologie du Designer graphique.

    2.2 Commande ferme

    Le designer graphique ne travaille que sur commande ferme. Les travaux sans rémunération sont inadmissibles.

    Je croyais bien aussi..

  4. 4 Philippe Lamarre

    Rémi,

    nous sommes en train de préparer une réponse à ce concours.

    D’ailleurs, je trouve ça toujours très rigolo de voir des non-membres de la SDGQ intimer la SDGQ de réagir à ceci et à cela… Il me semble que si ces causes vous tiennent à coeur, la première chose à faire serait de joindre l’organisation qui peut et doit défendre une bonne pratique professionnelle.

  5. 5 Luce Beaulieu

    Philippe, dans mon cas, j’attends de voir comment la SDGQ va réagir dans ce cas-ci et quelques autres en cours. J’attends aussi qu’il y ait des assurances collectives offertes pour les graphistes indépendants, de même qu’un prix d’adhésion "petit entrepreneur" que je puisse me permettre.

    Si la SDGQ acquièsce à ces demandes, je deviens membre demain.

  6. 6 Rémi Fortier

    Bah, tu sais je m’inscrirais bien… mais avec mon salaire, c’est un peu cher. Par contre, l’idée d’y adhérer m’es souvent revenue. Peut-être bientôt, qui sait !

  7. 7 Janick

    Philippe, quelles seraient les chances d’avoir un prix d’adhésion "petit entrepreneur" (comme le propose Luce et nous tous finalement), et ceci à court terme? Et je demande sérieusement là.

    Car j’ai le pressentiment que c’est ce qui arrête la plupart des petits indépendants d’être membres! Moi entoutcas! :)

  8. 8 Philippe Roy

    Moi, je connais bien Patrice Côté, qui dirige un des bons bureaux de Sherbrooke, Graphik Illustration. Passez voir son site web, vous verrez le lien avec l’engagement social ;)

    Perso, je suis comme tout le monde ici, oposé aux concours (et en particulier les gratuits) et je n’ai jamais travaillé que sur commande ferme. Mais dans ce cas, je comprends un peu les organisateurs, qui persoivent cette implication comme un don (normal dans le milieu politique, en particulier pour un parti non-traditionnel) et le concours comme une démarche collective.

    Ce n’est donc pas le cas typique où on doit crier «au loup», je crois.

    Ceci dit, bonne chance à eux pour se trouver un beau logo dans des conditions pareilles :p

  9. 9 Antoine Nonnom

    Bon, faites vos deals d’inscription ailleurs. On dérape, on perd le nord. La SDGQ et son adhésion est un tout autre sujet.

    Retournons à nos moutons d’accord ?

    La nouvelle question soulevée (et Québec Solidaire la posera assûrément) est la suivante :

    Est-il possible pour un designer de faire du bénévolat ?

    Ma réponse : absolument ! Et je le fais à chaque année, pour des membres de ma famille ou des clients que je considère des amis. Un peu comme un comptable qui ferait les rapports d’impôts de ses voisins, pour rendre service.

    Je n’en ai aucunement honte, pour la simple et bonne raison que je ne suis pas en compétition.

    C’est la partie compétitive, qui fait que tous se défoncent, en font plus, beaucoup plus, pour gagner. Et en faire plus mérite tout simplement une rémunération.

  10. 10 Antoine Nonnom

    Tout ça pour en revenir à mon message dans l’autre discussion : s’ils cherchent un bénévole, qu’ils affichent un poste. Et UN SEUL.

  11. 11 Philippe Lamoureux

    Je crois que je vais leur faire parvenir mon concept malgré tout avec une annotation qui stipule que je conserve tout mes droits intellectuell sur ce projet. Donc pour utilisation il faudra mon accord…qui ira selon une entente qui conviendra au deux partis. Nulle part dans leur proposition il est stipulé que le designer doit céder ses droits à la fin du concour. Si ma lecture est bonne, le but est de trouvé une image qui correspond à leur parti, ils organise un concour et ne rénuméreront pas le vainqueur. Parfait jusque là. On mentionne que le logo sera utilisé sur x média… ce qui représente selon moi une intension car on ne mentionne pas que le designer doit céder formellement ses droits sur le logo lorsqu’il participe à ce concour. Et là j’ai le document imprimé devant moi et plusieurs de mes collègues l’ont lu… c’est une cause qui se défend je crois.

    De plus je ne suis pas millitant et ne désire pas être millitant à cour terme pour ce parti et considéré le fait de participé à un concour surtout si il est ouvert à tous, ne devraient pas être considéré comme un acte millitantatisme. Je peux faire des logos pour une compagnie de voitures et être millitant environnementaliste la fin de semaine. Nous avons bien un député conservateur à Ottawa qui a travaillé au PQ. Un concour ouvert à tous je le rappel, pour la meilleur image, c’est la même chose, c’est comme trouvé le meilleur candidat à un poste. Ils veulent la meilleur image possible pour leur parti, je vais leur en proposé une, une proposition… voilà ce qu’ils auront… et si je gagne on verra.

  12. 12 Philippe Lamoureux

    RÉTRACTATION, j’ai consulté un amis juriste qui m’as dis que j’avais tord à propos de la propriété intellectuelle telle que je la concevait, puisque le travail de conception devait s’effectuer sur un nom déjà enregistré, donc nous ne faisons que des variations graphiques sur le sujet déjà enregistré donc nous ne possédont aucun droit sur nos concept proposé, sauf celui de les proposer ou non selon notre conscience et nos valeurs. Voilà une nuance qui m’échappaient et pour ce je tiens à m’excusé de mes propos. Donc je réfléchis encore si je dois l’envoyé on non. Pouet pouet!

  13. 13 Jean-Sébastien Dussault

    Je crois que les contrats pro-bono sont très acceptable pour un designer. C’est une façon pour nous de contribuer à une cause sociale qui nous tient à coeur, mais comme Antoine le mentionne, c’est le principe du travail speculatif qui est un problème ici. Le fait que le parti recherche une contribution bénévole n’est pas un problème en soit, mais ils devraient passer par un processus d’entrevues et d’étude de portfolio des intéressés, pas un concours de la sorte.

    Philippe, tu tombes exactement dans le processus qu’ils recherchent et que l’on dénonce, soit avoir une multitude de propositions d’où ils pourront choisir celle qu’ils veulent.
    Le point sur les droits, tombe dans une autre catégorie de plaie dans notre métier: le "work for hire". On confond souvent les deux car ils sont souvent ensemble.

    Ta démarche dans ce cas-ci te protège contre cette dernière pratique, mais tu baisses les bras devant une offre de travail spéculatif dont le débouché donne sur un contrat pro-bono, question d’ajouter l’insulte à l’injure. Mauvais pour toi, mauvais pour nous.

    Je répète que je n’ai rien contre le travail bénévole, mais quand celui-ci est jumelé à du travail spéculatif c’est franchement rire du monde. Plier de quelque façon que ce soit devant ce cas, c’est assener un dur coup à notre profession.

    Si tu tiens vraiment à te faire remarquer par QS, puis-je te suggérer de leur envoyer un portfolio avec une note explicant que tu ne peux / veux pas participer à un processus de travail spéculatif, mais que, s’ils sont intéressés par ce qu’ils voient dans ton portfolio, ils peuvent communiquer avec toi pour bâtir une relation de travail. Forcer la vrai façon de procéder, quoi. En fait, tous ceux interessé par l’occasion de développer l’id corporative du parti devraient faire cela. Rien de tel que de prêcher par l’exemple.

  14. 14 Jean-Sébastien Dussault

    Philippe, Ton ami jusriste a probablement besoins de revoir quelque peu ses notes, ou du moins spécifier quelques notion.

    Un designer ne cède pas ses droits d’auteurs uniquement parcequ’il travail sur le logo d’une entité existante, c’est absurde. D’ailleur, tout contrat d’identité corporative DOIT avoir une clause spécifiant l’utilisation permise par le client (généralement une céssion partielle des droits). Par contre, c’est vrai qu’un designer ne peut utiliser un logo rejeté, puisqu’il est basé sur une autre propriété, celle du nom de l’entreprise/organisme. Il pourrait, par contre, utiliser un concept graphique rejeté pour une autre id corpo.

  15. 15 Jean-Sébastien Dussault

    "l’enregistrement des marques de commerce donne des droits au propriétaire d’exclusivité sur les mots, symboles et dessins (ou une combinaison de ces éléments) qui distinguent ses produits ou services"

    Oui, mais tant qu’un logo est en stage de création, comme il en est question ici, seuls les mots distinguent le produit ou service. Le designer garde ses droits d’auteur sur les symboles et dessins tant qu’il ne les cède pas au client.

    Quand le temps viendra de faire l’enregistrement, le designer cède ses droits d’utilisation, mais garde ses droits de paternités.

    On diverge un peu de la discussion, mais je trouvais important de ne pas laisser l’impression, suite à la remarque de l’ami juriste de Philippe, que le designer n’avait aucun droit sur une proposition de logo.

  16. 16 Philippe Lamoureux

    Je suis d’accord avec toi sur les droits de paternité, 1 semaine sur deux…, il est vrai que mon ami m’a dit que ces droit concernaient que les droits d’utilisation. C’est pourquoi ma première intervention à la Don Quichotte me semblaient plus très pretinente à la suite de ma discussion avec mon ami.

    Poursuivons le débat… y en a qui on eu des nouvelles ou réaction de QS?

  17. 17 Janick

    À ce que je sache Philippe, un seul membre de QS s’est exprimé sur le sujet, ceci à titre PERSONNEL, et non en tant que porte-parole de QS, ce qui est correct et gentil de sa part aussi.

    À lire le commentaire de Martin PM sur le blogue de Luce:

    blog.articlestudio.ca/

  18. 18 Marc Kandalaft

    Je pense qu’il faut réagir au cas par cas.

    Je conçois tout à fait qu’un designer puisse faire du bénévolat (sans que cela devienne une habitude bien sûr).
    Ca peut être du bénévolat total, ou parfois de l’échange de services ou alors un "presque-bénévolat", càd qu’on vend notre création à un prix symbolique pour bien faire comprendre aux gens que dans la vie, rien n’est gratuit.

    Je pense aussi que lorsqu’on fait du bénévolat, ce n’est pas nécessaire de le dire et surtout c’est important de faire savoir aux gens la valeur réelle du travail offert en leur disant le prix que ça aurait coûté en temps normal.

    Dans mon cas il s’agit surtout de projets qui me tiennent à coeur, soit parce que ce sont des amis à qui j’ai envie de donner un coup de pouce parce que je sais qu’ils l’ont pas les moyens. Soit pour des causes, comme Jean-Sébastien le dit plus haut. Ca peut-être des associations ou des organismes dont on adhère aux valeurs et aux idées (oeuvres caritatives, développement durable…). En les aidant, on aide à mettre en avant ces valeurs, à les rendre plus attractives et donc à contribuer à qque chose de positif dans la société.
    Ca peut donc aussi être le cas du politique.

    Concernant ce cas précis, celui du parti Québec Solidaire, je suis d’accord, je ne trouve pas ça très correct. Ils auraient proposer une rémunération modeste, ça aurait été mieux accepté. Ils auraient au moins fait preuve de bonne volonté et on se serait dit : "bon, c’est vrai c’est un jeune parti, peut-être que c’est ce qu’ils peuvent proposer de mieux…".
    Tout dépend de l’angle avec lequel on regarde la chose. On peut aussi dire : "pour eux une identité visuelle ça ne vaut que ça!!?".

    Je pense que pour accepter ce genre de travail il vaut mieux être un sympathisant ! Travailler gratuitement pour qqu’un dont on n’aime pas les idées, non merci, ça devient trop :-))

    Perso, j’avais commencé à imaginer une alternative à leur logo actuel, il y a de cela déjà deux mois. Je pensais le leur présenter comme une initiative personnelle.
    Maintenant que le concours est lancé, je ne sais plus quoi en faire.

    J’ai peut-être une idée, ça vient de me venir… je ne sais pas si elle est bonne, c’est à voir avec la SDGQ.
    Et si la SDGQ lançait un concours en blanc pour ce projet ?
    Même brief sauf qu’on remet nos idées à la SDGQ et non au parti.

    Ensuite, la SDGQ pourrait s’adresser à Québec Solidaire en disant : "voilà, nous n’adhérons pas à vos méthodes pour telles et telles raisons, comme beaucoup de designers d’ailleurs qui ont exprimé la même réticence, et nous avons donc décidé de ne pas vous soumettre nos idées.
    Par contre nous avons mis en ligne les concepts de tous ces designers qui avaient quand même envie de se pencher sur la question, parce qu’il est toujours intéressant et excitant d’accompagner la naissance d’un organisme ou d’un parti, de l’aider à s’épanouir et à s’exprimer par l’image… et parce que nous aimons notre métier.
    Par le biais de cette démarche nous aimerions vous faire prendre conscience des résultats que vous auriez pu obtenir en adoptant une méthode plus juste et plus professionnelle.
    A notre humble avis, ce n’est pas de cette façon que vous attirerez les meilleurs designers et donc les meilleurs solutions graphiques… et ce n’est donc certainement pas de cette façon que vous servirez au mieux l’image et les causes de votre parti."

    Je ne sais vraiment pas si c’est une initiative envisageable. C’est une idée lancée sur le vif. Mais j’ose penser que ça peut faire réfléchir les gens.

    Ca ressemble un peu à la démarche du contre-concours grafika pour la partie logos, même si la signification n’est pas la même.

    Donc à voir.
    Qu’est ce que vous en pensez ?
    Ca pourrait être une manière responsable de participer au concours plutôt que de le boycotter. Le boycotte n’apprend rien à ceux qui sont visés, sinon que ça les prive de qque chose, ça les punit… et encore, je suis presque sûr que beaucoup de gens vont répondre à ce concours malgré tout ce qu’on dit ici entre nous.
    Il ne faut pas se leurrer. Nombreux sont ceux qui aimeraient dire qu’ils ont signé l’identité d’un parti politique. Que leur travail soit bon ou pas aux yeux de Mr tout le monde, aux yeux d’un client potentiel ça fait bien et rares sont ceux -hors du milieu du design- qui pourront juger de la qualité. Mr tout le monde dira autour de lui : wow s’ils l’ont choisi c’est qu’il doit vraiment être très fort! Le client potentiel se dira : si un parti politique lui a fait confiance, je peux donc lui faire confiance.

    Je serai d’ailleurs très curieux de savoir combien de véritables designers auront participé à ce concours et combien de candidats hors circuit auront tenté leur chance en bidouillant un petit quelque chose sur photoshop :-))

    J’ai tout dit !
    a+

  19. 19 Jean-Sébastien Dussault

    Marc,

    Même si une organisation offre un prix au "gagnant", que ce soit un montant correct ou non, ça ne change rien au caractère nocif sur le milieu. Du spec, c’est du spec, et on doit dire non.

    Le côté négatif du travail spéculatif, c’est de ne porter la valeur du logo uniquement sur le résultat et de laisser pour compte le travail investit. Dans le cas d’un concours, c’est amplifé par le nombre de personne y participant.

    Personnellement, c’est la première fois que je vois un concours pour un travail bénévole. Demander du bénévolat, c’est déjà une demande de sacrifice, en quelque sorte. La mettre en concours, banalise totalement ce sacrifice. À mes yeux, c’est faire preuve d’un culot éhonté, que je suis néanmoins prêt à passer sur le dos de l’inconscience. Si le parti persiste après avoir été mis au courant du problème, je reviendrai à mes premières impressions de culot.
    __

    Quoique que bien intentionnée, l’idée de passer via un concours aux solutions "imprenables", chapeauté par la SDGQ, ne tiens pas la route pour plusieurs raisons.

    Un des buts de l’organisme est de promouvoir des pratiques qui permettent un milieu vivable pour les designers ainsi que des relations professionnelles positives et durables. Ce geste serait plutôt revanchard et n’aiderait en rien à développer des relations d’affaires durables. Je dirais même qu’elle nous donnerait une image enfantile à la "na-na-ni-boo".

    D’une autre part, que la SDGQ organise elle même un concours afin d’en dénoncer la pratique me semble boîteu.

  20. 20 Marc Kandalaft

    hmmmm, c’est intéressant ce que tu dis, mais je ne suis pas sûr que ce soit perçu comme ça…
    Je pense que l’attitude revancharde serait de boycotter… et puis je pense qu’on pourrait proposer quand même les projets mais via la SDGQ qui pourrait donc les transmettre AVEC un message clair auquel tout le monde adhèrerait et qui expliquerait le pourquoi et le comment de cette démarche.
    J’en sais rien, c’est peut-être naïf.

    Quant au spec, je ne suis peut-être pas choqué parce que j’ai toujours vu ça. On appelle ça "appel d’offre" en France est c’est TRES TRES courant. Et si je ne me suis jamais posé de questions c’est parce que certains des plus grands noms y participent. Ca m’a donc tjs semblé naturel… Souvent pour le milieu culturel (musées ou autre).

    Les propositions de ces designers sont ensuite généralement publiées dans des magazines comme ETAPES et c’est très intéressant à voir.
    C’est vrai que parfois on sent le travail vite fait, càd, proposer qque chose de bien pour tenter sa chance mais sans y passer une éternité non plus par soucis de rentabilité.

    Bon, bien sûr c’est du spec mais pas du bénévolat. Le gagant est payé même si je ne connais pas les montants.
    Je trouve ça "fair", à partir du moment où on est informé dès le départ (après c’est un choix personnel après – un risque qu’on doit assumer).
    Ce que je trouve inadmissible, ce sont les gens qui te disent "on travaille avec vous" et puis après qui vont faire travailler d’autres designers en même sans prévenir.

    L’appel d’offre est une pratique qu’on retrouve dans tous les secteurs et tous les métiers.

    Je peux comprendre ceux qui s’y opposent de façon radicale.
    En même temps, dans le milieu du sport par exemple, la coupe et le chèque ne sont réservés qu’aux 2 ou 3 gagnants et ça ne semble choquer personne. Pourtant les autres joueurs ont eux aussi investi du temps et de l’énergie.

  21. 21 Marc Kandalaft

    Je suis entièrement d’accord sur ce point : "Personnellement, c’est la première fois que je vois un concours pour un travail bénévole. Demander du bénévolat, c’est déjà une demande de sacrifice, en quelque sorte. La mettre en concours, banalise totalement ce sacrifice."

  22. 22 Jean-Sébastien Dussault

    Ici, en général, les appels d’offres se limitent à l’élaboration du prix et des échéances.

    C’est interessant et surprenant de voir qu’en France, notre "poster boy" des droits sociaux, on s’adonne à cette pratique de façon courante. Sagit-il d’une pratique en design ou bien en pub?

    Les pitchs sont très courants en pub, mais une option gagnante débouche, d’habitude, sur un contrat de longue durée avec un cachet pas mal interessant. En revanche, les concours de design donnent sur des contrats de courte durée et pas si rémunérateurs que ça dans ton année. Ah oui, j’oubliais: ça donne aussi quelquechose à mettre dans ton portfolio. (misère!).
    __

    Ne pas participer au concour de QS n’est pas un boycott, mais un respect du code de déonto de la SDGQ – et de la GDC, du RGD et du GAG, tant qu’à faire – si t’es membre ou adhère simplement à celui-ci (ce qui est mon cas).

    Par contre, créer pleins de logos puis en refuser l’utilisation est carrément un embargo, acte offensif et négatif. Pas très bon pour développer des relations d’affaires. Je crois que les dirigeants de la SDGQ et les designers non-membres sont assez grands et articulés pour exposer le problèmes devant l’organisme pour qu’ils comprennent que nous ne sommes pas d’accord avec cette méthode.

    Un peu plus tôt cette année, l’OSBL. "Wired Women" avait partit un tel concours et quelques lettres du RGD, de la GDC et de designers en leur noms propre ont suffit à faire stopper la chose.

    Dans leur mots:
    "After careful consideration, Wired Woman is cancelling our logo contest immediately. We at no time intended to disrespect the design community. We apologize for allowing our enthusiasm ‘for the cause’ to impair our judgment."

    Comme tu le vois, le dialogue est souvent une excellente voie d’entente.

    La SDGQ entre en contact avec QS, Luce a envoyé une lettre plus qu’adéquate, puis un dialogue "non officiel" a débuté sur son blogue.

    J’attend avec impatience la réponse officielle du parti et je suis optimiste.

  23. 23 Marc Kandalaft

    Tu as peut-être raison…
    Je ne sais pas bien comment les choses se passent au Québec dans ce type de situations. Je ne sais pas de quelle façon la SDGQ est écoutée et respectée.

    En France par exemple, je ne suis pas sûr que la Maison des Artistes, le seul organisme qui resprésente les artistes auteurs (15000 membres : graphistes, peintres, sculpteurs et autres…) aient suffisemment de pouvoir pour se faire entendre.
    D’ailleurs je pense que les designers graphiques devraient avoir un organisme à eux seul, ce qui n’est pas le cas.
    Le SNG (Syndicat National des Graphistes) a été contraint de mettre la clé sous la porte et en ce moment même la maison des artistes est en danger.
    Comme quoi, même en France, pays de l’art et de la culture, les artistes et les designers ne sont pas si bien représentés, respectés, ou plutôt leurs représentants n’ont pas assez de poids sur le plan politique ou dans l’opinion en général.

    Si l’intervention de la SDGQ seule, permet de faire passer le message et donc avancer les choses ce serait très bien.
    Il faut dire aussi qu’en France le dialogue en situation de crise ne fait malheureusement pas partie des habitudes. Très souvent on observera des rapports de force qui donnent lieu à beaucoup de tension et donc à peu d’avancée.
    Il suffit de voir comment le 1er réflexe des gens qui ont quelque chose à dire est de descendre dans la rue et de gueuler. L’âme révolutionnaire… Bras de fer contant, le plus fort gagne, le plus faible cède.

    Je suis personnellement plus favorable au dialogue et à une attitude sage comme tu le prône, en espérant que cela suffise.
    On verra bien :-)

    Sinon concernant les appels d’offre, ici aussi il s’agit d’abord de présenter portfolio et devis mais assez souvent certains clients demandent de montrer aussi un début de recherche d’idées sur le projet en question.

    Bonne fin de semaine à tous !

  24. 24 Martin

    Petite info, j’ai appris que c’est Lichen qui avait produit le célèbre logo de QS refusé.

  25. 25 Jean-Sébastien Dussault

    Quelques réponses des membres du comité. Le parti semble demeurer sur l’idée d’un concours, mais il semble également confondre concours et bénévolat.

    J’ai envoyé un commentaire pour faire comprendre que ce sont deux choses différente. J’en ai mis une copie sur le blogue de Luce.
    blog.articlestudio.ca/

  26. 26 Réjean

    Trop cool le métier de designer. QS vient de faire 22% sans logo. Est-ce qu’ils auraient fait plus avec ?

  27. 27 Philippe Lamoureux

    On peut essayé de le prouvé encore que le design attire d’avantage. Cependant c’est comme la pub de la molson Grand Nord, au début les gens vont trippé, se lancé dessus et essayé pour voir tout ça à cause d’une image et d’un concept vraiment attirant, mais si ton produit ou ton discour ne satisfait pas la populasse, y a rien à faire ça va planté. C’est platte, mais la candidate n’avait pas l’image pour percé, et là je dis ça sans connaître la personne, mais de l’extérieur, ça donne pas le goût d’avoir confiance à une fille qui a plus l’aire de l’indien Lakotà qu’autre chose . C’est peut-être malheureux mais les gens sont beaucoup plus influencé par une image que par un contenu… je souhaite que cela change pour donner une chance aux gens qui ont de bonnes idées mais c’est sûre que la présentation va jouer. Tout est une question de perception, une impression de savoir et comprendre la chose… Les amourettes ça l’air bon et ça passe mieux avant que tu ne saches que c’est des couilles de mouton.

  28. 28 Antoine Nonnom

    Comme je disais dans l’autre sujet sur Québec Solidaire, j’ai envoyé un courriel d’indignation aux organisateurs du concours.

    Ils m’ont enfin répondu. Je vous fais une copie de leur courriel.


    Bonjour M. Monnom

    J’ai lu votre critique et vous m’excuserez d’avoir tant tardé à répondre, mais j’étais jusqu’à hier dans un rush total à mon travail rémunéré. Je vais tenter de répondre le plus clairement possible à votre commentaire, tout comme j’ai répondu à l’une de vos collègues qui soulevait des enjeux semblables.

    Tout d’abord, ce concours est issu d’une demande de l’assemblée des membres en février dernier qui ont refusé des propositions de logo préparées par un graphiste et créateur avec lequel nous avions échangé durant plusieurs mois et que nous avions choisi. Si nous optons pour une autre approche cette fois-ci, ça n’a donc rien à voir avec "se croiser les bras en attendant que 500 propositions nous tombent du ciel", mais tout simplement que nos membres ont exprimé clairement qu’ils voulaient s’impliquer directement dans le choix d’un logo qui les représentera pour longtemps et que nous avons jugé qu’un concours comme celui-ci permettait ce genre de participation.

    Pourquoi avoir opté pour la formule actuelle et écarté le choix d’une personne à qui on aurait demandé de produire un logo? Tout simplement parce que cette façon de faire n’aurait pas paru suffisamment juste et démocratique aux yeux des membres du parti. Toutefois, le processus actuel va en partie dans le sens que vous proposez. Ainsi, durant une période de trois semaines, le jury s’est donné la liberté d’échanger avec les finalistes dont les propositions sont jugées intéressantes, mais pas nécessairement pleinement satisfaisantes, pour travailler avec eux ou elles les propositions. Ils et elles ne seront donc pas "écartés" du processus décisionnel. Finalement, il est évident pour nous tous que le graphiste dont la proposition sera choisie sera invité à continuer à travailler avec nous par la suite. Pourra-t-on le payer à ce moment-là? Je l’espère bien, comme j’espère qu’on pourra payer les collaborateurs professionnels qui s’impliquent présentement dans la construction de Québec solidaire, mais cette décision ne m’appartient pas présentement. Elle appartient aux membres et aux instances du parti.

    Toutefois, présentement, ce n’est pas possible de payer quiconque. Toutes les activités du parti sont bénévoles pour l’instant: rédacteurs, traducteurs, webmestres, programmeurs, organisateurs, relationnistes et… designers. Il s’agit d’activités militantes et c’est dans cet esprit que l’appel à la participation a été formulé. Les graphistes ne sont pas traités différemment de tous les autres professionnels impliqués au sein de l’organisation.

    J’espère que cela vous éclaire et que vous comprenez un peu mieux le contexte dans lequel nous évoluons.

    Merci

    André Bélanger
    responsable des communications
    Québec solidaire

    Je cite : «Les graphistes ne sont pas traités différemment de tous les autres professionnels impliqués au sein de l’organisation.»

    Est-ce que je rêve ? Quelle surprise ! Tous les collaborateurs de Québec Solidaire sont choisis par le biais d’un concours.

    Incroyable.

  29. 29 Antoine Nonnom

    Et voici maintenant ma réponse, envoyée pas plus tard que tantôt :


    Bonjour Monsieur Bélanger,

    Tout d’abord, il s’agit en fait de Nonnom.

    Ceci étant dit, je suis heureux d’avoir enfin de vos nouvelles ! Votre silence semblait inquiétant, mais tout rentre maintenant dans l’ordre. Je suis rassuré.

    Merci beaucoup pour votre réponse complète et précise. Votre temps est très apprécié.

    Laissez-moi cependant être en désaccord (comme la majorité de mes collègues) avec vos explications.

    Je comprends que de longues démarches ont été faites avec l’agence qui était chargée de réaliser votre logo. Et je suis conscient, voire même heureux, de voir que votre assemblée ait réalisée l’importance de s’impliquer directement au sein du choix du logo.

    Le choix de changer d’agence de design était légitime. Cette situation arrive, de temps à autre, malgré l’implication dont font preuve les designers. Cependant, il serait illusoire de penser qu’un concours apporterait un meilleur résultat.

    D’une part, si le designer n’a pas de contact direct avec vous dès le début du projet, il lui sera impossible de capter l’essence même de votre organisation afin de mieux la représenter. Un travail de branding et d’image ne peut pas se faire en omettant d’étudier le profil des électeurs et des membres du parti. On ramène donc le travail de graphisme à une simple production stylistique, dépourvue de communication réfléchie.

    D’autre part, la seule chose que vous risquez d’attirer avec ce type de concours est un plus grand choix. J’imagine l’enthousiasme avec lequel la prochaine assemblée apprendra que vous avez reçu X centaines de propositions. Quelle illusion ! Soyez bien conscient que vous n’obtiendrez très certainement pas plus de qualité. Il est clair que les designers les plus compétents préféreront s’abstenir ou travailler à moindre régime afin d’éviter les pertes. Est-ce que Québec Solidaire veut réellement aller à la pêche dans une marre polluée ?

    Pour ce qui est de la rémunération, nous comprenons tous les circonstances dans lesquelles Québec Solidaire navigue. Il serait illusoire de croire qu’un parti comme le vôtre puisse se passer de bénévoles. Vous devriez néanmoins comprendre que les affirmations vagues disant que d’autres contrats pourraient être accordés au gagnant du concours ne peuvent pas réellement être considérées comme un prix. Gagner la chance de travailler ne devrait pas être considéré comme une récompense.

    Je fais moi-même annuellement du bénévolat pour divers individus et entreprises, en prenant bien soin d’expliquer la valeur de mon travail, et d’établir des balises afin de respecter le mandat. Car même s’il n’y a pas rémunération, il devrait toujours y avoir un mandat exclusif et ferme.

    Cependant, dans le cas de votre concours, il s’agit plutôt d’un travail spéculatif, dont la production (et la productivité) est simplement basée sur le besoin de dépasser la compétition, sans avoir la moindre petite garantie de passer au tour suivant et pouvoir réaliser la pièce finale. On ne parle donc pas d’un contrat ferme.

    Pour finir, vous m’annoncez que «les graphistes ne sont pas traités différemment de tous les autres professionnels impliqués au sein de l’organisation». J’en suis fort surpris ! Dites-moi : quel concours avez-vous lancé pour sélectionner vos relationnistes ?

    En espérant que cette question vous fera comprendre pourquoi, chez Québec Solidaire, les designers sont traités différemment. Et c’est ce qui créé un immense mécontentement au sein de la communauté des designers.

    Merci beaucoup à l’avance pour votre réponse,

    À très bientôt,

  30. 30 Ja

    Merci antoine pour le "quel concours avez-vous lancé pour sélectionner vos relationnistes?". C’est en plein ce que j’ai écrit sur le blogue de Luce finalement, et c’est vraiment pour moi ce qui a été… comment dire, choquant. Merci donc, tu parles pour moi en même temps! ;)

  31. 31 Sebastien Theraulaz

    Yopyop , hé, wow!!!
    Super, J’adore décidément ce blog, ça fait toujours du bien de gueuler un bon coup. Donc concernant ce concours, je trouve très marrant que ce parti aie payé un «graphiste» et que le résultat n’aie pas fait l’unanimité donc…ils décident de faire un concours. Ça va être carnaval au moment de choisir et avec un peu de malchance, les membres peuvent choisir un logo vraiment pourri…ce sera super marrant de voir un logo…très très très laid à la télé, sur les posters, sur le web et partout au moment des élections. Je vais vraiment bien me marrer!!

    Mais…est-ce que c’est vraiment un moyen de montrer ce qu’est le graphisme avec un grand «G» et un petit ego…..je ne sais pas…donc si j’ai le temps, je pense que je vais plancher quelques heures là-dessus et faire une proposition….elle sera au moins aussi moche que certaines des autres, mais ce sera la mienne…et si elle est choisie, elle sera partout et aussi à la télé!!

    Bonsoi, Chers téléspectateurs!

  32. 32 Ikare

    Je suis un graphiste junior. J’ai gradué l’an dernier et je travail présentement dans un quotidien.

    Dans mon présent emplois je vois défiller des tonnes de publicité réalisé par de "wannabe" graphiste de sous-sol qui affiche sur leur murs des diplomes de formation sur "Word Perfect" et/ou "Excell". Vous savez: le genre de gosseux qui tue le marcher. En lançant un concours voilà ce que Québec solidaire va chercher comme clientèle principale. Et ce parti qui dit defendre le peuple de façon éguale et équitable encouragera cette pollution.

    Je dois avouer avoir été dabord tenté de participer à ce concours, mais à la lecture du document d’explication, je me suis vite ravisé. Probablement qu’une masse de graphistes junior participeront sans même avoir concsience de leur geste. C’est déplorable mais c’est une question d’éducation. Et souvent les jeune graphiste comme moi qui se cherche un emplois "motivant" dans leur champ de formation vois via des concours une façon de se faire remarquer.

    Pour terminer:
    Pour rappeler un autre débat " Québec solidaire", les propositions élaborées par le graphiste engagé- qui ont été refusé- ont été réalisé alors que le parti n’était même pas sur de leur raison sociale. Non mais tu parles d’un mandat clair et précis!

  33. 33 Ilana

    Incroyable de confondre à ce point l’engagement politique et professionnel. Pour ceux qui soulignent le "manque d’éducation" il faut sortir de votre bulle de néo-professionnels blasés et se rendre compte que le monde ne vit pas en terme de vision de faiseux-d’affiches. Que de mépris pour le simple citoyen qui va prendre part à une activité politique et NON commerciale en soumettant son petit logo.Ce concours en est un politique.Je suis graphiste et je ne suis absolument pas d’accord avec le point de vue élitiste de ce forum.

    À croire que nous ne sommes que des parasites en attente d’une piastre.Franchement…il n’y as pas grand chose dans le monde du graphisme pour faire un forum sur ce sujet…

  34. 34 Sophie

    Bravo, bravo, bravo pour ce commentaire. Enfin !Ouf ! 100% raison.

  35. 35 Jason

    Sans vouloir être offensant, c’est à cause des "graphistes" comme toi que ces discussions sont importantes. À voir ce que t’écris, pas étonnant que tu ne vois pas l’importance de ce débat, tu ne sembles même pas bien comprendre l’importance et les implications de ce métier.

    Et tu devrais lire la totalité du sujet avant d’écrire, tu verrais que la problématique n’est pas la rémunération, mais bien la façon dont ils ont lancés le concours.

    Et sérieusement, elle est bonne celle là : « Incroyable de confondre à ce point l’engagement politique et professionnel ». Remarque que ça couterais beaucoup moins cher aux contribuables si ça marchait comme ça.

    En terminant :« Que de mépris pour le simple citoyen qui va prendre part à une activité politique et NON commerciale en soumettant son petit logo. »

    Ai-je vraiment besoin de commenter cette phrase ou bien je dois vraiment expliquer à quoi sert un logo et ce que c’est ?

  36. 36 Ja

    Ilana, je suis contente qu’il y aie une autre opinion! Je suis pas d’accord avec, mais ça alimente le débat!

    J’aimerais beaucoup que tu nous explique ce que tu considères comme "point de vue élitiste"? Car je t’assures qu’il y a de toutes les tranches de designers sur ce forum!

  37. 37 Sophie

    il y a des snobs, des crosseurs, des intellectuels, des pas trop mauvais, des bons, comme la société en gros.

    Il y en a même qui font mousser leur agence à travers ce site.
    La société que je vous dis.

  38. 38 Ja

    Alors, société=élististe…? Ça a du sens ça?

  39. 39 Ja

    Qui fais mousser Sophie? Car je cherche, mais…….

  40. 40 Sophie

    Martin, arrête de faire ton monsieur Loyal. Les lions vont se lâcher

  41. 41 philippe Lamoureux

    Martin apporte un bon point, les retombés que peuvent apporté ces concours? Je crois que la démarche de la SDGQ dans ce cas-ci fut trop peu trop tard malgré son ignorance de la situation. Après réflexion, j’en suis venu à me demander si ça n’auraient pas été payant au niveau visibillité pour la SDGQ de faire une fois ou deux fois l’an, un concours pour un logo,ou affiche… pour un organisme sélectionné, à but non lucratif qui a peu de moyen mais qui a une visibillité assez importante. Ces organismes ou dans le cas qui nous concerne un parti politique ont ce que nous ne pouvons nous payé, une campagne de relation publique. Le prix on s’en fou, ce serait probablement plus payant pour nous si on réussi à établir un contact et à convaincre la population qu’elle est gagnante de faire affaire avec nous plutôt que le petit neveu gosseux de photoshop. Ce genre de concours devraient être connu au près des organismes, ces derniers devraient soumettre une mise en candidature et être sélectionné par la SDGQ.

    Pouquoi ne verrons nous pas les participants de ces concours châpeauté par la SDGQ non pas comme des opportunistes mais bien comme des bénévoles pour la SDGQ. On tente de se faire un ordre professionnel mais on doit faire connaître et reconnaître d’abord et avant tout notre profession.

    Je tiens à ajouté que parfois il est plus domageable pour notre profession de vendre nos jobs à rabais et de s’arracher les contrats que de participé à un concours de logos.

  42. 42 philippe Lamoureux

    T’as raison sur ce point Paul!

  43. 43 Ja

    En effet c,est rien de nouveau la concurrence, c’est normal, et sain. Sinon ça s’appelle un monopole… Et on voit ce que ça fait chez Hydro le monopole (hehe).

    Par contre je n’aime pas du tout l’idée d’un concours ou deux organisé par année par la SDGQ. Comment on peut essayer de contrer ce phénomène en fesant pareil? Quelle compagnie va se dire que les concours sont mauvais pour notre industrie si la SDGQ le fait? Ça serait pas mal contradictoire je trouve, peu importe si c’est une entreprise à but non-lucrative ou lucrative. Ça resterait contreproductif pour la SDGQ pour ce qu’ils veulent vraiment faire passer comme message, non? Un pas en avant, TROIS pas en arrière.

    Je comprend l’idée de visibilité pour la SDGQ, mais je suis certaine qu’il y a des moyens qui aident vraiment, et non qui nuisent en bout de compte!

  44. 44 philippe Lamoureux

    Là Janick je trouve que tu pousses un peu loin en parlant de monopole, oligopole serait peut-être mieux adapté… Je n’ai rien contre la concurrence mais là où j’en ai c’est le problème majeur au quel on fait face avec toute ces écoles privées qui ne font qu’en générale pollué notre marché. Le client avisé saura où nous trouver mais celui qui ne l’est pas lui a un sérieux problème. Deplus celui qui sait où nous trouver sait que le notre marché offre une bonne quantité de main d’oeuvre…ça fait baissé les prix inévitablement. Cette sélection naturelle auraient déjà due s’effectuer dans les école dès le départ, ça auraient enlevé une bonne partie de cette pression. Déjà qu’il y a une énorme confusion entre infographiste et designer dans la très grande majorité de la population alors en plus il faut ajouté les Wannabe. On est pas sorti du bois. Alors je t’invite a nous en suggérer Janick des moyens qui aident vraiment. C’est pas parceque la SDGQ et ses membre feraient une BA 1 fois l’an qu’il fait nécessairement 3 pas en arrière. Métro qui donne de la bouffe à Jeunesse au Soleil me vend quand même sa bouffe dans ses épiceries, bordel et je ne vais pas me plaindre à la caissière et au gérant que les pauvres l’on eu gratis. Je considère que c’est la même chose. Les grosses corpos ne vont pas te couper tes contrats à cause de ça. Je parle de soumission de dossier de candidature de la part des organismes et de sélection par la SDGQ d’un projet à soumettre aux membres. Merde une biennale , on en tire une satisfaction personnel on échange explore… pourquoi pas intégré un projet comme ça dans une biennale… Brief, présentation des objectifs à atteindre… c’est quand même intéressant non?

    C’est des suggestions… je tente de vider la question et voir si y pas quelque choses de positif qui pourraient en ressortir. Je vous lance la balle…

  45. 45 Ja

    Hum, je me suis peut-être mal exprimée quand je parlais de monopole Philippe, désolée! Je suis d’Accord avec toi de ces écoles privées et tout. ce que je voulais dire c’est qu’y faut pas non plus faire TROP de sélection dans les écoles et en enseignement, car il y aurait risque que tous le monde soit pareil, tu vois ce que je veux dire? Et en même temps, un peu de compétition c’est sain. Mais je suis d’accord que c’est contingenté par ici!! Ça sent le renfermé, lol. Quoique, malgré ce renfermé, peu d’entre nous se connaissent d’un face à face! :)

    Côté concours, je sais pas, je comprend où tu veux en venir, les échange, le sens de la communauté design et tout. Par contre, je suis têtue (hihi), je continue à penser que c’est une mauvaise idée pour le concours. Je pense vraiment que c’est contreproductif, contradictoire.

    Des projets qui feraient avancer le design graphique à mon avis se situent plus vers la présentation (et l’explication même) de notre métier aux entreprises, des programmes ou conférences destinés aux étudiants en administrations dans les universités ou en entreprises, à des expositions grand public de projets (parallèlement au concours Grafika peut-être comme plusieurs en parlaient dans un autre billet de ce site), des projets du genre de UP:cyle idée de Luce ( blog.articlestudio.ca/?p=… ) qui aident à créer une communauté de designers, partager, échanger, travailler ensemble, et du même fait peut être vu et parlé par le grand public, etc… Tu vois dans quelle veine je veux dire?

  46. 46 Ja

    UP:cycle le projet de Luce, il manquait un c, désolée!!

  47. 47 Maxime

    Il est justifiable ce « monopole » que s’il est créateurs d’idées Janick. Mais il doit se faire discret et se taire quand il a puisé toutes ses ressources… sinon il ne devient qu’un simple journal intime d’où le partage est sans intérêts pour autrui.

  48. 48 Hugo

    Je m’en mordrai les doigts, mais…
    Tombé ici par hasard, initié au processus de création visuelle mais loin d’être au fait des débats et enjeux qui guettent votre domaine, je me permet les commentaires suivant – désolé pour le "bump" après deux semaines d’inactivité ;
    1) L’idée de ce concours, amenée par une assemblée de membres, des "gens", donc, pointe de façon évidente la méconnaissance desdits enjeux et dudit processus de création. Manque de notoriété, de présence/pénétration de l’information pour une profession si intrinsèquement relilée à ces concepts dans not’ mond’image? Amusant, cynique ou simplement navrant, vous déciderez ;
    2) Je crois comprendre que la rage exprimée ici est reliée à celle vouée aux pitchs et autres situations de concurrence éhontée prenant les artistes de l’industrie pour des vaches à marde – sur quoi je crache volontier avec vous ;
    3) En revanche, on ne semble pas, dans la majorité des commentaires, souligner le lien entre le caractère ""démocratique"" de l’organisation de ce concours et le caractère révoltant de son avènement. Un parti en naissance est une masse souveraine, aussi enivrante et bête (ah, LeBon – euh hum hum, je veux dire, Tchakhotine) soit-elle. Que tous les indignés se rassurent, il est possible que ce parti, si vous désirez en parler en termes de "têtes pensantes", n’ait pas désiré cette solution. Ces bonnes gens pourront dealer avec vous une fois que les "gens" auront voté pour le parti. Pour le reste, c’est une masse de gens qui aura voté, ce qui aura concrétisé une solution, aussi maladroite soit-elle. Ce qui me fait vous inviter à vous y impliquer, pour les faire bénéficier de votre point de vue juste et éclairé sur ce domaine professionnel, ainsi que sur la société en général. (ceci n’est pas une promo éhontée. qui s’associerait avec un parti mauve et vert? :))

    — pause — au cas où plus personne ne surveille cette discussion.

    Au plaisir de tous vous retrouver en enfer,
    Bien chaleureusement,

    Hugo.

  49. 49 Simon Éthier

    Dois-je comprendre que, dans son emportement, le groupe instable qui forme Québec Solidaire actuellement pose des actions maladroites, mais qu’une fois élus, ses décideurs intelligents sauront nous guider?

    On a vu des partis aux programmes plus articulés nous en passer, avec un programme vague, je n’ose pas imaginer.

  50. 50 BluFF

    Vive la police graphique!

  51. 51 Laurent Rabatel

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