Cette idée moderniste de la nécessité

Derrière l’hégémonie stylistique dans laquelle le mouvement moderniste nous a à une certaine époque plongé, se cachaient des impératifs sociaux beaucoup plus importants. Des idéaux esthétiques et des frivoleries de designers aussi, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse.

N’empêche qu’il y avait, entre autres choses, ce désir de créer une société meilleure, par l’entremise de la recherche sur le logement social, sur les espaces de vie ou encore par la démocratisation de l’accès au design avec la production d’objets en série de qualité. Par exemple, comment arriver à créer des espaces habitables à la fois fonctionnels et abordables, qui puissent répondre aux besoins des populations de l’époque?

En clair, et c’est ce que je veux que vous reteniez, cette idée de la nécessité.

Laquelle peut se traduire de plusieurs façon, autant dans la simplicité que dans l’excès. Il y a Weissenhof, puis il y a le pavillon de Barcelone. Et de toute façon, n’importe qui pourrait contester les résultats de la réflexion, mais surtout de la mise-en-application, du grand Esprit Moderne. Le Corbusier n’écrivait-il pas lui-même, quelques années avant sa mort, que «c’est la nature qui a raison, et l’architecte qui a tort»?

Après le raz-le-bol international, le bordel post-moderniste. Mais est-ce que tout est bon? Et je ne parle pas de forme.

À une époque où nous crions sur toutes les tribunes que notre planète va de plus en plus mal (environnement, démographie, politique, etc.) n’y aurait-il pas là justement une petite place pour une discussion sur la nécessité? Ne serait-il pas venu le temps de faire une synthèse sur nos habitudes en design? Car le design on le sait occupe une place quasi-démesurée dans notre société. Le rôle social du designer, qu’il soit architecte, designer industriel ou graphique, n’est plus à sous-estimer. Son impact sur les mœurs, mais aussi sur l’environnement, ne l’est pas non plus.

Passons en mode auto-critique et flagellons-nous mutuellement, pour le plaisir de la chose.


7 commentaires sur «Cette idée moderniste de la nécessité»

  1. 1 Nelson Rouleau

    En tant que Designer graphique, nous avons tous un grand impact sur notre société. Je trouve personnellement que nous avons un grand chemin à faire au niveau environnemental. Lorsqu’il est temps de choisir un papier, qui n’a jamais décidé de prendre un papier non recyclé pour des raisons de budget ? Qui n’a jamais finalement imprimé 3000 dépliants au lieu de 1500 par ce que l’imprimeur charge environs le même coût (même si ce double se retrouvera en partis dans les poubelles) ? Ce ne sont que deux exemples où nous créons un grand impact. Ça m’arrive moi-même à le faire sans m’en rendre compte, mais je crois qu’un designer devrait toujours vérifier l’impact d’un projet, et ce, dès sa conception. Je connais un ami français qui n’en revient pas à quel point, nous les Canadiens, nous n’avons pas cette conscience environnementale en général. Selon lui, plusieurs imprimeurs utilisent des encres dites ‘’naturelles’’. Ici au Canada, j’en connais qu’une seule et elle est basée à Toronto. Comment faire pour changer tout ça ? Et bien en commençant par en parler avec nos clients, nos fournisseurs et de ne pas se gêner pour exiger des moyens plus environnementaux. Qu’en pensez-vous ?

  2. 2 Mathieu Cournoyer

    Il faut rappeler que ce sont des gens comme Walter Gropius qui ont énormément participé, au passage vers le modernisme et qui en ont fait un synonyme d’idéal social. Dans une Allemagne d’après-guerre, les idéaux n’étaient pas confrontés à un cynisme généralisé. La nécessité était un état de la population, le design n’en fut que son miroir. Il semblait y avoir un monde à construire… Il y a bien aujourd’hui un discours de changement par rapport à nos comportements, mais cette nécessité, nous ne la ressentons plus, puisque nos besoins fondamentaux sont largement comblés.

    Derrière ce que nous reflète aujourd’hui, l’image du modernisme passé, se trouve des gens qui ont su planifier la réalisation de ces idéaux. Ce que nous devons saluer aujourd’hui, n’est pas les réalisations physiques, mais l’acte de planification qui a mené à ses réalisations. Ainsi, c’est en intégrant la création au sein d’un projet social, que le projet moderniste a prit son envol. Et il ne faut pas croire que cet acte de projection, ce dessein, à quoi que ce soit d’étranger à une méthodologie de design. Ce qui relie les spécialités en design (graphisme, design industriel, architecture, urbanisme, aménagement) c’est qu’elles oeuvrent toutes selon une logique de projet. Il faut bien comprendre que le concept de projet et celui de design se chevauchent à leur source et dans leur signification:

    «cet avènement du projet architectural en Italie va se confondre avec l’histoire du concept de disegno¹ que les Italiens vont subdiviser en desegno interno et disegno externo, ce que trois siècles plus tard le français va rendre en usant de la même étimologie par deux concepts distincts mais étroitement associés au sein du projet : le dessein qui est situé du côté de l’élaboration, de la conception, et le dessin à inscrire dans le registre de la concrétisation, de la réalisation ; l’anglais avec toujours la même étymologie restera plus synthétique, voire plus syncrétique avec son concept de design.»²

    La notion de projet est importante, car elle permet d’entrevoir aussi que cette vision que nous as transmise la pratique, peut être ensuite transposée à d’autres champs de pratique. Faudrait-il faire appel à d’autres disciplines, pour permettre au design de se réinventer? «the reasons for the current situation in design are to be found mainly outside of the field of design»³ Nous dis Alain Findeli qui appel à une redéfinition de l’enseignement du design.

    D’ailleurs, tous ceux pour qui l’héritage du Bauhaus intéresse, devront parcourir l’oeuvre de Findeli qui à fondé le programme Design et Complexité.

    ¹ (cette note apparaît dans l’ouvrage contenant la citation) Le concept de disegno est dérivé du verbe latin Designare et peut se traduire par «intention». Cf à ce sujet l’étude de G. Didi-Huberman, Devant l’image, Paris, op. cit.

    Sources:

    ² Boutinet, Jean-Pierre. Psychologie des conduites à projets, collection que sais-je?, Presses Universitaires de France, 1993

    ³ Findeli, Alain. Rethinking Design Éducation for the 21st Century: Théoritical, Methodological, and Ethical Discussion, Design Issues, volume 17, Numéro 1, 2001.

    voir aussi: http://www.din.umontreal.ca/find...

  3. 3 Bruno Cloutier

    « Il y a bien aujourd’hui un discours de changement par rapport à nos comportements, mais cette nécessité, nous ne la ressentons plus, puisque nos besoins fondamentaux sont largement comblés. »

    N’y aurait-il pas moyen d’aborder cette idée de nécessité dans le sens inverse? Nos besoins sont largement comblés, certes, mais le sont-ils de façon inappropriée ou même exagérée, d’où la nécessité de les réduire ou, plus pertinent encore, de revoir la façon dont nous comblons ces besoins?

    L’idéal moderniste, et avec lui l’idée de nécessité, n’a pas rendu les gens plus riches ou plus en santé, ni n’a donné à la population les moyens de mieux évoluer dans un contexte de statu quo. L’idéal moderniste était une réflexion sur comment faire les choses en vue de modifier profondément la société.

    – -

    Avons-nous besoin, en tant qu’êtres humains, d’autant de publicité imprimée à nos portes chaque matin? Est-ce souhaitable dans un contexte où, non seulement la surexploitation forestière efface graduellement une de nos plus grande ressource, mais cause aussi des pertes d’emplois importantes?

    Nous pourrions aussi nous questionner sur la pertinence pour une entreprise de produire autant de documents imprimés et de les envoyer chaque matin devant des milliers de portes, dans un contexte où toutes (généralité bien sûr) les entreprises font pareil, où chacune tente d’exister plus que l’autre. En quoi cela aide l’entreprise à se démarquer?

    Ce n’est qu’un exemple. Et les solutions sont multiples.

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    Le post-modernisme, phénomène essentiellement social comme le modernisme, nous a montré qu’il n’y avait pas que des boîtes (la célèbre «We are fed up with the boxes« de Philip Johnson). Alors que le modernisme préconise la pensé unique, la vérité, le post-modernisme encourage la pluralité de la pensé, l’expression personnelle.

    À mon sens, la pseudo-guerre que les apôtres des deux camps se sont livrée a eu des répercussions essentiellement esthétiques. Je dis bien à mon sens, sentez-vous libre de me corriger.

    Cependant, il y a, même aujourd’hui, des conclusions extrêmement pertinentes à tirer des deux courants de pensé, et qui n’ont rien à voir avec l’esthétisme. Je n’ai rien contre l’expression personnelle, loin de là ; elle est à encourager puisqu’elle constitue un des piliers de notre démocratie. Néanmoins, je crois profondément que notre société manque un peu de la pensé unique moderniste, de cette vérité. Chacun devrait avoir la possibilité de s’exprimer et de dire ce qu’il pense, ce qui n’a rien à voir avec le fait que toutes les idées ne sont pas bonnes. Quel beau problème n’est-ce pas.

    – -

    Si c’est intéressant, ce n’est pas forcément pertinent. Si c’est pertinent, ce n’est pas forcément intéressant. Mais comment arriver à créer des choses à la fois intéressantes et pertinentes?

    – -

    Je crois que la différenciation que Mathieu fait entre le projet et l’idée (disegno interno et disegno externo) est extrêmement importante.

    Le projet réfère nécessairement à un objet dont nous sommes spécialiste, à l’acte de design tel qu’entendu. Cependant, l’idée réfère à un concept que tous, peu importe leur profession, arrive à saisir, et duquel tous peuvent (et devraient) être juges.

    Il y a tellement d’initiatives intéressantes dans le monde du design, mais comment arriver à convaincre les gens de la pertinence de tel ou tel geste, et de l’impertinence d’un autre? Mais plus important encore, comment juger de la pertinence ou de l’impertinence d’un design?

  4. 4 Marie-Eve

    Je suis convaincue qu’on peut convaincre les gens de la pertinence d’un concept s’il est direct, concis, et sans prétention.
    La même chose vaut pour le discours qu’on adopte.

  5. 5 Martin L'Allier

    Le design graphique est né, comme nous le savons toutes et tous, d’un besoin des entreprises manufacturières de l’après-guerre d’écouler, par le biais de la réclame publicitaire, les surplus de stock. La fonction des entreprises étant a priori de produire des bénéfices, la suite à mené a l’utilisation de la communication visuelle pour stimuler et provoquer le maintient d’une demande, idéalement sa croissance.

    Encore aujourd’hui, la fonction principale du designer est d’utiliser les possibilités de son médium, en fonction du briefing qui lui est donné, de façon à favoriser la réussite de son client au sein de son environnement compétitif.

    Le mouvement moderne, comme l’écrit bien Bruno dans cet excellent sujet, avait — au-delà du superficiel moule stylistique (en communication visuelle: Helvetica ou Univers et grille suisse) que bien des designers graphiques de ces années et bien plus tard par la suite … n’ont jamais eu la curiosité de remettre en question — soulevé le défit aux designers d’améliorer le monde et la société par le biais d’objets, d’architectures et de communications plus intelligentes. Des communications humanistes qui se devaient de stimuler ce qu’il a de mieux dans l’être humain.

    Le design se voulait un instrument de changement social.

    Bien sûr, si on regarde les magazines et les résultats des concours, l’on pourra se décourager et dire que seule l’esbroufe est aujourd’hui primée et qu’il y a eu une transposition du «coup d’éclat publicitaire» en «coup d’éclat graphique».

    Le design graphique se veut un instrument pour capter l’attention furtive des consommateurs.

    Je ne crois pas que, comme l’écrit Nelson, le design graphique a un grand impact sur la société. Il n’en a un que lorsqu’il s’allie avec un mouvement (produit, tendance, musicien, événement, …) et alors ce n’est que parce qu’il bénéficie de l’élan de l’autre, de son intérêt auprès d’une clientèle. Voire les résultats de cette étude sur l’impact des relookings de journaux http://www.etapes.com/blog/?q=no... . Au-delà de la brève montée du lectorat qui suit le changement de maquette, l’on voit chuter les courbes.

    Mon hypothèse est que cela nous montre que le design graphique ne peut de lui-même — dans son rôle de contenant — changer la réalité. Réalité qui est, dans le cas des journaux, une perte graduelle et constante de lecteurs au profit d’autres sources d’information et de divertissement. Souvent, le design n’aura qu’un impact temporaire, par l’effet de la nouveauté.

    Au mieux, en tant que designers, on peut choisir un stylisme qui favorisera le désir d’interaction d’un individu envers la communication que nous mettons en forme. Si la communication visuelle est mal planifiée, supervisée ou évaluée, son impact peut être négatif pour le client ou son produit.

    Un autre exemple qui montre à quel point notre profession repose sur des bases fragiles, est le cas du changement de logo qu’a vécu la messagerie UPS. La communauté des designers graphiques a crié haut et fort que c’était un crime horrible et que cela nuirait à UPS. Avions-nous pensé cela à cause d’une analyse rigoureuse de l’impact du changement de logo? Études de marché, de perception de clients, stratégies sous la main? Non, absolument pas, nous avons affirmé que c’était une erreur simplement parce que le logo précédant avait été produit par un intouchable du design, Paul Rand.
    La réalité de l’impact du changement? Les parts de marché et la perception de la marque UPS ont gagné des points auprès de sa clientèle qui, ne possédant pas les préjugés historiques de notre profession, ont trouvé le logo plus contemporain, plus dynamique, moins statique…

    Le design graphique n’est pas une fin, c’est un moyen. Ce n’est pas une stratégie, c’est un outil potentiel pour répondre à une partie du problème.

    On peut bien se mettre à faire tout imprimer sur du papier recyclé si l’on veut. Cela ne changera pas la réalité, que la vaste majorité de nos productions sont inutiles — sauf pour remplir les bacs verts et les sacs noirs — ou insuffisamment performantes. Responsabilité partagée entre nous et nos clients.

    C’est une grande lacune de notre métier que de se baser sur le château de cartes que sont ces affirmations douteuses et souvent impossibles à vérifier qui pullulent chez nous. Nous avons de belles opportunités en recherche sur l’impact de la communication visuelle. En rendant notre instrument plus performant, nous serons plus confiants dans nos interactions avec nos clients, nous pourrons valider nos choix et mieux conseiller nos mandataires. Ainsi, nous serons en mesure de voir renaître l’importance du rôle de designer graphique qui n’est, trop souvent à notre époque, qu’un styliste des communications visuelles.

    Dans ma pratique quotidienne, je me vois souvent dépourvu d’arguments intellectuellement honnêtes pour défendre mes choix. Le client a t’il tord de vouloir cette autre couleur, cette autre photo, ce logo plus gros? Comment puis-je prouver que c’est raisonnable de penser autrement que par l’arbitraire de ma seule opinion ou par la culture ambiante de ma profession?

    Il faut prendre le taureau par les cornes, nous-mêmes, sans attendre l’initiative, les budgets ou la permission des clients. Il va falloir arrêter d’investir toutes nos énergies dans la seule surface de nos projets et dans cette futile et désespérée fuite dans des projets pseudo-artistiques que l’on voit nombre d’agences et de designers mettre en forme pour canaliser leurs frustrations — et participer aux concours… pansements temporaires à ego blessé –, et apprendre à aller quérir de l’information sur la recherche pratique en design. Il faudra le faire de notre temps et de notre poche. Sinon nous continuerons de vivre la spirale descendante qu’est la dévaluation du rôle de designer graphique.

    Les 3 P: «pertinent», «performant», «pas ordinaire».

    Les designers ont besoin d’outils utilisables dans le cadre de leur pratique quotidienne, des solutions simples et efficaces.

    Je crois aussi que l’on emprunte une voie bien peu crédible quand on veut s’associer aux architectes ou aux designers industriels. Leur fin n’est pas la nôtre (ils produisent des contenants et du contenu, nous que du contenant) et cela ne manifeste que notre désir d’aller chercher une part de la crédibilité que nous projetons sur eux.
    Nos alliés naturels sont les gens de communication écrite, car ce que l’on fait c’est de la communication avant tout. Puis, comme ce sont les gens d’affaires, les publicitaires et ceux de marketing qui recrutent nos services, il faudra apprendre à parler leur langue et découvrir ce qu’il y a de mieux et de pertinent pour nous dans leurs stratégies.

    Deux suggestions de lecture:
    Design studies http://www.amazon.ca/Design-Stud...
    et
    Design research http://www.amazon.ca/Design-Rese...

  6. 6 Marie-Eve

    Et sans utiliser la phrase "Je suis convaincue qu’on peut convaincre…" Désolé, je ne m’étais pas relue.

  7. 7 Philippe Lamarre

    Martin L’Allier, je t’aime.

    Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un tel assemblage de vérités à propos du design graphique. C’est comme si ta mitraillette s’était déchaînée et que tu avais abattu une volée entière de perdrix d’un seul coup d’index. [Désolé pour la métaphore de chasse, mais c'est l'image qui m'est venue en tête.]

    Il n’y a que ta conclusion quant aux rapprochements avec les designers industriels et aux architectes avec laquelle je ne suis pas à 100% de ton avis. Le design est avant tout l’art de lier forme et fonction, et par là nous avons beaucoup en commun avec tous les designers et les architectes. Et il est réducteur de dire "qu’eux produisent du contenu ET du contenant alors que les designers graphiques ne font que du contenant". Je connais des designers industriels aux prises avec les mêmes tiques que bien des stylistes graphiques ou des architectes qui font primer le style au dépend des idées de fond. Mais là n’est pas la question.

    Cela dit, excellente idée que de s’allier aux gens de contenu. Je pense aussi qu’on aurait énormément à gagner à s’allier à des gens de communication qui nous complémentent de manière très concrète. Mais a t-on vraiment besoin d’apprendre le langage du marketing? Je pense qu’on devrait davantage apprendre le langage de la communication au sens large, soit la capacité à entrer en contact et à établir des échanges véritables avec les autres humains. En anglais, on dit «story tellers», c’était d’ailleurs le terme à la mode au sein des conférenciers lors de la conférence Design Thinkers à Toronto il y a deux semaines. Ça a beau être devenu un buzz word, c’est un million de fois mieux que celui qu’il déloge, le bon vieux «branding», un terme galvaudé qui ne veut plus rien dire.

    Quant à apprendre la langue des publicitaires et des marketeurs, je commence à en avoir marre que la seule manière «d’avancer» professionnellement soit de se réduire à parler de design en termes de marketing. Il me semble qu’on vaut mieux que ça.

    D’ailleurs, à cet effet, suis-je le seul à avoir eu un haut-le-coeur en découvrant la nouvelle devise de Diesel, maintenant nommé Sid Lee, «créativité commerciale»? Pas que je sois naïf et que je nie la présence du commerce dans notre métier, mais avait-on vraiment besoin de le mentionner d’une manière aussi… poche?

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